Enjeux et défis de l’économie numérique en Afrique

Internet, bien plus que de la bande passante. Internet aujourd’hui, c’est toute une économie… environ 25 % de parts dans l‘économie mondiale. Et la cadence est à l‘évolution. Dans ce monde en pleine mutation numérique, l’Afrique devrait aussi jouer sa partition afin d’en tirer les bénéfices.

C’est toute l’ambition de la conférence sur « Les nouveaux usages du smart internet au service de vos entreprises » ouverte ce mercredi 24 janvier à l’initiative de la compagnie Skytic, à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo-Brazzaville.

La rencontre se voulait un tremplin pour des solutions internet en vue d’accompagner les entreprises, actrices de développement économique. De Skytic Telecom, à Tata Communication en passant par Pi Service ou Oracle, les acteurs du secteur offrent une palette d’outils : l’interconnexion panafricaine et mondiale, sécurisation des données, régulation de la bande passante, le cloud pour le stockage des données.

De nombreux paliers restent toutefois à franchir, notamment dans le développement des infrastructures comme les data centers, nécessaires à l’expansion numérique sur le continent.

L’Afrique est-elle prête pour ce défi ? Réponse affirmative de Jean Arnaud Ngoua, responsable à l’ARPCE, l’agence de régulation des télécommunications du Congo.

Les acteurs du numérique sont formels : internet, c’est le pétrole de demain. Mais pour qu’il réponde à ses promesses, il urge que décideurs et entreprises en saisissent les enjeux pour entrer de plein pied cette sphère compétitive qu’est la mondialisation.

Freddy Libeba, rebelle congolais en cavale, s’exprime

Evadés il y a une semaine du camp de Roux à Bangui, les rebelles congolais Freddy Libeba et Alexandre Mitshiabu affirment être sur le territoire de la RDC. Les deux hommes avaient été arrêtés en juin 2017, soupçonnés de vouloir recruter des mercenaires et de préparer des plans de déstabilisation de la RCA. Que faisaient-ils en RCA ? Quelles étaient leurs relations avec les groupes armés centrafricains ? Comment se sont-ils évadés ? Freddy Libeba livre sa version.

A l’autre bout d’un téléphone satellite, Freddy Libeba Laongoli affirme avoir regagné le territoire de la RDC. Où ? « C’est secret. On a quitté la RCA pour rejoindre nos hommes en RDC », concède simplement cet ancien colonel originaire de la province de l’Equateur. Il affirme être à la tête de son propre groupe rebelle, « l’Armée libre kongolaise », et tient à raconter son histoire.

9 Juin 2017. Freddy Libeba vit clandestinement à Bangui depuis 2013 sous l’identité de Jean-Philippe Yapende. Son compatriote Alexandre Misthiabu l’a rejoint « il y a deux ou trois ans ». Les deux hommes sont devant le Stade 20 000 Places de Bangui. Ils discutent quand la police les arrête puis les conduits à l’OCRB (Office central de répression du banditisme). Le ministre de l’Intérieur en personne, Jean-Serge Bokassa, dirige alors les opérations. « L’OCRB a perquisitionné nos maisons le soir même, mais ils n’ont rien trouvé de suspect, pas de trucs militaires, rien », commente l’ancien colonel en cavale. « La RCA, c’était notre base arrière. J’ai une femme ici. On faisait notre truc. Mais on était là pour le Congo, pas pour la RCA. » Selon ses dires, Libeba et ses hommes préparent alors une opération en territoire congolais pour le 30 juin, date anniversaire de l’indépendance de la RDC. « Des officiers devaient nous rejoindre, mais on a été trahi. Par qui ? On ne sait pas. »

« Zoundeko, c’était un ami »

