RDC: hausse des prix de certains produits la semaine dernière

L’Institut National de la Statistique (INS) note l’augmentation des prix de certains produits et services depuis une semaine.

Cette flambée des prix concerne généralement les billets d’avion des lignes aériennes internationales, d’après l’INS. Cette dernière justifie cela par la loi de l’offre et de la demande. Il note aussi une augmentation de prix des services d’entretien et de répartition mais aussi des logements.

Toujours selon l’Institut Nationale de la Statistique, d’autres produits et services comme des articles des soins corporels, meubles, articles d’ameublement, tapis et autres revêtements de sol, des cigarettes, des poissons fumés, des épices ou encore des boissons non alcoolisées ont également augmenté de prix.

L’inflation hebdomadaire est de 0,153% au niveau national et 0,187% à Kinshasa. En cumul, l’inflation a atteint 2,519% au niveau national et 2,547% à Kinshasa. L’inflation annualisée se situe à 12,482% au niveau national et 12,626% à Kinshasa. En glissement annuel, l’inflation est de 51,630% au niveau national et 48,109% à Kinshasa, selon l’INS.

Justice et santé en vedette dans la presse congolaise

Les nouvelles charges contre l’opposant Paulin Makaya, la session criminelle qui s’ouvre le 29 mars prochain et la prolifération des faux médicaments sont les sujets en vedette dans la presse congolaise parue ce lundi.
«Justice : de nouvelle charges contre l’opposant Paulin Makaya »,titre le bihebdomadaire La Semaine africaine pour qui « le leader de l’UPC (Unis pour le Congo), Paulin Makaya, condamné en 2015 à 2 ans d’emprisonnement ferme et à une amende de 2,5 millions de FCFA, fait face à une nouvelle accusation, alors qu’il a purgé sa peine à la date du 2017».

Et La semaine africaine d’ajouter : « une ordonnance a été déposée au cabinet de Yvon –Eric Ibouanga (son avocat), le 9 mars dans laquelle le juge d’instruction a signifié que la charge de ‘’délit d’évasion’’ est retenue contre son client».

Restant dans chapitre judiciaire, le quotidien Les Dépêches de Brazzaville, sous le titre : « Justice :la session criminelle s’ouvre le 29 mars », écrit : « Jusqu’au mois de mai prochain, la Cour criminelle siégera à Brazzaville sur 127 affaires inscrites à la session, ainsi que l’a confirmé l’audience publique tenue vendredi au Palais de justice (…) pour l’occasion, dix jurés dont six titulaires et quatre suppléants ont été désignés pour épauler les juges de la Cour conformément aux textes en vigueur ».

« Les crimes de viol, meurtre, assassinat, détention illégale d’arme de guerre, atteinte et complicité d’atteinte à la sureté intérieure de l’Etat font partie des affaires sur lesquelles les juges vont plancher », ajoute le quotidien.

Sur un autre plan, l’hebdomadaire La Griffe aborde le volet santé et titre : « Santé publique : le phénomène des faux médicaments appelle une riposte adéquate ». Selon La Griffe,  « Une enquête réalisée en 2017 révèle que ces dernières décennies, la contrefaçon en matière de médicaments aurait fait entre 700 000 et 800 000 morts par an, principalement dans les pays en développement ». « A quand l’accès aux médicaments sûrs et de qualité ? », s’interroge l’hebdomadaire, d’après qui « un produit médical sur dix serait falsifié».

Le Congo cherche 3,5 milliards FCFA pour les déplacés du pool

Ce besoin a été exprimé par des responsables du ministère de l’Action humanitaire au cours d’une réunion conjointe avec les représentants du système des Nations Unies au Congo.

Le gouvernement congolais cherche une enveloppe de 70,7 millions de dollars (environ 3,5 milliards de FCFA) pour répondre aux besoins humanitaires des déplacés dans le département du pool (sud de Brazzaville), a annoncé Radio-Congo.

