Cancer : le taux de mortalité devrait doubler d’ici à 2030 (OMS)

Le taux de mortalité par cancer devrait d’ailleurs doubler d’ici à 2030, a prévenu dimanche 4 février Dr Matshidiso Moeti, directrice de l’OMS pour l’Afrique, lors de la journée mondiale contre le cancer. Elle indique le caner est la deuxième cause de mortalité dans le monde.

Les pays à revenu faible et intermédiaire tels que les États membres de la Région africaine enregistrent 75 % des décès par cancer qui surviennent dans le monde, une forte mortalité qui s’explique en partie par le diagnostic tardif des cancers, indique Matshidiso Moeti dans son message.

En effet, moins de 30 % des pays à faible revenu ont accès aux services de diagnostic et de traitement du cancer. En 2015, près de 35 % des pays à faible revenu ont indiqué disposer de services de pathologie dans le secteur public.

Reconnaissant que la menace croissante du cancer pose un problème de santé publique, les gouvernements du monde entier ont adopté la résolution de l’Assemblée mondiale de la Santé sur le cancer en 2017. Ils se sont engagés à respecter les 22 actions que les États membres doivent prendre pour réduire le nombre de décès par cancer chaque année et améliorer la vie des personnes atteintes par un cancer.

L’OMS lance un appel aux gouvernements pour qu’ils amorcent des changements stratégiques, conformément à leurs engagements en matière de lutte contre les maladies non transmissibles, et qu’ils réduisent de 25 % d’ici à 2025 la mortalité prématurée imputable à ces maladies.

Cette année marque aussi la fin de la campagne   « Nous pouvons, je peux ». Pendant trois ans, cette campagne a exhorté les individus, les sociétés et les États à prendre des mesures pour réduire l’impact du cancer.

Malgré les avancées obtenues lors de cette campagne, la bataille pour réduire l’impact du cancer n’est pas gagnée. On estime que 8,8 millions de personnes décèdent des suites d’un cancer chaque année dans le monde, soit près d’un décès sur six.

 Appel à un meilleur accès aux services de diagnostic, de prévention et de traitement

Des millions de personnes atteintes de cancer dans les pays en développement n’ont toujours pas accès à une prévention, un dépistage, un diagnostic et un traitement efficaces, a déclaré le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano.

« Vingt-huit pays africains n’ont pas une seule machine de radiothérapie », a déclaré M. Amano, lors d’un événement commémorant la journée mondiale contre le cancer.

« L’AIEA continuera de travailler dur pour changer cela et améliorer les installations dans d’autres régions du monde où le besoin est aussi grand », a-t-il ajouté.

Cette année, la célébration de la journée contre le cancer porte notamment sur l’utilisation de la technologie nucléaire pour la prévention, le diagnostic et le traitement du cancer.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), entre 30 et 50% des cancers peuvent actuellement être évités en évitant les facteurs de risque et en mettant en œuvre des stratégies de prévention vérifiées.

Certains de ces facteurs de risque comprennent la consommation de tabac, y compris les cigarettes et le tabac sans fumée; le surpoids ou l’obésité ; un régime alimentaire avec un faible apport en fruits et légumes ; un manque d’activité physique et la consommation d’alcool; une infection transmise sexuellement par le virus du papillome humain (VPH) ; une infection hépatique ou d’autres infections cancérogènes ; un rayonnement ionisant et ultraviolet ; la pollution de l’air urbain; et la fumée provenant de l’utilisation domestique de combustibles solides.

Claude Wilfrid Etoka nommé président du Groupement du patronat de la francophonie

L’homme d’affaires congolais est désigné pour un mandat de quatre ans. Sa mission à la tête de l’organisation patronale consistera à étudier et élaborer, avec le concours d’autres grands managers d’entreprises du monde francophone, de nouvelles stratégies managériales plus efficientes en vue de favoriser l’éclosion des entreprises privées de cet espace.

Patron d’un groupe de renommée internationale dénommé SARDP-Oil, membre du club des traders pétroliers africains, Claude Wilfrid Etoka a été nommé, le 20 janvier dernier, à Paris en France, par les membres du Groupement du patronat de la francophonie (GPF). Cette organisation patronale réunit plusieurs chefs d’entreprises privées issues des pays francophones.

Durant son mandant, qui court jusqu’en 2022, l’homme d’affaires congolais devra travailler avec objectif, avec pour mission fondamentale d’imaginer et de mettre en place un meilleur management de gestion des entreprises, capable de booster le développement du secteur privé de l’espace francophone.

Emu par la confiance que lui ont fait ses collègues patrons d’entreprises, Claude Wilfrid Etoka se dit confiant. Il promet, par ailleurs, de travailler sans relâche, pour garantir le positionnement des entreprises privées de l’espace francophone dans l’économie mondiale.