Les autorités centrafricaines sont en effet prévenues que quelque chose se trame. « Ils avaient apparemment des informations selon lesquelles on était en complicité avec la Seleka pour déstabiliser la Centrafrique. Mais c’est faux. D’ailleurs après 7 mois d’investigations, ils n’ont rien trouvé là-dessus. Ils ont trouvé que nous, ce qui nous intéresse, c’est le Congo. On a passé pas loin de deux semaines à l’OCRB. Ils nous ont posé des questions sur nos relations avec Noureddine [Adam, chef du FPRC, faction issue de l’ex-Seleka, NDLA] et les autres chefs de guerre. Noureddine ou Abdoulaye Issène, je les ai rencontrés à l’époque où je suis arrivé, ils étaient au pouvoir. Mais non, on ne s’est pas mélangé pour faire quelque chose avec eux. On était en relation avec Zoundeko [Joseph Zoundeko, un des chefs historiques de la Seleka, leader du RPRC, tué en février 2017, NDLA] parce que c’est lui à l’époque qui contrôlait le secteur Mobaye–Mbongo [à la frontière avec la RDC, NDLA] avec Ali Darass. Mais lui je ne lui ai jamais parlé. Zoundeko, c’était un frère, un ami, paix à son âme. C’était un type bien. Il nous a beaucoup aidés (…) Mais la RCA c’était juste notre base arrière, nos relations avec Zoundeko c’était juste pour le passage. » Au cours de l’entretien, Libeba martèle que son affaire ne concerne en rien la RCA. Pas question de recruter des mercenaires centrafricains pour faire le coup de feu du côté congolais de la rivière Oubangui.

L’évasion

Le 17 janvier dernier, Libeba et Mitshiabu parviennent à s’évader dans des circonstances que la justice centrafricaine essaie encore d’établir précisément. Selon une source proche de l’enquête, les deux hommes sont extraits de leur prison et emmenés sous escorte par un médecin militaire chez lui pour y être examinés. Toujours selon cette source, l’officier centrafricain aurait renvoyé l’escorte et permis, volontairement ou non, l’évasion des deux Congolais. Il a été placé en garde à vue dès l’évasion connue, tout comme les gardes. Mais cette version, Libeba la dément. « Il n’y a pas de complicité du médecin. Oui, il y avait des gardes et il les a fait sortir. Un médecin ne peut ausculter en présence d’autres gens. C’est dans le serment d’Hippocrate. Le médecin a été arrêté injustement. Les militaires avec nous ne savaient rien de notre évasion. Le médecin nous a emmenés chez lui, mais il habite à 10 m de l’hôpital, dans la même concession. Il est innocent ». Le Congolais en cavale ne détaillera pas davantage son évasion.

« Kabila ne respecte aucun engagement »

Durant la détention de Freddy Libeba et d’Alexandre Mitshiabu, le ministère congolais de la Défense demande dès le 12 juin, par une note verbale à Bangui, de lui remettre les deux hommes qu’il qualifie de « terroristes ». « La RDC a essayé de nous rapatrier, mais ça n’a pas marché parce qu’il y avait les gens des droits de l’homme de l’ONU qui suivaient le dossier. Le CICR aussi, et beaucoup d’autres organisations. » Invoquant l’article 64 de la Constitution de la RDC pour s’octroyer une légitimité à prendre les armes contre le régime Kabila, Libeba se défend : « Nous ne sommes pas des terroristes. Nous sommes des fils du pays. C’est dans la Constitution, si celui qui est au pouvoir ne respecte pas la Constitution, le peuple a le droit de prendre ses préoccupations en main ». Que pense-t-il du processus politique en cours dans son pays, de l’accord de la Saint-Sylvestre et des élections programmées pour la fin 2018 ? « Sans coup de botte, Kabila ne peut pas partir. Kabila ne respecte aucun engagement. On le connaît très bien, on était dans l’armée avec lui. Le 21 janvier, il a jeté des bombes lacrymogènes dans des églises. Il fait tirer des balles réelles et des lacrymogènes sur des gens qui marchent avec des bibles ! »

Au moment de l’arrestation en juin 2017, Freddy Libeba et Alexandre Mitshhiabu sont présentés comme appartenant à un mouvement politico-militaire dirigé par un autre officier supérieur congolais en rupture de ban, John Tshibangu, lui-même réputé proche du M23. Aujourd’hui Freddy Libeba dément avoir été envoyé à Bangui par Tshibangu, comme ce dernier l’affirmait pourtant. « C’est un frère de lutte. Dans la lutte il y a des alliances. S’il veut éloigner Kabila, on peut faire quelque chose ensemble. Mais ce n’est pas lui qui nous a envoyés. En tout cas l’heure n’est pas à la polémique », conclut Freddy Libeba.

