Handicapées : 135 enfants pieds bots seront pris en charge en 2018

Un symposium de détection et de prise en charge précoce des pieds bots a été organisé, le 6 février à Brazzaville, par l’Association pour le développement de la réadaptation et le bien-être (ADRBE), en partenariat avec l’ONG américaine « Miraclefeet ».

Destinée aux sages-femmes et agents sociaux, la formation est un prélude au lancement du programme : Ensemble pour un Congo sans handicap dû aux pieds bots, initié par l’ADRBE avec l’appui de l’ONG Miraclefeet. Visant à éradiquer le pied bot en prenant en charge les enfants nés avec ce handicap, et à démystifier le phénomène en République du Congo, ce programme de trois ans démarre cette année à Brazzaville, Pointe-Noire et Dolisie. Au total, cent trente-cinq enfants de 0 à 2 ans seront traités à travers la méthode non chirurgicale de Ponseti. L’année prochaine, le projet va s’étendre dans la Sangha et la Cuvette. La troisième, dans la Bouenza. Selon le coordonnateur du programme, Thomas Robert Mbemba, dans cette phase initiale, ce sont les localités qui disposent de centres de rééducation fonctionnelle qui ont été retenues.

Rappelant les différentes étapes ayant conduit à la concrétisation de ce partenariat avec l’ONG Miraclefeet, il a indiqué que cette organisation avait été créée en 2010 par les parents dont les enfants sont nés avec les pieds bots. En effet, après un état de lieux mené sur le terrain, la formation des personnels s’était avérée nécessaire. Après les kinésithérapeutes spécialisés dans la méthode Ponseti et les médecins, le tour était revenu aux sages-femmes qui sont témoins lorsque les enfants naissent.

Cent mille enfants naissent pieds bots dans le monde

Présentant des communications sur la technique Ponseti, l’anatomie et l’évaluation du pied bot, le Dr Fleur Moukouengo Kaya a rappelé que cette formation visait à faire connaître aux participants le pied bot afin qu’ils puissent orienter les patients vers les spécialistes. Selon elle, cent mille enfants naissent pieds bots dans le monde et 80% sont issus des pays en voie de développement. « Plus l’enfant grandit, plus la malformation devient difficile à prendre en charge. Moins de 2% de ces enfants sont scolarisés, parce qu’ils sont rejetés », a-t-elle dit, précisant que la méthode Ponseti avait un avantage conservateur et était moins coûteuse par rapport à la méthode chirurgicale.

Présidant la cérémonie, le directeur général des affaires sociales, Christian Mabiala, a reconnu que les enfants nés avec des pieds bots sont considérés comme des monstres, maltraités et tués dans certains départements du Congo alors que ce handicap peut être traité et guéri. D’après lui, les familles démunies ne peuvent pas faire face au coût élevé du traitement. « D’où beaucoup d’abandons de traitement et des enfants restent handicapés toute leur vie. Pour mettre fin à cette situation dans notre pays, le gouvernement de la République, avec l’appui de ses partenaires, notamment l’ADRBE et Miraclefeet, a mis sur pied un programme : Ensemble pour un Congo sans handicap dû aux pieds bots », a-t-il souligné

Commentant la méthode Ponseti, il a déclaré que cette technique, reconnue par l’Organisation mondiale de la santé, comme traitement efficace de correction des pieds bots, permet aux enfants de mener une vie pleinement productive, active et saine. S’agissant du programme, il a dit que le projet était en conformité avec les Objectifs pour le développement durable et la vision du gouvernement visant à donner des soins de qualité à chaque citoyen. « La réussite de ce programme dépend aussi des acteurs sur le terrain, car ils ont une grande responsabilité dans le dépistage précoce des cas dans les maternités afin de bien les orienter dans les centres de prise en charge par la méthode Ponseti », a conclu Christian Mabiala.

Rappelons que la méthode Ponseti consistant, entre autres, à couper les tendons d’Achille est utilisée au Congo depuis 2009 mais avec beaucoup de peine car le patient doit porter une chaussure spéciale. Ainsi, l’ADRBE espère pouvoir conclure, sous peu, un protocole d’accord avec le gouvernement afin qu’il s’implique également.