« C’est un honneur pour moi de représenter notre organisation. Je remercie toutes les personnes qui ont fait le choix de me porter à la tête du GPF. Nous allons travailler afin de permettre à nos entreprises de confirmer leurs positions dans l’économie mondiale. Nous allons également continuer à se développer au niveau local », confiait l’heureux promu, dans les colonnes du journal « L’Œil d’Afrique ».

Manager bien connu dans le secteur privé africain, l’affairiste congolais dédie cette distinction à la jeunesse africaine, mais estime qu’elle s’inspirera de son parcours pour bâtir avec succès sa carrière professionnelle.

Rappelons qu’en mai 2015, en Côte d’Ivoire, le nouveau président du GPF avait reçu le prix du meilleur bâtisseur de l’économie africaine. Pour son leadership dans le continent, il a aussi bénéficié, en décembre 2016, à Bangui, en République Centrafricaine, d’une autre distinction de commandeur dans l’ordre national. Au plan national, Claude Wilfrid Etoka est le président directeur général de Eco-Oil Energie, une société privée de droit congolais, qui œuvre depuis quelques années dans l’agro-industrie.

Pool : la mission d’appui technique de l’ONU déconseille le rachat des armes

Arrivés en terre congolaise depuis plus d’une semaine, les quatre experts des Nations unies ont présenté, le 1er février à Brazzaville, le rapport de leur mission à Kinkala, sur le programme de démobilisation, désarmement et réintégration (DDR) envisagé pour une sortie de crise dans le département.

Les quatre fonctionnaires onusiens, notamment Thomas Kontogeorgos, Ntagahoraho Burihabwa, Glaucia Marie Yoshiura Boyer et Cheikh Tidiane Mbodji ont présenté, à huis clos, leur rapport aux autorités congolaises. Selon le conseiller administratif et juridique du haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, Mathias Bakou, les experts des Nations unies se sont félicité des engagements des deux parties (gouvernement et pasteur Ntoumi) visant à mettre un terme à la crise du Pool. « Ils nous ont présenté le rapport pour que dans les jours à venir, notamment dans un proche avenir, le programme DDR puisse démarrer effectivement. Leur contribution ne consistera pas à l’achat des armes mais pour financer les projets que les ex-combattants mettront en place », a-t-il expliqué à la presse, précisant que la date du démarrage du programme n’était pas encore connue.

Chargé de la démobilisation et désarmement au haut-commissariat, le colonel Pierre Mboungou-Mboungou, a, quant à lui, indiqué que la mission d’appui technique en vue de l’élaboration d’un programme DDR en République du Congo leur a fait des suggestions. « Ils nous ont dit ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire, parce que par le passé nous avons déjà eu un DDR, il y a eu des bas et des hauts. Ils vont nous proposer des méthodes nouvelles, mais il était souhaitable pour nous qu’on échange une arme contre une activité génératrice de revenus pour les ex-combattants. Il ne faut pas que nous achetions les armes détenues par des ex-combattants, parce que le phénomène pourra s’étendre jusqu’en RDC », a-t-il souligné.

Les deux parties ont également évoqué, a ajouté le colonel Mboungou-Mboungou, la situation des femmes qui accompagnaient leurs maris ou bien celles qui étaient aussi des Ninjas, notamment la question de leur réinsertion dans le cadre de la relance des activités agropastorales. À ce propos, il faut connaître leur nombre et le lieu où elles se trouvent, a-t-il dit.

Combien des ex-combattants à réinsérer ?

Actuellement, il est difficile de connaître le nombre des ex-combattants à réinsérer, reconnaissent les autorités qui disposent d’une base. « Ce qui est sûr, lors du premier DDR, la communauté internationale estimait à 5 000 les jeunes à réinsérer auprès du pasteur Ntoumi. Nous nous fondons en ce moment sur ce nombre. Il faut donc une mission de terrain pour savoir le nombre exact des ex-combattants à réinsérer. Sont-ils réellement 5 000, moins ou plus ? », s’est interrogé le chargé de la démobilisation et désarmement au haut-commissariat.

Plaidoyer  pour la mise en place d’un fonds fiduciaire

Prenant acte du rapport présenté, le haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, Euloge Landry Kolelas, a assuré la mission d’évaluation de la situation et de l’élaboration du programme DDR Congo, que tout cela sera mis en œuvre pour régler la question des conflits armés récurrents dans le Pool. D’après lui, la réussite de ce programme DDR nécessite la synergie avec les départements ministériels techniques tels que : la santé, l’éducation, les affaires sociales, le plan et la promotion de la femme. Chacun de ces ministères doit, a-t-il insisté, mener des activités le concernant dans les districts affectés. « Le haut-commissariat opte pour un fonds fiduciaire sur l’égide des Nations unies. Nous sommes-là pour aller jusqu’au bout, notre engagement est total et sans faille, le gouvernement est debout pour vite régler cette situation du Pool », a conclu Euloge Landry Kolelas.