Collinet Makosso souligne la portée socioculturelle et artistique du programme « Averda va à l’école »

Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation a demandé, lors du lancement officiel de la campagne de sensibilisation, aux directeurs départementaux de son sous-secteur de l’éducation ainsi qu’aux chefs d’établissements concernés, de favoriser la réussite de cette opération.

La société CES Averda (Congo Environment Service) a lancé récemment un programme de sensibilisation des jeunes scolarisés au respect de l’environnement dans les villes de Brazzaville, Pointe-Noire et Oyo. En effet, cette opération de six mois démarrera officiellement le 15 février, à l’Institut des jeunes sourds de Brazzaville. Selon le ministre Anatole Collinet Makosso, la campagne de sensibilisation « Averda va à l’école » est la bienvenue en milieu scolaire car elle présente un portrait environnemental, sanitaire et éducatif important en faveur des écoles et villes concernées.

« Cette campagne revêt une portée socioculturelle et artistique indispensable à l’épanouissement psychologique et au développement personnel des apprenants. Compte tenu de son importance en milieu scolaire, les élèves, ainsi que leurs représentants, sont appelés, en dehors des heures de cours, à y participer dans l’ordre et la discipline », a invité le ministre.

Il s’est félicité d’avance du déploiement prochain des femmes et des hommes d’Averda dans les établissements scolaires des cycles primaire et secondaire pendant plusieurs semaines. Lourde de sens, l’opération « Averda va à l’école », a-t-il rappelé, invite les différents acteurs à garder l’école et la ville propres par la bonne gestion des déchets et à éviter désormais que les écoles deviennent des dépotoirs, des décharges publiques. « Garder l’école et la ville propres veut dire observer les règles d’hygiène environnementale et corporelle, bien gérer les déchets, faire régulièrement la salubrité et conserver un environnement propre. Cela veut aussi dire ne jamais mettre sous terre les ordures, ni les laisser à l’air libre, ni les jeter dans la cour ou dans un coin de l’école, dans un caniveau, dans une rivière ou sous un arbre, mais les déposer dans un bac à ordures Averda ou une poubelle appropriée », a précisé Anatole Collinet Makosso.

Outre le déploiement de son personnel, la société CES Averda a prévu également de faire des dons des bacs à ordures dans chaque établissement pendant le déroulement de cette campagne. Une initiative salutaire pour le ministre qui pense qu’à côté de la leçon liée à la matière étudiée, les enfants doivent apprendre comment vivre en harmonie avec leur milieu et leur environnement, le transformer et le développer selon les règles établies par la société.

Congo: polémique autour de la question des ex-réfugiés rwandais

Ils sont 8 460 ex-réfugiés rwandais au Congo-Brazzaville à se retrouver sans papier depuis le 31 décembre 2017, suite à ce qu’on appelle la « clause de cessation de leur statut ». Une politique proposée par le HCR à tous les pays qui accueillaient des réfugiés rwandais ayant fui le Rwanda entre 1959 et 1998 et mise en œuvre par le gouvernement congolais en consultation avec Kigali. Ces réfugiés devaient bénéficier de plusieurs options : retour au Rwanda, intégration locale ou exemption. Une association congolaise, l’Adhuc, avait plusieurs fois mis en garde les autorités congolaises comme le HCR, leur demandant de maintenir ce statut de réfugié.  Le bilan est là : 802 ont vu leur statut de réfugié maintenu, 104 ont choisi de rentrer au Rwanda, 18 seulement ont bénéficié de l’intégration locale. Le HCR se dit aujourd’hui encore prêt à accueillir ces milliers de personnes pour les aider à trouver une solution.

Pourquoi 104 seulement ont choisi de rentrer au Rwanda ? Pour le HCR, c’est tout simplement parce qu’une majorité d’entre eux sont nés au Congo-Brazzaville, se sont mariés ou cultivent des champs là-bas, ils auraient donc trop peu de liens avec le Rwanda.

En tout cas, si la clause de cessation a été proposée pour ces réfugiés rwandais, explique une porte-parole du HCR, c’est parce que la situation s’est stabilisée durablement au Rwanda. Pour l’Adhuc, le HCR oublie que ces Rwandais ont d’abord été réfugiés en RDC après le génocide et qu’ils y ont été massacrés, notamment dans les camps du HCR, entre 1996 et 1998 par l’armée rwandaise et ses alliés, ce qui justifierait leur crainte de rentrer.

