Xia Huang satisfait de la coopération sino-congolaise

Arrivé au terme de son mandat en République du Congo, le diplomate chinois a indiqué, le 8 février à Brazzaville, que les relations entre les deux pays vont se raffermir davantage au fil des années.

« Je quitterai ce pays avec un sentiment d’attachement. C’est un grand pays ami de la Chine. Je pense qu’avec le temps, il y aura toujours entre les deux pays de la confiance politique qui est appelée à s’approfondir davantage », a lancé Xia Huang, à l’issue d’une audience avec le président Denis Sassou N’Guesso.

Il estime que « les relations entre les deux pays vont être toujours portées sur un palier plus élevé pour assurer une coopération toujours plus dynamique, concrète, productive, dans l’intérêt des deux peuples ».

S’agissant de son mandat au Congo, Xia Huang a fait savoir que « ce sont deux années fructueuses qui ont préparé un avenir plus solide pour la coopération entre nos deux pays ».    

Durant son séjour en terre congolaise, le diplomate chinois a eu à travailler sur plusieurs projets de coopération bilatérale, notamment celui de construction de la zone économique spéciale de Pointe-Noire.

Notons que les études de faisabilité, d’investissement et de développement de cette plate-forme dédiée à l’exportation des produits, sont réalisées avec le concours de la Chine. Il s’agit en fait d’un projet s’inscrivant dans l’option de la diversification de l’économie congolaise qui demeure tributaire des ressources du secteur pétrolier.   

Congo-Téléphonie mobile : l’ARPCE alerte sur une fraude aux appels manqués

Un phénomène prend de l’ampleur au Congo-Brazzaville. Une fraude téléphonique dénommée Wangiri. L’Agence de régulation des communications électroniques et des Postes (Arpce) s’est saisie du problème et alerté les utilisateurs du pays.

Wangiri, un terme japonais qui signifie “sonne et coupe” a déjà pris au piège de nombreux utilisateurs à travers le monde. Dans les faits, il se décline en deux formes.

“Dans certains cas, les victimes reçoivent un appel qui est interrompu après la première sonnerie. L’écran affiche un appel manqué avec un numéro de téléphone inconnu. En rappelant ce numéro, les victimes tombent sur un numéro payant et leur crédit téléphonique est débité”, explique le régulateur congolais.

Dans un autre scénario, “l’escroquerie consiste à envoyer aux victimes un SMS leur demandant d’appeler. Ces derniers en le faisant, tombent sur un numéro surtaxé ou un interlocuteur qui essayera de faire durer l’appel le plus longtemps possible et les coûts peuvent être exorbitants”, poursuit l’ARPCE.

Pour contrer cette fraude, l’ARPCE recommande aux utilisateurs d‘éviter de rappeler les appels en absence un peu trop rapide, mais également les numéros douteux qu’ils ne connaissent pas. “Si un interlocuteur cherche vraiment à vous joindre, il rappellera ou vous fera un message”, conseille l’agence.

L’autre mesure consiste à dénoncer les appels suspects au service clientèle de leurs opérateurs en appelant gratuitement le 121 pour Airtel, le 123 pour MTN, ou encore le Centre d’écoute des consommateurs de l’ARPCE au 5050.

Ces appels à la fraude cachent un business plus vaste. Les escrocs qui obtiennent généralement les numéros de téléphone de leurs victimes à partir des “informations que les utilisateurs offrent librement lors de l’inscription à des applications et des concours en ligne”, les revendent à des cybercriminels pour d’autres sortes d’escroquerie.

Le Mozambique rejoint l’Accord de partenariat économique SADC-UE

Il rejoint le Botswana, le Lesotho, la Namibie, l’Afrique du Sud et le Swaziland, qui eux appliquent cet accord depuis octobre 2016.

Le Mozambique a commencé à appliquer l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), faisant de cet instrument le premier APE régional à être pleinement opérationnel en Afrique.

Selon Bester Gabotlale, chargé de presse et d’information à la Délégation de l’Union européenne au Botswana et à la SADC, le Mozambique s’est joint à d’autres pays pour appliquer l’APE le 4 février de cette année.

Le Mozambique était le dernier pays de la région à joindre cet accord en place. Les cinq autres pays de l’APE de la SADC – le Botswana, le Lesotho, la Namibie, l’Afrique du Sud et le Swaziland – appliquent cet accord depuis octobre 2016.

