Brazzaville: lancement de la masse commune internationale

Le lancement officiel de la Masse commune internationale a eu lieu mardi 20 mars, au cours d’une cérémonie tenue à Brazzaville. Selon du Directeur général de la COGELO, Martial Ndjimbi Makoundi, « la Masse commune internationale, au plan technique, est une architecture basée sur la connexion de la totalité des systèmes d’exploitation des sociétés PMU membres au hub (serveur) de PMU Partenaire ».

D’après ce dernier, la prise est rendue possible par des terminaux connectés au GPRS via les réseaux télécom de la place.

Grâce à ses 500 terminaux connectés au GPRS, le Congo est premier pays en Afrique centrale et le 27ème sur les cinquante pays membres à faire partie de la Masse commune internationale.

Une note du Ministère des Finances et du Budget précise que cette nouvelle variante présente cinq aspects spécifiques, à savoir : la sécurité des jeux sur toute la ligne; la réduction des délais dans le traitement des paris; la fiabilité et la traçabilité des données; la transparence dans la gestion des paris et l’amélioration de l’image de marque de la COGELO, pour garantir sa croissance future.

Directeur de cabinet, représentant le Ministre des Finances et du Budget, Calixte Nganongo, Emmanuel Akouala-Mpan a précisé que « la Masse commune internationale contribuera assurément à une hausse substantielle du chiffre d’affaire et soutiendra des œuvres sociales et caritatives au niveau national ».

Il a ajouté qu’elle est « un effort indéniable pour des perspectives modernes et performantes dans l’exploitation du Pari mutuel urbain ».

Avant de rappeler que « le secteur d’activité des jeux comporte des risques et peut être exposé à des déviances telles que la concurrence perfide, les jeux illégaux, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, l’exposition des mineurs et autres couches vulnérables aux jeux excessifs et pathologiques ».

A noter que cette cérémonie s’est déroulée en présence de Martial Ndjimbi Makoundi (DG de la COGELO), Yves Vartelo (PDG de PMU Partenaire) et Jean-Marie Montsagna (Conseiller administratif et juridique du Ministre des Finances et Président du Conseil d’administration de la COGELO).

Etaient également présents à cette rencontre, les représentants de CM3 Ingénierie et de la société nationale de loterie de la République Démocratique du Congo.

Les policiers réfutent la pratique de la torture systématique dans les centres de détention

Le cas pratique d’un responsable du syndicat d’étudiants, Nelson Apanga qui a été torturé et peine à se remettre.

Les organisations des droits de l’homme continuent de publier des rapports sur la pratique de la torture dans les centres de détention au Congo-Brazzaville. La police affirme que la torture n’est pas systématique dans les prisons congolaises.

La pratique de la torture reste encore une réalité dans les lieux de détention du Congo. Récemment, c’est un responsable du syndicat d’étudiants, Nelson Apanga qui a été torturé et peine à se remettre. A la cité, on compte de nombreuses victimes. Le cas de ce jeune d’à peine 14 ans qui parle de ses tortionnaires.

« Ils m’ont tabassé comme un voleur avec des bâtons, et m’ont jeté dans une marre d’eau pour nager. Et puis une femme est venue me faire avaler tout un pot de piment, avant qu’un monsieur ne viennent avec du plastique. Il l’a brûlé et me l’a coulé sur le dos, jusqu’à la tête », témoigne-t-il.

Une autre victime, 50 ans environ, raconte comment ses tortionnaires l’ont torturé dans un commissariat de Brazzaville.

« Ils ont demandé au chef de poste de me sortir dans la cour du commissariat. J’étais menotté et ils m’ont suspendu sur une barre de fer au niveau de genoux regardant le soleil. La douleur a duré plus d’une heure et le sang coulait de mes poignets », affirme-t-il.

Mais la police estime que ces pratiques sont systématiquement sanctionnées. Plusieurs policiers ont été radiés des rangs pour ces motifs, soutiennent les officiers de police.

« Si certaines pratiques étaient tolérées hier, ce ne serait plus le cas aujourd’hui. La direction de la police dont j’appartiens organise des formations pour élever le niveau professionnel des policiers« , indique le lieutenant-colonel Bahizaha de l’Ordre public à Brazzaville.