« Nous, on parle de l’amélioration de la situation au Rwanda, pas de la RDC », insiste la porte-parole du HCR. Pourquoi 18 seulement (sur près de 9 000) ont obtenu des papiers congolais ? Pas d’explication précise sur ce point, pas d’inquiétude non plus, mais ce que le HCR dit avoir noté, c’est que 71 seulement se sont présentés pour se renseigner sur cette option et que 18 sont finalement allés jusqu’au bout de la procédure.

Et le HCR se dit prêt à les aider s’ils souhaitent vraiment régulariser leur situation. Pour l’Adhuc, il y a une explication simple, la crainte encore : pour entamer leur démarche à Brazzaville, selon cette ONG congolaise, ces réfugiés devaient retirer un papier à l’ambassade du Rwanda.

Des kits scolaires pour l’école primaire de l’amitié Congo-Chine

Le don a été remis le 24 janvier à Brazzaville au ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Anatole Collinet Makosso, par l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Congo, Xia Huang.

L’aide apportée par le diplomate chinois est composée, entre autres, des ordinateurs de bureau, des imprimantes, des tableaux blancs ainsi que des kits scolaires pour élèves. Pour faciliter la pratique des activités sportives au sein de l’école de l’amitié Congo-Chine, l’ambassade de Chine l’a dotée également des ballons de football et basketball et des cordes à sauter. Mis en service en octobre 2009, cet établissement, situé dans le 9e arrondissement de Brazzaville, Djiri, est un don du gouvernement chinois. Il compte actuellement 2009 élèves dont 812 filles pour 30 enseignants parmi lesquels 16 bénévoles.

Ce don vient tant soit peu soulager certaines difficultés auxquelles l’administration faisait face surtout en cette période de crise financière et économique. « Le quartier qui l’abrite porte aujourd’hui le même nom de Congo-Chine. Grâce à cette école, tous les élèves de ce quartier sont scolarisés », a expliqué la directrice de la vague A, Reine Olga Solange Mougnaléa.

Remettant un échantillon du don au ministre, l’ambassadeur de Chine au Congo a salué l’excellence des relations entre les deux pays. Selon Xia Huang, l’éducation est l’une des composantes importantes de la coopération qui lie son pays au Congo depuis plus de cinquante ans. « J’ai tout fait pendant mon séjour au Congo pour que ce secteur soit retenu comme domaine prioritaire. Je pense que ce choix rejoint les grandes orientations de la politique chinoise en matière de coopération avec l’Afrique et je suis sûr que le gouvernement chinois et l’ambassade de Chine à Brazzaville feront toujours davantage pour que ce secteur soit mieux pris en compte dans notre coopération ultérieure », a-t-il laissé entendre, ajoutant que la construction de cette école dans cette partie de la ville a permis à ce quartier de Brazzaville de trouver plus de dynamisme et de vigueur.

Faire le bilan des dix ans d’existence de cette école en 2019

Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation a salué la collaboration et la coopération agissante et stratégique entre le Congo et la Chine, surtout dans le domaine de l’éducation. D’après Anatole Collinet Makosso, l’école de l’amitié Congo-Chine a facilité la scolarisation de tous les enfants de cette zone à l’époque très reculée, éloignée du savoir. Revenant sur les effectifs communiqués par les responsables de l’école, il a indiqué qu’il s’agissait d’une population scolaire importante allant même au-delà des normes applicables à l’école. « Pour une école primaire, cela doit être quelque chose d’important qui permet de recueillir autant d’élèves d’abord par la qualité des infrastructures. Vous pouvez donc imaginer l’importance de l’acte que vous avez posé en 2009 », a-t-il souligné, suggérant de faire le bilan des dix ans d’existence de cette structure scolaire depuis 2009 afin d’évaluer son impact dans le développement du système éducatif congolais. Après la réception du don, Anatole Collinet Makosso l’a transmis aux ayant-droits.

