Congo : vers le désarmement des miliciens Ninjas du pasteur Ntumi

Quatorze sites seront ouverts dans la région du Pool pour accueillir ces miliciens et leurs armes.

La commission mixte paritaire des accords de paix dans le Pool a annoncé le début du désarmement des ex-combattants ninjas du pasteur Ntumi à partir du 5 avril. Quatorze sites seront ouverts dans la région du Pool pour accueillir ces miliciens et leurs armes.

Les quelques ninjas présents mardi 20 mars à Kinkala lors de la cérémonie du lancement des activités de terrain de la Commission paritaire se disent prêts à rendre les armes et à faire la paix.

« Au moment où nous parlons, la paix est déjà confirmée dans le Pool. Nous, les ninjas, on peut désormais aller là où nous voulons. Il y a la paix partout entre les militaires, les ninjas et les civils », a témoigné un chef de troupes ninjas, connu sous le nom de « Kevin-aux-aguets ».

Dans un message envoyé aux autorités, le pasteur Ntumi demande le démantèlement des barrières sur les voies publiques, afin de favoriser la circulation des personnes et des biens dans le Pool. Son représentant personnel, Ané Philippe Bibi qui a transmis ce message a indiqué que le pasteur Ntumi s’était engagé à appliquer sa part de devoir dans l’accord de paix.

« La restauration de la libre circulation des personnes et des biens à travers le démantèlement des barrières informelles sur toutes les voies de communication où s’opèrent encore le racket et quelques agressions sur les populations. La réinstallation des populations et leur prise en charge multiforme au regard du sinistre très avancé », fait remarquer le pasteur Ntumi dans son message lu à Kinkala.

Dans les villages du Pool, les populations n’aspirent plus qu’à reprendre rapidement leurs activités agropastorales. Un éleveur, Nestor Nsende qui a tout perdu, entretient l’amertume.

« On n’a plus accès à nos terres. Ce qui est acquis a été détruit : les plantations, l’élevage et les étangs. J’avais huit étangs de poissons, tout a été saccagé. Maintenant, on est réduit à errer dans les ruelles de Kinkala. C’est malheureux », déplore  Nsende .

« Le Pool présente un tableau apocalyptique sombre. Les maisons ont été détruites ainsi que les villages. Nous voulons que le travail de la commission aille de l’avant pour que les fruits de la paix soient effectifs dans le Pool, car les populations n’attendent que cela », ajoute pour sa part le pasteur Dieu Merci Mbenza, président de la société civile du Pool.

La commission mixte procédera mercredi matin à l’ouverture du transport des passagers entre Brazzaville, Kinkala, Mindouli et Kindamba, tronçon fermé à la circulation depuis avril 2016.

Passation de services à la Cour suprême

Après plus de vingt ans à la plus haute juridiction nationale en qualité de premier président, Placide Lenga a passé le témoin le 20 mars à son successeur, Henri Bouka, qui l’a suppléé pendant autant d’années.

La cérémonie de passation de consignes entre les premiers présidents de la Cour suprême sortant et entrant s’est déroulée au palais de justice de Brazzaville, en présence des représentants du ministre en charge des questions de Justice. Ainsi, le sortant, Placide Lenga, en poste depuis 1998, a remis à son successeur un procès-verbal consignant les dossiers en état d’être évoqués en audiences publiques et ceux en cours d’instruction, chambre par chambre. Il s’agit, entre autres, du contentieux qui est actuellement pendant devant la plus haute justice nationale ; des demandes d’avis émanant du secrétariat général du gouvernement ainsi que des dossiers d’avancement des magistrats.

Passant le témoin à son successeur, Placide Lenga qui fut également premier président de la Cour suprême de 1991 à 1996 pense que son vœu a été compris par les décideurs. « Finalement, c’est ce que je repondais à ceux qui me posaient la question sur mon successeur. Je leur disais que si jamais la politique intervient là où je suis fatigué, mon successeur vous le connaissez, je vous le dis déjà, c’est Henri Bouka, mon cadet, mon frère. Il parle avec la même émotion que moi-même et je souhaite que le vœu politique soit dans ce sens également. Je suis heureux que ce soit vous qui puissiez conduire cette maison de justice, soyez béni, soyez heureux, merci infiniment. », s’est exprimé le désormais ancien premier président de la Cour suprême.

