France: la cour de cassation invalide la saisie des avoirs du Congo dans un litige financier

La cour de cassation a invalidé le 10 janvier la saisie en France d’avoir du Congo, dans un litige qui oppose depuis plus de vingt ans Brazzaville à un homme d’affaires libanais, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

La plus haute juridiction judiciaire française avait pourtant pris une décision inverse le 30 juin 2016.

« C’est un revirement spectaculaire qui était très attendu par la République du Congo. Les biens diplomatiques ou les créances fiscales ne pourront plus être saisis sur le territoire français. Cet arrêt sonne le glas de la procédure de saisie des biens régaliens du Congo », s’est félicité Kevin Grossmann, avocat du Congo.

Des saisies avaient été pratiquées à la demande de la société de BTP Commisimpex, pilotée par l’homme d’affaire libanais Mohsen Hojeij, pour recouvrer dans un premier temps près de 168 millions d’euros. La justice française qui avait jusqu’alors validé cette procédure s’appuyait sur une « renonciation » à son « immunité d’exécution » consentie en 1993 par le Congo, dont les avoirs en France auraient sans cela été protégés.

L’affaire, qualifiée de « Ioukos à l’africaine », tant sa complexité rappelle le contentieux interminable autour de l’ancien numéro un du pétrole russe, remonte au début des années 80.

Mohsen Hojeij, proche du président congolais Denis Sassou Nguesso, avait décroché plusieurs contrats entre 1983 et 1986: construction d’un pont, d’un village… Mais en 1986, après l’effondrement des cours du brut, la situation du pays s’était détériorée et seule une partie de la facture avait été réglée.

Depuis lors, Hojeij a multiplié les recours pour récupérer son argent, la somme due ne cessant de gonfler pour atteindre aujourd’hui plus d’un milliard d’euros, selon Me Grossmann.

Pour l’instant, seuls 6 millions d’euros ont été prélevés sur des comptes de l’ambassade du Congo et de sa délégation permanente à l’Unesco, selon l’avocat.

Dans son nouvel arrêt, la cour de cassation estime que le simple renoncement d’un Etat à son « immunité d’exécution » ne suffit pas pour prélever des fonds sur « des comptes utilisés dans l’exercice d’une mission diplomatique des États étrangers ». Il faut en plus une « renonciation expresse et spéciale des États concernés », ce qui n’est pas ici le cas.

Se fondant sur une loi française qui a conforté en 2016 cette exigence, les juges ont estimé que si cette loi récente ne peut pas s’appliquer à ce litige, « l’objectif de cohérence et de sécurité juridique impose de revenir à la jurisprudence » précédente « confortée par la nouvelle loi ».

Khalil Hachimi Idrissi reconduit à la présidence de la FAAPA

Hachimi Idrissi occupe ce poste depuis la création de ce groupement, le 14 octobre 2014 à Casablanca.

Le Directeur général de la MAP, Khalil Hachimi Idrissi, a été reconduit à la présidence de Fédération Atlantique des Agences de Presse Africaines (FAAPA) à l’occasion de la troisième Assemblée générale, tenue en décembre à Casablanca.

Hachimi Idrissi occupait ce poste depuis la création de ce groupement, le 14 octobre 2014 à Casablanca, à l’initiative de la MAP.

Par ailleurs, la FAAPA a renouvelé son Conseil Exécutif, qui a vu sa composition passer de 7 à 9 membres.

Outre les membres sortants qui ont été tous reconduits, le Cap Vert (Infopress, lusophone) et le Nigeria (NAN, anglophone) ont été appelés à siéger audit Conseil pour un mandat de trois ans, au nom de la consécration du pluralisme linguistique au sein de cette structure.

Les autres membres sont le Bénin (ABP), la Côte d’Ivoire (AIP), le Congo-Brazzaville (ACI), le Liberia (LINA), le Maroc (MAP) et la Mauritanie (AMI), en plus du Secrétaire général, le Marocain Mohamed Anis. Hachimi Idrissi est également président du Conseil exécutif, qui compte deux vice-présidents, respectivement Mme Oumou Barry-Sana, directrice centrale de l’AIP, et Anasth Wilfrid Mbossa, DG de l’ABP.

Au cours de cette Assemblée générale, la FAAPA a été renforcée par l’adhésion de deux nouveaux membres, à savoir la Namibie et le Sierra Leone.