Lancement des activités du corps des volontaires et bénévoles chinois

Profitant de cette occasion, l’ambassadeur de Chine au Congo a lancé les activités du corps des volontaires et bénévoles chinois, composés surtout des jeunes travaillant dans des entreprises chinoises basées au Congo. D’après Xia Huang, il s’agit d’une action concertée de l’Etat et de tous les acteurs de la société chinoise. « Soyez rassurés que tous ces acteurs publics et privés travailleront dans le même sens, notamment le renforcement sans discontinuer des relations d’amitié et de coopération entre nos deux pays. Soyez également rassurés de notre disponibilité et de notre bonne volonté dans cette direction», a conclu le diplomate chinois.

Des experts discutent sur la mise en œuvre du plan climat

Des cadres de différents ministères concernés par la question se sont retrouvés, le 23 janvier à Brazzaville, au cours d’un atelier dit ‘Facilité adapt action’ avec la délégation des experts du groupe d’expertise de France et de l’Agence française de développement (AFD).

Plusieurs points ont fait l’objet des discussions, entre autres, la mise en œuvre de la Contribution déterminée au niveau national (CDN) dans le secteur de l’utilisation des terres et de la forêt, le fonds bleu, son financement, son opérationnalisation ainsi que le fonds vert.

« Cette approche nous permet d’appréhender vos priorités, stratégies afin de voir ensemble comment nous devions pouvoir vous accompagner, appuyer au travers d’un instrument facilité adapt action.  Cet instrument a la possibilité de vous apporter un soutien à la fois pour renforcer la coordination, la gouvernance diplomatique. Vous accompagner également dans les études de pré-faisabilité ou de faisabilité sur quelques projets sur lesquels nous pourrions intervenir dans la recherche de financement », a indiqué Lionel Cafferini, chef  local de l’ AFD.

Il a également fait savoir qu’une nouvelle stratégie climat développement a été adoptée en novembre dernier, pour la période 2017-2022.  Cette stratégie représente trois enjeux principaux dont la recherche d’une grande sélectivité des projets financiers, la maximisation de l’attaque de l’action en augmentant le volume de financement ; et le rôle de facilitateur dans la co-construction avec le pays d’intervention de la stratégie climat.

L’objectif, a dit Lionel Cafferini, c’est d’atteindre 50% de financement en 2020, ce qui représenterait cinq milliards de financement à l’horizon 2020. Il s’agit aussi de rechercher plus largement des effets d’entraînement en mobilisant les secteurs privés autour des projets financiers, et la société civile sur les actions qui s’inscrivent dans le cadre de politique publique et non des projets isolés ou individuels.

Ouvrant les travaux, Roger Mpan, directeur général de l’environnement et point focal de la convention de baie a espéré que « Les experts feront des contributions qui permettront d’atteindre l’objectif visé par l’AFD, notamment répondre à la demande du pays en développement en matière de soutien à la mise en œuvre de leur CDN pour le volet adaptation et, permettre la montée en puissance des investissements d’adaptation au changement climatique des pays volontaires ».

CHAN 2018 : les affiches des quarts de finale

On connaît désormais les affiches des quarts de finale du CHAN 2018 qui se déroule actuellement au Maroc. Le pays hôte jouera samedi 27 janvier 2018, contre la Namibie à Casablanca tandis que la Zambie se donne rendez-vous avec le Soudan.

De son côté, le Nigéria se frottera à l’Angola alors que le Congo-Brazzaville défie la Libye, championne en 2014, dimanche.

Les affiches des quarts de finale :

Samedi 27 janvier

Maroc-Namibie (Q1 à 16h30 à Casablanca)
Zambie-Soudan (Q2 à 19h30 à Marrakech)

Dimanche 28 janvier

Nigeria-Angola (Q3 à 16h30 à Tanger)
Congo-Brazzaville-Libye (Q4 à 19h30 à Agadir)

Plus de dix milliards FCFA pour développer la pêche et l’aquaculture continentales

L’enveloppe révélée par le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Henri Djombo, le 24 janvier à Brazzaville, vise à améliorer les revenus des pêcheurs et des aquaculteurs, créer des emplois tout en assurant les moyens de subsistance en milieu rural.

Henri Djombo a fait son annonce à l’occasion du lancement du Projet de développement de la pêche et de l’aquaculture continentales (PDPAC). Ce projet, d’une durée de six ans, s’adresse essentiellement aux acteurs de la filière pêche et pisciculture dans les départements des Plateaux, de la Cuvette, la Cuvette Ouest, la Sangha et la Likouala. Il permettra d’améliorer les chaînes de valeur, d’assurer une augmentation de dix-huit mille tonnes de poissons par an, de renforcer les capacités des services publics et de mettre à la disposition des producteurs des engins et des crédits adaptés à leurs activités.

