Congo-Coronavirus : le gouvernement intensifie la sensibilisation

Des campagnes de sensibilisation sont prévues dans les marchés domaniaux et d’autres lieux publics de Brazzaville, la capitale congolaise.

 

Convaincre les congolais indécis et les anti-vaccins à aller se faire administrer une dose afin de se prémunir contre le coronavirus. C’est l’objectif que s’est lancé le ministère de la santé en partenariat avec en charge de la femme et la mairie de Brazzaville. A cet effet, des campagnes de sensibilisation sont mises sur pieds dans les marchés domaniaux et d’autres lieux publics.

« Nous sommes heureux de recevoir 55.000 doses supplémentaires qui vont nous permettre d’avancer dans le programme de vaccination. Nous pouvons rassurer la population que les vaccins sont disponibles. L’autre effort c’est d’amener la population à se faire vacciner. Nous sommes en train de mobiliser les vaccinateurs de manière à ce qu’ils emmènent le vaccin vers la population », a indiqué le directeur du programme élargi de vaccination, le Dr Alexis Mouro Moyoka.

Rappelons que le 6 octobre dernier, le ministère de la Santé et de la Population a réceptionné 55.000 doses de vaccin Johnson & Johnson dans le cadre de la facilité AVAT de l’Union africaine (UA).

Congo-coronavirus : vaccination annoncée dans les marchés de Brazzaville

L’annonce a été faite mercredi 15 septembre 2021, par le maire de la capitale congolaise, Deudonné Bantsimba.

 

Une campagne de vaccination contre le coronavirus est programmée dans les prochains jours. Dieudonné Bantsimba, le maire de Brazzaville, l’a annoncé mercredi 15 septembre 2021. Cette campagne de vaccination contre le coronavirus concerne les marchés domaniaux. Une opération qui sera lancée par la mairie de Brazzaville en partenariat avec les ministères en charge de la Santé et de la Femme.

« Nous allons lancer avec les ministères de la Santé et de la Femme, une campagne de sensibilisation et d’adhésion à la vaccination contre la COVID-19 à l’endroit des vendeuses et vendeurs dans les marchés domaniaux de Brazzaville », a-t-il déclaré.

S’exprimant à l’ouverture de la 9e session ordinaire du conseil départemental et municipal de Brazzaville, il a invité « les vendeurs à adhérer massivement à cette campagne et à se faire vacciner afin de se protéger contre la pandémie de COVID-19 ».

Dieudonné Bantsimba Il invite les habitants de Brazzaville à continuer à respecter les gestes barrières et à adhérer à la campagne de vaccination en cours contre la COVID-19 afin de permettre d’atteindre l’immunité collective.

Rappelons qu’à la fin du mois d’août, le Congo a administré un total de 286.959 doses de vaccins, selon le ministère de la Santé. Ces doses sont constituées de 234.130 doses de Sinopharm, 22.379 doses de Spoutnik V, 29.557 doses de Spoutnik Light (dose unique) et 893 doses de Johnson & Johnson.

Congo-coronavirus : 600 vendeurs des marchés de Brazzaville vaccinés

Les commerçants des marchés de la capitale et autres citoyens ont été encouragés à se faire vacciner contre le coronavirus.

 

Quelques 600 vendeurs des marchés de la ville de Brazzaville se sont fait vacciner contre le coronavirus. Ils ont été encouragés par l’association Les Amis de Michel Bongho-Nouarra. Pour le président de cette association, l’importance de cette activité est de relayer le message du gouvernement.

« Vous savez que nous sommes dans une pandémie mondiale, le Congo n’est pas en reste, malheureusement nous avons perdu des compatriotes. Le sens de cette activité est aussi de sensibiliser la population pour qu’elle vienne se vacciner librement. Nous voulions donner un exemple pour que la population puisse nous suivre. Les chiffres qui m’ont été communiqués  par les instances sanitaires ne sont pas très bons. Nous sommes à moins de 2% de vaccinés au Congo, alors que la cible visée est de 60% », a-t-il dit.