Un projet de décret portant attributions et privilèges attachés à l’honorariat  

En effet, Placide Lenga qui avait succédé à Charles Assemekang, en 1991, s’est dit heureux d’avoir accompli un acte que l’histoire judiciaire n’a jamais révélé en tant que tel par manque de matière. Se souvenant encore de son oraison funèbre lors de la disparition de ce dernier, Placide Lenga a élaboré un projet de décret qui permettrait qu’un magistrat puisse bénéficier de l’honorariat au moment du départ pour la retraite. « Premier président honoraire parce qu’il s’agit du premier président de la Cour suprême, première juridiction du pays, c’est un projet que je vous laisse, vous sachant extraordinaire, l’ancien vice-président que j’ai connu, comme je n’en ai jamais connu d’autres. Il ne fallait plus qu’on voit ce haut magistrat, très âgé, expérimenté, aller chercher les services ondoyants et divers d’un taxi. Je pense que cette question doit être réglée avec les attributions et les privilèges attachés à l’honorariat. », a conclu Placide Lenga, visiblement ému, rappelant que les magistrats étaient des soldats de la justice.

Sixième premier président de la Cour suprême, Henri Bouka a indiqué qu’il connaissait bien les affaires qu’il hérite. « Les défis en tant que nouveau premier président sont multiples et infinis. Pour l’essentiel, j’apporterai dans la continuité de ce que j’ai pu faire avec mon aîné, des changements nécessaires attendus et espérés par le peuple congolais. », s’est-il engagé.

Georges Akiera passe le témoin à Gilbert Mouyabi

La passation de consignes entre le procureur général près la Cour suprême sortant, Georges Akiera, et entrant, Gilbert Mouyabi, s’est déroulée également le même jour. Ainsi, le sortant a transmis à son successeur les dossiers qui l’attendent et présenté dans le procès verbal le patrimoine du parquet général. « Je vous connais, vous êtes doublement de la maison et depuis, vous étiez pendant de longues années procureur à différents niveaux, vous sortez fraîchement d’un parquet général. Je vous souhaite bonne chance et de faire mieux que moi pour servir la République, parce que les hommes passent, la justice doit être pérenne, mais la République est éternelle. Vous êtes ici chez vous, vous remplacez votre grand frère, vous avez une bonne équipe .», a souligné Georges Akiera.

Onzième procureur général près la Cour suprême, Gilbert Mouyabi pense qu’on ne remplace pas un grand frère mais on lui succède. « On n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, vous avez sorti la lampe Mouyabi sous le boisseau pour l’envoyer au ministère de la Justice comme conseiller. Après, j’ai été envoyé à la Cour des comptes et des disciplines budgétaires. Je sais que j’ai votre bénédiction, je sais aussi que je vais garder tout le personnel. Je ne suis en territoire ni étranger ni inhospitalier, je suis chez moi. », a estimé cet ancien séminariste.

Kigali à l’heure de la ZLEC: pavillons et commerce interafricain

Le sommet historique de Kigali sur la Zone de libre-échange continental prévu ce 21 mars 2018, verra la participation que quelque 29 Chefs d’Etat. Niger, Ouganda, Tchad, Congo Brazzaville, Djibouti, RD Congo, Togo, Mauritanie, Gabon, Guinée, Sénégal, Kenya, Mali, Madagascar, Guinée Bissau, Mozambique, Nigeria, Burkina Faso, la République Centrafricaine, la Libye, les Comores, le Ghana, le Lesotho, la Gambie, la Somalie, l’Angola, le Zimbabwe et l’Afrique du Sud y seront représentés au top niveau. En outre, 16 autres pays enverront des délégués de haut rang. Les pays qui seront représentés par leurs Premier Ministres, Vice-Présidents ou Ministres des Affaires étrangères sont : Côte d’Ivoire, Seychelles, Maroc, Swaziland, Tanzanie, Bénin, Malawi, Maurice, Botswana, Cap-Vert, Égypte, Namibie, Sao Tomé, Tunisie, Soudan du Sud et Erythrée.

Cela signifie que plus de 45 pays pourraient signer l’accord, qui vise à faire de l’Afrique la plus grande zone commerciale du monde où les biens et services peuvent être échangés sans aucune restriction entre les États membres. A cette messe continentale, prendront part également la Secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, le Président de la BAD, Adesina Akinwumi, et le Secrétaire général du COMESA, Sindiso Ngwenya, le patron du NEPAD, Ibrahim Mayaki, l’Envoyé spécial du Fonds pour la Paix de l’Union africaine, Donald Kaberuka, l’ancien Président nigérian Olesegun Obasanjo et la Directrice exécutive du Centre du commerce international (CCI), Arancha González.