Education, CHAN 2018 et politique au menu de la presse congolaise

La perturbation des cours à l’Université Marien Ngouabi pour non-paiement des bourses, la victoire du Maroc au CHAN 2018 remporté par le Maroc, pays organisateur, et la politique, sont les sujets à la Une ce mardi au Congo.« Université Marien Ngouabi : les cours de nouveau perturbés pour non-paiement de bourse », titre le quotidien Les Dépêches de Brazzaville. Ce journal fait remarquer qu »’annoncée pour le 5 février, la campagne d’inscription des nouveaux étudiants pour l’année    académique 2017-2018 a été perturbée par le Mouvement des élèves et étudiants du Congo qui conditionne la reprise
des cours au paiement d’au moins un trimestre de bourse sur une
dizaine de mois impayés. »

Le bi-hebdomadaire La Semaine Africaine met le cap sur la fin du championnat d’Afrique des Nations (CHAN) Maroc 2018 et titre : « CHAN-Maroc 2018 ; le Maroc vainqueur avec panache » ajoutant  que « les Marocains, peuple de football, ont enfin un titre à faire valoir à leur palmarès vierge depuis 1976, date du premier sacre marocain sur la scène internationale à Addis Abéba en Coupe d’Afrique des Nations. Dimanche 4 février, ils ont remporté la 5ème édition du CHAN à domicile. »

Sur le même sujet Les Dépêches de Brazzaville font un clin d’œil sur le centre de préformation, à régime externat, qui a ouvert ses portes le 3 février au complexe sportif de l’Unité à Kintélé.

Ce journal signale que près de deux trente-deux (32) jeunes âgés de 8 à 16 ans y sont en formation, répartis en deux vagues, grâce à un partenariat noué l’an dernier avec le club italien Atalanta Bergamasco Calicio », avant d’ajouter que ce centre de préformation est ouvert pour les jeunes rêvant d’une carrière professionnelle au football. »

L’hebdomadaire Sel-Piment se fait l’écho de la volonté de la ‘’Dynamique Po na Ekolo », un parti politique proche du pouvoir, de lutter contre les anti-valeurs à travers le devoir d’exemplarité vers un nouveau modèle social au Congo 2018-2020.»

La Semaine Africaine relaie ce message de la ‘’Dynamique Po na Ekolo » et fait savoir que ce parti veut amener l’ensemble des Congolais vers une nouvelle orientation : celle de la lutte contre les
anti-valeurs. »

Ce journal revient également sur la dissolution de la Société nationale de distribution d’eau (SNDE= et la société Nationale d’électricité(SNE) par le gouvernement lors de son dernier conseil des
ministres du 2 février en soulignant que « trois sociétés anonymes naîtront des cendres des deux entreprises réputées pour leurs mauvaises performances. »

Vers l’ouverture d’une ambassade marocaine à Brazzaville

Cette initiative a pour objectif de renforcer la collaboration bilatérale entre la République du Congo et le Maroc.

Un dahir publié au bulletin officiel vient acter la création par le Maroc d’une ambassade au Congo-Brazzaville. L’initiative entre dans le cadre du renforcement des relations partenariats entre les deux pays.

C’est acté, le Maroc va ouvrir une ambassade au Congo Brazzaville. Un Dahir modifiant celui portant sur les représentations diplomatiques du Maroc à l’étranger, et publié dans le bulletin officiel du 1er février, à rajouter le Congo Brazzaville dans la liste des pays qui comptent une ambassade marocaine.

La création de cette représentation est une étape importante dans la consolidation des relations entre les deux pays. En septembre dernier, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Congolais de l’étranger, Jean Claude Gakosso avait d’ailleurs rencontré son homologue marocain, Nasser Bourita, à Rabat pour discuter de la redynamisation de la coopération entre les deux pays et des questions d’intérêts communs.