Selon cette station, ce besoin a été exprimé par des responsables du ministère de l’Action humanitaire au cours d’une réunion conjointe avec les représentants du système des Nations Unies au Congo, le 16 mars dernier.

Cette assistance sollicitée en faveur du pool s’inscrit dans le cadre du deuxième plan de la poursuite de l’assistance humanitaire qui concerne près de 114.000 personnes déplacées dont 64 086 personnes, 5571 familles d’accueil et 25.000 personnes (restées chez elles), explique Radio-Congo citant le ministre congolais de l’Action humanitaire, Dinga Dzondo.

Les deux composantes de ce deuxième plan d’assistance humanitaire sont l’assistance humanitaire dans les lieux de déplacement et dans les zones du pool jusqu’alors inaccessibles (près de 22,9 millions de dollars) et la réintégration des personnes déplacées rentrant chez elles (près de 47,8 millions de dollars).

Faisant le bilan du plan humanitaire de l’année 2017 dans le département du pool, le gouvernement et le système des Nations unies au Congo ont relevé que sur un montant requis de 23.700 000 dollars, 524 093, soit 57,06% ont été mobilisés.

Congo : Total, un acteur influent dans l’enseignement supérieur

Le pétrolier français présent en République du Congo depuis 1968, multiplie les partenariats dans l’enseignement supérieur. Il est encouragé par le gouvernement qui n’hésite pas à s’appuyer sur le secteur privé pour développer les cursus dans les filières qui embauchent.

Un petit tour de Pointe-Noire suffit pour se rendre compte de l’omniprésence de Total dans la capitale économique du Congo-Brazzaville. Le pétrolier y possède par exemple le Derrick, sorte de bar-restaurant les pieds dans l’eau et vue sur le port, mais aussi la clinique CMS, située dans le quartier huppé du Losange Est et ornée du logo du géant français. Là-bas, les villas ultra-sécurisées accueillent à n’en pas douter certains des cadres du groupe. Mais s’il y a bien un secteur où Total s’impose dans tout le pays, c’est l’enseignement supérieur.

Partenariat avec l’Ucac-Icam

Rien d’étonnant à ce que Pierre Jessua, directeur général de la filiale locale Total E&P Congo, ait été invité à la récente inauguration de l’Institut Ucac-Icam en février dernier. Avant d’injecter 800 000 euros dans le campus flambant neuf de l’école d’ingénieurs, le pétrolier lui a prêté gracieusement des locaux pendant 16 ans.

« Cette coopération entre l’Ucac-Icam et Total s’est faite pour des raisons évidentes : le besoin de former nos collaborateurs et d’embaucher des jeunes formés dans le pays », résume le dirigeant de Total E&P Congo. Un partenariat gagnant-gagnant qui, dans un pays qui a libéralisé le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur il y a 25 ans, ravit le ministre de l’Enseignement Supérieur congolais, Bruno Jean-Richard Itoua : « C’est l’intérêt des entreprises de former sur place les gens dont elles ont besoin. Cela leur permet d’économiser tous les efforts de formation interne et leur évite de faire venir des gens d’ailleurs, payés plus cher. De notre côté, on est sûr que ceux que l’on forme ont toutes les chances d’avoir un emploi à l’issue de leur cursus ».

Aide financière

Le soutien sans faille du gouvernement permet à Total de multiplier les aides financières à différents niveaux. « À l’École nationale supérieure du pétrole et des moteurs (ENSPM), le groupe a financé la quasi totalité de la filière génie pétrolier », remarque le ministre. Il a également entièrement réhabilité et fourni l’équipement de la faculté des sciences de l’université Marien Ngouabi. Ces dix dernières années, Total a aussi distribué une cinquantaine de bourses d’études, pouvant aller de 15 000 à 100 000 euros par an, selon le niveau d’étude. Enfin, avec le groupe Schneider Electrics et l’Ucac-Icam, le pétrolier français participe au développement d’une formation en électricité au centre de formation Don Bosco à Brazzaville.