« On n’a pas besoin de violence pour une personne qui défère tranquillement à l’invitation de la police. Souvent nous sommes critiqués lorsqu’on interpelle. Mais c’est à cause de cette résistance. Le travail que nous faisons est noble, mais ingrat », ajoute le commandant de police Pierre Rodrigue Mavoungou du commissariat de Djoué.

Les ONG locales continuent de se plaindre du fait que ces dossiers n’aboutissent pas à la justice. Monica Ngangula est la responsable juridique de l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH).

« Les cas sont cités, les certificats médicaux et les photos sont produits comme preuves, mais les auteurs qui sont des policiers refusent de se présenter à la justice. Sur 10 affaires, à peine une arrive à la Cour suprême, là aussi seulement pour lever l’immunité du policier tortionnaire », déplore-t-elle.

Pour Loamba Moke, président de l’Association pour les droits de l’homme et l’univers carcéral (ADHUC) et auteur en 2017 d’un rapport sur la torture au Congo, « malgré la première rencontre avec le directeur général de la police, la torture se poursuit. Il n’y a plus eu d’autres rencontres sur cette thématique qui bat son record au Congo ».

Des congolais de Brazzaville et de Kinshasa détenus à Franceville

Ces prisonniers sont accusés d’avoir facilité l’entrée frauduleuse sur le territoire gabonais de l’ex chef d’Etat-major général des forces armées de la RDC, Faustin Munene.

Trois congolais de Brazzaville et de Kinshasa sont détenus à Franceville au sud-est du Gabon. Ils sont accusés d’avoir facilité l’entrée frauduleuse sur le territoire gabonais de l’ex chef d’Etat-major général des forces armées de la République démocratiques du Congo (RDC), le général Faustin Munene. Cette information a été indiqué dans un communiqué de l’Organisation de défense des Droits de L’Homme et de la Démocratie au Gabon (ROLBG).

Le ROLBG affirme avoir été saisi par les familles de « plusieurs ressortissants congolais incarcérés depuis le 10 janvier 2018 à Franceville ». Selon le ROLBG les personnes en détention sont François Luakabuanga Mukungishi de nationalité congolaise de la RDC, professeur de sciences physiques au lycée Mr Jean Jérôme Adam de Franceville. Amses Tongu Makuala de nationalité congolaise de Brazzaville résidant à Moanda et représentant les réfugiés auprès du HCR Moanda et  de Thierry Massamba de nationalité congolaise de Brazzaville résidant à Moanda, transporteur.
D’après les informations de la société civile recueillies auprès des familles concernées, les 3 personnes incriminées dans cette affaire sont accusées par les autorités gabonaises d’avoir facilité l’exfiltration du Congo pour le Gabon à titre humanitaire, du Général Munene , ancien chef d’Etat-major de la RDC sous le régime de Kabila père.
Selon la lettre adressée à la Société civile par les familles des personnes détenues, le Général Munene a été arrêté au Gabon et aux dernières nouvelles ce dernier a été expulsé du Gabon vers le Congo.

« La société civile exige des clarifications du ministère de l’intérieur sur cette affaire et la libération des 3 ressortissants congolais abusivement détenus », indique le communiqué de ROLBG.
« Outre, les éclaircissements demandés au ministère de l’intérieur, la société civile exige que les intimidations exercées par les forces de l’ordre sur les familles des détenus, cessent immédiatement », poursuit le communiqué.
« A compter de ce jour, la société civile s’engage à saisir le Haut-commissariat des Nations Unies aux Droits de l’homme à Genève, le bureau du HCR au Gabon, ainsi que les organisations de défense des droits de l’homme à l’international », conclu le texte.

Selon des sources contactées par Gabonactu.com, le général Munene était rentré au Gabon pour déposer un dossier de demande d’asile au consulat de Suisse au Gabon. Son fils l’a confirmé sur Radio France internationale (RFI).

