Le général Dabira condamné à 5 ans de prison ferme

L’ex-inspecteur des armées et de la gendarmerie était jugé pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat.

La sentence est tombée, le Général Norbert Dabira a été condamné à 5 ans de prison fermer samedi 19 mai 2018, par la cour criminelle de Brazzaville. Il a également été déchu de ses droits civiques et doit verser à l’État congolais un franc symbolique à titre de dommages et intérêts. Le condamné rejette le chef d’inculpation d’atteinte à la sûreté de l’État.

Maître Jean Philippe Esseau, l’un de ses avocats, a évoqué une satisfaction partielle. « Nous sommes satisfaits partiellement parce que l’infraction de complot a été écartée. On a retenu malheureusement la proposition atteinte à la sureté intérieure de l’Etat. Nous avons pourtant démontré que cette infraction n’était pas constituée parce qu’il n’y avait pas de preuves », a-t-il déclaré.

Pour maître Emmanuel Oko, avocat de l’État congolais, la partie civile ne peut que se plier à la décision de la Cour.

Transport sur les nationales 1 et 2 : augmentation des prix de billets

Les transporteurs terrestres desservant les tronçons Brazzaville/Pointe-Noire, et Brazzaville vers le nord du pays, ont revu les prix des billets à la hausse le 05 mai lors d’une de leurs réunions.

Les prix des billets de transport des tronçons Brazzaville/Pointe-Noire, et Brazzaville vers le nord du pays, sont passés du simple au double. C’est une décision prise par les transporteurs terrestres desservant les tronçons des nationales N°1 et 2, lors d’une de leurs réunions le 05 mai dernier à Brazzaville.

Sur la route nationale n°1, qui relie les deux principales villes du pays, le billet est passé de 7000 F CFA à 12 000 FCFA, soit une hausse de 58,5% par rapport au tarif initial. Pour ce qui est du tronçon Brazzaville-Nkayi, le prix du billet a galopé, de 5 000 FCFA à 8 000FCFA, soit une nette augmentation de 62,5%.

Le jeudi 17 mai, l’Observatoire congolais des droits des consommateurs (O2CD) a exprimé son mécontentement suite à cette augmentation. L’ONG de défense des droits des consommateurs dénonce cette attitude qu’elle a taxée « d’illégale et anticoncurrentielle », formellement interdite par la loi 6-94 du 1er juin 1994, portant réglementation des prix, des normes commerciales, constatation et répression des fraudes.

Pour l’O2CD, cette loi indique à l’article 10, alinéas 1 et 2, que « sont considérées comme pratiques anticoncurrentielles interdites et sanctionnées : les actions concertées, les conventions, les ententes expresses ou tacites, les coalitions tendant à limiter l’accès du marché à certaines entreprises, empêcher ou faucher le jeu de la concurrence par la pratique des prix imposés ou autres moyens, en vertu d’une position dominante. Les prix des produits, des biens et services de toute nature en République du Congo sont soumis au régime de la liberté des prix ».

L’ONG invité les transporteurs desservant ces deux corridors nationaux à reconsidérer les anciens tarifs. O2CD leurs de consulter le gouvernement avant d’augmenter les tarifs de billets de transport. De même, l’association réclame au gouvernement des sanctions pécuniaires prévues par la loi, à l’encontre de ceux qui pratiquent ces tarifs jugés anticoncurrentiels. L’O2CD appelle, par la même occasion, les consommateurs à refuser de payer les billets aux nouveaux prix.

 

Congo: ouverture ce jeudi 17 mai du procès de Jean Martin Mbemba

L’ancien ministre de la Justice, ancien Garde des Sceaux et ex-président de la Commission nationale des droits de l’homme est poursuivi pour d’atteinte à la sûreté de l’Etat et de détention illégale d’armes.

C’est ce jeudi 17 mai que doit s’ouvrir le procès de Jean Martin Mbemba. Cet ancien ministre exilé en France, est accusé de d’atteinte à la sûreté de l’Etat et de détention illégale d’armes. Pour la défense du prévenu, il s’agit d’un procès politique parce que les armes non jamais été placées sous scellés.

« C’est une parodie de justice comme, d’ailleurs, Monsieur Sassou en a l’habitude. Voilà, il a décidé aujourd’hui de régler des comptes à un certain nombre de personnes qu’il considère comme…  un obstacle, certainement, à son règne. A la vérité, je n’attends rien de ce procès. Parce que, on peut attendre quelque chose d’un procès, lorsqu’on estime que de ce procès sortira, au fond, la vérité. Or, ce dossier ou le dossier de l’accusation, n’est que pur mensonge. Et donc, la sentence qui sera rendue est aussi mensonge. Voilà. Donc, je n’attends rien de ce procès », a déploré maître Philippe Missamou, un des avocats de Jean-Martin Mbemba.