Un œil sur les programmes

L’intervention de Total dans l’enseignement supérieur congolais ne se fait pas que sur le plan financier. À travers son association Total professeurs associés (TPA), qui propose des cours dispensés par des salariés bénévoles ou des retraités du groupe, l’entreprise française intervient dans la formation des professeurs de l’université Marien Ngouabi pour du soutien à la préparation d’une agrégation ou d’un doctorat, sur des sujets liés au pétrole et aux géosciences.

Dans d’autres projets, le pétrolier intervient directement dans la définition des programmes de formation : « Ce n’est pas le cas à l’Ucac-Icam, explique Pierre Jessua, par contre à l’Université catholique du Congo, nous travaillons sur les programmes avec l’association TPA et le ministère de l’Enseignement Supérieur ».

Généraliser le système

Le ministère n’a pas l’intention d’en rester là. Son ambition est de profiter au maximum de la manne que représente l’implication du secteur privé dans ses prérogatives. Et ce, même si la plupart des entreprises qui investissent dans les formations techniques sont en majorité à capitaux étrangers. Bruno Jean-Richard Itoua en est certain, ces initiatives finiront par profiter aux congolais et aux entreprises locales.

Congo : le taux de malnutrition en hausse à Kombé

En deux jours, le taux de malnutrition à Kombé, banlieue du sud de Brazzaville, est passé à plus de 10 pour cent contre 7 pour cent considéré comme norme nationale. Un chiffre que révèlent les statistiques disponibles au Centre de santé communautaire de Kombé, dans le 8ème arrondissement de Brazzaville, Madibou.

A l’occasion d’une récente visite conjointe de l’ambassade du Japon et du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), partenaires financiers du Congo en matière de santé et de l’éducation, il a été révélé que près de 250 enfants présentaient de réels problèmes de santé dus à la malnutrition.

‘’Nous sommes en pleine campagne de dépistage des cas de malnutrition dans ce quartier et nous sommes déjà 250 enfants. Nous sommes à une prévalence de 10,06 pour cent alors que la norme nationale est autour de 7 pour cent. Il y a un réel problème, il faut bien des appuis pour que nous dépistions ces enfants en vue de les prendre en charge’’, a annoncé le médecin nutritionniste et urgentiste, Dr Alain Biknidou.

Le centre de santé communautaire de Kombé est un don du gouvernement japonais. Il est construit grâce au financement de plus de 116.000 dollars américains du Japon, dans le cadre de l’aide non-remboursable des petits projets locaux contribuant à la sécurité alimentaire.

‘’La structure fonctionne selon un modèle tiré du partenariat public-privé, parce qu’il s’agit d’un centre privé à but non lucratif. Dans le fonctionnement de ce centre, nous avons des agents de l’Etat affectés par le district sanitaire de Madibou et des contractuels que nous avons recrutés pour renforcer le personnel existant. L’appui de médecin d’Afrique permet une bonne gestion et fonctionnement correct’’, a expliqué le représentant de Médecin d’Afrique au Congo, Dr Davy René Louvouézo.

 

Du matériel informatique pour l’enregistrement des déplacés du Pool

Le représentant du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en République du Congo, Cyr Modeste Kouamé, a remis officiellement, le 16 février, le don à la ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Antoinette Dinga-Dzondo.

Composé, entre autres, d’ordinateurs, des imprimantes et appareils photos, le matériel d’une valeur estimée à vingt-cinq millions FCFA, s’inscrit dans le cadre de la réalisation du Protocole d’accord et son mécanisme de mise en œuvre pour l’action humanitaire sur le terrain, signé entre les deux parties, le 21 novembre 2017 à Brazzaville. En effet, il vise à appuyer le ministère en charge de l’action humanitaire dans les opérations d’identification, de recensement et d’enregistrement de la population déplacée. Le donateur espère qu’il permettra aussi de mieux maîtriser, voire mieux contrôler l’assistance humanitaire fournie aux personnes déplacées du département du Pool.

