SNE : aucun licenciement n’est envisagé

Le président du conseil d’administration de la SNE, Eugène Ondzambé Ngoyi, a rassuré, le 15 février à Brazzaville, que dans le cadre des réformes envisagées, aucun agent ne sera remercié.

Le directoire de la Société nationale d’électricité (SNE), réuni en séance de travail, a informé les directeurs départementaux, centraux et chefs de service, ainsi que les chefs de division qu’aucun agent ne sera licencié suite aux réformes qui vont intervenir dans l’entreprise. Ces derniers ont été invités, à leur tour, à conforter leurs collaborateurs désespérés depuis l’annonce du gouvernement de dissoudre cette société.

« Les réformes sont annoncées dans le but d’apporter plus d’efficacité dans notre système de service public de l’électricité. Personne ne peut s’opposer à une amélioration. L’inquiétude qui animerait chacun d’entre nous serait celle liée à la perte de l’emploi. », a estimé le président du conseil d’administration, avant de relever que : « De ce point de vue, nous avons des partenaires sociaux qui avaient été reçus par les hautes autorités du pays. Ces derniers les ont rassurés du fait que personne ne sera mis à la porte dans le cadre de la mise en œuvre des mesures de réformes à la SNE. Notre ministère de tutelle nous l’a confirmé ».

Dans la même optique, le directeur général de la SNE, Louis Kanoha Elenga, a souligné que quel que soit le nom que prendra l’entreprise, qu’elle soit para-étatique ou privée, les acteurs de l’électricité seront présents. Car, ils sont appelés à travailler sans relâche pour rendre disponible le produit.

Le bilan des activités de 2017 présenté à cette occasion indique que les résultats ont évolué positivement de façon globale. Les centrales hydroélectriques de Moukoukoulou et d’Imboulou, par exemple, ont bien fonctionné grâce aux investissements initiés par la société. La stabilisation des réseaux de transport s’est maintenue. Les coupures partielles et généralisées ont diminué. Au niveau du service de transport, le taux de perte a baissé. Il a été évalué à 5%, tel que le recommandent les normes internationales.

Dans le cadre de l’exercice en cours, l’entreprise compte élargir la base clientèle en électrifiant, entre autres, le quartier Vindoulou à Pointe-Noire. Elle envisage aussi de démanteler des branchements pirates puis de réduire des pertes commerciales.

La distribution de l’électricité constitue un autre goulot d’étranglement. « Nous n’arrivons pas encore à différencier les pertes techniques et commerciales. On va y travailler », a conclu le directeur général de la SNE.

Rappelons que c’est lors du conseil des ministres du 2 février que le gouvernement avait décidé de la mutation de la SNE en une société anonyme. 

La société Noble Energy souhaite explorer le sous-sol congolais

Le directeur général de cette compagnie américaine l’a évoqué au cours de son entretien avec le président Sassou Nguesso, le 15 février 2018.

Le président directeur général de la compagnie américaine Noble Energy, David L. Strover, a eu des échanges, le 15 février à Brazzaville, avec le président Denis Sassou N’Guesso, au terme desquels il a exprimé la volonté de sa société d’investir en République du Congo, dans les secteurs du pétrole et du gaz naturel.

Noble Energy est une société spécialisée dans l’exploration et la production du pétrole brut et du gaz naturel. Basée à Houston, au Texas, elle emploie plus de deux mille personnes.

David L. Strover s’est entretenu avec le chef de l’Etat congolais en marge de l’assemblée générale des Nations unies à New York. Selon ce dernier, le processus d’installation de sa société en terre congolaise est très avancé.

RDC: violences en Ituri : 46.000 enfants déplacés

Les causes de ces déplacements sont les violences interethniques que vivent la population de cette localité.

Plus de 46.000 enfants qui sont en fuite à cause des violences interethniques qui ravagent depuis décembre dernier la province de l’Ituri, rapporte l’UNICEF. Plusieurs d’entre eux se sont réfugiés notamment en Ouganda voisin.