A l’époque, les deux parties s’étaient mises d’accord sur « quelques mesures importantes de développement et de consolidation de ces relations ». Il s’agissait, entre autres, de l’ouverture d’une antenne diplomatique marocaine à Brazzaville pour consolider les relations bilatérales. Aussi avoir une présence qui donnerait une impulsion plus forte aux relations économiques, au dialogue politique et aux liens humains entre les deux pays.

L’immigration congolaise dans le monde

Au cours de la décennie 90, le Congo-Brazzaville a été secoué par des guerres fratricides qui ont causé des milliers de morts. Face à la persistance de ces conflits, des milliers de Congolais ont choisi le chemin de l’exil notamment vers la France, l’Italie, les pays scandinaves et la Finlande, le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Afrique du Sud et le Gabon.

Les pays d’accueil ont offert le statut de réfugié à ces Congolais qui s’y sont installés et se sont intégrés dans ces pays où ils ont appris la langue et pu obtenir un emploi pour améliorer leur quotidien et assurer leur avenir.

Nombreux d’entre eux n’envisagent plus de revenir dans leur pays d’origine si ce n’est que pour y passer des vacances et rendre visite leurs familles restées au pays.

D’autre part, les autorités congolaises informées d’un départ massif de ces migrants et réfugiés vers d’autres cieux ne mettent pas les moyens nécessaires pour encourager leur retour au pays.

On estime à 350. 000 Congolais vivant à l’étranger dont 70.000 en France pour ceux qui ont uniquement la nationalité congolaise sans compter les binationaux ou ceux de la deuxième génération.

En outre, une communauté de 20.000 Congolais vit en Afrique du Sud et environ 20 à 30 voire 40 000 seraient établis aux États-Unis sans oublier des communautés significatives au Royaume-Uni, en Finlande, en Suède, au Danemark, aux Pays-Bas et en Italie.

Une société desservira Brazzaville-Kintélé et l’Ile Mbamou

La STL, filiale de Snedai Groupe, est une société ivoirienne spécialisée dans le transport public des personnes et des biens par voie lagunaire et en la navigation de plaisance.

Le projet d’installation prochaine dans la ville capitale d’une société de transport lagunaire (STL) était au centre, le 3 février, des entretiens entre le maire central, Christian Roger Okemba, et l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Côte d’Ivoire au Congo, Thérèse N’Dri Yoman.

La STL, filiale de Snedai Groupe, est une société ivoirienne spécialisée dans le transport public des personnes et des biens par voie lagunaire et en la navigation de plaisance.

Dans la capitale congolaise, la STL veut occuper le long du fleuve Congo, notamment les axes reliant les communes Brazzaville-Kintélé et la préfecture de l’Ile Mbamou, qui compte plus de dix-huit villages îles flottants sur le fleuve Congo.

« Le maire nous a reçus avec une délégation venue de la Côte d’Ivoire pour échanger sur un projet de transport fluvial. Sa mise en œuvre permettra de relier le centre-ville de Brazzaville et la commune de Kintélé. C’est un projet important pour nous. Dans le cadre de la coopération sud-sud, nous devons saisir toutes les opportunités pour continuer à développer les relations entre la Côte d’Ivoire et le Congo. », a indiqué Thérèse N’Dri Yoman.

La diplomate ivoirienne en poste à Brazzaville a ajouté: « Nous pensons que la STL, qui a une grande expérience dans le transport sur la lagune d’Abidjan, peut mettre celle-ci au service de nos frères du Congo. Le maire a été informé de ce projet et nous en sommes satisfaits ».

Selon nos informations, en Côte d’Ivoire, la filiale STL a une durée de concession de vingt-cinq ans, sujette à une extension de dix ans, avec en perspective une flotte navale forte de quarante-cinq bateaux. Pour la construction de ses navires et pontons, la STL s’appuie sur l’expertise du géant de l’industrie navale Damen Group. Entre 2016 et 2017, ce sont d’abord seize bateaux qui atterriront sur les bords de la lagune Ebrié ensuite quinze en 2018 et quatorze prévus en 2019.

La compagnie a fait le pari du luxe, en proposant une classe économique au prix de 200 F CFA, mais aussi des cabines VIP climatisées et équipées du wifi, pour un tarif de 500 F CFA. Elle affiche la même fourchette de prix, mais échelonne les tickets en fonction de la longueur des trajets : 200 F CFA pour les plus courts et 500 F CFA pour les plus longs.