« La situation d’insécurité dans le département du Pool a conduit la population des zones touchées à trouver refuge dans d’autres départements. La diversité des localités d’accueil et la mobilité permanente des familles rendent difficile la maîtrise des effectifs des déplacés du Pool. Cette situation réduit considérablement l’efficacité de l’assistance à apporter par les équipes humanitaires. », a indiqué Cyr Modeste Kouamé.

Selon lui, les statistiques sont des données sensibles. D’où la nécessité de renforcer leur fiabilité à travers un enregistrement informatisé et la mise sur pied d’une base de données pour la gestion des déplacés internes au Congo. « Par cette remise de matériel, le HCR tient à démontrer sa disponibilité et son engagement à soutenir le travail difficile mais important de votre ministère, qui ne ménage aucun effort dans l’assistance aux personnes en détresse. J’ose espérer que ce lot de matériel, comprenant un appui financier apporté aux activités d’identification des déplacés, permettra de renforcer les capacités opérationnelles de votre département. », a-t-il conclu, s’adressant à la ministre en charge de l’action humanitaire.

Notons que ce don a été rendu possible grâce à un financement de la République populaire de Chine, représentée à cette cérémonie par son ambassadeur au Congo, Xia Huang, dont le mandat est arrivé à terme.

Objectif : zéro papier dans les administrations

Réceptionnant le matériel, la ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité s’est félicitée de ce geste combien louable même s’il ne couvre pas tous les besoins du ministère qui dispose également des services déconcentrés. En effet, l’objectif est, d’après Antoinette Dinga-Dzondo, de faire la promotion de zéro papier comme cela se passe dans certaines administrations où le tout se fait sur ordinateur.

« Je voudrais vous dire un grand merci pour ce geste. Je m’engage à en assurer la bonne utilisation, l’entretien, la maintenance. C’est un besoin que nous avons identifié quand nous avons fait notre état des lieux, le matériel informatique. Il y a quelque chose de très important qui nous mène vers le développement, vers le modernisme, c’est l’utilisation de l’outil informatique. », a-t-elle rappelé, précisant que la politique nationale de l’action sociale et le Plan d’action 2018-2022 permettront au ministère de mettre en œuvre la « Marche vers le développement » avec l’appui de ses partenaires dont le HCR.

Transport de Bois : 846 km de tronçons supplémentaires pour assurer la fluidité

Le projet de construction de la « route des forestiers », avec des liaisons nord-sud, est en discussion entre le gouvernement et les sociétés forestières. Les deux parties n’ont pas encore trouvé un accord sur les sources de financement.

L’ouverture de la discussion intervient trois mois après la publication de la note circulaire n°0010/PM-CAB du 3 novembre 2017, prise par le Premier ministre, Clément Mouamba, limitant le tonnage en charge sur certains tronçons du réseau routier national bitumé. Une mesure très vite contestée par les opérateurs du secteur forestier en raison des coûts qu’elle impose.

Dans ce contexte, le comité interministériel chargé de la question a réuni depuis le 14 février à Brazzaville, les dirigeants des sociétés forestières pour tenter de trouver une réponse définitive. Il ressort la proposition de construire, sur financement des forestiers, la « route des forestiers », qui va offrir une souplesse d’usage et la capacité d’acheminer cinquante tonnes directement depuis les lieux d’exploitation jusqu’au port autonome de Pointe-Noire.

Selon les autorités, cette nouvelle route permettra d’assurer, toute l’année, un transport régulier depuis la Likouala, la Sangha, la Cuvette et la Cuvette ouest, la Lékoumou, le Niari forestier et le Kouilou forestier. « Le Congo pourra ainsi se réapproprier le transport et le transit de plus d’un million et demi de tonnes de bois transformés (85%) et en grumes (15%) qui, jusqu’ici, profitaient au Trésor camerounais », souligne le comité interministériel.