Finances, sécurité et justice à la une de la presse congolaise

L’autonomisation du suivi des paiements des créances de l’Etat, le désarmement des ex-combattants ninjas-nsiloulou de Frédéric Bintsamou alias Ntumi et l’’Affaire Sarkozy’’, du nom de l’ancien président français dont la campagne pour l’élection de 2017 aurait été financée par le défunt guide libyen Mouammar Kadhafi sont les sujets en vedette, ce vendredi, dans la presse congolaise.

« Sociétés extractives : le Congo veut un meilleur suivi de ses créances », titre le quotidien Les dépêches de Brazzaville, d’après qui « Un nouveau système de suivi des paiements des créances de l’Etat par les compagnies extractives vient d’être mis en place à la direction des ressources naturelles du ministère des finances et du budget ».

L’unique quotidien du pays d’ajouter : « le lancement officielle a eu lieu le 22 mars à Brazzaville ; cet outil informatique permettra également d’assurer le contrôle en temps réel des recettes pétrolières, de calculer les droits équités de l’Etat et des sociétés à partir de la production».

Sous le titre « Désarmement des ex-combattants Ninjas-nsiloulous :’’le temps du désordre est terminé’’ », le bihebdomadaire La semaine Africaine écrit : « le chef-lieu du département du pool, Kinkala, a servi de cadre le 20 mars 2018 au lancement des activités sur le terrain de la Commission ah doc mixte, paritaire issue de l’accord de cesser le feu et de cessation des hostilités du 23 décembre 2017. A cet effet le directeur de cabinet du ministre de l’intérieur Séraphin Ondélé, a rassuré les populations de ce département en déclarant qu’un premier convoi des ex –combattants a été officiellement lancé et que ceux qui ont pris l’habitude de ‘’racketter’’ les population se tiennent loin ».

Sur cette la crise dans le pool, l’hebdomadaire La griffe se fait l’écho de la levée du mandat d’arrêt du leader des ex –combattants, Frédéric Bintsamou (Ntumi) et de son invite au gouvernement congolais à tenir ses engagements.

Ce même journal parle de Brazzaville qui abrite la 3ème réunion des partenaires de l’initiative mondiale sur les tourbières et souligne qu’à l’ouverture de la rencontre, organisée conjointement par le Congo-Brazzaville, la R.D Congo avec l’appui de l’ONU/environnement, les différents intervenants ont plaidé pour une gestion mutuelle des tourbières à travers le monde pour lutter contre les changements climatiques.

Sur un tout autre plan, le quotidien Les Dépêches de Brazzaville parle de l’Affaire Sarkozy qui refait surface après cinq années d’enquête, et il écrit à ce propos : « Si le principal mis en cause parle de manipulation, ses soutiens en disent autant, l’avalanche de déclarations des témoins supposés qui parlent de preuves suffisantes, met les magistrats dans l’obligation de dire le droit ».

L’OMS recommande au Congo la mise en place des comités nationaux pour lutter contre les faux médicaments

C’était jeudi 22 mars lors de la célébration d’une journée de mobilisation contre les faux médicaments organisée par l’Institut français de Brazzaville.

Dans une allocution lue par son Représentant au Congo, le Dr. Ray Mankelé, l’OMS a également suggéré des points focaux pour les produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés, qui serviraient de liens avec le dispositif des Etats membres. Ces points focaux seront responsables de la réception, de la communication des informations relatives aux produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés, ainsi que de la réponse à apporter.

En effet, l’OMS estime que 1 pc des médicaments qui circulent dans les pays en développement sont contrefaits, Ce ratio pouvant atteindre 10 à 15 pc dans les pays émergents et 30 pc dans les pays développés. Selon l’OMS, 30 à 70 pc des médicaments qui se vendent en Afrique sont contrefaits.

« Depuis 2013, 1.500 cas de produits de qualité inférieure ou falsifiés ont été signalés. Parmi ceux-ci, figurent les produits antipaludiques et les antibiotiques. 42 pc de ces produits venaient d’Afrique subsaharienne, 21 pc des Amériques et 21 pc de la région européenne »’, a indiqué le Dr. Mankelé.

L’OMS a lancé un appel aux pouvoirs publics, décideurs, partenaires techniques, organismes internationaux et autres à conjuguer leurs efforts pour parvenir à endiguer le trafic des faux médicaments et leur marché illicite.