« L’Afrique est un continent émergent et l’UE est son principal marché d’exportation et son principal client », a déclaré M. Gabotlale, ajoutant que les échanges commerciaux entre l’UE et les pays APE de la SADC représentent 53 milliards d’euros par an. Pa ailleurs, les exportations vers l’UE représentent 22% des exportations des pays de la SADC.

« L’APE UE-SADC offre aux pays de la SADC des opportunités d’attirer plus d’investissements, de s’industrialiser, de s’intégrer dans les chaînes de valeur mondiales et de créer des emplois. Du côté de l’UE, les entreprises européennes investissent de plus en plus dans la région ».

Selon Gabotlale, la mise en œuvre de l’APE signifie que l’UE garantit que le Mozambique n’aura pas à payer de droits de douane sur ses exportations vers l’UE.

« Pour sa part, le Mozambique réduira progressivement ou éliminera les droits de douane pour une part importante des exportations de l’UE. Les échanges commerciaux entre l’UE et le Mozambique s’élèvent actuellement à environ 2 milliards d’euros par an », a annoncé Gabotlale.

Il a déclaré que les exportations mozambicaines vers l’UE portent sur l’aluminium, la canne à suce et le tabac. L’UE exporte vers le Mozambique une variété de produits, dont des médicaments.

Zones économiques spéciales: l’ambassadeur des Etats-Unis s’imprègne du projet

Le ministre de tutelle, Gilbert Mokoki, a conféré le 8 février, à Brazzaville, avec Todd P. Haskell sur les privilèges accordés aux entreprises désireuses d’investir dans le domaine.  

« Nous avons parlé des Zones économiques spéciales (ZES) et de la façon dont des investisseurs américains peuvent y investir. Nous avons aussi échangé sur l’Agoa, un programme américain qui donne des préférences aux sociétés africaines d’exporter aux Etats-Unis », a indiqué Todd P. Haskell.

 « Nous entendons travailler sur les possibilités devant permettre d’augmenter les relations commerciales entre les deux pays. La chose la plus importante, c’est que les investisseurs américains sachent la manière dont fonctionnent les ZES », a-t-il ajouté.

Le Congo a prévu de créer quatre ZES en vue de diversifier son économie. Ainsi, les villes de Pointe-Noire, Brazzaville, Oyo-Ollombo et Ouesso ont été retenues pour accueillir ces zones.

« L’avantage des zones économiques, c’est que ce sont des lieux où s’appliquent les régimes spéciaux avec beaucoup d’avantages fiscalo-douaniers et des facilités en matière d’installation. C’est ce qui pourrait attirer les investisseurs américains, parce que les zones économiques ont pour vocation d’attirer les investissements directs étrangers », a expliqué, pour sa part, Gilbert Mokoki.

La ZES de Pointe-Noire est la première qui verra le jour dans le pays avec l’appui technique et financier de la Chine. Selon Gilbert Mokoki, les entreprises intéressées à s’installer dans la ZES peuvent appartenir à n’importe quel pays.

« Nous avons, par exemple, une entreprise congolaise qui s’est prononcée pour la production de l’électricité à base du gaz dans la ZES de Pointe-Noire. Cette zone n’est pas réservée seulement aux Chinois », a-t-il précisé.

 

Décès: Ernest Bompoma Ikiele n’est plus

L’écrivain congolais est mort des suites d’un accident cardio-vasculaire le mardi 06 février 2018 à Brazzaville.

L’écrivain, nouvelliste, Président du Forum des Gens des Lettres du Congo (F.G.L), Ernest Bompoma Ikiele, agent du Contrôle d’Etat, est décédé le 06 février 2018 à Brazzaville des suites d’un accident cardio-vasculaire (AVC).

Né le 7 décembre 1966 à Mbéti dans le département de la Likouala, M. Ernest BOMPOMA IKIELE a débuté sa carrière professionnelle au lycée Thomas Sankara avant de la poursuivre au lycée de la Révolution.

Diplômé de de Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (E.N.A.M), option administration générale, il rejoint l’Inspection Générale d’Etat. Il est co-fondateur des Vendredis des Arts et des lettres, une activité de promotion du livre qui se réunissait chaque vendredi à la Préfecture.

Ernest Bompoma Ikiele laisse derrière lui trois titres, un recueil de nouvelles (le compte à rebours) et deux romans (le Chaoset la république des Renards).

Congo: les industries extractives et forestières ont versées 550 milliards Fcfa au Trésor

Les industries extractives et forestières ont, en 2015, versé au Trésor congolais une enveloppe de 550 milliards de FCFA, indique un rapport du Comité exécutif de l’initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE-Congo).