Mobiliser les financements auprès des opérateurs économiques demeure une autre paire de manches pour les autorités congolaises, surtout que la réalisation d’un tel projet nécessite un important investissement. La concertation entre les parties se poursuit néanmoins, et sera bientôt élargie aux transporteurs routiers des produits pétroliers (vracs liquides et gazeux), des produits métallurgiques et de matériaux de construction.

Notons qu’à cause de l’ensablement, l’option de la voie fluviale a été écartée, de même que le transit par le Cameroun ou par le Gabon. Dans un contexte économique difficile, les parties en discussion pourront choisir l’option la moins coûteuse entre financer les opérations de dragage sur l’axe fluvial Sangha-Oubangui-Congo et mobiliser les ressources pour la construction d’environ 846 km de route.

Les quatre ministres concernés par ce dossier, Rosalie Matondo en charge de l’Economie forestière, Emile Ouosso de l’Equipement et de l’entretien routier, Charles Ngamfouomo de l’Intérieur et de la décentralisation et Fidèle Dimou des Transports, sauront conduire les négociations vers une issue favorable, afin de sauver la filière, les emplois et le milieu rural.

Le Congo décide d’adhérer à l’OPEP

Une décision qui arrive à point nommé étant donné que la production du pays atteindrait 350.000 barils par jour en 2018 contre 280.000 en 2017.

L’un des pays pétroliers du Golfe de Guinée, la République du Congo vient de décider d’adhérer à l’Organisation des pays producteurs et exportateurs de pétrole (OPEP). Une décision qui arrive à point nommé étant donné que la production du pays atteindrait 350.000 barils par jour en 2018 contre 280.000 en 2017.

L’or noir étant la première richesse nationale, cette hausse de production occasionnerait un taux de croissance de plus de 3% en 2018 contre moins de 2% entre 2015 et 2016, selon les prévisions du gouvernement.

Le Congo doit cette embellie au gisement Moho Nord dont la production connaîtra un pic de100.000 barils par jour et à celui de Banga Kayo qui produira 50.000 barils par jour en 2018. Ces deux champs représentent respectivement un investissement de 11 et 2 milliards de dollars américains.

Dans un communiqué, la présidence congolaise justifie le choix du pays d’appartenir à l’OPEP. « Ce statut de membre de plein droit témoigne de l’engagement du Congo d’appartenir à un cartel ayant entre autres missions la fixation des quotas de production qui influe sur les prix de vente du pétrole et ce, dans l’intérêt des pays membres », indique le texte.

La capitale congolaise, Brazzaville, est le siège de l’Organisation des producteurs africains (APO), ex-Association des producteurs de pétrole africains (APPA).

Le pétrole constitue une ressource stratégique pour l’économie congolaise et contribue à hauteur de 70% dans les recettes budgétaires du Congo. Depuis l’avènement de la crise économique et financière en 2014, l’économie congolaise se trouve confrontée à des difficultés, malgré les performances du secteur non pétrolier.

Les bonnes perspectives de l’année en cours devraient permettre à l’Etat congolais de s’activer dans la diversification de l’économie. L’économie congolaise tirera également profit au cours de cette année de la dynamique portée par les secteurs des télécommunications, de la forêt et des services.

Il sied d’ajouter à cela, les recettes fiscales et douanières qui occupent actuellement une place de choix dans le budget de l’Etat. En ce qui concerne les impôts par exemple, l’on note une moyenne des recettes chiffrées à 68 milliards en 2015 et autour de 56 milliards de francs CFA en 2017.

Vernissage : un hommage à Marcel Gotene

Les œuvres de Marcel Gotene seront exposés du 19 février au 19 mais 2018, au centre international de conférence de Kintélé.