Enfin, Thérèse N’Dri Yoman s’est intéressée également à l’agriculture urbaine, une initiative que développe la municipalité de Brazzaville pour produire les légumes, les fruits et autres aliments en ville. Elle peut être pratiquée dans des cours de parcelles, dans des bacs, des potagers partagés et même dans des espaces publics.

« Qui parle de l’alimentation bio, parle de santé publique. Vraiment, j’ai suivi avec beaucoup d’intérêt ce projet et je félicite le maire. Je l’encourage à s’investir plus pour que chacun ait un potager et vive avec les aliments sains », s’est félicitée la diplomate.

Brazzaville : plaidoyer pour une grande lutte contre le commerce illicite des espèces sauvages

La population d’éléphants dans la zone du bassin du Congo a baissé considérablement au cours des dix dernières années, passant de 1.500.000 à seulement quelques centaines actuellement, a révélé le directeur exécutif de l’équipe spéciale de l’Accord de Lusaka, Bonaventure Bayi, au cours de l’atelier de formation sur l’exploitation illégale et le commerce illicite des espèces sauvages en Afrique, ouvert lundi à Brazzaville, la capitale congolaise.

« Si on ne prend pas des mesures efficaces, il serait possible que d’ici une dizaine d’années l’espèce éléphant disparaisse de nos forêts, une espèce combien importante pour la survie des écosystèmes forestiers », a averti Bayi.

« Le bassin du Congo, qui constitue une zone de prédilection pour tous les criminels de flore et de faune sauvages, et qui est aussi la seule zone reconnue au niveau mondial, nécessite la mise en œuvre des mécanismes de protection des écosystèmes forestiers », a-t-il souligné.

« Nous devons prendre des dispositions spécifiques pour préserver les écosystèmes forestiers du bassin du Congo, afin d’éviter le déséquilibre écologique du monde », a-t-il estimé.

La ministre congolaise de l’Economie forestière, Rosalie Matondo, a abondé dans le même sens, en soulignant que « le trafic des espèces de faune et de flore sauvages est devenu la quatrième menace universelle après le terrorisme, le trafic des stupéfiants et des êtres humains et menace dangereusement la paix, la sécurité et l’intégrité des Etats ».

L’objectif de l’atelier de Brazzaville, qui s’achève le 10 février prochain, est d’appuyer les efforts des Etats dans la lutte contre les réseaux de commerce illicite des ressources fauniques et floristiques et des animaux, apporter plus de compétences et de connaissances aux enquêteurs, et aussi leur donner la capacité d’avoir les techniques qui leur permettront de contrer les mécanismes sophistiqués des réseaux criminels.

Le Groupe marocain BMCE BANK s’engage à poursuivre sa coopération avec le Congo

Le Groupe Banque marocaine du commerce extérieur (BMCE) veut poursuivre sa coopération avec le Congo, a déclaré son Administrateur-Directeur général exécutif, Brahim Benjelloun-Touimi, à l’issue d’un entretien, lundi, à Brazzaville avec le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-Nguesso, rapporte mardi la radio publique.

« Nous avons réaffirmé notre soutien et notre engagement de continuer d’être présents en tant qu’acteur, en tant que gestionnaire pour mobiliser les ressources humaines et le savoir-faire en intime collaboration avec nos partenaires et amis investisseurs congolais, dont l’Etat, dans l’intérêt de l’inclusion financière ici au Congo », a notamment indiqué le Directeur général exécutif du Groupe bancaire BMCE BANK.

Le président congolais et Brahim Benjelloun-Touimi se sont également entretenus de l’appui qui est apporté au Congo par un actionnaire et gestionnaire de La Congolaise des Banques (LCB), une banque majeure dans le paysage congolais.

Les projets que le groupe BMCE BANK envisage pour La Congolaise des Banques, notamment dans le domaine de tout ce qui est money-banking et formation, ont également figuré au centre des entretiens, selon M. Benjelloum-Touimi.