Jean-Martin Mbemba est un ancien ministre de la Justice, ancien Garde des Sceaux et ex-président de la Commission nationale des droits de l’homme. Rappelons que Six autres personnes, actuellement en détention à Brazzaville, devront répondre des mêmes chefs d’accusation, dont le colonel Jean-Claude Mbango qui était directeur de la police dans le département du Pool à l’époque.

Economie numérique : Powermalta entend financer des projets au Congo

Le consortium composé de quatre entreprises a résolu, la semaine dernière à Johannesburg, d’apporter un financement cohérent pour la réalisation de huit projets essentiels au Congo, dans le secteur des télécommunications et de l’économie numérique.

Les projets sont consignés dans un mémorandum d’entente qui sera signé en juin, à Brazzaville. Il fait suite à une mission de travail, du 5 au 8 mai, à Johannesburg, du ministre des Postes, télécommunications et de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo.

Les entreprises Altron pour l’Afrique, Altech Radio Holdings, Power Malta et Altech UEC, réunies au sein du consortium, se sont engagées à financer des projets à valeur ajouté pour accompagner le Congo dans l’implémentation de son économie numérique.

Ces projets concernent la fibre optique à travers la dernière phase de réseau qui doit permettre l’accès à internet et des services innovants. Les investisseurs souhaitent financer les opérations déjà dessinées par Congo Télécom et destinées à connecter, à grande échelle, les ménages. Dans le même élan, l’ambition est d’étendre le backbone fibre optique dans d’autres localités comme la Likouala pour apporter le haut débit. La société Altron souhaite, dans ce registre, fournir à l’opérateur public les services 4G à travers ses infrastructures. Pour accompagner la commercialisation des services mobiles chez Congo Télécom, Altech veut, pour sa part, fournir des smartphones conçus pour des besoins spécifiques et estampillés au nom de la société publique.

Désireux d’apporter une expertise dans le développement des smart city ou villes intelligentes, le consortium sud-africain entend développer des services à l’instar de l’e-gouvernance et l’e-education. Powermalta envisage d’apporter l’éclairage solaire dans les zones rurales, tout en percevant le même dessein pour les villes de Brazzaville, Pointe-Noire et Oyo, à travers de panneaux solaires intelligents dotés de bornes Wifi. Ce projet n’est pas loin de celui que propose la société Altech dans l’implémentation d’un réseau Wifi hotspot à partir d’infrastructures existantes.

Dans le cadre de ces projets, le secteur postal n’a pas été lésé. En collaboration avec la Poste sud-africaine, la société Altron a exprimé sa volonté de fournir un réseau digital pour la gestion des services postaux. Elle propose des solutions d’inclusions financières à travers les services bancaires nouveaux.

La signature de ces projets, le mois prochain à Brazzaville, sera précédée d’un travail technique des deux parties. Une mission des experts sud-africains est attendue dans les tout prochains jours. Le ministre Léon Juste Ibombo estime que ces projets sont d’une grande importance, d’autant plus que les partenaires apportent à la fois l’expertise et le financement.

Ces accords font suite à la visite de travail effectuée par une délégation de l’Agence pour la promotion de l’investissement que dirige Annick Mongo, des semaines avant en Afrique du Sud. C’est grâce à un relais assuré par l’ambassadeur sud-africain à Brazzaville que la mission du ministre Léon Juste Ibombo a été organisée, dans le cadre des relations entre le Congo et le pays de Nelson Mandela.

Baccalauréat technique : Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes visite quelques centres d’examen

Le ministre de l’Enseignement technique, professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi, a visité le 15 mai, certains centres d’examen de Brazzaville.

Plus de 4000 candidats passent les épreuves pratiques du baccalauréat technique en République du Congo. Le ministre de l’Enseignement technique, professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes, a visité quelques centres d’examen. La descente sur le terrain du ministre, avait pour objectif de s’assurer du bon déroulement des épreuves pratiques. Les 4 982 candidats sont repartis dans vingt centres et Brazzaville compte 1720 candidats pour quatre centres.

L’examen se déroulera pendant trois jours, selon les séries industrielles, commerciale et agricole. Au lycée d’enseignement professionnel agricole Amilcar-Cabral, situé à 17 km de Brazzaville, le ministre a touché du doigt le déroulement des épreuves pratiques dans les domaines de la production végétale, la production santé animale, l’utilisation des machines agricoles ainsi que de la transformation agroalimentaire.

