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La littérature joue un rôle important dans la société

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Le Pr Omer Massoumou a apporté des éclairages sur la question le mardi 20 mars à Brazzaville à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la francophonie.

Le vice-doyen de la Faculté des lettres et des sciences humaines a indiqué, le 20 mars à Brazzaville, qu’aucun développement n’est envisageable s’il n’y a pas une culture ou une pensée positive qui permet de garantir la sérénité des espaces.

Omer Massoumou l’a fait savoir dans sa communication portant sur le thème « La littérature française, un modèle de développement national pour la République du Congo ? », à l’occasion de la Journée internationale de la francophonie organisée par l’université Marien-Ngouabi, en partenariat avec l’Agence universitaire de la francophonie.

Ce thème marque également la leçon inaugurale des conférences de l’université Marien-Ngouabi.  L’orateur a véhiculé le message sur le rôle capital de la littérature, rendu hommage à ses enseignants, notamment les Prs André Patient Bokiba et Mukala Kadima-Nzuzi, et donné sa bibliographie.

En effet, a-t-il expliqué, le développement d’un pays ne se fait pas seulement par l’économie, la santé et la construction des infrastructures. Les enjeux de l’enseignement de la littérature française au Congo, dans la réflexion sur le développement national, sont abordés dans toute leur complexité. « Les préjugés liés à la France perçue comme modèle, les défis des déférences ethniques à aller vers une unité nationale, la transmission culturelle non contextualisée … sont des paramètres susceptibles de formater l’imaginaire des Congolais travaillant pour leur indépendance et leur développement ;», a t-il indiqué.

le vice-doyen a souligné la double identité des Congolais avant de préciser qu’ils sont des francophones et partiellement Français. Le Congo, a-t-il ajouté, est la résultante de la culture française et la culture africaine géographiquement et historiquement délimitées.


Les aînés de l’université n’ont pas été oubliés

Le Pr André Patient Bokiba a expliqué qu’il n’est intervenu à l’université entend qu’enseignant, chercheur et animateur qu’après 1980. « Je pense que l’orateur aurait pu remonter les hommages au-delà, car il y avait des aînés dont Jean Pierre Makouta Mboukou, Jean Baptiste Tati Loutard que nous avons trouvés à l’université, avec le collectif. Ils sont les fondateurs de l’enseignement littéraire à la Faculté des lettres et des sciences humaines.», a-t-il déclaré.

Selon lui, l’idée de créer deux départements, à savoir celui de Langue et littérature françaises et celui de Civilisation africaine qui évoluent parallèlement, leur a permis de se distinguer des autres facultés de lettresCette idée, a-t-il poursuivi, lui avait permis, avec son collègue Mukala Kadima-Nzuzi, d’organiser une animation de la culture littéraire, considérée à l’étranger comme l’école de critique littéraire de Brazzaville.

Notons que le doyen de la Faculté des lettres et des sciences humaines, Dieudonné Tsokini, a présenté l’université Marien-Ngouabi et ses différents plans stratégiques, dans son mot de circonstance.

Autre temps fort de la journée : le concours d’orthographe qui a réuni cinquante-huit participants dont les enseignants, des doctorants et étudiants. La dictée avait pour titre : La langue française sur tous les tons.

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