La BAD entend doubler son portefeuille au Congo

Le directeur général adjoint de cet institut, Racine Kane, l’a annoncé le 11 mai à Brazzaville, lors de la mission de préparation du rapport d’achèvement du document stratégique pays pour la période 2013-2017.

La banque africaine de développement (BAD), ambitionne de doubler son portefeuille au Congo. Cela ne peut être possible que si l’engagement de collaborer demeure le même entre les deux parties, dans trois à quatre ans. Notons que l’enveloppe actuelle est de plus de trois cents millions de dollars.

L’augmentation du portefeuille devra non seulement servir à financer les activités du volet public mais également à renforcer la promotion du secteur privé. « Nous espérons pouvoir faire plus car, le Congo a de fortes potentialités. Si l’engagement est le même de part et d’autre, nous pourrons dans trois ou quatre ans, doubler le portefeuille du groupe de la BAD au Congo », a déclaré Racine Kane, le directeur général adjoint de la Banque africaine pour le développement (BAD) pour l’Afrique centrale.

Pour ce qui est du DSP 2013-2017, le rapport sera finalisé, d’après le directeur général adjoint de la BAD, au mois de juin. Ce travail consiste à apprécier les choix stratégiques qui avaient été faits et aussi l’efficacité et la pertinence des opérations qui ont accompagné la mise en œuvre de cette stratégie.

 « Nous sommes en train de voir comment améliorer l’efficacité de nos opérations, afin de les insérer dans la stratégie future qui couvrira la période de 2018-2022. Celle-ci s’alignera sur le plan national de développement en cours de finalisation », a dit Racine Kane.

L’Arpce se dote d’une cartographie nationale de fibre optique

Cet outil permettra l’élaboration d’une politique de mutualisation des infrastructures optiques et aussi d’informer en permanence les investisseurs.

L’agence de régulation des postes et des communications électroniques (Arpce), dresse une cartographie nationale de fibre optique. Cet outil d’information des infrastructures optique est en cours de ploiement sur l’étendue du territoire congolais. Pour l’agence de régulation, la cartographie constitue un outil d’attractivité économique, « d’aide à l’élaboration d’une politique de mutualisation des infrastructures optiques et d’informer en permanence les investisseurs ».

La cartographie dressée par l’Arpce est accessible à l’adresse www.cartographie-fibreoptique.cg. On y retrouve le tracé du réseau de fibre optique des différents opérateurs du Congo et des administrations publiques dans les villes de Brazzaville et Pointe-Noire. L’Arpce précise aux utilisateurs qu’ils ont leur disposition des outils de recherche leur permettant de définir le tracé de fibre optique sur une zone en particulier, à partir d’un point A pour un point B.

Les utilisateurs, en plus du réseau de fibre optique, peuvent aussi accéder à une « Couche réseau de transport », qui représente tous les réseaux de transport qui assurent l’interconnexion entre les différentes villes urbaines du Congo et les réseaux qui assurent l’interconnexion du Congo aux pays voisins et à l’international.

Il y a également une « Couche réseaux de desserte », qui est relative aux réseaux de transport et de distribution en fibres optiques déployés dans les différentes villes de Brazzaville, Pointe-noire, Dolisie… Faut pas oublier, qu’il est mis à disposition une « Couche réseaux d’accès », qui représente l’ensemble des réseaux d’accès aux réseaux haut débit et aux services haut débit dans les réseaux urbains à fibres optiques.

Congo : Ras-le-bol demande la libération de ces militants

Le mouvement appelle à l’arrêt des procès des « prisonniers politiques », qui selon eux créent un climat socio-politique délétère dans le pays.

Le mouvement Ras-le-bol compte vingt-trois de leurs membres qui ont été arrêté par la police congolaise. 20 membres arrêtés à Pointe-Noire, et trois autres à Brazzaville, tous placés à la maison d’arrêt. Ces militants sont accusés d’incitation à la révolte populaire. Le mouvement demande la libération de ses militants.

« Notre demande est très simple et la même depuis le jour où ils ont été arrêtés : c’est leur libération pure et simple ; c’est leur libération sans conditions parce que nous sommes dans un Etat de droit, un Etat où les gens ont le droit de diffuser par la pensée et par n’importe quelle manière que ce soit leurs opinions », a expliqué Gerschome Gobouang, le chargé de la stratégie du mouvement Ras-le-bol.

