Le Congo importe plus de 60 milliards FCFA de médicaments

C’est une révélation faite samedi 20 janvier 2018, par le Directeur de la pharmacie et du médicament, Dr Boniface Okouya.

Les importations des médicaments au Congo sont estimées à plus de 60 milliards de francs CFA, a révélé, samedi à Brazzaville, le directeur de la Pharmacie et du Médicament, Dr Boniface Okouya, regrettant que son pays soit parmi les rares d’Afrique à ne pas disposer de laboratoire de contrôle de qualité, a-t-on appris, dimanche de source officielle.

‘’Le Congo dépense soixante milliards F CFA pour l’importation de médicaments’’, a déploré le directeur de la Pharmacie, qui a souligné que la population congolaise est victime des laboratoires clandestins et de la magouille des personnes véreuses, lors d’une rencontre avec les pharmaciens.

Selon lui, sa direction envisage d’améliorer ses prestations en octroyant des autorisations d’exercice, des autorisations de mise sur le marché, le cadrage des prix des médicaments dont certains sont classés comme médicaments de confort et subissent une imposition abusive.

‘’La direction de la Pharmacie et du Médicament prendra soin de signer des accords de partenariat avec les laboratoires d’assurance de qualité des médicaments de la sous-région et la centrale humanitaire médico-pharmaceutique de Clermont Ferrant, en France, pour que les analyses qualitatives et quantitatives des produits de certaines agences de médicaments soient effectuées’’, a-t-il indiqué.

L’objectif de la rencontre était d’annoncer les réformes pharmaceutiques prises par le gouvernement, qui visent, entre autres, à faire adopter la loi pharmaceutique au parlement, rendre accessible le médicament de qualité à la population, renforcer le partenariat public/privé, mettre en place la commission d’homologation des médicaments ainsi que lutter contre les faux médicaments et créer une commission nationale de lutte contre les faux médicaments.

Les pharmaciens ont sollicité, par la voix du vice-président du syndicat national des pharmaciens du Congo, Dr Clément Edmond Mampouya, la diligence pour la création d’une commission nationale interministérielle d’octroi des autorisations de mise sur le marché.

Pasteur Ntumi: vers le recouvrement de tous ses droits et libertés

C’est ce qu’il en ressort de la commission ad hoc dont les membres se sont réunis du 17 au 20 janvier dans la capitale congolaise, Brazzaville.

Les membres de la Commission ad hoc paritaire de l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités dans le Pool, qui se sont réunis du 17 au 20 janvier dans la capitale congolaise, ont décidé que Ntumi recouvre tous ses droits et libertés, alors qu’il est poursuivi par un mandat d’arrêt émis par le procureur général près le Tribunal de grande instance de Brazzaville, a annoncé, dimanche, la radio publique.

La Commission ad hoc paritaire, en décidant que le Pasteur Ntumi recouvre ses droits et libertés, lui a recommandé de garantir le respect et l’application stricts de l’accord du 23 décembre aussi bien dans ses communications que dans ses actes.

Par ailleurs, en ce qui concerne le ramassage des armes détenues par les Ninjas, il est essentiel de recenser et d’identifier en amont les ex-combattants afin d’éviter toute intrusion. Il a été également retenu que l’implication de Ntumi est essentielle à la réussite de cette action.

Quant à la normalisation de la vie dans le Pool, les membres de la Commission ont reconnu que pour parvenir à la paix souhaitée, il est nécessaire de consolider le cessez-le-feu et d’arrêter les hostilités en vue de rétablir le fonctionnement de l’Etat par la réinstallation des autorités administratives, judiciaires et le redéploiement de la Force publique là où cela est nécessaire.

A ce titre, la Commission a demandé la restauration de la libre circulation des personnes et des biens en procédant à la suppression systématique des barrières informelles sur toutes les voies de communication traversant le Pool ainsi que la sécurisation desdits axes.

Dans cette même logique, les membres de la Commission ont recommandé la réinstallation de la population dans les localités d’origine. Cette opération sera précédée par l’organisation des campagnes de vulgarisation des dispositions de l’accord et du processus de paix.

Au chapitre sur la démobilisation, insertion et réinsertion des ex-combattants, la Commission considère que les actions y relatives devraient se matérialiser par la création des centres locaux de démobilisation où les ex-combattants seraient identifiés et enregistrés.