Une Conférence importante sur la Concurrence, les droits à la Propriété Intellectuelle, et les Investissements, précédera le Sommet mardi le 20 Mars. Elle a pour but de recueillir des contributions du Secteur Privé sur l’intégration des économies africaines. Y seront débattus des sujets liés à la diversification des produits africains de base, les opportunités pour un seul marché, l’emploi, l’autonomisation des femmes et des jeunes, la réduction du coût des affaires et le financement du commerce. La garantie d’un marché plus vaste et facile d’accès devrait stimuler les capacités de production des entreprises du continent, ce qui se traduira par d’autres avantages tels que la création d’emplois et l’augmentation des recettes fiscales pour le gouvernement.

Pool: réouverture ce mercredi 21 mars du tronçon routier Kinkala-Mindouli-Kindamba

Ce tronçon routier de plus de 150 km, est resté deux ans fermés à la circulation, du fait de l’insécurité consécutive aux affrontements entre l’armée et les partisans Ninjas.

Le président de la commission ad hoc mixte paritaire de l’accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et le Pasteur Ntoumi, a annoncé la réouverture de la circulation de quelques tronçons dans le Pool. L’annonce a été faite mardi 20 mars à kinkala, chef-lieu du département du Pool, à 75 km au sud de Brazzaville, selon le site d’information Xinhua.

« J’ai le plaisir de vous annoncer que dès demain mercredi sera lancé le premier convoi de véhicules privés sur le tronçon Kinkala-Mindouli-Kindamba. Que ceux qui ont pris l’habitude de raquetter les populations se tiennent loin de nous et considèrent que le temps du désordre est terminé », a déclaré le Pasteur Ntoumi, à la cérémonie du lancement des activités de terrain de la commission ad hoc paritaire de l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités.

Ce tronçon routier de plus de 150 km, est resté deux ans fermés à la circulation, du fait de l’insécurité consécutive aux affrontements entre l’armée et les partisans Ninjas du Pasteur Ntoumi.

L’accord du 23 décembre dernier qui entre en vigueur, prescrit au pasteur Ntoumi le « cessez-le-feu ; la facilitation du ramassage des armes ; de ne créer aucune entrave au processus de rétablissement de l’autorité de l’Etat dans le Pool ; de faciliter la libre circulation des personnes et des biens et le déploiement de la force publique pour assumer ses fonctions traditionnelles de sécurisation ».

Au gouvernement, l’accord prescrit de « travailler à la sécurité, à l’application et au parachèvement du processus de paix ; de démobiliser et réinsérer professionnellement les ex-combattants après le ramassage des armes ; d’alléger progressivement le dispositif militaire, sous le congtrôle de la commission ad hoc paritaire, dans les zones de conflit », rappelle-t-on.

Cet accord a permis de mettre fin à deux ans de violences armées dans le Pool, poussant les populations à abandonner leurs villages. Ces combats ont occasionné des dizaines de morts et la destruction de plusieurs infrastructures dont le Chemin de fer Congo Océan (CFCO).

Brazzaville : la viande de bœuf à la portée de la population

Même si le prix au kilogramme de la viande de bœuf a baissé dans les marchés de la capitale, sa consommation reste encore escamotée par les produits congelés bon marché.

Le marché de la viande fraîche s’accroît de plus en plus à Brazzaville, en témoigne l’ambiance matinale à l’abattoir de MPila, le plus grand de la ville, dans le cinquième arrondissement, Ouenzé. Ici, le kilo est vendu à 2 500 francs CFA. Un prix presque de gros pour les restaurateurs qui détenaient le secret jusque-là.

Dans les marchés de Brazzaville, le prix du kilo de la viande de bœuf a sensiblement chuté. Contre 4000 francs CFA auparavant, le kilo s’offre entre 3 300 et 3 500 francs CFA selon les endroits. Un progrès qui se justifie par « le développement du cheptel bovin dans le pays grâce au soutien des autorités. », à en croire Mahamat Abdelkerim, propriétaire de l’abattoir de Mpila et président de l’Association des importateurs de bétail du Congo.