Ras-le-bol appelle à l’arrêt des procès des « prisonniers politiques », qui selon eux créent un climat socio-politique délétère dans le pays.

Jo Washington Ebina, un acteur de la société civile qui soutient l’action du mouvement Ras-le-bol, il appelle les différents acteurs au dialogue. « Nous appelons à un dialogue national pour que le pays sorte de cette situation qui devient délétère et qui augure un avenir sombre pour la République », dit-il.

Thierry Moungalla a raté une sacrée occasion de la fermer

A propos de la réaction du ministre Thierry Moungala à la lettre des évêques du Congo : L’homme est trop fragile pour que nous l’affrontions !

Les Evêques du Congo-Brazzaville ont publié une lettre pastorale sur la crise sociopolitique et économique que vit actuellement le Congo. Dans cette adresse au peuple de Dieu ainsi qu’aux femmes et aux hommes de bonne volonté, les bergers de l’église catholique ont fait, entre autres, des propositions sur la sortie de la crise récurrente qui a lieu dans le département du Pool. Ils souhaitent que « le peuple ait le droit de savoir ce qui s’est passé : les causes et les conséquences, mais surtout les responsabilités des uns et des autres. Les morts et les destructions dans ce département appellent justice et réparation. Une réconciliation véritable n’est qu’à ce prix, pour permettre à notre pays de sortir de la crise multiforme ».

Sur la corruption, la concussion et la promotion de la bonne gouvernance, ils encouragent le Fonds monétaire internationale qui est en négociations avec le gouvernement du Congo et qui exige ces valeurs avant l’octroi du financement d’être ferme.
A propos des personnes jetées en prison à la suite des contentieux politiques, ils demandent purement et simplement leur libération.

Comme tous les Congolais, les évêques se posent des questions, eux aussi, sur les origines de la crise financière : « Comment comprendre, en effet, qu’après des années fastes de boom pétrolier, le Congo soit en récession économique ? Cette situation n’est-elle pas trop vite attribuée à la chute des prix du baril sur le marché international ? Comment s’expliquer notre manque actuel de ressources et notre endettement excessif après dix ans d’embellie au cours desquels le pays avait engrangé des richesses si énormes que même un fonds avait été créé pour les générations futures ? Comment comprendre par exemple qu’au moment où le gouvernement affirmait détenir un compte à Exim Bank de Chine pour le paiement de nos infrastructures que la dette vis-à-vis de la Chine soit aussi colossale : 40% du montant total de la dette ? » Pour résoudre cette crise multidimensionnelle, ils souhaitent la tenue d’un dialogue national.

L’ire de Thierry

Malheureusement, leur message provoque un violent emportement au ministre Thierry Moungala, le porte-parole du gouvernement. Il accuse les évêques d’avoir fait une injonction dans les affaires de l’Etat. Mais, ce n’est pas pour la première fois qu’il les traite ainsi. Thierry Moungala pense encore que le spirituel, c’est l’affaire des églises, et le temporel, celle de l’Etat.

Il y a lieu de lui rappeler que « le débat sur le spirituel et le temporel ou la séparation des pouvoirs entre l’Etat et les églises, sous d’autres cieux, est révolu depuis des siècles. Ils ne resurgit aujourd’hui que dans les régimes dictatoriaux et obscurantistes qui ont peur de la lumière des églises et de l’éveil des peuples. »

En tant que chrétien, nous n’acceptons pas le langage injurieux de Thierry Moungala à l’ endroit des Evêques, ce d’autant plus que son chef, Denis Sassou Nguesso, a déjà enterré vivant un cardinal (Emile Biayenda) et tué par empoisonnement trois Evêques (Mgr Georges Singha, Benoit Gassongo et Ernest Kombo).

Cependant, Thierry Moungala étant très fragile, nous ne voulons pas l’affronter directement. Nous lui demandons tout simplement de lire ces morceaux choisis de notre nouvelle « On se verra à Rome !  », publiée dans le recueil « L’Inforoman suivi de Quand la rue s’en mêle… » Fondation littéraire Fleur de Lys, Lévis, Québec, 2017, 300 pages. Dans laquelle nous avons réagi, en 2015, à ses outrages aux dignitaires religieux. Alors que ces derniers venaient de se prononcer sur le débat du changement ou non de la constitution.