« Plus de 70 villages ont été incendiés lors des récentes violences. Plus de 76 meurtres à l’arme blanche ont été documentés, parmi eux une majorité de femmes et d’enfants. Au moins trois centres de santé et sept écoles ont été pillés et/ou incendiés, privant les enfants de soins de santé et d’éducation. L’UNICEF estime que suite aux violences, plus de 100 écoles ont interrompu les cours, privant 30.000 enfants de leur scolarité. L’UNICEF et ses partenaires ont identifié 70 enfants non-accompagnés et 245 enfants séparés de leurs familles en besoin urgent d’assistance sur le les alentours de l’Hôpital général de Bunia, la capitale de la Province de l’Ituri », souligne l’UNICEF dans un communiqué publié ce vendredi 16 février.

La Force de la MONUSCO a installé le 10 février 2018 une base opérationnelle temporaire dans la localité de Djugu, à 72 km de Bunia (Ituri), après une série d’activités militaires comprenant des patrouilles et des reconnaissances d’hélicoptères. C’est en réponse aux affrontements interethniques qui ont opposé des membres des communautés Lendu et Hema.

Pour rappel, des ecclésiastiques et les membres de la société civile de Mahagi ont récemment accusé le Gouvernement d’entretenir la crise à Djugu. Les tensions intercommunautaires ont fait plus de 60 morts avaient a rapporté OCHA lundi 12 février.

Un conflit perpétuel

Entre 1999 et 2004, des centaines de civils avaient été tués en Ituri, constitué à l’époque en district, à cause des affrontements entre les deux communautés Lendu et Hema.

Pendant la guerre civile iturienne, des milices armées en connotation ethnique en l’occurrence l’Union des Patriotes Congolais (UPC) qui soutenait les Hema d’une part et de l’autre, le Front Nationaliste et Intégrationniste (FNI) en soutien aux Lendu, tous actuellement partis politiques avaient vu le jour.

Un processus de pacification de la région avait été déclenché en 2004 avec la mise sur pied de la « Commission de Pacification de l’Ituri (CPI) » qui était en quelque sorte un gouvernement intérimaire dirigé par les tribus locales.

Les principaux chefs de guerre avaient été intégrés dans l’armée pour les uns et arrêtés puis transférés à la prison Makala (Floribert Ndjabu : président du FNI), et à la Cour Pénale Internationale (Thomas Lubanga : Président de l’UPC).

Agriculture : des projets participatifs chez Agromillenium

Le cercle de réflexion Agromillenium vise des relais de développement économique, en ciblant l’agro-alimentaire comme l’un des leviers principaux de l’essor du secteur agricole au Congo.

Agromillenium a été lancé en septembre 2017 et ambitionne déjà de faire de l’agriculture une alternative au modèle de développement existant. La plate-forme rassemble des profils professionnels divers et regorge des Congolais et d’autres nationalités de plusieurs horizons. Elle veut construire une communauté d’engagement, accompagner les nouvelles formes de promesses philanthropiques ainsi que les personnes voulant s’impliquer dans des projets en accord avec ses missions sociales.

En s’engageant dans l’agriculture, précisément dans le secteur de l’agro-alimentaire, Agromillenium veut mutualiser les efforts pour tenir le pari d’aider à la production des besoins alimentaires en matière agricole. Si c’est vrai que les moyens financiers sont indispensables à une telle démarche, la plate-forme compte d’abord sur l’expertise de ses membres.

« En matière d’expertise, d’analyse et d’approche, le continent africain regorge de talents. L’objectif d’Agromillenium est d’aller chercher ces talents là où ils sont, afin de mener à bien le projet. Notre équipe est donc constituée d’économistes, de financiers, d’agro entrepreneurs au sens large, et de communicants », souligne Josian Koukaye, initiateur d’Agromillenium, Congolais vivant et travaillant en France.

« L’Agriculture est le combat de notre génération », lâche-t-il. Comme preuve de cet engagement, Josian Koukaye rappelle les deux cents millions de personnes sous alimentées en Afrique subsaharienne, dont 20 % de la population congolaise. « Au Congo 26% des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique alors que 39% des ménages ne sont pas capables de couvrir leurs besoins alimentaires et n’ont pas accès à l’apport calorique minimum de 2400 calories par jour », précise-t-il.

Pour porter haut ce projet, une équipe d’Agromillenium avait séjourné à Brazzaville en octobre dernier. Le but était de s’imprégner du quotidien des différents acteurs du secteur. C’était également l’occasion de discuter avec la jeunesse congolaise afin de sensibiliser au potentiel et à l’avenir que représente l’agriculture au Congo.