Le ministre Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes, était accompagné du directeur des examens et concours techniques et professionnels, Joseph Moukila ; du président des jurys des examens, Gabriel Kissita.

Festival Kimoko : la onzième édition se tiendra du 29 mai au 03 juin

Le centre culturel Jean-Baptiste-Tati-Loutard de Pointe-Noire servira de cadre à la 11ème édition du festival Kimoko. Qui a pour thème: « Du théâtre au Congo pour quel public ? ».

Le festival Kimoko s’ouvre le 29 mai au centre culturel Jean-Baptiste-Tati-Loutard à Pointe-Noire. Le thème choisi pour cette édition est : « Du théâtre au Congo pour quel public ? ». Selon les organisateurs, il est question d’attirer l’attention du public sur l’importance du théâtre dans la vie des hommes.

Alphonse Nkala, le directeur du festival, pense que le théâtre est un art civilisateur qu’il faut penser mettre au centre de l’activité de l’humain. Ce thème, selon lui, devrait aussi permettre de mener une réflexion sur le type de théâtre à proposer aux Congolais qui s’intéressent à cet art. « Nous allons réfléchir sur le type de théâtre qu’il faut faire au Congo, un théâtre qui devrait être bien reçu par les Congolais. Peut-être que celui qui leur est proposé n’est pas celui qu’ils attendent. Il faut donc mener une réflexion sur la question », a-t-il expliqué.

Le festival Kimoko est un ensemble d’activités telles que le conte, le ballet théâtre, la musique, la danse contemporaine. À cela, il faut ajouter l’atelier de marionnettes, une activité destinée aux enfants que le festival organise pour la troisième fois à la demande du public.

De nombreux artistes du Congo et étrangers prendront part à la onzième édition de Kimoko. Notamment Green théâtre avec Guillaume Ekoubé du Cameroun, Fely Kimbirima de France, Olivier Ngoudé du Cameroun qui animera l’atelier des marionnettes ainsi que des nationaux venant de Brazzaville, Stan Matingou et les femmes de la Troupe nationale de théâtre du Congo et locaux Le théâtre des coulisses qui est la compagnie égérie de Kimoko, la Compagnie Issima théâtre, Africa Graffiti, Afro Tam-Tam et Racines. En tête d’affiche de l’évènement cette année, l’humoriste gabonais Omar Defundu, alias Monsieur le présiden.

« Une fois de plus, nous avons fait de bons choix. Le public ne sera pas déçu. Malgré les difficultés, nous ferons de sorte que la fête soit belle », a assuré Alphonse Nkala. Kimoto aurait perdu plusieurs de ses sponsors à cause de crise économique qui touche le Congo en ce moment.

Le festival Kimoko posera la clé sous le paillasson le 03 juin et les spectacles offerts seront gratuits.

Congo : plus de 27 millions d’euros pour riposter contre le sida, la tuberculose et le paludisme

Le Comité de coordination nationale avec des organisations ont tenu un atelier le 11 mai à Brazzaville, sur l’implication du secteur privé dans la mise en œuvre des subventions pour la lutte contre ces trois maladies.

A Brazzaville le vendredi 11 mai, le comité de coordination nationale (CCN) et une dizaine d’organisations ont tenu un l’atelier sur l’implication du secteur privé dans la mise en œuvre des subventions pour la lutte contre le Sida, le paludisme et la tuberculose.

Il s’est agi au cours de l’atelier de redéfinir le rôle des entreprises du secteur privé dans cette lutte et faire un état des lieux de leur engagement. Plus de vingt-sept millions d’euros pour renforcer, de 2018 à 2020, la lutte contre ces trois maladies. C’est le montant mobilisé par le Comité de coordination nationale ( CCN) Congo a auprès du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Benjamin Atipo, le président du CCN-Congo, a déclaré :« La feuille de route s’articule autour de la gouvernance santé, les financements diversifiés et l’accès aux médicaments. Elle met aussi l’accent sur le cadre politique, la supervision, la responsabilité pour les investissements contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Une mobilisation des fonds et un décaissement efficace sont indispensables à notre riposte ».

A titre de Rappel, le CCN-Congo est créé par décret n°2003-68 du 30 mai 2003 et réorganisé en 2009 par décret n°2009-191 du 24 juin 2009. Il est l’organe consensuel de coordination des interventions soutenues au Congo par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Ebola : Brazzaville adopte des mesures préventives contre la maladie

La République du Congo vient d’opter pour un plan de contingence visant à renforcer les capacités nationales à lutter contre la propagation de cette maladie qui sévit au nord-ouest de la RDC.