Le Congo sera interconnecté au Gabon par fibre optique en mars 2018

L’interconnexion en réseau à très haut débit en fibre optique entre la république du Congo et la République gabonaise sera opérationnelle en fin mars. C’est ce qu’il faut retenir de la réunion technique des experts des projets Central African Backbone (CAB) des deux pays, que Libreville, la capitale gabonaise a abrité courant.

La cérémonie marquant l’interconnexion des deux pays, par réseau en fibre optique, se déroulera au village LEKOKO, localité congolaise, frontalière avec la République gabonaise. Les sachants en la matière des deux pays se sont accordés sur la date à laquelle se fera l’interconnexion de ces deux pays d’Afrique Centrale. Fin Mars est la date qui a été choisie pour traduire dans les faits la volonté longtemps exprimée par la Conférence des Chefs d’Etats de la Communauté Economique et Monétaire des Etats d’Afrique Centrale (CEMAC) réunie en session ordinaire à N’Djaména, au TCHAD, le 25 avril 2007. Une volonté qui vise, globalement, d’accélérer l’intégration de la sous-région dans la société de l’information et de la communication.

Outre cette problématique liée à la date de l’interconnexion entre le Congo et le Gabon, la réunion de Libreville a planché sur d’autres points importants. Ces intelligences se sont appesanties sur la question relative à l’état d’avancement de la construction des deux réseaux et de leurs mises en service opérationnel, tout en rappelant les travaux de construction de cette infrastructure en fibre optique, pour la partie congolaise sont achevés depuis le 20 décembre 2017 et la réception a eu lieu le 22 du même mois au lieu où se fera l’interconnexion des deux Etats.

Ils ont, également, évoqué la problématique sur les modalités de construction de 150 mètres de liaison en fibre optique pour connecter les deux réseaux. (Congo – Gabon), les aspects formels et administratifs de cette interconnexion), la détermination des matières devant figurer dans la convention d’interconnexion et du chronogramme de la date et du calendrier d’exécution des taches précitées.

Cette réunion de Libreville sur le CAB, s’est tenue dans les locaux de la Société du Patrimoine des Infrastructures Numériques du Gabon (SPIN). Elle a été présidée par Axcéle KISSANGOU – MOUELE, Directeur Général de la SPIN, qui, était entouré des cadres de sa société et experts du CAB4. La partie Congolaise, quant à elle, était représentée, par le Coordonnateur National du projet CAB3, Yvon Didier MIEHAKANDA et par Mr Roland MANOUMBA ONDELI Roland, Conseiller à l’économie numérique du Ministre Congolais des Postes, Télécommunications et de l’Economie Numérique, Léon juste IBOMBO.

Notons que la SPIN est une société qui a la charge d’exploiter et de commercialiser les infrastructures numériques de l’Etat Gabonais. C’est également elle qui s’occupe de la gestion du « Backbone national » du Gabon en fibre optique déployé à Libreville et à Port-gentil par le câble ACE. La SPIN a aussi la mission de gérer la fibre optique du projet CAB Gabon appelé aussi CAB 4.

Après cette réunion technique, la délégation Congolaise a eu droit à une visite guidée de la station Africa Coast to Europe (ACE) de Libreville. Cette station est dirigée par la société AXIONE. AXIONE Gabon a la charge de fournir l’accès internet, de faire la maintenance des infrastructures par le câble international sous – marin ACE. Son objectif, sécuriser la connectivité à l’internet au Gabon et dans les autres pays d’Afrique.

Avant la finalisation de cette interconnexion qui interviendra en fin mars, un Comité Mixte Paritaire sera organisé à Brazzaville en fin février. Ce comité mixte statuera sur la gouvernance de ce partenariat, sur l’ensemble des questions relatives à la détermination des matières technique, administrative et financière devant sous-tendre ce partenariat interétatique d’interconnexion physique des infrastructures numériques.

Ce comité procèdera également aux négociations et à la rédaction des conventions d’interconnexion, des accords commerciaux, accords de peering, etc.