Rappelons que le fonds fiduciaire est un mécanisme utilisé dans le domaine de la coopération pour mettre en commun des ressources qui proviennent de différents bailleurs de fonds, afin d’apporter une réponse rapide et commune aux différentes dimensions d’une situation d’urgence. La cérémonie de présentation de ce rapport s’est déroulée en présence des ministres en charge des questions des femmes, Inès Bertille Nefer Ingani, et du plan et de la statistique, Ingrid Olga Ebouka Babakas.

Le Pr Antoine Marie Aïssi est mort

L’historien chercheur et poète congolais est décédé dans la nuit du 27 janvier, à Brazzaville.

Jusqu’à sa mort, le Pr Antoine Marie Aïssi fut deuxième vice-président du Comité d’histoire de la ville de Brazzaville. Né le 5 juillet 1944 au village Poto-Poto, Brazzaville, région du moyen-Congo en Afrique équatoriale française, cet homme a beaucoup œuvré dans la recherche scientifique et universitaire.

Parmi ses travaux, l’on peut retenir sa thèse de doctorat de 3e cycle sur : « La justice indigène et la vie congolaise ». Une thèse qui n’a pas été contredite jusqu’à sa mort par les hauts cadres et chercheurs.

Il y a aussi plusieurs textes de poésie négro-africaine comme « Du côté du Katanga », « Dipanda », « Au rendez-vous de la vie », « Epines de Roses », etc. Le Pr Antoine Marie Aïssi est auteur d’une vingtaine d’articles universitaires et de plusieurs ouvrages. En 2002, il a été élevé au rang de chevalier dans l’ordre du mérite congolais et, en 2010, officier dans l’ordre du mérite congolais.

Sur le plan de l’encadrement des travaux de recherche à l’Université Marien-Ngouabi et l’instruction des dossiers de candidature au Cames, il a aidé plus d’une vingtaine d’étudiants à parfaire leur mémoire de DES et de maîtrise.

Le Pr Camille Bongo reconnaît qu’Antoine Marie Aïssi a beaucoup écrit. « Il a laissé plusieurs manuscrits. Avec la famille on verra bien la possibilité de les relire et les compléter pour faire une présentation de cet ouvrage. Il avait une passion pour les arts et pour la recherche », a-t-il laissé entendre. Le Pr Camille Bongo a encore affirmé que le disparu avait l’estime pour le quartier Poto-Poto. Cette appréciation le poussa à réaliser le film « Kaka yo ».

Africa Digital Academy se tourne vers les artistes et opérateurs culturels

Après les entrepreneuses en novembre et décembre derniers, le tour revient aux artistes et opérateurs culturels de bénéficier du nouveau concept d’appropriation des outils du numérique par de courtes formations ciblées.

La deuxième édition de l’Africa Digital Academy a ouvert ses classes le 30 janvier, à Pointe-Noire, avec une quinzaine d’artistes et opérateurs culturels et ce jusqu’au 3 février. Elle vise à aider le milieu artistique et culturel à tirer un meilleur profit de l’essor du numérique. De façon précise, les bénéficiaires devront, en quatre jours, créer un site internet sur WordPress et apprendre à gérer leur e-réputation et consolider leur identité virtuelle.

Parce qu’il devient indispensable pour les artistes de revisiter leur modèle économique à l’heure où des nouvelles habitudes du web défient peu à peu des logiques démodées, l’Africa Digital Academy a trouvé dans cette formation gratuite une réponse sur mesure.

Formatrice, mentor, digital activist et initiatrice du concept à travers les structures Congo Web Agency et l’Association Amid Congo qu’elle dirige, Kriss Brochec estime que ce projet « ambitionne d’enrichir la qualité du contenu local disponible sur internet ». Elle espère aussi que cet atelier de formation intensif permettra aux artistes de tirer davantage de gains d’opportunités offerts par le digital.

Parmi les artistes et opérateurs culturels ayant répondu présents à l’offre, figurent Adriana Talansi pour la mode, Sosey, Caprice Deconn et Lionel Kombo 2 Bayonne pour la musique. Pour l’écriture et le théâtre, l’écrivain Alphonse Nkala et la comédienne Germaine Ololo tirent profit de la formation, tandis que l’artiste Trigo représente les peintres et sculpteurs. Le réalisateur Albe Diaho a lui aussi saisi l’occasion de comprendre les détours du web à travers cette formation.

Comme de coutume à l’Africa Digital Academy, la cérémonie de certification des apprenants sera close par un spectacle haut en couleur que livreront les artistes eux-mêmes. Ce sera l’occasion de découverte des travaux réalisés par ces derniers dans leur création numérique. Kriss Brochec souligne que les artistes sortiront de cet atelier avec un site internet mais également des noms de domaine en .org ou en .com et un autre en .cg.