So’Art Café : une rencontre afro-culturelle à Paris

Animée par la journaliste Sabrina Bandundi, la première édition 2018 de So’Art Café aura lieu le 10 février, à 15 h 30, au Club Vendôme à Paris.

Le concept So’Art Café, créé l’année dernière, permet de célébrer, autour d’une rencontre, la transversalité des arts tout en mettant en lumière les artistes africains de la diaspora.

Cette rencontre ambitionne d’inviter les artistes au sens le plus large du terme. De l’écrivain au créateur en passant par le réalisateur ou encore le chef cuisinier.

Trois artistes ont répondu à l’invitation de cette première édition: le chanteur nigérian Kuku, l’actrice-réalisatrice malienne Aïcha Ouattara et l’artiste-peintre congolaise, Doctrovée Bansimba.

Durant le déroulement de la rencontre, dans une ambiance conviviale et musicale, le public aura le loisir d’assister aux projections d’extraits de films, de découvrir les œuvres de Kuku lors d’un showcase acoustique et d’apprécier les toiles de Doctrovée Bansimba, peintre formée à l’Ecole nationale des beaux-arts de Brazzaville.

Congo: le point sur le premier volet des négociations sur le Pool

Le texte reprend l’ensemble des recommandations formulées par les représentants du gouvernement et ceux des ex-rebelles. Parmi elles, figure le sort du Pasteur.

La Commission de suivi de l’accord de paix signé le 23 décembre dernier, au Congo-Brazzaville, a remis, ce lundi 22 janvier, ses recommandations aux autorités. Le document, rédigé au terme du premier volet de négociations entre les représentants du gouvernement et ceux du Pasteur Ntumi, reprend, noir sur blanc, l’ensemble des engagements pris par les deux parties. Ces engagements doivent permettre la poursuite du processus de paix dans le Pool, département en proie à une rébellion armée.

Le document a été remis au Premier ministre, Clément Mouamba. Le texte reprend l’ensemble des recommandations formulées par les représentants du gouvernement et ceux des ex-rebelles. Parmi elles, figure le sort du Pasteur. La Commission se dit convaincue que l’ancien chef rebelle doit recouvrer ses droits et sa liberté de mouvement.

Le ramassage des armes dans le Pool figure également parmi les recommandations. « Une question délicate », concède Philippe Ané, chef de la délégation du Pasteur Ntumi. La partie ex-rebelle assure cependant qu’elle facilitera le retour de l’Etat dans le Pool.

Même bonne volonté affichée du côté des autorités.

« Toutes les institutions sont mobilisées », assure Thierry Moungalla, porte-parole du gouvernement avant de préciser que le projet de budget 2018, récemment adopté par le Parlement, prend en compte l’accompagnement du retour des populations dans le Pool.

Il revient désormais au gouvernement d’étudier l’ensemble des recommandations de la Commission, avant de rendre ses conclusions. Le Pasteur Ntumi doit, lui aussi, prendre connaissance du document.

Pour l’heure, aucun calendrier n’a été fixé pour la suite des négociations.

CAN de Handball : place aux quarts de finale

Au Gabon, les derniers matchs de poule ont livré leur verdict. Le pays organisateur sera opposé au Maroc en quarts de finale, tandis que l’Angola aura fort à faire face à l’Algérie.

Dans le groupe A, la Tunisie a confirmé son statut de favori en battant le Congo-Brazzaville 36-23. Les Tunisiens finissent en tête de leur poule, devant le Gabon, qui a fait match nul 29-29 face au Cameroun. L’Algérie est troisième, le Congo-Brazzaville quatrième, et enfin, le Cameroun est éliminé.

Dans le groupe B, l’Egypte a réalisé un sans-faute. Quatrième victoire en quatre matchs pour les Pharaons, cette fois-ci 36-27 face à la République Démocratique du Congo. L’Egypte finit devant l’Angola, ainsi que devant le Maroc, qui a battu le Nigeria 24-23. La République Démocratique du Congo est quatrième, tandis que le Nigeria doit rentrer à la maison.

Les quarts de finale se joueront demain, avec Tunisie-RD Congo et Angola-Algérie d’un côté, Gabon-Maroc et Egypte-Congo-Brazzaville de l’autre. Pour rappel, les trois premiers du tournoi seront qualifiés pour les championnats du monde qui auront lieu l’an prochain au Danemark et en Allemagne.

