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Brazzaville : la viande de bœuf à la portée de la population

Baisse du prix de la la viande de bœuf à Brazzaville pour le bonheur des consommateurs.

Même si le prix au kilogramme de la viande de bœuf a baissé dans les marchés de la capitale, sa consommation reste encore escamotée par les produits congelés bon marché.

Le marché de la viande fraîche s’accroît de plus en plus à Brazzaville, en témoigne l’ambiance matinale à l’abattoir de MPila, le plus grand de la ville, dans le cinquième arrondissement, Ouenzé. Ici, le kilo est vendu à 2 500 francs CFA. Un prix presque de gros pour les restaurateurs qui détenaient le secret jusque-là.

Dans les marchés de Brazzaville, le prix du kilo de la viande de bœuf a sensiblement chuté. Contre 4000 francs CFA auparavant, le kilo s’offre entre 3 300 et 3 500 francs CFA selon les endroits. Un progrès qui se justifie par « le développement du cheptel bovin dans le pays grâce au soutien des autorités. », à en croire Mahamat Abdelkerim, propriétaire de l’abattoir de Mpila et président de l’Association des importateurs de bétail du Congo.

« Il faut préserver cet élan pour que dans les prochaines années, ce marché se développe davantage. » confie-t-il, du haut de ses vingt-ans d’élevage et du commerce au Congo. Un souhait jugé légitime, car si le prix de la viande de bœuf épouse peu à peu le porte-monnaie de la ménagère, il reste que le produit soit disponible en tout temps et partout. 25 à 30% seulement du bétail vendu à Brazzaville est issu de l’élevage local, et le reste vient de la Centrafrique, du Tchad et un peu du Cameroun, soutient Mahamat Abdelkerim. A l’abattoir de Mpila, seulement moins de vingt bêtes sont abattues par jour pour alimenter toute la capitale et les périphéries. « Très minime », estime-t-il.


Plus la viande de bœuf sera disponible, plus les prix baisseront, estime-t-on chez les consommateurs qui jugent que même à 3500 F CFA, le kilo reste cher. « Que le gouvernement fasse en sorte que les prix répondent à nos moyens. », lance, dans le marché Texaco, « maman Flore », une cliente. A cause du prix, elle est obligée de se tourner vers les produits congelés.

Pour la plupart des bouchers, la consommation des produits congelés relève plus des habitudes que du rapport prix avec les produits frais. La viande congelée inonde les marchés de Brazzaville, disponible jusque dans les plus petits. 

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