Michel Bongho-Nouarra pense que des actions comme celles-ci peuvent remédier à cela, en boostant la campagne de vaccination. C’est un premier pas, a-t-il dit. « Je pense que c’est une stratégie qui va se déclamer sur plusieurs actions. Comme on dit un long voyage commence toujours par le premier pas, il va avoir d’autres actions qui vont suivre. On va cibler d’autres types de population», a-t-il souligné.

Le président de l’association Les Amis de Michel Bongho-Nouarra a demandé aux Congolais de ne pas avoir peur sinon que de se référer à des opinions scientifiques. Il n’est point besoin de se laisser influencer par toutes sortes de rumeurs. C’est pour cela que lui, les membres de son association et les six cents marchands de Brazzaville et autres citoyens, ont montré l’exemple. « Je crois qu’à partir d’aujourd’hui, pas seulement nous les Amis de Michel Bongho-Nouarra, d’autres aussi suivront. Je le dis à nos compatriotes de ne pas avoir peur, de penser à se protéger et protéger les autres », a-t-il déclaré.

ll a ajouté qu’aujourd’hui, le gouvernement s’est donné un certain nombre de moyens pour freiner la propagation du virus, notamment les couvre-feux, les mesures restrictives, l’objectif étant de sortir de la Covid-19. « Si nos concitoyens veulent revenir à la vie normale, il faut passer par la vaccination, c’est le prix de la liberté aujourd’hui. Si nous atteignons une immunité collective, au moins 60% des Congolais vaccinés, alors nous pourrons envisager de revenir à nos activités », a-t-il fait savoir.

Exaucée Koubemba, infirmière vaccinatrice au service d’hygiène, a expliqué le vaccin injecté. « Nous sommes en train de les vacciner le SPUTNIK-LIGHT, le vaccin russe en dose unique. Il s’agit de la première et deuxième dose combinée dans une seule ampoule. Le vaccin ne fait pas mal, c’est une injection comme toute autre. Jusqu’alors nous n’avons pas encore enregistré des plaintes des personnes vaccinées. Nous profitons de l’occasion pour demander à tous ceux qui hésitent encore de venir se faire vacciner. Se faire vacciner c’est protéger nos familles, nos amis et nos proches », a-t-elle fait savoir.

Romain Patrice Ombi, l’un des vaccinés contre le coronavirus, a trouvé ce geste bienfaisant. Raison pour laquelle il a félicité l’association et tous les volontaires.

 

Coronavirus : les congolais ont trois jours pour aller au marché

Les marchés publics se tiendront désormais lundi, mardi et vendredi. C’est la nouvelle mesure prise par le ministère de l’intérieur et de la décentralisation.

Pour faire face à la pandémie de coronavirus qui prend de l’ampleur, le gouvernement congolais poursuit avec des mesures barrières. Dans un arrêté publié mercredi 08 avril à Brazzaville, le ministère congolais de l’Intérieur et de la décentralisation a annoncé des nouvelles mesures portant réglementation des marchés domaniaux sur l’ensemble du territoire national.

« Tenant compte des mesures portant déclaration de l’état d’urgence sanitaire en République du Congo et pour mieux lutter contre la propagation du Covid-19, les marchés domaniaux sont désormais ouverts les lundi, mardi et vendredi sur l’ensemble du territoire national », indique le décret signé par le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou.

Peu avant cette mesure et en dépit de l’état d’urgence, les marchés étaient ouverts cinq jours sur sept avec aucune règle de distanciation sociale, tant chez les vendeurs que les acheteurs, ce qui faisait craindre plusieurs cas de contamination locale.

La nouvelle réglementation relative à la gestion des marchés s’inscrit dans le cadre du plan de contingence mis en place par le gouvernement afin d’éviter une propagation de masse à la pandémie du Covid-19.

En date du 7 avril, le Congo a enregistré onze nouveaux cas de contamination portant à 60 le nombre total des personnes déclarés positives avec 5 décès et 5 guéris.