La Zambie évite le Maroc

Au Maroc, le tableau des quarts de finale du championnat d’Afrique de football se précise. En effet, hier soir, on disputait les derniers matchs du groupe B. A Casbalanca, la Zambie et la Namibie n’ont pu se départager, score final 1-1 (le Zambien Lazarous Kambole ayant répondu au Namibien Absalom Limbondi). Les deux équipes finissent en tête de la poule avec sept points, mais c’est la Zambie qui est devant à la différence de buts. En quarts de finale, les Chipolopolo affronteront le Soudan, tandis que les « Brave Warriors » de Namibie seront opposés au Maroc. Sinon, dans l’autre rencontre de ce groupe B, qui se disputait à Marrakech, l’Ouganda et la Côte d’Ivoire se sont séparés sur le score de 0-0. Ce soir, place aux derniers matchs du groupe C : Rwanda-Libye à Tanger et Nigeria contre Guinée-Equatoriale à Agadir. Coup d’envoi prévu à 19h en temps universel.

La surprise Chung

En tennis, grosse sensation hier lors de l’Open d’Australie, avec l’élimination de Novak Djokovic en huitièmes de finale. Six fois vainqueur du tournoi de Melbourne, Djokovic s’est fait sortir en trois sets par le jeune Coréen Chung Hyeon, 7-6, 7-5, 7-6. Autre surprise, l’élimination de Dominic Thiem, tête de série numéro 5, par l’Américain Tennys Sandgren, au terme d’un combat acharné, 6-2, 4-6, 7-6, 6-7, 6-3. Par ailleurs, ça passe pour Roger Federer et Tomas Berdych, ou encore Kyle Edmund, qui a sorti Grigor Dimitrov en quatre sets (6-4, 3-6, 6-3, 6-4). Chez les dames, qualification d’Angelique Kerber, de Simona Halep ou encore de Karolina Pliskova pour le tour suivant. Les quarts de finale se poursuivent cette nuit.

L’abandon du mandat d’arrêt contre le pasteur Ntumi suscite des réactions

La recommandation prise samedi 20 janvier par les membres de la commission ad hoc paritaire, chargée de l’application de l’accord de paix dans le Pool, d’abandonner le mandat d’arrêt contre le pasteur Ntumi, a suscité des réactions au sein de l’opposition et de la société civile congolaise. Elles exigent que les victimes soient indemnisées et que les auteurs des crimes soient punis.

Opposant politique, Paul-Marie Mpouélé salue l’accord de paix dans le Pool, soutient les actions de la commission ad hoc chargée de son application et sa proposition de faire sauter le mandat d’arrêt contre le pasteur Ntumi.

Mais, pour lui, la paix passe aussi par l’indemnisation des victimes de la guerre : « Je pense que parallèlement [au cas du pasteur Ntumi] on pouvait mettre sur le même pied d’égalité l’indemnisation des victimes. Sinon, on pourrait dire que de gâchis, que de morts pour rien. Donc, je crois que la commission ad hoc va aussi s’atteler à regarder comment indemniser les différentes victimes : que ce soit du côté de la force publique, de la population civile et pourquoi pas des ninjas », a-t-il suggéré.

De son côté Roch Euloge Nzobo, acteur de la société civile, estime que les crimes commis dans le Pool ne doivent pas rester impunis sur l’autel de la politique : « Toutes les questions liées aux violations des droits de l’homme qui ont été perpétrées dans le département du Pool doivent être regardées et les auteurs doivent répondre de leurs actes. On ne peut pas cautionner l’impunité à tout moment sous prétexte qu’on va aller vers la paix », a martelé Roch Euloge Nzobo.

Le mandat d’arrêt émis contre le pasteur Ntumi en avril 2016 concernait également deux autres de ses lieutenants dont son jeune frère, nommé Gozardio.

Le Cameroun et le Congo réceptionnent provisoirement un poste de contrôle unique frontalier

Une Commission mixte Cameroun, Congo et Ceeac, présidée par la Secrétaire générale adjointe de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac), Marie Thérèse Chantal Mfoula (photo), a procédé, le 18 janvier, à la réception provisoire du poste de contrôle unique frontalier (PCUF) de Ntam, en présence de l’entreprise chinoise Sinohydro Tianjin.