Le PDPAC est cofinancé par le gouvernement, le Fonds international de développement agricole et le fonds Koweitien pour le développement international. Il bénéficiera de l’appui technique de l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), dans le cadre des actions prioritaires du Plan national de développement agricole, couvrant la période 2018-2022.

« Ce projet découle de la vision du gouvernement de faire contribuer le secteur halieutique à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, ainsi qu’à la croissance et à la diversification économique », a indiqué Henri Djombo.

Pour que ce projet soit couronné de succès, le directeur pays chargé du portefeuille du Fonds international de développement agricole pour les deux Congo, Hanafi Abdelhaq, a invité le Congo à investir dans les infrastructures, les routes, l’eau potable, l’électricité, l’internet afin que les agriculteurs puissent se développer efficacement et que l’espace rural devienne plus attrayant pour les jeunes. L’autre clé de succès réside, selon lui, dans le développement des partenariats entre les producteurs et le secteur public et privé.

Représentant la FAO, Charles Bebay estime que ce projet est une réponse aux contraintes auxquelles est confronté le secteur de la pêche. Parmi celles-ci, on note l’obsolescence du matériel et des équipements de pêche, la faible capacité de conservation et de transformation du poisson, la faible maîtrise des techniques de production, le manque d’intrants piscicoles de qualité, l’insuffisance d’une offre technique adaptée aux besoins des acteurs de la filière, la difficulté d’accès au financement.

Le 24 janvier, première Journée mondiale de la culture africaine

C’est une première. Ce mercredi 24 janvier est célébrée la Journée mondiale de la culture africaine et afrodescendante (JMCA). Des événements culturels auront lieu dans plusieurs pays africains, mais aussi en France et en Norvège. Pour l’occasion, l’Etat du Mali accueille le Comité international pour la mobilisation en faveur de cet événement dont la date est un hommage à la Charte de la renaissance culturelle africaine, votée le 24 janvier 2006 par l’Union africaine. John Ayité Dossavi, fondateur du Réseau africain des promoteurs d’événements culturels (Rapec) et à l’origine de la Journée mondiale.

Comment est née l’idée d’une Journée mondiale de la culture africaine ?

 Cette Journée mondiale de la culture africaine et afrodescendante est une des recommandations fortes issues du premier congrès panafricain sur la place de la culture dans le développement de l’Afrique. L’esprit de cette démarche est que l’Afrique est un berceau de l’Humanité. Et cette journée symbolique dans l’année est là pour célébrer la culture africaine dans son entièreté, célébrer ses us et coutumes, ses valeurs et traditions. C’est une idée totalement innovatrice pour le continent. Pour nous, il est vraiment important de mettre en place une date pour être un jour dans l’année en communion avec tous les Africains et afro-descendants.

Sur le continent africain existent 54 pays. Peut-on parler de la culture africaine ?

C’est une question qui revient souvent. Chaque fois on essaie d’émietter l’Afrique à travers ses 54 États, mais on sait très bien que quand on parle de culture, on parle de la Culture avec un grand « C ». La Fête de la musique lancée en France par Jack Lang, à l’époque ministre de la Culture, il n’y avait jamais question de parler de musiques. On parle simplement de la musique. À ce titre, il me semble qu’il est important de singulariser la célébration de la Journée mondiale de la culture africaine, même s’il y a une pluralité et diversité dans cette culture.

Combien d’institutions culturelles dans combien de pays participent à cette première édition ?

C’est une démarche de la société civile et non pas une démarche d’un État. Nous allons commencer par la France, parce que je suis moi-même Franco-Togolais. Je vis en France et un peu partout sur le continent. En France, il y aura des événements culturels dans quatre villes : à Toulouse, à Paris, à Sevran et à Bagneux. Mais il y a aussi la Norvège avec Oslo. Et bien sûr l’Afrique, plusieurs pays : le Bénin, le Burkina Faso, le Togo, la Tunisie. Et les chefs traditionnels de l’Afrique centrale vont se retrouver autour de la célébration de la culture africaine au Cameroun, à Yaoundé. Avec des participants de la Guinée, du Congo-Brazzaville, du Congo-Kinshasa, du Tchad, de la République centrafricaine… On peut aussi citer les Antilles, avec la Martinique. Et il faut le souligner : c’est une initiative née dans la diaspora africaine en France.