 » Gotene au cœur du cosmos », c’est le thème de l’exposition qui aura lieu, du 19 février au 19 mai 2018, au centre international de conférence de Kintélé pour rendre hommage à Marcel Gotene. Le président Denis Sassou N’guesso assistera au vernissage, la journée inaugurale.

Cette exposition, qu’est à la fois une manière de faire connaitre les productions artistiques de Marcel Gotene, aura une partie scientifique. Le programme y relatif prévoit, en effet, le mardi, 20 février 2018, un colloque international, marqué par une leçon inaugurale du Professeur Théophile OBENGA.

A la suite de la leçon inaugurale, d’autres thématiques seront développées autour de la personne et l’œuvre de Marcel Gotene. Les éminences grises scruteront le sens et l’essence des œuvres de Gotene. Une peinture sur tableau qui est pleine de scènes de danse, de petites maisons en paille, de rivières où glissent les pirogues, de chasseurs armés de sagaies…

Naviguant entre le figuratif et l’abstrait, Marcel Gotène s’est voulu original, en créant des personnages, des paysages, des atmosphères au surréalisme déroutant. Son univers est fait de blanc, de bleu, de rouge, de jaune, de noir, de vert et d’un peu de marron. Il n’hésite pas à créer des êtres monstrueux à deux têtes. Une inspiration qui a fait de lui Gotene, que le Congo rend hommage par cette exposition.

Artiste- peintre, sérigraphie et tapissier congolais. Marcel Gotene vint au monde vers 1939 à Yaba, dans le district d’Abala (département des Plateaux). C’est à l’age de 8 ans qu’il débarque à Brazzaville, où il est recueilli par un membre de sa famille. « Mal nourri, mal soutenu », il arrête ses études. A cette époque, une ambition l’anime et hante ses pensées : « Dessiner en se servant du charbon de bois comme pinceau et couleur à la fois. » ce qui deviendra, pour lui une passion et qui le conduit, en 1951, l’école de peinture de Poto-Poto, qui venait d’être créée la même année. Sa philosophe, « rester original », l’amène à dessiner. C’est ainsi qu’il se met à explorer sa personnalité. Au sein de l’école de peinture de Poto poto il s’emploiera à creuser ainsi qu’à tracer sa propre voie en recherchant avant tout sa liberté de création.

Il a exposé ses œuvres à la foire de Brazzaville, avec des gouaches. Les ventes sont plutôt bonnes : il gagne 8 000 francs, une somme importante à l’époque, une somme d’argent qui lui a permis de s’équiper et d’explorer d’autres cieux que son Congo natal. Sa première exposition à l’étranger, en 1954, au Cercle de la France d’Outre-mer à Paris a marqué un tournant décisif dans sa carrière artistique, devenant, ainsi le porte-étendard de la peinture congolaise dans les expositions les plus prestigieuses. L’homme s’oriente vers l’apprentissage.

S’il travaille avec le maître afin de s’améliorer, le jeune Gotene se sent isolé, d’autant qu’il ne maîtrise pas encore la langue française. Il en apprend néanmoins beaucoup avant de regagner son pays. Lors d’un nouveau séjour en France, il s’inscrit à l’École nationale des arts décoratifs d’Aubusson, où il étudie de façon plus académique la tapisserie. Il rentre dans son pays en 1975, avant de repartir en France en 1983.

La carrière de Marcel Gotene a été couronnée de nombreux prix et distinctions au Congo et à l’étranger. C’est bien au cours de cette aventure artistique qu’il a, autant, exposé et vendu de nombreux tableaux. Pourtant, être peintre et vivre de son art n’a pas été facile pour ce natif d’Abala. Mais il se souvient, avec une certaine amertume, d’une époque où il se sentait méprisé par la société. Aussi pouvait-il déduire : « Je ne suis pas venu au monde pour changer l’homme, mais j’aime le respect. »

Gendarmerie nationale : plus de 800 sous-officiers obtiennent leurs diplômes de fin de stage

La cérémonie marquant la clôture des stages d’obtention du Diplôme de qualification supérieure de gendarmerie du 2e degré (DQSGII) et du Brevet de chef de groupe (BCG) a eu lieu, le 15 février, au Centre d’instruction de Kintélé, une banlieue nord de Brazzaville.