« Il faut préserver cet élan pour que dans les prochaines années, ce marché se développe davantage. » confie-t-il, du haut de ses vingt-ans d’élevage et du commerce au Congo. Un souhait jugé légitime, car si le prix de la viande de bœuf épouse peu à peu le porte-monnaie de la ménagère, il reste que le produit soit disponible en tout temps et partout. 25 à 30% seulement du bétail vendu à Brazzaville est issu de l’élevage local, et le reste vient de la Centrafrique, du Tchad et un peu du Cameroun, soutient Mahamat Abdelkerim. A l’abattoir de Mpila, seulement moins de vingt bêtes sont abattues par jour pour alimenter toute la capitale et les périphéries. « Très minime », estime-t-il.

Plus la viande de bœuf sera disponible, plus les prix baisseront, estime-t-on chez les consommateurs qui jugent que même à 3500 F CFA, le kilo reste cher. « Que le gouvernement fasse en sorte que les prix répondent à nos moyens. », lance, dans le marché Texaco, « maman Flore », une cliente. A cause du prix, elle est obligée de se tourner vers les produits congelés.

Pour la plupart des bouchers, la consommation des produits congelés relève plus des habitudes que du rapport prix avec les produits frais. La viande congelée inonde les marchés de Brazzaville, disponible jusque dans les plus petits. 

La littérature joue un rôle important dans la société

Le Pr Omer Massoumou a apporté des éclairages sur la question le mardi 20 mars à Brazzaville à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la francophonie.

Le vice-doyen de la Faculté des lettres et des sciences humaines a indiqué, le 20 mars à Brazzaville, qu’aucun développement n’est envisageable s’il n’y a pas une culture ou une pensée positive qui permet de garantir la sérénité des espaces.

Omer Massoumou l’a fait savoir dans sa communication portant sur le thème « La littérature française, un modèle de développement national pour la République du Congo ? », à l’occasion de la Journée internationale de la francophonie organisée par l’université Marien-Ngouabi, en partenariat avec l’Agence universitaire de la francophonie.

Ce thème marque également la leçon inaugurale des conférences de l’université Marien-Ngouabi.  L’orateur a véhiculé le message sur le rôle capital de la littérature, rendu hommage à ses enseignants, notamment les Prs André Patient Bokiba et Mukala Kadima-Nzuzi, et donné sa bibliographie.

En effet, a-t-il expliqué, le développement d’un pays ne se fait pas seulement par l’économie, la santé et la construction des infrastructures. Les enjeux de l’enseignement de la littérature française au Congo, dans la réflexion sur le développement national, sont abordés dans toute leur complexité. « Les préjugés liés à la France perçue comme modèle, les défis des déférences ethniques à aller vers une unité nationale, la transmission culturelle non contextualisée … sont des paramètres susceptibles de formater l’imaginaire des Congolais travaillant pour leur indépendance et leur développement ;», a t-il indiqué.

le vice-doyen a souligné la double identité des Congolais avant de préciser qu’ils sont des francophones et partiellement Français. Le Congo, a-t-il ajouté, est la résultante de la culture française et la culture africaine géographiquement et historiquement délimitées.

Les aînés de l’université n’ont pas été oubliés

Le Pr André Patient Bokiba a expliqué qu’il n’est intervenu à l’université entend qu’enseignant, chercheur et animateur qu’après 1980. « Je pense que l’orateur aurait pu remonter les hommages au-delà, car il y avait des aînés dont Jean Pierre Makouta Mboukou, Jean Baptiste Tati Loutard que nous avons trouvés à l’université, avec le collectif. Ils sont les fondateurs de l’enseignement littéraire à la Faculté des lettres et des sciences humaines.», a-t-il déclaré.

Selon lui, l’idée de créer deux départements, à savoir celui de Langue et littérature françaises et celui de Civilisation africaine qui évoluent parallèlement, leur a permis de se distinguer des autres facultés de lettres. Cette idée, a-t-il poursuivi, lui avait permis, avec son collègue Mukala Kadima-Nzuzi, d’organiser une animation de la culture littéraire, considérée à l’étranger comme l’école de critique littéraire de Brazzaville.

Notons que le doyen de la Faculté des lettres et des sciences humaines, Dieudonné Tsokini, a présenté l’université Marien-Ngouabi et ses différents plans stratégiques, dans son mot de circonstance.

