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Plus de dix milliards FCFA pour développer la pêche et l’aquaculture continentales

L’enveloppe révélée par le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Henri Djombo, le 24 janvier à Brazzaville, vise à améliorer les revenus des pêcheurs et des aquaculteurs, créer des emplois tout en assurant les moyens de subsistance en milieu rural.

Henri Djombo a fait son annonce à l’occasion du lancement du Projet de développement de la pêche et de l’aquaculture continentales (PDPAC). Ce projet, d’une durée de six ans, s’adresse essentiellement aux acteurs de la filière pêche et pisciculture dans les départements des Plateaux, de la Cuvette, la Cuvette Ouest, la Sangha et la Likouala. Il permettra d’améliorer les chaînes de valeur, d’assurer une augmentation de dix-huit mille tonnes de poissons par an, de renforcer les capacités des services publics et de mettre à la disposition des producteurs des engins et des crédits adaptés à leurs activités.

Le PDPAC est cofinancé par le gouvernement, le Fonds international de développement agricole et le fonds Koweitien pour le développement international. Il bénéficiera de l’appui technique de l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), dans le cadre des actions prioritaires du Plan national de développement agricole, couvrant la période 2018-2022.

« Ce projet découle de la vision du gouvernement de faire contribuer le secteur halieutique à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, ainsi qu’à la croissance et à la diversification économique », a indiqué Henri Djombo.


Pour que ce projet soit couronné de succès, le directeur pays chargé du portefeuille du Fonds international de développement agricole pour les deux Congo, Hanafi Abdelhaq, a invité le Congo à investir dans les infrastructures, les routes, l’eau potable, l’électricité, l’internet afin que les agriculteurs puissent se développer efficacement et que l’espace rural devienne plus attrayant pour les jeunes. L’autre clé de succès réside, selon lui, dans le développement des partenariats entre les producteurs et le secteur public et privé.

Représentant la FAO, Charles Bebay estime que ce projet est une réponse aux contraintes auxquelles est confronté le secteur de la pêche. Parmi celles-ci, on note l’obsolescence du matériel et des équipements de pêche, la faible capacité de conservation et de transformation du poisson, la faible maîtrise des techniques de production, le manque d’intrants piscicoles de qualité, l’insuffisance d’une offre technique adaptée aux besoins des acteurs de la filière, la difficulté d’accès au financement.



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