La fin des stages a été patronnée par le commandant de la gendarmerie nationale, le général Paul Victor Moigny. S’agissant du DQSGII, ils sont au total 254 adjudants dont 48 femmes qui ont passé le stage. Au terme de celui-ci, 248 ont été déclarés admis et six recalés, soit un taux de réussite de 97, 63 %. Quant au BCG, sur les 607 maréchaux de logis chefs concernés, on notait 117 femmes. Selon les résultats présentés par le commandant de l’Ecole de la gendarmerie nationale, le colonel Levy Ndzaba Kombo, 585 sont admis et 22 recalés, soit un pourcentage de 95,05.

La seconde phase de ces deux stages qui permettront aux intéressés d’obtenir des grades d’adjudant-chef et d’adjudant a démarré le 26 janvier à Kintelé, après cinq mois passés dans les cinq centres (Brazzaville, Pointe-Noire, Owando, Dolisie et Kinkala). Proclamant les résultats, le commandant de l’école pense avoir amorcé un travail conformément à l’esprit et à la lettre des instructions du commandement insistant sur la qualité de la formation pratique en tenant compte de la réalité du terrain.

« A vous les stagiaires, je vous rappelle que vous venez de recevoir en un temps record les enseignements pratiques dans des domaines qui fondent l’efficacité de notre service en gendarmerie. Vous devez en prendre conscience. Mon souhait est de voir les commandants d’unités prendre le relais », a souhaité le colonel Levy Ndzaba Kombo.

Prenant acte des résultats présentés, le commandant de la gendarmerie nationale s’est félicité du travail abattu par les différents acteurs (encadreurs et stagiaires) en dépit des difficultés de l’heure. Selon le général Paul Victor Moigny, il fallait réaliser des stages de haut niveau pour les sous-officiers à partir des échelons subordonnés pour les terminer au niveau central. Chose qui n’a jamais été faite par le passé. « Faisant face de notre côté aux besoins réels de mise en condition opérationnelle de nos personnels et par-delà nos objectifs d’assurer leur plan de carrière par le biais de l’avance en grade, le commandement de la gendarmerie nationale a dû faire feu de tout bois pour mettre en place et réaliser ces stages dont l’importance s’avérait de plus en plus capitale et de plus en plus inquiétante avec le temps qui passait », a-t-il rappelé.

Les agents en mission commandée ne seront pas oubliés

S’adressant aux participants, il a rappelé que la formation s’inscrivait dans le cadre du renforcement de la présence et l’optimisation du rendement des unités au servir de la population sur l’ensemble du territoire national. Il a aussi insisté sur le fait que ces désormais ex-stagiaires constituaient la base de la pyramide de la gendarmerie nationale car ils sont les garants de la solidité de l’édifice principal.

« J’ose croire que ces stages vous ont permis d’acquérir des atouts professionnels supplémentaires et que vous êtes désormais plus aptes à les appliquer sur le terrain en vue de mériter l’attention du commandement pour votre avancement aux grades supérieurs. Il vous revient donc de démontrer, par votre aptitude dans la prise en main des hommes, votre capacité à maintenir la discipline dans les rangs et à accomplir avec professionnalisme les missions qui vous sont confiées. », a poursuivi le général Moigny, précisant que la discipline constituait la force principale des armées.

Quant à ceux qui n’ont pas pu bénéficier de ces stages pour diverses raisons, notamment ceux qui sont en mission commandée, il les rassure que le commandement ne les oubliera jamais. En effet, le commandement fera, a-t-il dit, tout ce qu’il y a de son pouvoir pour prendre en compte leur situation et en apporter des solutions appropriées à leur avancement.