La diversification de l’économie congolaise pariant à fort potentiel sur l’agriculture, le projet ne doute pas de l’écosystème encourageant, misant sur l’urbanisme, l’aménagement des territoires, les multimédias pour tenir un tel pari.

L’analyse des réalités du marché étant désormais opérée, Agromillenium espère bientôt rencontrer les autorités congolaises pour passer à la deuxième étape de sa stratégie. Pour l’heure, les cotisations des membres battent leur plein, pendant que se peaufinent déjà des projets de collaboration avec les banques et les fonds d’investissement.

Changement climatique : le Congo prépare sa requête à soumettre au fonds vert

Le ministère de l’Economie forestière a lancé, le 14 février à Brazzaville, en collaboration avec le Centre de coopération internationale en recherche agronomique, les études de faisabilité dans les domaines économique, social, environnemental et écologique. L’objectif étant de disposer d’un projet convaincant qui pourra bénéficier de l’appui financier du fonds vert climat.

« Dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, il faut de l’argent. Et, il y a un organisme qui a été créé pour venir en aide aux parties prenantes sur le plan financier. Pour y accéder, il faut préparer les projets convaincants. C’est ce que le Congo est en train de faire », a expliqué Joël Loumeto, lançant les études de faisabilité au nom de la ministre de l’Economie forestière, Rosalie Matondo.

D’autres études à réaliser, un peu plus tard, porteront sur la tenure foncière et la filière industrie de transformation du bois. Celles-ci seront réalisées par une équipe technique mixte composée d’experts nationaux et internationaux relevant des ministères sectoriels et des institutions nationales telles le Service national de reboisement et le Programme national d’afforestation et de reboisement.

Selon la représentante de la FAO au Congo, Suze Percy Filippini, dont l’institution vient en appui technique, ce projet aura pour objectif principal d’impulser le processus de transition du pays vers un développement à faible émission de carbone et résilient aux changements climatiques, en misant sur une stratégie ambitieuse d’atténuation dans le secteur de l’utilisation des terres, du changement d’affectation des terres et de la foresterie.

« Ce projet contribuera au renforcement de l’appui au développement durable et à la lutte contre les effets du changement climatique tel que défini dans l’axe trois du cadre de programmation pays. Il contribuera également aux Objectifs de développement durable (ODD) numéro 13 », a indiqué Suze Percy Filippini.

Notons que ces études vont concrétiser les engagements pris par le Congo lors de la 21e conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, tenue à Paris, en 2015.

Le projet d’atténuation fonds vert climat, initié par le ministère de l’Economie forestière, a une dimension transversale et vise à apporter un appui dans l’aménagement du territoire et la réforme foncière. Il contribue aux objectifs de la politique forestière, de la loi forestière, de la stratégie et du plan d’actions Redd+ au Congo. Ce projet répond aussi aux ODD.

L’OMS Afrique entend appuyer les efforts du Congo

Le Congo fait des efforts dans l’amélioration de son système de santé, a reconnu la directrice régionale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) Afrique. Le gouvernement a, en effet, résolu d’augmenter de 11%, cette année, l’allocation budgétaire dans ce secteur malgré les difficultés financières que traverse le pays. « Avant que les partenaires viennent nous aider, nous devons nous-mêmes faire des efforts », a souligné le Premier ministre, chef du gouvernement, Clément Mouamba. Un principe qui encourage la communauté internationale à aider davantage le Congo dans le domaine sanitaire, a expliqué le Dr Matshidiso Rebecca Moeti, promettant: « En deux ans, nous effectuerons trente missions pour soutenir les différents programmes de santé ici au Congo »

La problématique de la couverture sanitaire universelle a également été évoquée. Le gouvernement s’y attèle pour permettre à la population, notamment celle de l’arrière-pays, d’accéder facilement aux services de base et améliorer la prise en charge des malades. La formation des ressources humaines (médecins et infirmiers), les maladies transmissibles et non transmissibles qui prennent de l’ampleur, en l’occurrence l’hypertension dont le taux de prévalence chez les adultes au Congo est à 30%, figurent parmi les nombreux défis à relever. « Il y a beaucoup du travail à faire pour la prévention de cette maladie », a souligné la directrice régionale de l’OMS. Sur la formation des cadres en matière de santé, rappelons-le, deux mille étudiants congolais sont à Cuba. C’est dans deux ou trois ans que les premières promotions retourneront au pays.