Pour ce qui est de la garantie de la sérénité, de l’application de l’accord et du parachèvement du processus de paix, les membres de la Commission ont indiqué qu’après avoir pris connaissance de l’enjeu de cette tâche, il est important de retenir que les activités relatives à l’information et à la sensibilisation de la population au bien-fondé de cet accord sont absolument indispensables pour permettre au gouvernement d’exécuter cette tâche. La Commission a noté, par ailleurs, que Ntumi serait l’ambassadeur le plus efficace auprès des ex-combattants.

Le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, qui a dirigé les travaux de cette Commission pendant trois jours, a pris l’engagement, dans son discours de clôture, de porter sur la table du gouvernement les recommandations et la feuille de route adoptées par ladite Commission.

La Commission ad hoc paritaire est composée de trente-quatre membres dont dix-sept du gouvernement et dix-sept de Ntumi, rappelle-t-on.

 

Lutte de libération des pays et des peuples : quelle théologie pour l’Afrique ?

Le Congo Brazzaville et le Congo Kinshasa, deux pays voisins situés en Afrique centrale et de part et d’autre du Fleuve Congo, vivent des moments très difficiles qui hypothèquent leurs avenirs prochains, et mettent les populations dans la psychose des guerres civiles.

En effet, à cause des tripatouillages faits sur les constitutions de leurs pays respectifs, et le non-respect du nombre des mandats par Denis Sassou Nguesso du Congo Brazzaville, et Joseph Kabila du Congo Kinshasa, ces deux pays frères connaissent des crises politiques et sécuritaires très graves.

Cependant, ce qui reste très particulier dans ces crises et qui a surpris plus d’un observateur et toute la communauté internationale, c’est l’entrée dans ces luttes de libération des églises catholiques et évangéliques.

Pourtant, toutes n’utilisent pas les mêmes voies et moyens pour attaquer les régimes dictatoriaux de ces pays qui ont mis les populations dans un état de servitude.
Nous, nous sommes intéressés aux comportements des pasteurs de ces églises. Il ressort de notre lecture que les églises catholiques et évangéliques qui sont au Congo Brazzaville et au Congo Kinshasa n’ont pas un « courant de pensée théologique » qui peut les aider à uniformiser leurs stratégies pour mieux être combattives.

Comme cela était le cas avec la théologie de la libération qui était en vogue en Amérique Latine et qui avait obtenu l’adhésion de toute l’Eglise. Ce qui nous pousse donc à poser la question suivante : quelle théologie pour l’Afrique ?

D’entrée de jeu, nous voudrons dire que le rôle et les missions des églises chrétiennes ne devaient pas être les mêmes dans les pays développés où la démocratie est devenue une culture et les droits de l’homme sont respectés, et dans les pays en voie de développement, notamment les pays africains qui ploient encore sous des régimes dictatoriaux.

Et, à la lumière du Concile Vatican II, les églises catholiques des pays en voie de développement, plus particulièrement celles d’Afrique, devraient par exemple être autorisées à aider les peuples à se libérer, et à prendre la tête de leurs mouvements pour bien coordonner leurs actions et ne pas tomber dans les dérives.

Comme Gustavo Gutiérrez, l’aumônier des étudiants péruviens (1968), les pasteurs des églises chrétiennes d’Afrique devaient, eux aussi, dire au peuple de Dieu que «  la situation qu’ils vivent actuellement n’est pas voulue par Dieu ». Ils devaient, eux aussi, participer à « La création d’une société juste et fraternelle » et au «  salut des êtres humains, si par salut nous entendons le passage du moins humain au plus humain. On ne peut pas être chrétien aujourd’hui sans un engagement de libération  ».

Pourtant sur le terrain, les voies et les moyens utilisés par les pasteurs des églises chrétiennes ne sont pas les mêmes. Parce qu’ils n’ont pas un « courant de pensée théologique  » commun.

Nous ne voulons pas ici nous prononcer sur l’efficacité de ces voies et moyens choisis par les pasteurs des églises catholiques et évangéliques ; mais nous voulons tout simplement faire prendre conscience de ce manque de « courant de pensée théologique » qui devrait être propre à l’Afrique jusqu’à l’installation des Etats démocratiques.