« Les 550 milliards F.CFA sont issues de recettes minières et forestières, dont 512 milliards F.CFA de recettes pétrolières qui ont été versées au trésor public par les sociétés pétrolières évoluant au Congo, y compris la SNPC (Société nationale des pétroles du Congo) », explique le rapport.

Il ajoute que « les recettes issues de la production minière proprement dite et forestière sont évaluées respectivement 4,9 milliards F.CFA et 33 milliards F.CFA ont été aussi déposés au trésor public ».

Sur une éventuelle exclusion du Congo de l’ITIE, le président du bureau exécutif ITIE-Congo, Laurent Michel Okoko, a déclaré : « Le Congo est en attente de son évaluation et cela nous pousse à beaucoup travailler ».

Le Congo est membre de l’ITIE depuis 2004 et trois parties prenantes représentent l’ITIE-Congo : l’Etat congolais, la société civile et les sociétés extractives.

Culture : le Congo et la Turquie relancent leur collaboration

Le ministre de la Culture et des arts, Dieudonné Moyongo, s’est entretenu, le 6 février à Brazzaville, avec Can Incesu, ambassadeur de Turquie au Congo. Les deux personnalités ont parlé de la formation des agents dudit ministère et du Festival panafricain de musique (Fespam).

« Nous sommes disponibles à collaborer avec toutes les directions dudit ministère afin de lancer la coopération dans différents domaines. », a indiqué l’ambassadeur.

Des bourses d’études sont disponibles pour agents du ministère et étudiants. « Nous avions relancé, depuis le 5 février, la campagne de bourses du troisième cycle, master, pour un mois.  Les demandes se font sur le site de bourses de Turquie. Ces bourses sont aussi utilisées par les agents du ministère qui souhaiteraient approfondir les études supérieures dans un certain domaine. », a fait savoir Can Incesu.

Ces bourses, a précisé l’ambassadeur, sont également offertes à tous les étudiants qui ont déjà une licence ou qui vont avoir une licence cette année académique.

Concernant le Fespam, Dieudonné Moyongo souhaite que cet évènement puisse se dérouler cette année. À cet effet, la Turquie participera à la douzième édition. « Nous avions préparé l’année dernière la participation d’un groupe de musique latino-américain, avec des chansons turques.  Nous espérons que cette année, la Turquie prendra part au Fespam, ce qui permettra de faire connaître la musique turque au Congo et, que les artistes repartent pour la Turquie avec une meilleure connaissance de la musique congolaise. », a martelé l’ambassadeur.

« Nous comptons sur la sensibilité et la générosité de tous pour la réussite du festival Solid’Actions»

Dans cette interview, Dr Joe Borel Mahoungou Ncani, ce médecin résidant en France parle des préparatifs de cet évènement et sollicite l’apport de tous pour sa réussite.

Le coordinateur du Réseau des organisations pour les actions humanitaires et la solidarité internationale, médecin humanitaire, organise du 2 au 4 mars, à Nkayi, la deuxième édition du festival humanitaire Solid’Actions couplé au carnaval des cultures, en collaboration avec la Fondation Humanis Congo et l’ONG AHP Sida/IST Congo.

Docteur, vous revenez au Congo douze ans après l’organisation de la première édition du festival humanitaire Solid’Actions à Sibiti, dans le département de la Lékoumou, en 2006. Pourquoi avoir attendu si longtemps ?

Mon activité requiert beaucoup d’énergie et de don de soi… Il a fallu recueillir l’assentiment et l’engagement des principaux partenaires tels que les élus locaux qui soient réceptifs et sensibles aux besoins de leur population. Ceux de Nkayi, en l’occurrence, ont réagi favorablement et nous préparons tout cela ensemble dans une franche collaboration.  Entre 2006 et 2018, nous avions mené plusieurs actions dans des localités différentes du Congo. Cela prouve que nous sommes présents bien que loin des médias. L’essentiel pour nous est que la population constate et bénéficie des bienfaits de nos actions. La deuxième édition du festival se tient douze ans après, je vais vous avouer que certains professionnels avaient eu la malice de mettre un gros plomb dans l’aile de cet événement qui nous tient à cœur. Nous voulions sédentariser le festival dans la localité qui avait accueilli la première édition. Malheureusement, très peu de gens comprennent qu’on n’avance pas d’un seul pied et, le public et les humanitaires constituent les deux pieds pour faire avancer les choses, c’est à dire développer certains secteurs.

Quelles sont vos principales motivations ?