Le programme de travail du Dr Matshidiso Rebecca Moeti l’a conduit, par ailleurs, chez le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba. Les membres du bureau de la chambre basse du parlement et la commission santé de cette institution ont échangé avec elle sur les priorités et défis du pays en matière de santé. « J’ai exhorté les parlementaires, notamment le président de l’Assemblée nationale, à accompagner le Plan national de développement sanitaire mis en place par le ministère dès que les fonds seront disponibles », a indiqué la directrice régionale de l’OMS.

Le Dr Matshidiso Rebecca Moeti a visité, en outre, la Centrale d’achat des médicaments essentiels et produits de santé. Le haut fonctionnaire onusien s’est fait une idée des conditions de stockage des médicaments. La manière d’aider le Congo à trouver les fonds pour l’approvisionnement et la distribution des médicaments et produits de santé a fait l’objet des échanges entre les deux parties. La ronde que la directrice régionale de l’OMS a amorcée prendra fin le 16 février.

Les experts de la Comifac/Ceeac en réunion à Brazzaville

Un atelier sous-région, regroupant les experts de la Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac) se tient depuis mardi à Brazzaville autour de la problématique sur le climat, a-t-on appris mercredi, auprès du ministère congolais du Tourisme et de l’Environnement.

Organisé par le gouvernement congolais en partenariat avec la Comifac, l’atelier de décryptage de la 23ème conférence des Parties à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP23), tenue en novembre 2017, à Bonn, en Allemagne, vise à renforcer les capacités des négociateurs des pays membres de l’espace Comifac/Ceeac.

Cette réunion, a indiqué le secrétaire exécutif de la Comifac, Gervais Itsoua Madzou, est une occasion de faire un retour sur ces assises de Bonn. Il s’agit précisément de savoir quelle a été leur position sur les différents points de l’ordre du jour ; quelles ont été les conclusions de la conférence ; dans quelles mesures leurs différents points d’intérêts et positions ont été pris en compte dans les conclusions.

S’adressant à ses collègues, Gervais Itsoua Madzou s’est interrogé sur ce qu’ils iront faire à la 48ème session des organes subsidiaires de la Ccnucc convoquée du 30 avril au 10 mai, toujours à Bonn, et sur leur agenda pour cette nouvelle conférence.

‘’Le secrétariat exécutif de la Comifac reste particulièrement vigilant quant à la satisfaction des obligations ci-dessus par les pays membres de l’espace Comifac/Ceeac et veille à ce que toutes les conditions devant permettre la satisfaction effective de leurs obligations soient réunies’’, a-t-il souligné.

Cet atelier revêt une importance capitale pour les pays de l’espace Comifac/Ceeac à l’heure des futures négociations sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris qui succèdera au Protocole de Kyoto en 2020, a indiqué la ministre congolaise du Tourisme et de l’Environnement, Arlette Soudan-Nonault, qui a présidé l’ouverture de cette réunion.

’’Cet atelier vise à renforcer les capacités des négociateurs et experts climat et les préparer à la prochaine conférence de Bonn sur les changements climatiques, prévue du 30 avril au 10 mai 2018 et portant la 48ème réunion des organes subsidiaires de la Ccnucc, ainsi que la COP24 qui se tiendra en novembre-décembre 2018, à Katowice, en Pologne. Les enjeux sont aussi importants que lors de la COP21 tenue en décembre 2015, à Paris. Cette prochaine COP devra conclure sur les procédures et les moyens financiers de mise en œuvre de l’accord de Paris sur le climat qui interviendra en 2020 ’’, a-t-elle indiqué.

La ministre du Tourisme et de l’Environnement a ajouté que le président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, est résolument engagé à œuvrer avec la Communauté internationale pour trouver des solutions globales et durables aux défis environnementaux mondiaux qui se posent actuellement. A ce titre, il a toujours pris une part très active aux conférences internationales sur le climat.