L’Etat et les églises travaillent pour un même peuple

«  L’Etat et les églises ne travaillent ils pas pour un même peuple qui est le peuple de Dieu ? Certains dispensaires qui sont gérés par des religieux ne font ils pas mieux que les grands hôpitaux du gouvernement ? Il en est de même pour certaines écoles qui sont aussi gérées par les religieux et qui font mieux que les grandes écoles qui appartiennent à l’Etat. Alors pourquoi dans le domaine de la santé et de l’éducation qui concernent directement la vie des populations, les partisans du président Nzoko Monéné qui renvoient tout le temps les Evêques aller célébrer les messes, chaque fois qu’ils prennent position sur une crise, ne parlent ils pas d’injonction dans les affaires de l’Etat ? (…)
Mais, c’est seulement lorsque les pasteurs apprécient ou se prononcent sur une situation politique ou une crise qui a lieu dans le pays, notamment entre le pouvoir et l’opposition qu’on les envoie célébrer les messes. Surtout lorsque leur position va dans le même sens que celle de l’opposition.
 »

Le principe de la primauté du spirituel sur le temporel

« Aussi, faudra‐t‐il dire que le principe de la primauté du spirituel sur le temporel dont se servent les politiciens de la mouvance présidentielle de Kue Ngo pour malmener et vilipender dans la presse nationale et internationale les hommes d’églises ou leur interdire de participer aux débats politiques qui ont lieu dans leur pays ou encore de parler du pétrole, du bois, du fer et d’autres matières premières, ne permet pas, pourtant, de créer deux mondes diamétralement opposés : le spirituel et le temporel.
Le spirituel a besoin du temporel, et le temporel, du spirituel. Dans l’homme, il y a l’esprit et le corps. Ce principe ne doit servir que dans la hiérarchisation et non dans l’exclusion. Comme aussi, il ne doit pas servir pour limiter les champs d’action de l’Etat et de l’Eglise. C’est‐à‐dire croire que le spirituel, c’est l’affaire des églises, et le temporel, celle de l’Etat, est complètement faux !
L’Etat a le droit de contrôler la qualité de la nourriture spirituelle que servent les églises aux populations. Parce que ce sont ses citoyens.
Et, les églises ont aussi le droit de contrôler la qualité de tout ce que l’Etat fait consommer aux populations. Parce qu’elles font partie du peuple de Dieu.
En tant que pasteurs des églises, ils ont donc la mission de veiller sur le peuple de Dieu. C’est pourquoi les deux institutions sont condamnées à travailler ensemble et à se surveiller pour éviter que ni l’une ni l’autre ne développe un « terrorisme » c’est‐à‐dire devienne un lieu de la propagation des antivaleurs.
Et, aucune d’entre elles n’a le droit d’affaiblir l’autre. Leurs relations ne doivent pas être conflictuelles. Rien ne doit les pousser à être conflictuelles. Car, elles ne sont pas concurrentielles, mais plutôt complémentaires. C’est pourquoi, les églises ont, elles aussi, le droit de parler du pétrole, du bois, du fer, de l’or… dont regorgent leurs pays. Parce que c’est pour tous ceux qui y habitent c’est‐à‐dire le peuple de Dieu, et non simplement une poignée de gens ou un clan surtout encore si elle fait partie des populations issues de la colonisation, que Dieu les a mis dans les sous‐sols de ces pays.