Malgré la morosité de la conjoncture économique actuelle, Congo Web Agency et l’Association Amid Congo ont réussi à tenir le pari de ce rendez-vous. Cette édition est soutenue par l’Association congolaise de nommage internet en coopération, gestionnaire de noms de domaine en point Cg et des directions départementales de la Culture et des arts, du Livre et de la lecture publique. « Preuve que les autorités de Pointe-Noire ont compris l’importance de la transformation digitale en cours », se réjouit Kriss Brochec.

Cette deuxième édition vient après celle dédiée aux femmes qui a consacré la création d’une vingtaine de sites internet. Plusieurs de ces projets ont entamé un nouveau virage avec le web, où se déroulent désormais les transactions les plus intéressantes. La styliste Jessica Evoundou ou encore les sœurs Fongui de la collection Otouh vendent déjà à travers leurs sites internet (www.okasamabamboo.cg et www.otouhcollection.cg) créés lors de la première édition.

Après ce programme consacré aux artistes et opérateurs culturels, Africa Digital Academy compte former cent femmes au numérique à l’occasion du mois de la femme en mars 2018, à Brazzaville. Kriss Brochec recherche évidemment des partenaires pour pouvoir réaliser ce challenge.

Nzongo Soul inhumé au cimetière Mâ Campagne

Une cérémonie de recueillement a été organisée en l’honneur de cet artiste au Cercle culturel Sony-Labou-Tansi, le 1er février. Au cours de celle-ci, le ministre de la Culture et des arts, Dieudonné Moyongo, a déposé une gerbe de fleurs sur le cercueil de l’illustre disparu.

Né le 3 mai 1955 à Brazzaville, Faustin Nzongo dit Nzongo Soul, a rendu l’âme le 10 janvier 2018 en France, à l’âge de 63 ans. Sa dépouille est arrivée dans son pays natal, le 31 janvier, par le vol d’Air France. Après un passage au domicile familial, la dépouille a été exposée toute la nuit du 31 janvier au 1erfévrier au Cercle culturel Sony-Labou- Tansi, où une cérémonie de recueillement a eu lieu en présence du monde culturel et artistique.

Dans son oraison funèbre, Médard Milandou, chroniqueur culturel, a retracé le parcours professionnel de l’illustre artiste. Licencié en langue, option anglais à l’université Marien-Ngouabi de Brazzaville, ce jeune du Plateau-des-15 ans a été saisi très tôt par le monde des mélodies, dans sa tendre enfance. Il assure le lead vocal dans les mouvements des jeunes pionniers, puis dans les chorales. Comme pour suivre la voie empruntée par d’autres parents : Théo Blaise Nkounkou et Mamy Claudia.

A 14 ans, il forme un groupe les « Intimes ». En 1974, il fonde l’orchestre « Djilamouley » avec lequel il plonge dans la vague des orchestres amateurs et groupes vocaux qui agitent Brazzaville et le Congo, parmi lesquels Les Bilengue Sakana, Les Techniciens, plus tard Chantabouita, Les Grands Chaminadiens, Suze Yema, Les Nkowa, Les Anges, Le Tout choc Zimbabwe. La liste n’est pas exhaustive.

En 1977, Nzongo Soul crée les « Walla players ». C’est la grande révélation musicale de l’année au sein de laquelle on retrouve des faiseurs de rythme tels que : Bakouma Pinto, Jean Claude Mwondo, John Organ, Pat Joël, Jean Jody Malonda, Michel Tchakaka qu’accompagnent trois choristes et danseuses. Le premier disque sort en 1979, titré « Africa Walla » dans lequel il chante, Walla c’est ma musique, suivi en 1981 de « Nvanéno nlélé » et de « Walla purification » en 1983.

En 1984, Nzongo Soul wa Semo est couronné par le prix « Découvertes RFI » qu’il reçoit à Bamako, au Mali. En 1985, alors qu’il se prépare à s’inscrire à la Sorbonne à Paris, il rencontre à Brazzaville, à l’occasion de l’édition suivante du prix « Découvertes RFI », le rocker français Bernard Lavilliers qui s’enthousiasme par son style original aux couleurs rock.

« Nzongo Soul fut une véritable bête de scène »

Attaché à son pays, il n’hésite pas à intégrer le concept « Brazza j’y crois » pour soutenir les sinistrés du drame du 4 mars 2012. Et quand le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, reçoit le collectif des artistes, il se souvient de Nzongo Soul en lui disant que « Walla ma musique », comme c’était hier. Mais, la lumière de l’art ne s’éteint jamais. Dans Nzongo, il y a Ngo, qui signifie la panthère, symbole de puissance, de force. C’est un artiste de grand talent dévoué à son art. Il se remet en cause. Se débarrasse de toute aigreur. Il s’accroche. A la recherche d’une autre sagesse… Ces derniers temps, affirme Bertrand Lavaine, de Rfi musique, il peaufinait ses nouvelles chansons pour parachever sa mission, celle de mettre en valeur la beauté et la puissance cachée de la langue kongo.