« A l’issue de la visite des lieux, la commission a constaté que les travaux ont été exécutés et achevés conformément aux conditions du marché et suivant les règles de l’art, nonobstant des légères malfaçons sur quelques ouvrages.», rapporte la Ceeac.

A cet effet, elle a prononcé la réception provisoire des travaux, sous réserve de la prise en compte de malfaçons sus évoquées, dans un délai de quatre semaines, soit au plus tard le 16 février 2018. Un procès-verbal a été élaboré, adopté et signé par les différents chefs de délégations composant la commission.

Le chef de la délégation de la Ceeac a exprimé sa profonde satisfaction à l’endroit des délégations du Congo et du Cameroun, pour avoir tenu ce pari de la construction du poste de contrôle unique frontalier, le premier du genre dans l’espace Ceeac (Cameroun, Congo, Gabon, RD Congo, Tchad, Guinée équatoriale, Sao Tomé, Centrafrique…).

Selon Mme Mfoula, ce poste facilitera les échanges commerciaux entre les deux Etats et renforcera le processus d’intégration régionale en Afrique centrale. Elle a ensuite exhorté l’entreprise Sinohydro Tianjin, à redoubler d’ardeur et d’ingéniosité, afin que les travaux de la deuxième phase soient une fois de plus de très bonne facture et les ouvrages, livrés dans les délais prescrits.

Le coût des travaux réalisés par l’entreprise Sinohydro Tianjin, s’élève à 4,36 milliards Fcfa pour un délai global de 21 mois. Le contrôle est assuré par la société Cira Ingenieurs Conseils pour un contrat fixé à 563, 05 millions Fcfa. 

Le poste frontalier intègre le projet d’aménagement de la route Ketta-Djoum (plus de 100 km), et de la facilitation du transport sur le corridor Brazzaville-Yaoundé, dont les travaux sont financés par la Banque Africaine de Développement (BAD).

Le Congo, le Cameroun et la Ceeac s’activent à faire en sorte qu’à l’horizon 2020, la liaison inter-capitale Brazzaville-Yaoundé soit entièrement bitumée et que la facilitation des transports soit opérationnelle sur cet axe.

CHAN 2018 : le Congo a son ticket pour les quarts de finale

Le Congo arrache le premier ticket du groupe qualificatif au quart de finale, en réalisant deux victoires.

Le Congo a validé son ticket pour les quarts de finale du Championnat d’Afrique des Nations des joueurs locaux (CHAN Maroc-2018), après sa victoire par 2 buts à 0 face au Burkina Faso, samedi soir au Grand stade d’Agadir, en match de la deuxième journée du premier tour (groupe D).
Les deux réalisations des Congolais ont été l’œuvre de Carof Bakoua (67è) et Georges Kader Bidimbou (90è+2).

Plus tôt dans la soirée, l’Angola avait battu le Cameroun (1-0), grâce à une réalisation de Ricardo Job Estevao sur pénalty à la demi-heure du jeu.

Au terme de cette journée, le Congo arrache le premier ticket du groupe qualificatif au quart de finale, en réalisant deux victoires en autant de matchs (6 points), devançant les Palancas Negras Angolais (4 points) et le Burkina Faso (1 point), qui s’affronteront lors de la troisième journée (24 janvier) pour le deuxième billet. En revanche, les Lions indomptables camerounais sont d’ores et déjà éliminés.

CHAN 2018: Barel Mouko, gardien, capitaine et grand frère des Diables Rouges

Les Diables rouges ont encore pu compter sur le capitaine de la sélection et auteur d’un arrêt décisif.

Le Congo-Brazaville s’est hissé en quarts de finale samedi 20 janvier à Agadir en battant le Burkina Faso. Comme face au Cameroun, les Diables rouges ont encore pu compter sur l’expérimenté Barel Mouko, capitaine de la sélection et auteur d’un arrêt décisif. « Passez me voir à l’hôtel, vous verrez, on est super bien installé », nous avait lancé hilare Barel Mouko à l’issue de la première victoire du Congo face au Cameroun.