Autre temps fort de la journée : le concours d’orthographe qui a réuni cinquante-huit participants dont les enseignants, des doctorants et étudiants. La dictée avait pour titre : La langue française sur tous les tons.

Deux auteurs africains primés au Salon Livre Paris

A titre symbolique, Honorine Ngou du Gabon et Venance Konan de la Côte d’Ivoire ont été distingués par le collectif de journalistes d’Afrique Francophone.

En guise du soutien au Pavillon Lettres d’Afrique, le collectif de journalistes d’Afrique francophone, présidé par Louis Keumayou, président de la Presse africaine à Paris, a tenu à distinguer deux personnalités de la littérature africaine participant au Salon Livre Paris 2018.

Sur le stand Pavillon Lettres d’Afrique, en présence du ministre de la Culture de la Côte d’Ivoire, Maurice Bandaman, de l’ambassadeur du Gabon en France, Flavien Enongoué, et de la fondatrice dudit stand, Aminata Diop Johnson, le représentant du journal Les Dépêches de Brazzaville a annoncé le nom des lauréats lors de la cérémonie de clôture du salon, le 19 mars.

C’est à Honorine Ngou, auteure-éditrice et professeur de lettres modernes à l’université Omar-Bongo, à Libreville (Gabon), qu’a été attribué le titre de Femme africaine du Salon Livres Paris. A l’unanimité, le jury a récompensé l’ensemble de son œuvre.

Pour le second lauréat, c’est Venance Konan, directeur général du quotidien « Fraternité Matin » à Abidjan (Côte d’Ivoire), qui a reçu le titre d’Auteur africain du Salon Livre Paris pour son essai « Si le Noir n’est pas capable de se tenir debout, laissez-le tomber ». Dans son livre, l’auteur se fait le chantre de l’arrêt de l’aide à l’Afrique. Pour lui, « la meilleure façon d’aider le continent noir serait peut-être d’arrêter de l’aider, et de laisser les Africains se débrouiller comme des adultes ».

Lancement à Brazzaville de Goût de France 2018

Cet évènement met à l’honneur la gastronomie française en proposant le 21 mars, des menus à la française dans plus de cent cinquante pays répartis sur cinq continents.

Prélude à l’événement, Michel Pré et Aurélie Godet, respectivement conseiller de coopération et attachée de presse de l’ambassade de France, ont animé le 19 mars une conférence de presse-dégustation, en compagnie des représentants de trois hôtels de la place.

Au cours de leurs interventions, Michel Pré et Aurélie Godet ont tour à tour expliqué au public l’importance de l’opération Goût de France, sa philosophie et son impact à travers le monde. « Ainsi, sous la forme d’un dîner, les chefs du monde entier rendront hommage à l’excellence de la cuisine française, à sa capacité d’innovation et de fédération autour de valeurs communes : le partage et le plaisir dans le respect de la planète et de la santé. », ont-ils dit.

Cet évènement, unique en son genre, met à l’honneur la gastronomie française en proposant le même jour, le 21 mars, des menus à la française dans plus de cent cinquante pays répartis sur cinq continents et parfois même dans des lieux inattendus.

L’objectif est de valoriser l’art de vivre à la française, les produits du terroir et plus largement, promouvoir la destination France à l’international. En effet, un tiers des touristes déclare aller en France pour sa gastronomie, dont le « repas gastronomique des français » est classé au patrimoine mondial immatériel de l’Unesco en 2010.

Pour cette quatrième édition, les ambassades de France à l’étranger et plus de trois mille restaurants participeront à l’évènement, dont mille trois cents en France. Et pour la première fois cette année, une région sera mise à l’honneur : la nouvelle Aquitaine.

Alain Ducasse, l’une des personnalités les plus influentes de la gastronomie mondiale, a souhaité que cette édition Goût de France soit également l’occasion de rendre hommage au « pape » de la gastronomie française, Paul Bocuse. Ainsi, les chefs participants auront la possibilité d’intégrer, dans leur menu, un plat du répertoire ou inspiré de l’ADN de la cuisine du grand cuisinier récemment disparu.

Selon l’ambassade de France, le menu goût de France se compose d’un apéritif « enrichi » d’une entrée, d’un ou plusieurs plats, de fromage et d’un dessert, accompagnés de vins et de champagnes français.