C’était un prince Kongo dont le seul nom peut aider à reconstituer l’histoire du Ko ngo, Kue ngo, le pays des panthères. Ainsi que le développe Armand Zanzala dans le recueil « Cinquante cheveux sur une tête nue », publié en 2012 au Québec (Canada) par la fondation littéraire Fleur de lys. Et que tous les Congolais qui portent les noms de Bo ngo, Mon go,  Nzo ngo, Ko ngo, Oko ngo, Ken ngo, etc, sont des princes et des piliers de nos traditions. Parce qu’ils sont des descendants du Ko ngo, du Kue ngo, pays des panthères.

Prenant la parole à son tour, la directrice générale des Arts et des lettres, Emma Mireille Opa-Elion, a déclaré : « Pour la circonstance, le devoir d’Etat me commande certes de prononcer ces mots qualifiés d’oraison funèbre mais, je suis plus portée à célébrer ici devant vous, une vie pleine de joie, d’honneur et de bonheur, une vie de haute signification artistique et revisiter sommairement l’itinéraire singulier de ce musicien atypique, au talent protéiforme que fut Nzongo Soul. »

Enfin, elle a reconnu les qualités émérites de l’artiste. Auteur compositeur et interprète ayant côtoyé les grands noms de la scène musicale africaine et européenne, Nzongo Soul fut une véritable bête de scène et un virtuose qui avait atteint les sommets de son art, jusqu’à ce que le pire arrive ce 10 janvier 2018. Optimiste et courageux, philosophe et altruiste, il a su transmettre, sans condition, son savoir aux plus jeunes qui voulaient accéder au saint graal de la manifestation de la muse.

Patou Kabangu et Mouko Barel signent au Dcmp

Le Daring Club Motema Pembe de Kinshasa va dorénavant s’offrir les services de l’attaquant congolais Patou Kabangu Mulota et du portier des Diables Rouges de la République du Congo, Barel Morial Mouko, qui vient récemment de prester au 5ème Championnat d’Afrique des Nations (CHAN), au Maroc 2018.

Les deux vétérans intègrent la famille vert et blanc de Kinshasa pour apporter leur expérience et encadrer les jeunes joueurs au sein du club. Le joueur de 32 ans, Patou Kabangu, qui a fait la pluie et le beau temps avec les Corbeaux du Tout-Puissant Mazembe (2009-2012), vient tant soit peu donner du tonus au Dcmp. L’équipe est sur deux fronts cette saison en Ligue nationale de football (Linafoot) comme à l’accoutumée et surtout en Coupe de la Confédération de la CAF.

Après sa prestation au sein du TP Mazembe, l’ancien joueur de Kin City est allé en prêt au Royal Sporting Club Anderlecht en Belgique. Puis, il s’est engagé aux côtés de son compatriote Alain Kaluyitukadioko à Al Ahli SC Doha (2013-2016).

Le portier international congolais de 38 ans va également apporter son expertise aux Immaculés. L’ancien gardien de l’AC Léopards de Dolisie depuis 2015 a participé, il ya quelques jours à la 5ème édition du CHAN Maroc 2018. Les Diables rouges ont quitté la campagne africaine arme à la main, en s’inclinant aux tirs au but 4 contre 5 face aux Chevaliers de la Méditerranée de la Libye. Le score au temps réglementaire était de 1-1.

La rencontre s’inscrivait pour les quarts de finale de la compétition évoquée supra. Elle a eu lieu le dimanche 28 janvier dans la ville de Tanger. Pour participer au CHAN, les Diables Rouges ont éliminé le tenant du titre, les Léopards de la RDC (0-0 à Brazzaville au match aller et à Kinshasa au match retour (1-1).

Mouko Barel a également presté à Dijon en Ligue 2 française et a toutefois été l’ombre de lui-même au sein de la formation de Lille où il a eu du mal à s’imposer face au goalkeeper français Michaël Landreau.

La concurrence sera inéluctablement de taille avec le talentueux et rassurant gardien, Nathan Mabruki qui s’impose en cette phase classique de la 23ème édition de la Linafoot.

Le club cher au président Hassan Abdallah signe son retour en compétition africaine interclubs cette saison après exactement 5 ans de disette. La dernière participation remonte en 2013, une année avant la dissidence qui a vu naître le FC Renaissance du Congo.

Ordre de Malte France : Yann Baggio satisfait des actions menées au Congo

En séjour à Brazzaville, Yann Baggio exprime sa satisfaction aux activités de sa structure développées en République du Congo, notamment dans la ville capitale et le département de la Likouala.