Le bien- être de nos concitoyens et prôner le « Mieux vivre ensemble » que nous distillons depuis 2012 ou encore, si vous voulez, le « Vivre ensemble » que vous entendez maintenant. En rappel, je suis à la fois humanitaire et humaniste.

Vous parlez également de carnaval des cultures qui sera couplé au festival Solid’Actions. Pourquoi ce carnaval et quels en sont les participants ?

Ma troisième oreille entend une question que vous auriez posée, celle de savoir ce que c’est le carnaval des cultures. Le carnaval des cultures est un espace de revalorisation et de vulgarisation de nos us et coutumes, de la diversité culturelle de notre pays, en général, et de la ville de Nkayi, en particulier. A savoir pourquoi ce carnaval, je vous dirais simplement qu’après la revalorisation et la vulgarisation, chaque culture doit figurer dans l’aire de l’inter échange. Cela conduit à l’acceptation de l’autre. Nkayi est une ville cosmopolite. Notre souhait serait de voir l’implication et la participation de toutes les ethnies que compte la ville. C’est leur carnaval!

Le Congo traverse actuellement une crise économique, on parle de « Rupture », avez- vous tenu compte de cette situation ?

En tout état de cause, nous ne devons pas démissionner de notre mission, parce que le pays connaît des difficultés financières. Bien au contraire, cela devrait sonner « le moment » d’un éveil citoyen, c’est-à-dire de ne pas tout attendre de l’Etat. Que chacun réfléchisse sur son apport dans cet élan de solidarité. Les médias ne jouent pas pleinement leur rôle pédagogique. Votre rôle serait celui d’expliquer le contexte dans lequel le mot « Rupture » a été utilisé. Je ne pense pas que le festival Solid’Actions soit une antivaleur. Comme je l’ai dit plus haut, c’est une activité humanitaire et non lucrative. Nous ne venons pas vendre des produits à nos concitoyens. Nous apportons un peu d’humanité à la population pour lui donner de la joie mais aussi, luir offrir un lendemain meilleur.

Sur qui comptez-vous pour réussir cet événement très important ?

Le festival des actions humanitaires et de la solidarité n’est ni une activité politique ni une activité régionaliste. Il répond à un besoin solidaire et humanitaire et obéit à une logique de développement socio-économique et culturel. C’est la raison pour laquelle, il a été dénommé « Festival de la Vallée du Niari et le Kouilou ». La Vallée du Niari renvoie avant tout à un espace géographique présentant les mêmes caractéristiques physiques, climatiques et végétales. Pour revenir à votre question, nous comptons sur la sensibilité et la générosité des Congolais et des étrangers vivant au Congo, sans distinction aucune. Toutes les personnes éprises de convivialité sont les bienvenues. Pour cette édition, comme cela a été le cas lors de la précédente, et pour les éditions futures, la participation et l’apport de toutes les compétences sont souhaités. Il ne s’agit pas de cannibaliser le festival. J’ai œuvré, par le truchement de notre plateforme associative, pour la réhabilitation, la rénovation et l’équipement des centres de santé dans plusieurs localités de notre pays. Il a donc fallu se fixer un lieu pour abriter le siège et la ville de Nkayi nous a accordé son hospitalité. En passant, Nkayi n’est pas ma ville natale (rire), c’est un grand carrefour, facilitant l’accès dans l’hinterland. Pour cela, nous remercions M. Gaston Mampassi, président du Conseil municipal et maire de Nkayi, pour sa remarquable hospitalité et son entière implication dans le projet.

Pour conclure, quel est votre message au peuple congolais, en général, et à ceux de la vallée du Niari et du Kouilou, en particulier ?

Nous relançons ce festival dans cette partie du pays mais, les bénéficiaires ne sont pas forcément dans cette zone. Notre programme d’activité ne laisse aucun département à l’écart. A titre de rappel, nous avions organisé la première édition de ce festival à Sibiti. A l’occasion, le centre d’Obouya avait reçu un don de matériel médical. Obouya, c’est bien une localité de la partie septentrionale du Congo. Nous lançons un cri du cœur à tous, il s’agit du sursaut de la solidarité. Je m’adresse surtout aux politiques qui parlent tous au nom du peuple, c’est l’occasion de dire leur reconnaissance et de prouver leur empathie à ce peuple. Les entreprises devraient nous soutenir par le sponsoring, malheureusement, nos demandes demeurent sans suite. Mais, cela ne nous empêche pas de continuer à agir. Unissons-nous pour consolider le concept de l’interdépendance, c’est ainsi que le « Mieux vivre ensemble» aura réellement un sens et le monde retrouvera son vrai sens.