Cette Journée mondiale sera un hommage à la Charte de la renaissance culturelle africaine, adoptée en 2006. Entre autres, cette charte fait allusion à la lutte contre « la domination culturelle » pendant l’esclavage et la colonisation. Cet aspect d’une « domination culturelle » est-il toujours d’actualité ?

Moi, je m’inclus dans une démarche de partage. Je ne suis pas dans une démarche de domination entre « dominés » et « dominants ». L’Afrique est le berceau de l’Humanité. Ce qu’on doit retenir, c’est que, à un moment donné, on rend hommage à ce berceau qui nous a donné notre existence. Je ne suis pas dans une démarche à prévaloir une culture par rapport à une autre. Nous voulons tout simplement que chaque fille et fils d’Afrique, chaque passionné de la culture africaine, puisse se retrouver en immersion.

Toujours dans la Charte de la renaissance culturelle africaine, on peut lire que « tout peuple a le droit inaliénable d’organiser sa vie culturelle ». Est-ce que cette Journée mondiale est aussi là pour soutenir et défendre le droit des artistes à s’exprimer librement dans tous les pays africains ?

Cette Journée mondiale poursuit plusieurs objectifs : premièrement, c’est la promotion de la culture africaine. Deuxièmement, il s’agit de permettre aux passionnés de la culture africaine de se retrouver en communion avec le continent. Troisièmement, permettre justement à cette jeunesse africaine qui est aujourd’hui en perdition, qui abandonne totalement ses valeurs culturelles, de prendre conscience. Le rôle de cette Journée mondiale est une prise de conscience.

L’ambassadeur du Congo en Ouganda prend fonction

Guy Nestor Itoua a présenté, le 18 janvier à Kampala, ses lettres de créance au président de la République d’Ouganda, Yoweri Museveni.

Guy Nestor Itoua a été nommé en qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Congo en République d’Ouganda, avec résidence à Kigali, au Rwanda. Le Congo et l’Ouganda entretiennent des relations diplomatiques depuis 1964. Celles-ci sont soutenues par un Accord général de coopération et assorties d’une Commission mixte.

Le nouveau diplomate a précisé qu’il existe également un Accord spécifique de coopération entre la Chambre nationale de commerce et d’industrie de l’Ouganda et les Chambres de commerce, d’industrie, d’agriculture et des métiers du Congo. « C’est un cadre juridique et diplomatique qui prédispose le Congo et l’Ouganda à la dynamisation de leur coopération, tout en diversifiant les secteurs d’activités, tant dans les domaines économique, commercial, culturel, qu’environnemental », a déclaré Guy Nestor Itoua, plaçant son mandat en Ouganda sous le signe de la diplomatie économique. Car, estime-t-il, « l’Ouganda est un pays de grande tradition agricole et il y a donc de l’expérience à partager entre Brazzaville et Kampala ».

En revanche, s’agissant des questions de paix et de sécurité, le diplomate congolais a confié que l’Ouganda accueille actuellement d’importantes vagues de réfugiés en provenance du Soudan du Sud, de la République démocratique du Congo (RDC) et de bien d’autres pays environnants, « ce qui préoccupe énormément le président Yoweri Museveni qui est, par ailleurs, médiateur dans la crise burundaise ».

Des préoccupations que partage pleinement le président Denis Sassou N’Guesso en sa qualité de président en exercice de la Conférence internationale sur la région des Grands lacs dont l’Angola, le Burundi, la République Centrafricaine, la République du Congo, la RDC, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan, le Soudan du Sud, la Tanzanie et la Zambie sont les Etats membres.

A titre de rappel, Guy Nestor Itoua, en résidence au Rwanda depuis sa prise de fonctions en juillet 2016, est également accrédité en Tanzanie et au Burundi. La cérémonie ougandaise a constitué la dernière étape d’accréditation. Avec les quatre pays de sa juridiction, il opère désormais dans la plénitude de ses fonctions d’ambassadeur.