D’ailleurs, nous pensons que vu l’urgence d’avoir ce « courant de pensée théologique » en ces moments aussi incertains que vivent beaucoup de pays d’Afrique, les pasteurs des églises chrétiennes devraient soit au sein de leurs églises respectives soit au sein de l’œcuménisme vite se retrouver pour combler ce vide préjudiciable. Les cas du Congo Brazzaville et du Congo Kinshasa nous servent d’objet d’études pour argumenter notre article.

Au Congo Brazzaville, la crise multidimensionnelle que connaît le pays ne laisse pas indifférents les pasteurs de l’église catholique.

Même si leur engagement de lutter contre la dictature de Sassou Nguesso est parfois affaibli par les relations que leur église a avec l’Etat ou celles que chacun d’entre eux entretient avec les dignitaires du pouvoir. Et, si les pasteurs des églises sont les pères spirituels, les dignitaires du pouvoir sont des bienfaiteurs.

Cependant, à coté des lettres pastorales des évêques ou des messages de la Conférence épiscopale, une aumônerie des femmes et des hommes politiques a été ouverte dans l’archidiocèse de Brazzaville ; mais deux prêtres, les abbés Brice Ruffieux Bahouamio et un autre qui a requis l’anonymat et signé son article publié dans le journal en ligne Zenga Mambu, sous le pseudonyme de prêtre congolais, se sont démarqués pour faire entendre leurs voix.

Le premier, le prêtre congolais, publie un article titré « Combattre la dictature au Congo-Brazzaville par une contribution autre que politico-juridique et militaire ! C’est possible  ».

Pour ce qui concerne ce papier, nous reprenons les intertitres pour résumer la pensée de l’auteur. Il y en a trois : « la résistance armée ne suffit pas », la « contestation politique a besoin d’un soutien  ». C’est pourquoi le prêtre congolais fait des « propositions spirituelles pour soutenir ces forces manifestes qui combattent la dictature ».

Le deuxième, l’abbé Brice Ruffieux Bahouamio, lui, adresse une Lettre ouverte à Monsieur Denis Sassou Nguesso, président de la république du Congo, dont voici le chapeau qui résume presque tout le texte : « Monsieur le Président, au regard de l’évolution de la situation sécuritaire dans le Pool, avec les chefs d’accusation standard de ‘’lutte contre le terrorisme et la rébellion’’, je viens par la présente lettre interpeller votre conscience face à l’histoire. Car, les actes d’un chef de surcroît le chef d’une nation affectent non seulement les vivants mais aussi les morts, non seulement ses contemporains mais aussi les générations qui ne l’ont pas connu, non seulement le présent mais aussi le futur, non seulement le visible mais aussi l’invisible, non seulement le naturel mais aussi le surnaturel. C’est pour autant dire, un chef d’Etat doit beaucoup à son peuple, mais par dessus tout : des valeurs. Et la première et la plus grande des valeurs qu’un chef peut léguer à son peuple c’est l’amour de la patrie. Et c’est cet amour pour la nation, encore appelé patriotisme, qui a rendu immortel les grandes figures de l’histoire de l’Afrique et du Congo au point d’inscrire leur noms dans le panthéon du Cœur de leur peuple. »

Au Congo-Kinshasa, l’église catholique a conduit les négociations entre le pouvoir du président Joseph Kabila et l’opposition qui ont abouti à l’accord de la Saint-Sylvestre. En effet, le pouvoir et l’opposition avaient signé un compromis pour la gestion du pays.

Le Comité Laïc de Coordination (CLC) a organisé une marche de protestation à travers tout le pays que le clergé avait autorisée auparavant, avant que le cardinal Laurent Mossengwo Passinya, archevêque de Kinshasa (église catholique), et le révérend pasteur David Ekofo (église évangélique), montent au créneau pour fustiger la dictature du président Joseph Kabila.

D’ailleurs, pour la deuxième marche que le Clc veut organiser ce dimanche 21 janvier 2018, il n’est pas surprenant que des évêques catholiques et des pasteurs ainsi que des chrétiens évangéliques y participent, eux aussi.

Cependant, les vives et très encourageantes réactions que la déclaration du cardinal Laurent Mossengwo Passinya a provoquées dans les institutions internationales à savoir l’Onu et l’Union européenne, et dans beaucoup de capitales occidentales ainsi qu’au Vatican, fait penser à une exhumation et une autorisation de la théologie de la libération.