Que peut-on retenir de l’Ordre de Malte France ?

L’Ordre de Malte France est la section française de l’activité internationale de l’Ordre de Malte au niveau mondial qu’est l’Ordre souverain de Malte. C’est une association française qui rassemble des salariés, des bénévoles et des chevaliers de Malte pour agir au profit des personnes les plus pauvres dans le domaine de la santé. Son action est à la fois en France et dans les pays francophones.

Quelles sont les activités que vous avez menées en dehors de la France ?

L’action de l’Ordre de Malte France se découpe en deux parties : la première en France dans le domaine médical à travers des soins dans les maisons médico-sociales, donc en faveur des personnes âgées dépendantes ou atteintes des maladies comme celle d’Alzheimer, des personnes qui sont handicapées, voire celles ayant des maladies particulières comme l’autisme qui affecte beaucoup de personnes. On s’occupe aussi des personnes qui sont dans la rue, sans ressources.

A l’étranger, l’Ordre de Malte poursuit son action dans le domaine hospitalier. Dans les pays francophones, notre action est essentiellement portée en Afrique noire, dans une vingtaine de pays, en Asie aussi dans les anciens pays francophones où nous agissons contre la lèpre. Les soins sont apportés à la rééducation et à la chirurgie nécessaires pour permettre aux lépreux de retrouver une vie sociale, d’être autonomes dans leur vie et de pouvoir réaliser ce qu’ils avaient perdu du fait de leur maladie.

Nous développons des activités dans le domaine des soins médicaux avec des hôpitaux, des dispensaires, des maternités que nous gérons nous-mêmes au travers d’un accord avec le ministère de la santé du pays dans lequel nous sommes installés. C’est en fait, une coopération entre l’Ordre de Malte et le ministère de la santé. Ce n’est jamais une action isolée de l’Ordre de Malte. Nous travaillons au service de la population en soutien à l’action que mène l’Etat dans son propre pays.

Que peut-on savoir des interventions de l’Ordre de Malte au Congo ?

Nous menons deux programmes dans le pays dont l’un, plus ancien, à Brazzaville, dans un dispensaire à l’église Saint-Kisito (Makélékélé). Près d’une quinzaine de salariés permanents travaillent dans ce dispensaire qui permet d’offrir des soins à la population pauvre. Nous destinons ces soins plus particulièrement aux femmes et aux enfants considérés comme les personnes les plus fragiles. Ce dispensaire possède un médecin permanent, un cabinet de consultation gynécologique et pour des femmes enceintes avec du matériel échographique moderne.

Il apporte aussi des soins courants destinés à tous les patients. C’est un dispensaire qui fonctionne depuis plusieurs années et a déjà permis de réaliser dix-huit mille actes médicaux qui sont soit des consultations médicales avec un médecin, soit des soins donnés par des infirmiers, soit des dispensations des médicaments. Toutes ces activités connaissent un développement et on sent que la population apprécie non seulement les soins  mais aussi ce dispensaire. C’est un succès dont nous sommes très fiers.  

L’autre programme, nous l’avons démarré l’année dernière dans le département de la Likouala. C’est un programme visant à aider la population autochtone qui n’a pas accès aux soins. Notre objectif, c’est de développer pendant trois ans des centres de soins pour cette population, afin de lui permettre d’avoir un minimum de soins. Il faut savoir que ces peuples autochtones ont un taux de mortalité infantile deux fois supérieur à celui du reste de la population. Par ailleurs, on essaie aussi de les accompagner vers leur autonomisation à travers l’exploitation du miel de façon plus rationnelle et la récolte du poivre sauvage. En cultivant ce poivre, par exemple, ces derniers obtiendront des meilleurs résultats et pourront mieux le commercialiser et avoir plus de ressources pour leur autonomisation. Ce programme a été engagé avec les ressources de l’Ordre de Malte et de l’Agence française de développement.

Quelles sont les raisons de votre visite à Brazzaville ?

Je suis venu à la demande de madame le ministre de la Santé qui voulait renouveler les accords que nous avions avec ce ministère ; de telle sorte que ceux-ci prennent plus d’importance et que la façon de travailler en commun soit écrite de manière plus ferme. Nous sommes contents de ces accords qui vont permettre de développer notre action et de l’inscrire dans la pérennité. Je suis aussi venu pour montrer que nous nous sommes installés pour travailler dans la perspective de développement. Dans les pays d’Afrique où nous opérons, nous sommes dans une perspective de coopération sanitaire de très long terme. J’ai été récemment à Dakar, au Sénégal, pour commémorer l’installation d’un hôpital qui y existe depuis cinquante ans. Nous sommes au Bénin aussi depuis 1968 et c’est le cas de la plupart de nos hôpitaux. Nous travaillons au profit du pays, en accord avec le gouvernement et dans un souci de continuité. C’est ce message que je voulais réaffirmer en venant ici au Congo.           