Dieu n’a pas créé des peuples qui sont certains riches et d’autres pauvres

« Parce qu’il y a des peuples et des pays que Dieu a bénis à travers leurs ressources naturelles, et d’autres qui le sont à travers leurs ressources humaines. Dieu n’a pas installé son peuple là où il n’y a pas de richesses. Là où les terres sont pauvres il a mis le génie. Il suffit de le développer. Pour preuve, aujourd’hui le développement de la science et de la technologie montre suffisamment que l’on peut aussi bien vivre et construire des villes dans le désert ; que l’on peut rendre fertiles les terres qui ne le sont pas ; que l’on peut avoir l’eau, l’énergie dans le désert. Dieu n’a donc pas créé des peuples qui sont certains riches et d’autres pauvres. La pauvreté, elle peut venir de trois choses : la paresse qui est définie comme étant le comportement de quelqu’un qui répugne à l’effort, au travail et à l’activité ou qui a le goût pour l’oisiveté ; la carence affective ou le manque d’amour entre les hommes ; et l’égoïsme qui rapporte tout à soi.
Cependant, là où la misère devient extrême, apporter de l’agent, à manger, à boire, de quoi vêtir et soigner les populations ne suffit pas pour prouver l’amour ; mais il faut accompagner tout cela par la réponse donnée à la question « pourquoi cela est ainsi ? » C’est en effet la réponse donnée à cette question qui va éclore et servir de fumier au génie que Dieu a mis dans son peuple. 
 »

Monsieur le ministre, pourquoi le Congo est-il un pays pauvre ? Vous ne nous direz pas, sans doute, que c’est à cause de la chute du prix du baril de pétrole. C’est trop facile !

Congo : 20 ans de prison pour le général Mokoko

C’est le verdict donné par la cour criminelle de Brazzaville à l’ex chef d’Etat-major et conseiller de Sassou Nguesso. Il a été reconnu coupable d’atteinte à la sûreté intérieure et de détention illégale d’armes et munitions de guerre.

Le général Jean-Michel Mokoko écope de 20 ans de réclusion. La sentence a été donnée vendredi 11 mai par le président de la cour criminelle, Christian Oba. Après le verdict, le président de la cour criminelle a ajouté que l’ex-candidat à l’élection présidentielle a trois jours pour se pourvoir en cassation. La cour affirme avoir condamné par contumace à la même peine sept co-accusés dont six Français et un Congolais pour complicité «de l’infraction d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat». Tous ont été reconnus coupables d’avoir ensemble tenté en 2006, 2007, 2015 ou 2016 de porter atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, « soit dans le but de détruire ou changer le gouvernement, soit en incitant les citoyens à s’armer contre l’Etat congolais ».

Il a fallu deux heures à la cour pour délibérer. Quatre journées d’audience, trois témoins à la barre ont suffi pour condamner les huit accusés à 20 ans de prison. Rappelons au cours des procès, le général Mokoko, ni ses avocats n’ont pris la parole. Le spectacle, permettez-moi de le dire, un peu pitoyable d’un dignitaire de la République qui aura refusé de s’expliquer devant ses juges », a reproché maître Devillers, représentant l’Etat congolais. Une rapidité révélatrice d’un « dossier sans preuve », estime maître Tricaud l’un des avocats français du général.

« Nous considérons que Jean-Michel Marie Mokoko ne peut pas être poursuivi en vertu de son immunité. Il est détenu à la maison d’arrêt d’une manière arbitraire. Cette décision n’a pas de valeur. », a déclaré Maître Jean-Philippe Esseau, l’un des avocats du général Mokoko L’avocat assure que cette stratégie du silence « n’était pas un aveu de culpabilité », mais qu’il s’agissait « des principes de la République. »

Les avocats du général, qui dénoncent un procès politique, ont déjà saisi le comité des Nations unies sur les détentions arbitraires. Ils ont aussi trois jours pour décider de se pourvoir en cassation

Congo : la Cour criminelle déclare être compétente pour juger Mokoko

Ce candidat malheureux à la présidentielle de 2016, est accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat et détention d’armes.

Le deuxième jour du procès du général Mokoko, la cour a débuté par l’examen des pièces sous scellés. Elle déclare être compétente pour juger l’accusé qui a refusé de parler pendant le procès. Cet ex-dignitaire du régime, qui avait terminé troisième à l’élection présidentielle de 2016, est poursuivi pour atteinte à la sûreté de l’Etat et détention d’armes.

Pour le président de la cour criminelle, Jean-Marie Michel Mokoko en gardant le silence au nom de son immunité, conteste implicitement la compétence de la cour. Les avocats du de l’« Faux » ont répondu les avocats du général », poussés à sortir de leur mutisme. L’immunité, a expliqué Me Jean Philippe Esseau concerne toutes les juridictions. « Sinon, on quitte le droit » pour entrer « dans la science-fiction ».