De son côté, la ministre congolaise de la Santé et de la population, Jacqueline Lydia Mikolo, a annoncé l’adhésion du Congo à la Convention Médicrime avant la fin de cette année, estimant qu’aucun Etat ne peut vaincre seul le fléau des faux médicaments.

Sur le plan régional, le Congo souscrit au plan opérationnel d’action 2016-2020 de lutte contre les faux médicaments des pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC), dans le cadre de la mise en œuvre de la politique pharmaceutique commune, a rappelé la ministre, soulignant que le Congo a mis en place une Commission d’homologation des médicaments et un système de pharmacovigilance et procédé au renforcement de l’Autorité nationale de réglementation pharmaceutique.

Des projets portant création du Programme national de lutte contre les produits médicaux faux et les circuits illicites, ainsi que celui portant création du Laboratoire de contrôle de qualité des produits de santé sont déposés sur la table du gouvernement.

La journée de mobilisation a été marquée par des communications sur les médicaments falsifiés faites par le spécialiste des maladies infectieuses et tropicales de France, membre de l’Académie nationale de médecine, le Pr. Marc Gentilini, et par l’expert pharmaceutique de Medicrime, Alexamndre de la Volpierre, sur La Convention Médicrime.

Le Pr. Marc Gentilini a déploré la circulation des produits contrefaits dans le monde. Selon lui, les faux médicaments sont des produits périmés, détériorés et avec des principes actifs inadaptés.

Ces médicaments proviennent de l’Inde, de la Chine, du Pakistan et de la Russie et sont déversés en Afrique. Les produits comme les antalgiques sont falsifiés aux Etats-Unis et au Canada. Les produits anticancéreux, des anti-rétroviraux, faux viagra et anti-diabétiques en Europe.

Concernant le Traité Médicrime, Alexandre de la Volpierre a expliqué que la Convention dote les Etats parties d’un instrument puissant pour combattre la contrefaçon des produits médicaux et les infractions similaires, dans l’optique de la protection sanitaire des patients et des utilisateurs des produits médicaux.

Le Congo veut apurer sa dette (Ministre)

Les deux cabinets d’auditeurs de cette dette, retenus que sont le groupement Ernest&Young/Cacoges auront, entre autres tâches, de recenser les titres de créances par année.

Le gouvernement congolais a retenu d’auditer sa dette intérieure commerciale envers les opérateurs économiques sur la période allant de janvier 2014 au 31 décembre 2016. Ceci dans l’objectif de mettre en œuvre les réformes édictées par le Fonds monétaire International (FMI), a expliqué Calixte Ganongo dans la soirée du mardi 20 mars 2018.

« L’enjeu pour le gouvernement à travers cet audit est de connaitre le stock de la dette intérieure commerciale réel pour amorcer son paiement (…) comme l’exige les procédures administratives, financières et comptables de l’Etat », a expliqué Calixte Ganongo.

Les deux cabinets d’auditeurs de cette dette, retenus que sont le groupement Ernest&Young/Cacoges auront, entre autres tâches, de recenser les titres de créances par année, de déterminer les montants des arriérés au 31 décembre 2016, et de vérifier la certification du service fait et les calculs de liquidation pour proposer les modes d’apurement de la dette.

« Les conclusions de ces audits sont attendues par le gouvernement congolais et les opérateurs économiques. Car elles vont permettre l’amélioration de la performance qui passe par l’apurement de la dette intérieure commerciale des opérateurs économiques qui aura pour conséquence directe la relance de l’économie, la création de l’emploi et l’augmentation des recettes de l’Etat », a indiqué le ministre des Finances.

Il a ajouté:  » Pour les partenaires économiques de l’Etat, ces audits vont améliorer la qualité des dépenses en mettant en œuvre un certain nombre de réformes économiques pour permettre au pays qui est en pleines négociations avec le FMI de parvenir à un accord tel que souhaité par le gouvernement « .

Plaidoyer pour la régularisation des demandeurs d’asile de la RDC vivant au Congo

C’est un combat de l’association pour les droits de l’homme et l’univers carcéral.