Vous venez de visiter le Musée Galerie du Bassin du Congo. Qu’est-ce que ce lieu vous inspire ?

Je suis étonné de la qualité des pièces qui sont présentées. Je trouve que vous avez associé d’ethnographies tout à fait remarquables, des pièces historiques qui traduisent les différentes régions, une très grande variété. Il n’y a pas que seulement le Congo et la République démocratique du Congo, mais aussi d’autres pays. Je trouve que votre musée est riche et les pièces présentées sont de grande qualité.

L’autre chose que j’ai remarquée, j’admire les politiques d’ouverture à l’art moderne. Parce que l’art ancien, c’est bien de savoir le conserver, on a besoin de nos racines dans ce domaine. Je trouve bien qu’on puisse aussi mettre en valeur la création, l’inventivité de ces artistes. J’aime bien ce que vous avez fait. Je souhaite beaucoup de succès à tous ces artistes et à votre musée. Qu’il soit plus connu et puisse avoir un maximum de gens qui le visitent ; des gens qui habitent le Congo pour qu’ils retrouvent aussi leurs racines. La France a toujours été intéressée par cela. On a le musée du Quai Branly à Paris, je pense un des plus beaux dans le monde sur les arts, les arts anciens de ce pays. J’espère que le gouvernement du Congo utilisera vos compétences et vos pièces pour les mettre aussi en valeur au niveau national.         

Alain Mabanckou, écrivain franco-(a)phone

L’écrivain a refusé la mission sur la francophonie proposée par le président Macron.

Il y a deux ans, l’écrivain Alain Mabanckou prenait la plume pour dénoncer le silence des autorités françaises sur les manipulations électorales au Congo-Brazzaville. Les opposants congolais reprochaient alors à François Hollande d’avoir laissé Denis Sassou N’Guesso modifier sa constitution pour s’imposer un énième mandat.

En mars 2016, les élections congolaises se déroulent dans un black-out général et donnent lieu à des violences et les arrestations, dont celle du général Jean-Marie Michel Mokoko. Mabanckou qui alors anime des conférences très remarquées au Collège de France cherche à tout prix à être reçu par le président Hollande pour lui dire le fond de sa pensée. Il y parvient, mais la rencontre ne donne lieu à aucun commentaire de l’intéressé. Curieux.

L’automne dernier, nous vient l’idée de proposer à Alain Mabanckou un face-à-face avec le journaliste congolais Guy-Milex Mbonzi. L’idée consiste à confronter un journaliste de terrain avec un écrivain à succès, expatrié sous le soleil californien, mais préoccupé par la situation politique de son pays. Il accepte mais, voyant les questions disparaît de la circulation. 

Le journaliste Guy-Milex Mbonzi interrogeait l’écrivain sur les démarches effectuées auprès d’ONG des droits de l’homme ou d’institutions internationales « pour que cessent définitivement les violences dans le département du Pool ». Il le questionnait sur les actions entreprises pour « l’orientation des jeunes talents qui veulent se lancer dans le même domaine que vous au Congo-Brazzaville et en Afrique ». Il rappelait aussi à Mabanckou son rôle de co-organisateur du festival « étonnants voyageurs » avec le gouvernement congolais. « Etait-ce une façon pour vous d’accorder du crédit au régime en place ? », demande Guy-Milex Mbonzi espérant sans doute un Mea Culpa.

Alain Mabanckou n’a répondu à aucune des questions. Nous ne saurons donc pas ce qu’il a entrepris –ou pas- pour aider le peuple congolais, dont il se présente comme le défenseur. On sait en revanche  ce que l’écrivain compte faire pour la francophonie: rien. Dans une lettre ouverte au président Macron publiée le 15 janvier, Alain Mabanckou officialise son refus de participer à la mission proposée par le président français sur la francophonie. Dans ce qui ressemble plutôt à un joli coup de pub, l’écrivain déclare que « la Francophonie est malheureusement encore perçue comme la continuation de la politique étrangère de la France dans ses anciennes colonies ». Voilà une bien mauvaise nouvelle pour l’auteur de « Verre cassée », auréolé en 2005 du Prix des Cinq continents… de la Francophonie. Il faut dire qu’à l’époque, Alain Mabanckou entretenait de bonnes relations avec Brazzaville. L’Organisation pour la Francophonie n’en avait pas encore.