Après délibéré, la cour a estimé qu’elle était compétente pour juger le général mais sans vider explicitement la question de l’immunité. Décision « sans valeur » estime la défense. Simple stratégie pour « pousser le général Mokoko à parler » et donner une « apparence équitable » à ce procès.

Pont reliant les deux Congo: une réunion de mise au point sans la RDC

Les experts de la BAD, de la CEEAC et des ministres représentant le Congo-Brazza ont examiné, le 8 mai à Brazzaville, le projet concernant la construction du Pont-Route-Rail sur le fleuve Congo.

Un pont devant rallier les deux capitales congolaises est en vue. Les experts de la BAD, de la CEEAC et des ministres représentant le Congo-Brazza se sont retrouvés mardi 08 mai à Brazzaville pour une séance de travail. Il s’est agi d’examiner les différents aspects de cette réalisation. C’est un projet d’intégration sous régionale financés par la BAD et initiés dans le cadre du nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad).

Après avoir débattu sur les différents aspects, les trois parties présentes, en l’absence de la RDC, ont voulu donner une nouvelle impulsion à ce projet, en le confiant à Africa fifty, un fonds stratégique pour l’Afrique créé par la BAD pour financer les infrastructures dans la sous-région d’Afrique Centrale. Le but de ce fond sera de constituer un partenariat public-privé avec un partenaire qui sera choisi pour la construction de l’ouvrage.

Des contraintes pour le Pont-Route-Rail

La réunion de ce matin avait pour objectif de confier le projet Route-Rail à un développeur qui s’appelle Africa 50. Elle a pour mission de conduire ce projet jusqu’à sa bancabilité, en vue de constituer un partenariat public-privé avec un partenaire qui sera choisi pour la construction de l’ouvrage », a précisé le président du Comité technique interministériel brazzavillois, Oscar Otoka.

Le ministre brazzavillois Jean Jacques Bouya a indiqué qu’en dehors du pont Route-Rail à construire, il y a aussi les raccordements à prendre en ligne de compte, car aucun concessionnaire ne peut prendre une infrastructure non raccordée.

Quant à l’étude du Pont-Route-Rail entre le Congo et la République Démocratique du Congo, réside une complexité pour la réalisation du projet. En termes d’avancement, le choix du site imposé (Maluku) présente des contraintes physiques et particulières. Du point de vue de la topographie et géophysique, pas du tout facile, mais le Congo a décidé de le construire à cet endroit.

Du côté de la RDC, c’est encore pire car il faudrait affronter le relief et d’autres contraintes. Le consultant chargé de la question a proposé des pistes. Reste aux deux Etats de mettre les moyens conséquents, afin que ce projet intégrateur, dans le cadre de la facilitation des échanges sorte de terre. Un travail de communication est impérieux sur cette notion de juxtaposition qui semble ne pas être perçue par les uns et les autres.

Pour financer l’étude de ce projet, la BAD a accordé deux dons aux deux Etats et à la CEEAC à hauteur d’environ 8 millions USD. Ces dons ont été complétés par les fonds de contrepartie versés par les deux pays à hauteur de 2 088 099 USD.

Le pont, qui est un projet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), sera constitué d’une route pour automobile et de rail pour le chemin de fer Kinshasa-Ilebo.

Les autorités des deux pays s’étaient mis d’accord, en décembre 2013, sur le site où le Pont-Route-Rail sera érigé. Le site de Maluku, des deux côtés congolais, a été retenu pour ce projet.

Les deux Congo implanteront des zones économiques spéciales (ZES) sur les deux rives pour intensifier les échanges économiques grâce à cette infrastructure.

La réalisation du projet permettra de toucher trois piliers de cette démarche d’intégration sous régionale. Il renforcera la libre circulation des biens et des personnes entre les deux pays. Il conduira à une réduction de délais d’attente lors de la traversée du fleuve, d’un pays à l’autre.

Enfin, il améliorera la qualité des services de transport et réduira les coûts associés.