À Brazzaville, trois hôtels (Africa, Pefaco Maya Maya et Radisson Blu) ont été sélectionnés pour participer à l’événement. Le menu proposé doit respecter la structure suivante : apéritif, entrée, plat, fromages, dessert, vins et champagnes français.

Enseignement technique et professionnel : le Congo et l’UE se mettent d’accord

La coopération entre les deux parties a été, le 19 mars à Brazzaville, au centre des échanges entre le ministre Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint Eudes et l’ambassadeur Saskia de Lang.

« Nous avons échangé sur l’ensemble de la coopération entre l’UE et le Congo sur là où il y a des terrains d’entente et de travail en commun. Nous avons aussi discuté de sa politique de formation professionnelle et les ambitions qu’il a pour le Congo, la mesure dans laquelle l’UE peut contribuer à cela, si ce n’est pas maintenant, peut-être à l’avenir. », a expliqué Saskia de Lang, cheffe de la délégation de l’Union européenne (UE) au Congo.

En effet, Saskia de Lang a indiqué que le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint Eudes, est préoccupé par l’emploi et la formation des jeunes. « Le ministre est tout à fait conscient de l’importance d’avoir une bonne formation pour l’ensemble des jeunes de ce pays dont le nombre est croissant au quotidien. Ce nombre varie sur un marché de travail, il est essentiel qu’il soit pourvu de formations pour pouvoir se créer un avenir et se trouver un emploi. Cette stratégie va de pair avec une politique de l’emploi pour laquelle le ministre est également responsable. », a-t-elle conclu, sans donner plus de détails sur ce que le Congo pourrait attendre de l’UE.

Foot, social et économie au menu de la presse congolaise

Les équipes de ‘’Cara’’ et ‘’La Mancha’’ qui se qualifient au tour de cadrage de la Coupe de la Confédération africaine de football, le plan de réponse humanitaire dans le pool et les finances publiques où le Congo vise à améliorer la comptabilité de l’Etat à travers un plan d’actions sont les principaux sujets abordés mardi par la presse congolaise.

« Coupe Africaine de la confédération :’’La Mancha’’ et ‘’Cara’’ se qualifient au tour de cadrage » : titre le quotidien Les dépêches de Brazzaville avant de faire ce développement : « Les deux clubs congolais restés en lice en compétition continentale, ‘’La Mancha’ et ‘’Cara’’ont validé vendredi et dimanche leurs tickets pour le tour de cadrage. Battus respectivement par ‘’Al ahly Shandy’’(1-2) et ‘’Union sportive Ben Guerdane’(1-3) en match retour des seizièmes de finale de la Coupe Africaine de la Confédération, les deux représentants congolais se sont tirés d’affaire grâce à leurs victoires (3-0) acquises à domicile lors de la manche aller. »

Le bihebdomadaire La semaine Africaine sur le même sujet titre : « Coupe de Confédération :’’Cara’’ et ‘’La Mancha’’ tremblent mais ça passe… ».

Pour sa part, l’hebdomadaire Le Patriote parle des énergies renouvelables avec le don de la société Eni à l’Afrique et, sous le titre: « Un centre de recherche scientifique et technologique en chantier à Oyo », il écrit : « Le Congo, voit le bout de tunnel (en énergies renouvelables), avec la construction et l’équipement du centre d’excellence d’Oyo entièrement financés par la société Eni-Congo à hauteur e 30 millions de dollars. Les travaux qui ont été confiés à l’entreprise Zerock seront achevés en décembre 2019. »

Le quotidien Les Dépêches de Brazzaville fait un clin d’œil aux finances publiques et annonce que  « la direction générale de la comptabilité publique(DGCP) a initié une série d’ateliers destinés à réformer, à travers le plan d’actions stratégiques 2018-2022, la comptabilité de l’Etat (…) l’objectif est d’améliorer les finances publiques et de mieux centraliser les écritures comptables. »

Ce quotidien relaie aussi l’appel à contribution du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) à l’égard des médias pour que ces derniers s’approprient le projet de la tenue des états généraux de la presse congolaise prévue en juin 2018.

La semaine africaine se fait l’écho du plan de réponse humanitaire dans le pool et souligne que « pour une urgence et un relèvement de114.000 personnes en quête d’assistance dans le département du pool, 70,7 millions de dollars américains sont nécessaire, ont annoncé le gouvernement congolais et le système des Nations unies vendredi dernier à Brazzaville».