Ainsi, a-t-elle ajouté, après la COP23 en décembre 2017 à Bonn, Sassou-Nguesso a répondu présent au sommet international sur le climat, en France, en décembre de la même année à Paris. Lors de la COP22 tenue en novembre 2016, à Marrakech, au Maroc, il avait lancé l’initiative de la création du Fonds bleu pour le Bassin du Congo. A cette occasion, il avait été mandaté par ses pairs africains lors du sommet extraordinaire de l’Union africaine organisée en marge de la COP22, pour coordonner l’opérationnalisation du Fonds bleu pour le Bassin du Congo et de la commission Bassin du Congo pour le climat.

C’est dans ce cadre que le 9 mars 2017, à Oyo, au Congo, a été signé, entre les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale et ceux de la Communauté de l’Afrique de l’Est, y compris le Maroc, le mémorandum d’entente pour la création du Fonds bleu pour le Bassin du Congo.

De même, la conférence extraordinaire des ministres en charge de l’Environnement et des Finances des deux communautés régionales de l’Afrique centrale et de l’est, tenue le 5 octobre 2017, à Brazzaville, a défini les moyens d’accélérer la mise en œuvre de ce Fonds pour le Bassin du Congo et de la Commission Bassin du Congo.

La présidence en exercice de la Comifac est actuellement assurée par Francine Tashimune, ministre des Terres et de la Forêt de la République du Rwanda, rappelle-t-on.

 

Angélique Bantsimba élue à la tête du comité PCT Madibou

La nouvelle présidente a été choisie par ses pairs, le 13 février à Brazzaville, au terme de la première session extraordinaire du comité PCT de l’arrondissement 8, Madibou, qui a mis en place son nouveau bureau composé de sept membres.

« Nous allons organiser le parti dans la paix, la sincérité, pour qu’il aille de l’avant, comme le veut son président, le camarade Denis Sassou N’Guesso. Et la mission du nouveau comité sera de bien gérer son fonctionnement « , a déclaré Angélique Bantsimba.

Prenant le premier la parole, le président sortant du comité PCT (Parti congolais du travail) de Madibou, Romuald Bassenga, a exhorté les militants du parti de cet arrondissement à témoigner d’une forte discipline et d’un bon sens du devoir.

Le PCT, a-t-il souligné, demeure la formation politique la mieux structurée du pays. Il a souhaité qu’au terme des travaux, des moyens soient trouvés pour mieux affronter les futures batailles.

Pour sa part, ouvrant les travaux, le président de la fédération PCT du département de Brazzaville, Gabriel Ondongo, a rappelé que la revitalisation et la redynamisation du comité PCT de Madibou commandent le respect des procédures de gestion pour un fonctionnement harmonieux des organes à rendre opérationnels.

« La nécessité pour nous de redynamiser les structures de notre parti pour des raisons diverses obéit non seulement à nos principes d’organisation, mais participe également à la consolidation du dispositif du combat politique pour lequel les partis sont créés. », a-t-il indiqué.

Pour Gabriel Ondongo, le parti ne peut espérer une victoire quelconque avec des organes constitués d’animateurs non combatifs. « Les meilleurs animateurs doivent mettre en avant l’intérêt général, l’intérêt du parti au lieu de privilégier leurs intérêts personnels. Que peuvent valoir nos organisations politiques, si elles ne sont pas animées par des hommes et des femmes conscients de leurs responsabilités et ayant la connaissance des techniques de mobilisation ? », s’est-il interrogé.

Le président du PCT du département de Brazzaville n’a pas manqué de saluer l’initiative du chef de l’Etat d’entamer le processus de paix pour une sortie de crise dans le Pool.

Berléa Bilem en concert à Pointe-Noire

La jeune chanteuse, originaire de Brazzaville, se produira le 17 février, à l’Institut Français du Congo.

Nouveau-née dans le monde de la musique, Berléa Bilem dispose d’un répertoire varié et d’un engagement citoyen avec des thèmes d’actualité. Certes, elle n’est pas encore bien connue dans son pays d’origine, mais ses prestations font déjà enthousiasmer le public à chaque fois qu’elle se produit.

L’artiste rêve d’une grande carrière, âgée à peine d’une vingtaine d’années, Berléa Bilem commence à poindre dans la galaxie des grandes stars de la chanson congolaise.