Alors que les conservateurs du Vatican l’avaient qualifiée de « perversion de la chrétienté » et de «  la théologie des rues ». Elle était accusée d’avoir un élan marxiste et révolutionnaire pouvant ainsi conduire des peuples à la « dérive idéologique  ». Alors comment le Vatican explique-t-il aujourd’hui ce revirement ?

« Il n’y a que les morts qui ne changent pas d’avis » disait Mgr Ernest Kombo, président de la conférence nationale souveraine du Congo.
Néanmoins, la nonciature apostolique de Kinshasa c’est- à -dire l’ambassade du Vatican à Kinshasa qui est représentée par Mgr Luis Mariano Montemayor, et qui s’exprimait sur la marche réprimée des chrétiens laïcs catholiques du 31 décembre 2017, a été très claire : « Le code de droit canonique (la loi fondamentale de l’église catholique) garantit à chaque baptisé catholique de se constituer en association et de promouvoir des initiatives qui soient en harmonie avec la mission de l’église ». Et d’ajouter : « Contrairement à ce qu’il en est dans d’autres organisations et sociétés, aucune autorisation préalable n’est demandée pour l’exercice de ces droits. Mais il est de la compétence de l’autorité ecclésiastique du lieu de résidence des fidèles d’être attentif à ce que l’activité des fidèles et de leurs associations reste conforme à la foi et à la doctrine de l’église ». L’ambassade vaticane souligne, par ailleurs, que « La promotion de la justice et la défense des droits civils et politiques des citoyens fait intégralement partie de la doctrine sociale de l’église ».

Alors à la question : « quelle théologie pour l’Afrique ? » peut s’adjoindre celle-ci : « A quoi sert la théologie en Afrique si ce n’est pour une insurrection d’amour ? »

Elections 2018 en RDC : le PALU aura son propre candidat

Pour les élections présidentielles prévues en décembre 2018, le Parti Lumumbiste Unifié (Palu), se lancera dans la course avec son propre candidat, c’est du moins ce qu’a annoncé le secrétaire général de ce parti politique.

Le Parti Lumumbiste Unifié (PALU) présentera des candidats à tous les niveaux aux prochaines élections. C’est une annonce faite par Antoine Gizenga, secrétaire général de ce parti. Il s’est exprimé mercredi 17 janvier lors de la commémoration du 57ème anniversaire de la mort de Patrice Lumumba.

« Comme vous le constatez, le PALU a de grandes ambitions, le PALU présentera les candidats aux élections à tous les niveaux, comme je l’avais dit le 22 août 2015 », a dit Antoine Gizenga.

Il a également annoncé la redynamisation des activités du parti dont les cotisations « spéciales élections » pour nourrir les ambitions du PALU.

« Comme je l’ai dit dans mon précédent message, je serai comblé de voir le PALU assumer l’impérium du pouvoir, de mon vivant, afin de faire de la RDC non pas une forêt vierge où règne la jungle, où les gros arbres s’accaparent de toutes les eaux de pluie, mais un jardin botanique où toutes les plantes ont la même chance d’être arrosées », a-t-il ajouté.

Lugi Gizenga, secrétaire permanent du parti, a précisé, que le PALU n’a pas d’alliance avec la Majorité Présidentielle, mais plutôt avec Joseph Kabila, qui présentait un programme proche de celui de son parti, en 2011. Cependant, l’option a été déjà levée depuis 2015 pour que le PALU présente son propre candidat à la prochaine présidentielle.

 

Musique : « Couleurs Tropicales » organisera un concert à Brazzaville

Le 24 février prochain, l’émission présentée par Claudy Siar, sur RFI, mettra sur le podium de nombreux artistes congolais. L’Institut français du Congo est le lieu du rendez-vous. Le spectacle sera gratuit, donc ouvert au public. Tout sera relayé sur les antennes de RFI du 26 février au 2 mars pour une semaine spéciale « Couleurs tropicales au Congo ».

Bien avant, le 23 février notamment (10 h), Claudy Siar animera un atelier « Génération consciente » sur le thème : « L’Afrique est-il un continent d’avenir pour la jeunesse ? ». L’actualité de ces derniers mois a, en effet, permis à la jeunesse africaine de s’exprimer sur son devenir et les récents épisodes survenus sur le continent, notamment de la Libye aux déclarations du président américain, Donald Trump, de la culture à la politique…

La commune de Poto-Poto nécessite un désengorgement des rues

La question a été soulevée devant le maire de Brazzaville, Christian Roger Okemba, par les habitants du troisième arrondissement au cours d’un échange qu’il a eu avec eux le 17 janvier.