Il sied de retenir que la mise en œuvre du Mémorandum d’Entente d’interconnexion des réseaux fibres optiques du projet CAB 3 et CAB 4 entre la République Gabonaise et la République du Congo a été signée en le 06 février 2014.

RDC: la famille du général Munene en appelle aux autorités de Brazzaville

Depuis la disparition du général Munene, la famille dit avoir reçu diverses informations informelles en provenance du Congo-Brazzaville.

En République démocratique du Congo (RDC), le général Faustin Munene, ancien chef d’état-major de l’armée congolaise, a été condamné, par contumace, à la prison à vie, dans son pays, en 2011, pour complot contre l’autorité de l’Etat. D’abord refugié de l’autre côté de fleuve, au Congo-Brazzaville, il a été arrêté au Gabon, le 10 janvier, avant d’être expulsé vers le Congo-Brazzaville. Sa famille assure ne pas avoir de nouvelles et s’inquiète d’informations qui le disent malade.

Depuis la disparition du général Munene, la famille dit avoir reçu diverses informations informelles en provenance du Congo-Brazzaville. Faustin Munene y aurait été arrêté puis détenu, depuis son retour du Gabon. Il serait aussi malade.

Ce qui a conduit la famille, ces dernières heures, à tirer à nouveau la sonnette d’alarme, c’est l’annonce de l’envoi d’un hélicoptère à Ewo, où l’ancien chef d’état-major congolais vivait ces dernières années, pour l’amener se faire soigner à Brazzaville ou peut-être même pour être extradé vers Kinshasa.

Fabrice Munene est le fils du général. Il explique pourquoi la tension monte de leur côté. « Comme nous sommes sans nouvelles de lui, nous aimerions que le gouvernement dise quelles sont les démarches formelles que nous puissions faire, pour nous rassurer déjà de sa présence au Congo-Brazzaville et ensuite, pour que nous soyons présents, si la maladie est confirmée. Jusque-là, toutes les voies officielles qu’on utilisait par le passé sont rompues. C’est silence radio et c’est cela qui nous inquiète », explique-t-il.

Le porte-parole du gouvernement congolais, Thierry Moungalla, s’est dit simplement informé de l’expulsion du général Munene du Gabon vers le Congo-Brazzaville. Il rappelle aussi que, jusqu’à son départ inopiné au Gabon, le général Munene était sous protection des autorités de Brazzaville. Il dit cependant n’avoir aucune information sur son arrestation ni sur une procédure d’extradition ou même une évacuation sanitaire vers la capitale congolaise.

« J’imagine que les Services de sécurité pourraient toutefois vouloir l’interroger pour comprendre les raisons de son départ vers le Gabon », estime Thierry Moungalla, porte-parole du gouvernement du Congo-Brazzaville.

Côté Kinshasa, on dit n’avoir aucune information sur l’arrestation du général Munene. Une source sécuritaire dit même douter que Brazzaville accepte de l’extrader puisque cela n’a pas été fait, ces dernières années.

Les autorités dissolvent les compagnies d’eau et d’électricité

Pour Brazzaville, ces sociétés ne parvenaient pas à fournir de l’eau et de l‘électricité de façon permanente.

Après plusieurs mois d’enquête, le gouvernement congolais vient d’annoncer la dissolution de la SNE, la société nationale et d‘électricité et de la SNDE, la société nationale de distribution d’eau. Pour cause, les deux sociétés n’ont été à la hauteur des attentes.

Le gouvernement congolais fait constater en effet que malgré des investissements importants consentis en matière de production, de transport et de distribution de l‘électricité la SNE n’a pas été en mesure de recouvrer un niveau de rentabilité et de viabilité suffisant. Même constat pour la SNDE en charge de la gestion de l’eau, rapporte africanews.com

Ces sociétés ne parvenaient pas notamment à fournir de l’eau et de l‘électricité de façon permanente. Et attendaient toujours des subventions de l‘État pour combler leur déficit chronique.

Toujours selon Africanews, Brazzaville dit ne plus être en mesure de financer ces sociétés publiques à cause de la récession économique. D’où leur dissolution. Le porte-parole du gouvernement congolais annonce la création d’une société anonyme de droit OHADA.