Institut national de la statistique : le budget de 2018 fixé à plus de six milliards de FCFA

Le comité de direction de l’Institut national de la statistique (INS) a approuvé le 6 février à Brazzaville, le budget de l’année en cours à la somme de 6 123 634. 950 F CFA.

Le budget adopté devrait permettre à l’INS d’entreprendre un certain nombre d’activités, notamment le recensement général de la population et de l’habitation puis celui des entreprises, de même que l’enquête sur l’emploi et la consommation des ménages. Il est également prévu l’organisation de la troisième enquête démographique et de santé comportant deux volets, à savoir le paludisme et le sida. L’indice sur les prix sera aussi réalisé.

« Les statistiques sont très importantes car, elles permettent aux politiques, ainsi qu’à toute personne intéressée par les données statistiques de prendre des décisions en connaissance de cause », a indiqué le conseiller à la statistique du chef de l’Etat, Rufin Bindounga.

En vue d’améliorer les conditions de travail de ses cadres et agents, l’INS sera doté d’un nouvel immeuble. Celui-ci aura un compartiment qui abritera l’école de formation des statisticiens, a annoncé le conseiller à la statistique du chef de l’Etat.

Interrogé sur le retard observé dans la publication des données, le directeur général de la statistique, Gabriel Batsanga, a signifié que cela était dû à l’insuffisance des crédits. « Normalement, quand on fait un travail de collecte, il faudra que le budget soit complet et disponible dès le début de l’enquête », a-t-il expliqué.

Dans le but de disposer des données fiables en temps réels, le gouvernement et la Banque mondiale cofinancent, depuis 2015, le projet de renforcement des capacités en statistique (Pstat). Ainsi, cette année, il est envisagé de former des statisticiens nationaux dans des écoles africaines spécialisées et d’organiser des ateliers de renforcement des capacités.  Le projet compte aussi acquérir de nouveaux matériels informatiques, des équipements de bureau et des moyens roulants aux fins de favoriser la production des données statistiques.

Le Pstat a, en outre, mis à la disposition de l’INS quinze véhicules tout terrain, des équipements et matériels nécessaires pour la réussite du recensement général de la population et de l’habitation. Il a financé la phase cartographique dudit recensement. Le coût global de l’appui de ce projet est estimé à 1 086 871 403 FCFA. L’INS bénéficiera de même de l’aide d’autres bailleurs, notamment le Fonds des Nations unies pour la population.

Des journalistes sensibilisés aux normes internationales du travail

Près d’une vingtaine de professionnels des médias issus des deux Congo reçoivent une formation débutée le 6 février à Brazzaville, sur les normes du travail et les droits reconnus de la personne humaine.

La formation permettra aux participants de s’approprier des outils nécessaires pour comprendre les normes internationales du travail (NIT), ainsi que les organes de contrôle de l’Organisation internationale du travail (OIT), afin de pouvoir sensibiliser l’opinion publique aux standards internationaux du travail.

Membres de l’OIT et signataires de nombreux textes internationaux en matière des normes du travail, les deux Congo n’investissent pas assez dans la protection sociale, d’où l’intérêt pour les participants de cerner l’enjeu du dialogue social au sein des Etats, selon Maura Miraglo, une formatrice.

Car, indique-t-on, la situation des travailleurs et leur protection sociale représentent des défis pour les Etats africains en pleine expansion économique, avec l’installation des entreprises minières et des textiles, la multiplication des travaux publics ainsi que des sociétés des services.

Dans ce contexte, le rôle des professionnels des médias consiste à interpeller les pouvoirs publics sur le respect des obligations liées aux normes du travail. Ce qui permettra aux pays d’éradiquer les cas de violation des normes du travail, notamment le travail dissimulé ou « travail au noir », le travail non-autorisé des mineurs, le non-respect de la durée légale de travail (huit heures), l’obstacle à la liberté syndicale et au droit de grève.

Les participants vont débattre, durant quatre jours, sur les thématiques liées au « système des NIT et sa pertinence pour les médias » ; « les mécanismes de contrôle de l’application des NIT, les bases de données et ressources sur les NIT et leur application » et « le contenu des NIT fondamentales et leur application au niveau national ».

En rappel, cette session de formation est initiée par le Centre international de formation de l’OIT (CIF-OIT), en collaboration avec le bureau local de l’OIT pour la République démocratique du Congo (RDC), grâce au soutien de l’agence Wallonie-Bruxelles International. Le bureau local regroupe l’Angola, la République Centrafricaine, la République du Congo, la RDC, le Gabon et le Tchad.