La rencontre s’inscrivait dans le cadre du lancement de l’initiative citoyenne des résolutions des besoins prioritaires, dénommée « Bâtissons Brazzaville ensemble ».  L’objectif étant de discuter et écouter la population afin de susciter son implication dans la recherche des solutions aux problèmes qui minent la ville.   

La population de Poto-Poto a évoqué, devant le maire central, la question de l’inondation des parcelles environnantes de la rivière Madoukou, la dégradation des voies de circulation dans le quartier OCH ainsi que le manque d’électricité et d’eau potable dans ce quartier, l’encombrement des rues par des épaves de voitures, l’exemple de la rue Paul-Kamba, les embouteillages sur les voies publiques, etc.

Le manque de transparence dans la gestion des fonds de la mairie a été aussi soulevé. Selon la population de Poto-Poto, les agents de la mairie sont toujours présents dans le marché pour le recouvrement des taxes mais les retombées ne sont pas observées sur le terrain. Il a été également déploré la distinction des taxes des boutiques et des étalages, des grossistes et des détaillants, le coût élevé des taxes ainsi que le non-paiement de celles-ci par la communauté étrangère. 

Les habitants de Poto-Poto ont aussi fait part  à Roger Christian Okemba de l’existence des lieux de fumoir dans leur arrondissement, se fondant sur le cas de la rue 5-février. Ils ont déploré le comportement malsain des agents de la police qui, d’après eux, ne cessent de rançonner les commerçants, les arrestations abusives dans le marché et même devant les mosquées des communautés ouest-africaines.

 L’échange avec le maire a permis aussi à la population de lui rappeler la vétusté de leur maison commune ainsi que le problème des insignes distinctifs des chefs de bloc et zone.

Répondant à toutes les doléances qui lui ont été soumises, le maire de Brazzaville a reconnu que l’arrondissement 3, Poto-Poto, a perdu son image d’antan. Les artères ne permettent plus la libre circulation et çà et là abondent des immondices qui sont même la cause des inondations après les pluies diluviennes. Il a toutefois rassuré que le travail de désengorgement s’effectue sur les avenues de France et Trois martyrs. Roger Christian Okemba a assuré son auditoire que la mairie centrale possède bien les moyens techniques mais l’action nécessite la contribution de la population.

Au sujet de l’édifice de la mairie de Poto-Poto, a-t-il souligné, l’architecture ne pourra pas être modifiée car ce bâtiment fait partie de l’histoire du Congo. Il peut néanmoins être peint en vue de donner une bonne qualité.  

A la question de l’évasion fiscale, Christian Roger Okemba a promis de mettre fin à cette mauvaise pratique des agents véreux de la mairie. « Je suis confronté à ce problème depuis mon arrivée à la tête de la mairie  qui ne reçoit que 40% des recettes municipales  collectées. Les mesures sont prises et nous sommes en train de créer des mécanismes pour que l’argent ne soit plus donné à main propre », a-t-il indiqué. Il a, par ailleurs, instruit le maire de Poto-Poto, Jacques Elion, de mettre en place un comité de gestion représenté par toute la communauté présente dans cet arrondissement pour identifier les maux qui les concernent.

Notons que les problèmes évoqués par cette population ont été également soulignés par leur maire dans son mot de circonstance, en présence de ses collègues d’autres arrondissements. Ces problèmes sont notamment ceux de l’insalubrité, des voiries, la délimitation des marchés publics, etc.    

Francophonie : l’émulation dans la synergie, outil de valorisation du français

Pour le lycée français Saint-Exupéry de Brazzaville, le concours de dictée qui est à sa septième édition cette année, est un outil de plus pour la valorisation de la langue française. Pourvu que tout le monde s’y implique de manière active.

Ils sont près de 150 élèves de 3è et de seconde à avoir participé au concours de dictée organisé récemment à Brazzaville par l’Institut français du Congo (IFC), à en croire le quotidien « Les Dépêches de Brazzaville ».