L’Association pour les droits de l’Homme et l’univers carcéral (Adhuc), Loamba-Moké, a plaidé jeudi 22 mars à Brazzaville, pour que les autorités compétentes puissent trouver une solution à la situation illégale de 1.500 ressortissants Congolais de Kinshasa, installés au Congo depuis plusieurs années, a annoncé la radio publique.

Au cours d’une conférence de presse animée sur le thème ‘’ Protéger les demandeurs d’asile de la RDC déboutés est une question d’humanité ‘’, Loamba-Moké a rappelé que la République du Congo est parmi les Etats de l’Union africaine qui considèrent le droit d’asile comme un droit protégé par la Constitution.

‘’La Constitution du 25 octobre 2015, en son article 21, dispose que le droit d’asile est accordé aux ressortissants étrangers dans les conditions déterminées par la loi ‘’, a-t-il affirmé. Aussi, a-t-il poursuivi, au plan national, l’ossature du droit d’asile est constituée d’un certain nombre de textes parmi lesquels, le décret du 31 décembre 1999 portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Comité national d’assistance aux réfugiés (Cnar).

Au regard de la situation des ressortissants de la RDC établis illégalement au Congo depuis des années, Loamba-Moké a prié les autorités de donner des orientations au ministère des Affaires étrangères pour que soit organisée une ‘’opération de régularisation des 1.500 demandeurs d’asile déboutés ; ou de procéder à leur éloignement sans délai sous l’égide du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) en tenant compte de la proximité des deux capitales les plus proches au monde et du danger permanent d’interpellations par la Police‘’.

Le président de l’Adhuc a, en outre, signifié que ces personnes courent le risque d’être arrêtées une fois extradées dans leur pays d’origine. Pour ce faire, il a appelé les autorités à revisiter les textes nationaux régissant la protection des demandeurs d’asile et réfugiés, ainsi que l’adoption et la promulgation de la loi nationale sur les réfugiés, conformément à la convention de 1951.

L’Adhuc a, enfin, demandé au HCR d’aider la Cnar dans l’opération de régularisation des demandeurs d’asile en situation irrégulière au Congo par l’octroi de cartes de séjour ou du statut de réfugiés.

Météorologie : Fidèle Dimou promet des mesures pour limiter les catastrophes

En l’occasion de la célébration de la journée mondiale météorologique ce 23 mars, le ministre congolais des transports lance la sonnette d’alarme dans le but de prévenir l’érosion au Congo.

Le ministre des Transports, de l’aviation civile et de la marine marchande a délivré un message, le 22 mars à Brazzaville, dans lequel il promet un ensemble de mesures pour réduire les effets dévastateurs des érosions et des coulées de boue dans les cités urbaines.

« La priorité est de réduire les risques de catastrophe par la mise en place d’un ensemble de dispositions propres à prévenir et à diminuer l’explosion aux dangers et la vulnérabilité à l’égard des catastrophes, à intensifier la préparation face aux effets du climat et surtout à renforcer la résilience de la population », a déclaré le ministre Fidèle Dimou.

En effet, la République du Congo, à l’instar des autres pays de la planète, va célébrer, ce 23 mars, la Journée mondiale météorologique . « Temps et climat : prêts, parés !», c’est le thème retenu pour la commémoration de l’évènement cette année. Fidèle Dimou a rappelé, à cet effet, l’impact du temps, du climat et de l’eau sur l’existence de l’Homme et ses activités.

La première étape dans la réduction des risques de catastrophe, d’après le membre du gouvernement, passe par la mise en place d’un système d’alerte précoce. Cette alerte, a-t- il insisté, peut prévenir les pertes en vie et réduire les impacts économiques et matériels des évènements dangereux, y compris les catastrophes.

L’Etat mise surtout sur l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac) qui gère et exploite les stations d’observation disséminées à travers le territoire national, jouant le rôle de la station de réception des données satellitaires pour la surveillance des différents éléments du temps et du climat. L’Anac élabore ensuite des bulletins de prévisions météorologiques qui sont diffusés régulièrement à la télévision nationale.