Pour préparer, prévenir et riposter contre l’épidémie d’Ebola, le gouvernement congolais en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et d’autres partenaires ont arrêté un ensemble de mesures. Il s’agit d’un plan de contingence qui consiste entre autres, à assurer la prise en charge des cas ; à renforcer les mesures d’hygiène, la surveillance épidémiologique, la mobilisation, l’information et la communication.

Depuis quelques jours, l’épidémie d’Ebola a été déclarée dans la province de l’équateur, au Nord-Ouest de la République Démocratique du Congo. Pour la représentante de l’OMS, le Dr Fatoumata Binta Diallo, il y a des risques de propagation dans certains départements du Congo-Brazzaville voire dans certains pays de la sous-région.

« L’épidémie a éclaté dans l’Equateur, donc vers les localités de Mbandaka et Bikoro qui sont très proches du département de la Likouala, plus précisément de la ville de Liranga. A ce titre, l’OMS a déclaré certains pays à très haut risque. Ce sont le Congo, la République centrafricaine, tous ces pays qui sont limitrophes de la RDC et surtout de cette zone. Nous sommes en alerte totale, on se met déjà en position de se préparer et de répondre rapidement », a-t-elle indiqué.

Bon à savoir, la région de l’Equateur en RDC est frontalière au département de la Likouala. Les deux régions, dont les populations échangent quotidiennement, sont séparées par le fleuve Oubangui qui mène jusqu’en République centrafricaine.

« On a identifié, dans notre pays, les départements à risque qui sont la Likouala, la Cuvette, les Plateaux, le Pool, voire même Brazzaville », a expliqué la représentante de l’OMS au Congo. « Pour cela, on a réactivé le comité de coordination de la lutte contre les épidémies qui réunit les représentants des départements impliqués et des différents partenaires », a ajouté Fatoumata Binta Diallo.

Pour rappel, le Congo a connu deux épidémies d’Ebola en 2001 et 2003 dans le département de la Cuvette ouest.

Congo: ouverture ce mardi matin du procès du général Norbert Dabira

L’ancien haut-commissaire à la réinsertion des anciens combattants est accusé d’« atteinte à la sécurité intérieure de l’État ».

Ce mardi 15 mai, le général Norbert Dabira sera face à la cour d’appel de Brazzaville qui siège en ce moment en session criminelle. L’ancien haut-commissaire à la réinsertion des anciens combattants est poursuivi pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État ». Un autre officier qui était proche du président Sassou qui est jugé ce matin après le procès du général Mokoko.

Le 11 janvier dernier, Norbert Dabira a été placé en détention parce que les renseignements intérieurs auraient intercepté une conversation entre le général et le commandant en chef de la garde républicaine, Ngatsé Nianga Mbouala. Dans cet échange, il se préparait un coup d’Etat. Pour la petite histoire, l’avion du président Denis Sassou Nguesso devait être abattu en plein vol, au retour d’un séjour dans son fief d’Oyo. Ngatsé Nianga Mbouala lui, avait été limogé, mais n’est pas inculpé, il doit d’ailleurs comparaître en qualité de témoin.

« La conversation téléphonique a bel et bien eu lieu, mais il n’y a tenu aucun propos le compromettant. Il était en France », explique l’un des avocats du général Dabira, qui clame toujours son innocence. Le général Dabira est jugé en procédure de crime flagrant. Selon une source judiciaire, l’instruction se fera à la barre. Le procès pourrait durer 2 jours

E-business Day Congo : l’évènement se tiendra le 26 mai à Brazzaville

Placé sur le thème: « E-business comme solution à la crise », la salle de conférence du Palais des congrès servira de cadre à ce rendez-vous du donné et du recevoir.

 

 

E-business Day Congo se tiendra le 26 mai au Palais des congrès de Brazzaville. L’évènement qui a pour thème : « E-business comme solution à la crise », est une initiative de la Société Africaine de Services, BanakPluriels-Congo. Pour les organisateurs, il est question de démystifier internet et impulser une véritable dynamique pour les business en ligne.

« Dans le but de faire connaitre le potentiel et le dynamisme qu’internet peut apporter à notre économie en générale, nous voulons sensibiliser les acteurs principaux c’est- à-dire la composante fondamentale de notre tissus économique de l’opportunité que représente internet pour chacune de leur activité. C’est là l’orientation principale de cet événement. », souligne BanakPluriels-Congo.

E-business se déroulera selon deux moments forts : tout d’abord la présentation et développement de 5 sous thèmes et la phase de questions réponses. Ce sont les PME, artisans, coiffeurs, tailleurs, cordonniers, menuisier, commerçants et bien d’autres qui sont attendus à cette cérémonie.