Issus de quinze établissements publics et privés de la capitale congolaise, les participants ont produit des textes qui seront soumis à l’examen d’un jury qui sélectionnera le meilleur texte à utiliser lors de la grande finale le 20 mars prochain à l’occasion de la journée internationale de la Francophonie.

Parmi les critères de sélection, la brièveté, car le texte ne doit pas excéder dix lignes. Il devrait contenir aussi les dix mots à l’honneur pendant la semaine de la Francophonie. Les meilleurs élèves prendront ainsi part à la finale qui aura lieu le 20 mai à l’IFC.

Si le bilan des six premières éditions n’est pour l’instant pas disponible, Saint-Exupéry estime resté fidèle à l’objectif qu’il s’est fixé en initiant le concours de dictée. Celui de promouvoir la langue française afin qu’elle soit davantage compétitive face à d’autres langues en perpétuelle évolution.

Mais, une promotion qui doit se faire en symbiose au sein de la grande famille francophone dans sa diversité. « L’objectif, c’est de faire travailler ensemble les établissements congolais et l’établissement français, dans un cadre d’une émulation, d’un dynamisme de travail en commun pour produire la meilleure dictée et emmener les élèves, à travers leurs imaginations, leur volonté de progresser, à pouvoir fournir un travail commun », explique Laurent Cadic, proviseur du lycée français Saint-Exupéry.

Un travail en commun dont se félicitent des établissements scolaires tant publics que privés du Congo. Tant l’initiative apporte une sorte de valeur ajoutée à l‘épanouissement des élèves. « Notre motivation n’est autre que de développer l’imagination et la collaboration avec l’établissement français. Nous voulons aussi avoir les prix », se félicite Maurice Jean Charles Samba, coordonnateur du groupe évangélique de Makélékélé, un établissement privé de Brazzaville.

Le Congo prépare son adhésion à l’OPEP

La République du Congo Brazzaville compte solliciter son adhésion en tant que membre à part entière, à l’Organisation des pays producteurs et exportateurs de pétrole (OPEP).

Dans un communiqué, la présidence congolaise indique que les démarches sont déjà entamées pour permettre au Congo de jouer un rôle plus actif sur le marché international du pétrole. Si son adhésion est acceptée, le pays sera alors le 3ème d’Afrique centrale à rejoindre le cartel depuis 2016 et le 7ème pays africain à devenir membre de l’OPEP.

Après le Gabon en 2016 et la Guinée équatoriale en 2017, c’est au tour du Congo de soumettre sa demande d’adhésion au principal cartel international du marché mondial de l’or noir.

Le directeur de cabinet du chef de l’Etat congolais, Florent Ntsiba, a fait noter que l’initiative vise à placer le pays au rang des leaders mondiaux, porteurs de propositions dans les négociations internationales.

L’autre objectif est de donner au Congo les moyens de prendre sa place dans la définition des politiques et la prise de décision au sein de cette organisation, souligne Ntsiba.

Ce statut de membre de plein droit, poursuit-il, témoigne de l’engagement du Congo d’appartenir à un cartel ayant, entre autres missions, la fixation des quotas de production qui influe sur les prix de vente du pétrole, et ce, dans l’intérêt des pays membres.

Les autorités congolaises annoncent avoir déjà reçu le soutien de l’Arabie saoudite, l’un des membres les plus influents de l’OPEP.

Le Congo, 4ème producteur de pétrole du continent, entend désormais booster sa production lors des prochains mois afin de franchir le cap des 300.000 barils par jour, dès cette année et ce, grâce notamment à de nouveaux investissements dans l’industrie pétrolière.

Les recettes pétrolières représentent près des deux tiers du PIB du Congo, 90% de ses recettes à l’exportation et 75 % des ressources publiques.

Situation en Libye : la commission de l’UA fait le point à Denis Sassou N’Guesso

Le chef de l’Etat congolais a échangé le 18 janvier, à Brazzaville, avec le conseiller stratégique du président de la commission de l’UA, Mohamed El Hacen Lebatt, porteur d’un message de sa hiérarchie.

Président du comité de haut niveau des chefs d’Etat de l’Union africaine (UA) sur la crise en Libye, le chef de l’Etat congolais a échangé le 18 janvier, à Brazzaville, avec le conseiller stratégique du président de la commission de l’UA, Mohamed El Hacen Lebatt, porteur d’un message de sa hiérarchie.