Congo-Covid 19 : flambée des prix sur les marchés

Le directeur général de la concurrence et de la répression des fraudes commerciales, Philippe Nsonde-Mondzie, a déploré, l’augmentation, sur le marché, des prix de quelques produits de première nécessité.

« La pandémie de coronavirus étant très grave, les commerçants ne devraient pas profiter de la psychose pour s’enrichir sur le dos de la population, d’où la vigilance sur les prix des denrées alimentaires, des gels hydro alcooliques, des seaux, et bien d’autres produits indispensables pour se protéger contre le Covid19 », a déclaré Philippe Nsonde-Mondzié, lors d’une communication faite devant les contrôleurs commerciaux.

Signalons qu’actuellement, le ministère du Commerce a déployé ces contrôleurs dans les marchés et établissements de commerce, pour vérifier et constater cette hausse de prix que déplore la population.

« Tous les commerçants qui fixent les prix de manière opportuniste doivent justifier la hausse à travers des factures d’achat, afin d’établir la traçabilité depuis l’achat jusqu’à la vente. »

Par ailleurs, dans le marché, certains commerçants approchés ont fait savoir que les prix des produits cités ci-dessus, sont en hausse depuis le pays où ils s’approvisionnent, à savoir la République Démocratique du Congo.

« Avec la fermeture des frontières, les grossistes ont augmenté les prix de vente. Chaque jour, les prix passent du simple au double. Pour tirer un peu de bénéfice, je suis obligé de revendre un peu plus cher », a indiqué un commerçant ayant requis l’anonymat.

Afin de stopper cette spéculation, le ministère du Commerce invite la population à contacter le numéro d’alerte ci-après : 00242 22 613 85 85

Brazzaville : la viande de bœuf à la portée de la population

Même si le prix au kilogramme de la viande de bœuf a baissé dans les marchés de la capitale, sa consommation reste encore escamotée par les produits congelés bon marché.

Le marché de la viande fraîche s’accroît de plus en plus à Brazzaville, en témoigne l’ambiance matinale à l’abattoir de MPila, le plus grand de la ville, dans le cinquième arrondissement, Ouenzé. Ici, le kilo est vendu à 2 500 francs CFA. Un prix presque de gros pour les restaurateurs qui détenaient le secret jusque-là.

Dans les marchés de Brazzaville, le prix du kilo de la viande de bœuf a sensiblement chuté. Contre 4000 francs CFA auparavant, le kilo s’offre entre 3 300 et 3 500 francs CFA selon les endroits. Un progrès qui se justifie par « le développement du cheptel bovin dans le pays grâce au soutien des autorités. », à en croire Mahamat Abdelkerim, propriétaire de l’abattoir de Mpila et président de l’Association des importateurs de bétail du Congo.

« Il faut préserver cet élan pour que dans les prochaines années, ce marché se développe davantage. » confie-t-il, du haut de ses vingt-ans d’élevage et du commerce au Congo. Un souhait jugé légitime, car si le prix de la viande de bœuf épouse peu à peu le porte-monnaie de la ménagère, il reste que le produit soit disponible en tout temps et partout. 25 à 30% seulement du bétail vendu à Brazzaville est issu de l’élevage local, et le reste vient de la Centrafrique, du Tchad et un peu du Cameroun, soutient Mahamat Abdelkerim. A l’abattoir de Mpila, seulement moins de vingt bêtes sont abattues par jour pour alimenter toute la capitale et les périphéries. « Très minime », estime-t-il.

Plus la viande de bœuf sera disponible, plus les prix baisseront, estime-t-on chez les consommateurs qui jugent que même à 3500 F CFA, le kilo reste cher. « Que le gouvernement fasse en sorte que les prix répondent à nos moyens. », lance, dans le marché Texaco, « maman Flore », une cliente. A cause du prix, elle est obligée de se tourner vers les produits congelés.

Pour la plupart des bouchers, la consommation des produits congelés relève plus des habitudes que du rapport prix avec les produits frais. La viande congelée inonde les marchés de Brazzaville, disponible jusque dans les plus petits.