Et même si les interprétations ne sont pas encore des chansons culte, Berléa Bilem a des thèmes percutants. Sa chanson « Ndeko na zamba », par exemple, dans laquelle elle plaide pour la préservation de l’environnement et de la biodiversité, fait déjà parler d’elle.

Aujourd’hui, Berléa Bilem est une jeune artiste qui se cherche encore, elle sait bien que le chemin qu’elle a emprunté n’est pas facile, mais elle ne désemplit pas et garde l’espoir de lendemains meilleurs.

Si on peut résumer sa vie d’artiste, Berléa Bilem apprend vite, elle a la musique dans le sang. A l’âge de 6 ans, elle commence à chanter, encouragée par ses parents. Formée dans une chorale protestante, son enfance est bercée par la musique. Elle se lance en solo alors qu’elle n’a que 17 ans et sort son premier album deux ans plus tard, en 2011. Elle multiplie les expériences, tisse une complicité unique avec le pianiste Baurdier Deckerpel.

Sa voix la distingue des productions actuelles où les arrangements de studio masquent souvent des approximations vocales. Son tempérament enjoué et son talent en font une jeune artiste des plus prometteuses. L’on serait tenté de la comparer à d’autres jeunes artistes de son âge. Mais une chose est sûre, Berléa Bilem est unique, elle a son destin personnel. Actuellement, elle réside à Pointe-Noire.   

Avec Baurdier Deckerpel au clavier, Enock Dan Mabounda à la batterie, Jonathan Ulrich Bakemba à la basse, Hendry Massamba (percussions), Cardeuly Massambe, Dominique Manocia Mouanga et Colombe Banzouzi (chœurs), ce show sera d’une grande portée.

Festival international de la mode : le Congo invité à la cinquième édition

Le pays sera représenté à la manifestation qui se tiendra du 20 au 25 Février à Lomé, au Togo, par la styliste Adriana Talansi.

Le festival international de la mode rassemble chaque année des acteurs de divers horizons sur une même scène. Vingt créateurs de plusieurs pays d’Afrique sont attendus, notamment, des deux Congo, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Togo, du Niger, du Sénégal, du Gabon et de la Zambie.

Cet évènement a pour vocation de promouvoir la mode dans toutes ses composantes; d’offrir l’occasion aux créateurs, mannequins et autres professionnels du domaine l’opportunité de dévoiler leurs potentialités, d’accroître leur visibilité et de profiter d’un marché de rencontre et de partage unique en Afrique. Il offre aussi une opportunité exceptionnelle aux nouveaux talents de la mode de poser leurs premières marques sur une sphère qui se nourrit de la beauté et de la créativité de ces acteurs.

Le festival se veut un cadre d’échange et une collaboration permanente entre les participants, mais aussi un tremplin pour les jeunes mannequins désirant se professionnaliser.

La cinquième édition prévoit une exposition de vêtements, un défilé grand public, un défilé VIP et une foire de modes qui clôturera l’évènement.

 Qui est donc Adriana Talansi ?

Designer, née à Brazzaville, Adriana Talansi est passionnée depuis sa jeune enfance pour le dessin de mode. Elle suit en 2012 des formations en couture avec Me Christian et Me Fall et concrétise son rêve en 2014 en lançant sa première collection nommée « Simple et Sublime ». Elle a participé aux défilés de mode en Angola où sa créativité s’est fait remarquer et devient l’habilleuse du comité de Miss au Cabinda puis à Brazzaville.

La même année, la talentueuse participe à la Sorom Fashion Indépendance Women 3 (Brazza Fashion Night) et remporte le prix de la meilleure styliste. Celle -ci marque un pas de plus en remportant la Main d’Or, l’un des prix les plus convoités par les créateurs congolais.

En 2016, la styliste présente sa collection « Splendeur » au Runway Dubaï saison 5. Cette collection qui suscite l’engouement du public a été son premier grand podium international.

Adriana Talansi expose en 2017 sa nouvelle collection « Héritage » au Kenya, et prend part à l’Africa Fashion Week London, l’un des évènements les plus prestigieux dans le monde de la mode. Elle a su relever le défi en présentant sa collection « Amour & Charme ». Les vêtements sont pour elle un moyen d’expression.