« C’est un message du président Mahamat Moussa Faki au président de la République du Congo qui préside le comité de haut niveau des chefs d’Etat de l’UA pour la Libye. Il était donc normal que le président de la commission lui rende compte, à ce titre, de l’ensemble des contacts internationaux et avec les acteurs libyens », a indiqué Mohamed El Hacen Lebatt, à l’issue de l’audience.

Le président de la commission de l’UA a tenu à informer le chef de l’Etat congolais des derniers développements de la situation en Libye, peu avant le prochain sommet des chefs d’Etat de l’union prévue du 28 au 29 janvier à Addis-Abeba, en Ethiopie. Car, en marge de ces assises, le comité de haut niveau des chefs d’Etat de l’UA sur la Libye tiendra une réunion.

Mohamed El Hacen Lebatt a, en outre, souligné que l’UA n’applaudit pas « la multiplicité des intervenants extérieurs dans le dossier libyen ». L’UA, a-t-il ajouté, ne cautionne guère la marginalisation des ressortissants africains en Libye.

« Nous sommes pour que les dossiers des Africains soient avant tout suivis et résolus par l’Afrique. Ce qui ne veut pas dire aussi que nous sommes fermés par rapport aux contributions des partenaires internationaux et stratégiques de l’UA que sont les Nations unies et autres », a expliqué Mohamed El Hacen Lebatt.

En septembre dernier, le chef de l’Etat congolais a réuni autour d’une table, dans la capitale congolaise, les protagonistes de la crise libyenne dans le cadre de la quatrième réunion du comité de haut niveau de l’UA. Au terme de cette rencontre, les Libyens ont été exhortés à œuvrer pour le retour de la paix dans leur pays avec la tenue prochaine d’une conférence sur la réconciliation nationale.

 

Crise du pool : une Commission ad hoc créée pour une paix durable

Le gouvernement congolais et des représentants du Pasteur Ntumi, ont entamé à Brazzaville des discussions. Il est question de la mise en œuvre d’une Commission ad hoc mixte paritaire chargée de l’application de l’accord de paix, signé le 23 décembre 2017. Donc le but est de créer des conditions d’une paix durable dans le département du pool, en proie à une insécurité depuis 2016. L’information a été donnée mercredi 17 janvier, par le ministère congolais de l’Intérieur et de la Décentralisation.

Composée de 12 représentants du gouvernement et autant de personnes du pasteur Ntumi, cette commission ad hoc est dirigée par le ministre congolais de l’Intérieur et de la Décentralisation, Raymond Mboulou.

Elle est chargée d’examiner les points non évoqués dans l’accord qui sont entre autres le mandat d’arrêt visant le pasteur Ntumi, les modalités d’exécution de l’opération de démobilisation, désarmement et réinsertion des ex-combattants.

Elle doit aussi réfléchir sur la reconstruction des villages entiers détruits par les affres de la guerre et le retour des populations dans leurs villages respectifs, ainsi que certaines doléances exprimées par l’ex-chef de la rébellion dans une vidéo audio diffusée sur les réseaux sociaux après la signature de l’accord de paix.

‘’Le Congo est notre pays et nous devons le servir. Ce service est une exigence qui commande loyauté, abnégation et volonté sans cesse renouvelée de construire notre patrie vers les expressions achevées des valeurs positives, notamment la liberté, le développement, la paix, la dignité et la fierté. Voilà le devoir qui est le nôtre et qui résonne au tréfonds de nous-mêmes comme un impératif’’, a déclaré le ministre congolais de l’intérieur.

Mboulou a averti les membres de cette commission en déclarant qu’ils n’ont pas le droit de mettre en péril la vie des Congolais, moins encore de continuer tacher le Congo du sang de ses fils ».

Avant de poursuivre : « nous n’avons pas le droit, pendant que les autres pays évoluent en termes de développement et de modernisation, de faire reculer et ensevelir le nôtre dans un conflit dont la principale victime est la population du Pool parce qu’elle ne mérite pas ce qu’elle subit voilà déjà une année ».

Raymond Zéphirin Mboulou a appelé les membres de cette commission ad hoc à travailler en privilégiant les intérêts supérieurs de la nation et en vue de promouvoir la paix.

« Il y a un temps pour faire la guerre et un temps pour la paix. Le temps de la paix est arrivé’’, a martelé le ministre congolais de l’intérieur et de la décentralisation