Enfin, au niveau sous-régional et international, des engagements sont pris en vue d’atténuer l’impact du phénomène sur l’environnement et les vies humaines. En illustre la réunion des ministres en charge de la météorologie de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), tenue le 13 octobre 2017, à Brazzaville, autorisant l’ouverture imminente d’un Centre d’applications et de prévision climatologique pour la sous-région.

Le Centre climatologique dont le siège est basé à Douala, au Cameroun, sous la coordination de la CEEAC, va contribuer à la diffusion des prévisions météorologiques plus fiables. Les données fournies par les experts locaux vont servir à l’anticipation des événements catastrophiques, ou encore à planifier certaines activités sectorielles.

Le nouvel ambassadeur du Congo au Sénégal a pris ses fonctions

Jean-Luc Aka-Evy, nommé en mai 2017, a remis, le 22 février dernier, ses lettres de créance au président de la République sénégalaise, Macky Sall.

Le nouveau représentant du Congo au Sénégal a succédé à Pierre-Michel Nguimbi. Cette nomination a été effectuée lors de la restauration de la dynamique enclenchée par le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, l’année dernière, pour renouveler les ambassadeurs du Congo auprès des pays amis. L’ancien homme de la culture veillera à raffermir les liens d’amitié et de coopération entre le Sénégal et le Congo.

Né en 1952, à Brazzaville, Jean-Luc Aka Evy, docteur d’Etat (Lettres et sciences humaines) de l’université de Paris 1, a effectué sa carrière en tant que coordonnateur de la formation philosophie de l’université Marien-Ngouabi. Pendant plus d’une trentaine d’années, il a exercé la fonction de commissaire général du Festival panafricain de musique. Son dernier poste au Congo était celui de directeur général de la Culture.

Le Congo lance l’audit de sa dette intérieure

L’opération, la première du genre dans le pays, a commencé le 20 mars à Brazzaville sous l’égide du ministre des Finances et du budget, Calixte Nganongo. Elle permettra de produire un fichier unique de la dette intérieure allant du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2016.

Deux auditeurs externes ont été désignés par l’Etat pour conduire l’opération en quatre mois, notamment les cabinets Ernest-Young et Cacoges. L’enjeu pour le gouvernement, a souligné le ministre Calixte Nganongo, est de connaître le stock réel de la dette intérieure, supporté par une documentation nécessaire au regard des procédures administratives, financières et comptables de l’Etat.

« La mission confiée aux consultants se fera dans le strict respect des procédures reconnues, et concerne uniquement la période allant du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2016 (…) Le gouvernement attend de cette mission : la production d’un fichier unique de la dette intérieure commerciale validée de cette période ; les recommandations sur les modes d’apurement possibles en fonction des caractéristiques et sur les procédures de gestion de cette dette. », a indiqué Calixte Nganongo.

De plus, durant les quatre mois, ces auditeurs vont recenser les titres de créance par année ; déterminer les montants des arriérés au 31 décembre 2016 ; vérifier et valider ces titres de créance ainsi que la certification du service fait et les calculs de liquidation.

L’Etat congolais tente de juguler la crise économique qui se traduit, entre autres, par une accumulation de la dette publique. Le pays est en négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) qui a estimé, l’année dernière, sa dette extérieure à 110% du produit intérieur brut, soit à 5 329 milliards de francs CFA. L’une des résolutions de ces négociations consiste à rendre la dette globale soutenable.

D’après le gouvernement, le passif de l’Etat comprend la dette chinoise, la dette commerciale des traders et la dette commerciale intérieure. Le traitement des deux premières a déjà commencé et à terme devrait les rendre soutenables. Sur recommandation du FMI, l’Etat a dû embaucher des consultants financiers pour faciliter le traitement de la dette des traders.

Il restait donc le traitement de la dette intérieure, pour lequel les autorités ont associé les représentants des syndicats patronaux et des chambres consulaires. Pour Calixte Nganongo, le dialogue avec les opérateurs économiques locaux est nécessaire. « Nous avons voulu vous associer expressément pour donner non pas de l’illusion mais pour trouver les solutions ensemble », a martelé le ministre des Finances, ajoutant que le succès de l’opération relancera les performances économiques du pays.