En 2013, sous l’impulsion du précédent Secrétaire général Abdou Diouf que l’Organisation pour la Francophonie mandate une équipe d’experts pour initier une série de consultations au Congo-Brazzaville. L’objectif consiste à évaluer la situation politique avec l’optique In Fine d’accompagner les élections. Parmi les recommandations formulées alors par l’OIF, figurent la réforme de la commission électorale jugée trop « partiale » par les opposants, la constitution d’un nouveau fichier électoral et l’amélioration de la couverture médiatique des élections qui au Congo-Brazzaville. Un comité de suivi est mis en place pour accompagner les petites réformes que le pouvoir se résout à entreprendre (l’abaissement de l’âge des candidats et la féminisation de la vie politique). Pas grand-chose, mais ni les Nations-Unies et encore moins l’Union africaine ne parviennent à obtenir des concessions du maitre de Brazzaville.  « Notre état d’esprit est d’encourager ce qu’on peut encourager », confie un membre de l’Organisation. Un travail d’accompagnement de réformes est mis sur pied, mais le processus électoral ne donne lieu à aucun suivi. L’élection de mars 2016 ne fait l’objet d’aucune validation par la Francophonie. «Nous menons  une diplomatie discrète qui apporte ses petits résultats », reconnait notre source à l’OIF, qui cite les efforts pour le cessez-le-feu signé récemment entre le pasteur Ntumi et le régime de Sassou-Nguesso.

L’institution mènerait-elle en parallèle, comme le sous-entend Mabanckou, un agenda caché pour servir les intérêts de la France au Congo, ou ailleurs en Afrique ? L’écrivain n’apporte aucun élément de preuve. Pourtant, en matière de politique  étrangère de la France en Afrique, Mabanckou sait de quoi il parle. L’écrivain a eu le droit à un tête-à-tête avec le président Hollande à l’Elysée sur le sujet. Il n’en est malheureusement rien ressorti. Si prompt à rejoindre le chœur des pourfendeurs de la « françafrique », l’écrivain aurait-il lui aussi ses petits secrets? En attendant le prochain coup de pub, le journaliste Guy-Milex Mbonzi attend toujours les réponses à ses questions.

Averda Congo: le calme s’installe après la colère

Dans la matinée du 31 janvier, les agents de la société d’assainissement des voiries urbaines ont manifesté leur indignation sur l’instabilité des salaires qui, selon eux, varient d’un mois à l’autre. Après les pourparlers engagés avec la hiérarchie, le calme est revenu. Les véhicules de collecte des déchets ont repris service à travers la ville capitale, en début d’après-midi. Il ne s’agissait pas d’arriérés de salaires.

Massés à l’entrée du siège de la base-vie de l’entreprise et aux alentours, les manoeuvres d’Averda, en colère, ont pris position pour défier la hiérarchie sans s’attaquer aux biens publics encore moins aux biens d’autrui. « Nous devons trouver un compromis avec la direction sur nos salaires qui ne sont pas stables », s’écriaient-ils. Selon les dires de quelques employés, ayant requis l’anonymat, leurs salaires sont variables. Ceux qui gagnent 150 000 F CFA ou 100 000 F CFA se retrouvent parfois avec la moitié de ce qu’ils perçoivent d’habitude. « Notre situation sociale se dégrade. Nous ne pouvons plus joindre les deux bouts du mois, payer les études de nos enfants encore moins épargner un seul franc par rapport à ce que nous gagnons aujourd’hui »,a expliqué un des employés indignés. Par ailleurs, depuis trois mois, ils sont payés sans bulletin. Ce qui renforce leurs inquiétudes.

Pour éviter les troubles à l’ordre public, la police a pris possession des lieux ( avenue pointe-hollandaise), à hauteur du parc automobile national. Les policiers ont tenté de calmer le jeu en faisant office de facilitateurs entre les manifestants et les responsables d’Averda disposés à écouter les réclamations de ceux-ci. Sous l’œil vigilant de la police, les pourparlers ont alors débuté entre la direction et une dizaine d’employés représentant les manifestants.

L’autre son de cloche

Ce ne sont pas tous les employés d’Averda qui sont concernés par cette situation. Pendant que les uns manifestaient, les autres s’attelaient à leurs tâches professionnelles quotidiennes. Un chef d’équipe que nous avons approché pense, d’ailleurs, que certains manœuvres manifestent dans l’ignorance. Ils sont intoxiqués, selon lui, par l’instabilité des salaires qu’ils évoquent. « Nous avons vingt-six jours de travail par mois, 7 h de travail par jour. Ceux du service de collecte font des heures supplémentaires. Le salaire est donc calculé au prorata. Si un employé s’absente pendant une semaine, il est bien évident qu’à la fin du mois, en fonction de ses absences, son dû est réduit. », a-t-il expliqué.  Pour ce chef de service, certains manœuvres qui ont connu cette situation se sont rapprochés de l’administration pour des réclamations. Ils ont eu gain de cause. La manifestation de la matinée, pour lui, n’avait pas sa raison d’être.

En début d’après-midi, les véhicules qui assurent la collecte ont commencé à arpenter les rues et avenues de Brazzaville, notamment au centre-ville. Signe qu’un compromis a été trouvé et les choses devraient rentrer dans l’ordre ce jeudi 1er février.