Dans un monde du football de plus en plus aseptisé, formaté, où la langue de bois est de rigueur, la rencontre avec Barel Mouko, portier des Diables rouges, désormais qualifiés pour les quarts de finale vaut le détour.
Un grand frère exigeant

« Mon rôle, c’est d’être le capitaine, parfois le grand frère et même faire la police, raconte l’ancien portier de Dijon. Je dois remettre les choses en ordre. Eviter que mes petits fassent des erreurs. » Comme quoi ? « Boire de l’eau gazeuse la veille du match ! », lâche-t-il du tac au tac. Barel Mouko a pour ambition de faire partager l’expérience qu’il a eue en Europe. L’homme, assez taquin, avec un côté « cool », s’attache pourtant aux détails. Si tout le monde est prié de s’habiller en jaune, personne ne doit venir en vert. A table, lieu de convivialité selon lui, on ne sort pas son téléphone portable.

Le troisième gardien de Lille entre 2009 et 2014 ne veut pourtant pas être trop envahissant. Il donne son sentiment et laisse ensuite le relais au staff technique. « J’explique les choses calmement », avance ce père de famille à la personnalité attachante.

A 38 ans, Barel Mouko semble avoir vécu un autre football. Celui de l’abnégation, de la passion et du respect. « Si tu veux avoir une chance de faire une carrière, tu dois te rendre compte qu’il faut faire beaucoup d’effort. La concurrence est rude, les places sont chères », raconte celui qui a joué son premier match de Ligue 1 à 34 ans.

 

 

 

Congo : le budget 2018 adopté avec un déficit de 779 milliards de FCFA

Le budget 2018 de l’Etat congolais a été adopté jeudi dernier par les parlementaires du pays, avec un déficit de trésorerie de l’ordre de 778,9 milliards Francs CFA à combler. Il s’élève à un peu plus de 1.602,7 milliards de francs CFA avec une légère augmentation par rapport aux prévisions de l’année dernière. Le pays devra certainement s’endetter combler une partie de ce déficit.

Voté ce jeudi 17 janvier 2018 à Brazzaville au siège de l’Assemblée nationale par les parlementaires avec amendements, en première lecture, le budget 2018 du Congo prend en compte le contexte économique et financier particulier et difficile que traverse le pays. Le budget voté affiche un déficit de trésorerie de l’ordre de 778,900 milliards Fcfa à combler avec des financements, soit 219 milliards de francs CFA sur financement intérieur ou apport en excédent budgétaire, et 559 milliards francs CFA en financement extérieur ou apport des bailleurs internationaux.

En revanche, l’exercice budgétaire devrait dégager un excédent prévisionnel de 219 milliards de francs CFA. Selon le ministre congolais des finances, Calixte Ganongo, il s’agit de prévisions faites sur la base d’un cadrage macroéconomique conclu conjointement avec les services du Fonds monétaire international (FMI), en vue de la conclusion d’un programme économique et financier triennal (2018-2020) pour le Congo et qui prend en compte une amélioration de la situation économique du pays.

Notons que le budget 2018 de l’Etat est arrêté par les autorités de Brazzaville, en recettes à la somme de 1.602 milliards 619 millions 295.029 de francs CFA et en dépenses à 1.383 milliards 619 millions 295.029 de francs CFA. Il est en légère augmentation par rapport au budget de 2017 qui s’élevait à un peu plus de 1.500 milliards de francs CFA.

Gestion prudente recommandée

Les autorités congolaises entendent imprimer une prudence à la gestion des dépenses publiques au cours de cette nouvelle année et cela se voit dans le budget de l’Etat 2018. Selon le ministre Calixte Ganongo, cette prudence et la reprise de l’économie devraient se voir au plan budgétaire par une amélioration du solde primaire hors pétrole qui devrait se situer à -6,4% du Produit intérieur brut (PIB) global, contre -23,4% en 2017 et -24% un an auparavant.

« Le solde primaire serait positif après plus de quatre années de déficit et représenterait 7,1% du PIB global», a prévu le responsable gouvernemental. Dans les prévisions, Brazzaville ne cache pas ses objectifs. Ceux de la réduction du déficit primaire hors pétrole, la discipline budgétaire et la rationalisation de la dépense, l’amélioration des performances des régies financières, la maîtrise de la politique d’endettement et de gestion rigoureuse de la dette, et le renforcement du système financier, annonce-on du côté du gouvernement, ceci, conformément aux négociations entamées avec le FMI.