Par la suite, le groupe de travail a examiné un projet de construction d’une route sur plus de 1.200 km reliant Brazzaville à Ndjamena (Tchad) en passant la République démocratique du Congo (RDC) et Bangui (RCA). Il ressort de leurs échanges que cette route moderne, qui rentre dans le cadre de l’intégration sous-régionale, sera appelée « Corridor treize ».

La délégation de la BAD a été conduite par le chef de division de la région centre et ouest du département des transports et des technologies de l’information et de la communication, Jean Kizito Kabanguka. Il était accompagné de l’ingénieur des Transports en chef, Augustin Karanga et l’économiste des Transports, Jean Paterne Megne Ekoga. La délégation brazzavilloise, quant à elle, était composée des ministres de l’Aménagement et des Grands travaux, Jean Jacques Bouya, des Finances, Calixte Nganongo, du Plan, Ingrid Olga Ebouka Babackas, de l’Equipement et l’Entretien routier, Emile Ouosso, des Transports et de l’Aviation civile, Philippe Dimou.

L’Union européenne réaffirme son aide au Congo

A l’occasion de la célébration de la journée de l’Europe, l’ambassadeur de l’Union européenne, Saskia De Lang, est revenue sur les objectifs de la coopération entre son institution et le Congo.

Saskia De Lang, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Congo, a réaffirmé mercredi 09 à Brazzaville, l’engagement de son institution à soutenir ce pays. Bâtir le port autonome de Pointe-Noire, améliorer la gouvernance économique, apporter de l’aide à la population du Pool sont entre autres les objectifs à atteindre de l’UE.

Dans son discours, à l’occasion de la journée de l’Europe, Saskia De Lang a rappelé les actions de l’UE au Congo qui visent les mêmes objectifs d’un partenariat équitable. ‘’Dans notre relation avec le Congo, l’engagement de l’Union européenne s’exprime, non seulement par ses programmes de coopération, mais aussi par la mise en service du nouveau bâtiment de la délégation, avec son architecture emblématique. En investissant dans nos propres services à Brazzaville, nous investissons dans la relation avec le Congo‘’, a-t-elle déclaré.

‘’ Nous nous appuyons largement sur la société civile congolaise et européenne, dont de nombreux représentants sont présents ce soir. Ils enrichissent notre travail sur les droits de l’homme, sur l’environnement et l’aide sociale‘’, a-t-elle souligné, rappelant le ‘’ fort ‘’ engagement du Congo dans le domaine de la conservation des forêts et de l’environnement.

Pour la diplomate européenne, l’engagement du Congo, s’exprime aussi par la nomination d’un nouvel ambassadeur à Bruxelles, par la visite récente de conseillers présidentiels dans cette même ville, ainsi que par la tenue, à Brazzaville, d’un dialogue avec l’UE sur le secteur de la justice.

‘’Un secteur qui saura livrer, nous l’espérons vivement, des jugements équitables et transparents, dignes d’un Etat de droit. Il y va de la crédibilité du Congo, d’abord envers ses propres citoyens, et ensuite envers le monde extérieur‘’, a martelé Saskia De Lang.

Saskia De Lang pense que , les jeunes sont à l’honneur, au regard de nombreuses activités organisées cette année qui les impliquent directement et qui ont connu un énorme succès.

L’ambassadeur a cité, entre autres, le festival du film européen qui réunissait, à chaque projection, entre trois cents et cinq cents jeunes cinéphiles, la conférence sur le partenariat Europe-Afrique à l’Institut français du Congo, etc. La présence des jeunes au sommet Europe/Afrique, tenu en novembre 2017 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, n’est pas passée sous silence.

«Si notre attention se tourne vers les jeunes, c’est parce qu’ils constituent la richesse de l’Afrique. C’est parce que demain, ce sont eux qui seront appelés à prendre la relève dans le secteur privé, la société civile et dans la politique. Créer des emplois, favoriser le climat des affaires et les secteurs productifs, voilà aussi ce à quoi s’engage l’UE, ici et ailleurs en Afrique», a signifié la diplomate.

La journée du 9 mai commémore la déclaration de Robert Schuman qui a posé les bases de l’UE, marquant ainsi le début de la construction communautaire. Cette journée est l’occasion de familiariser les citoyens avec l’Europe.

A cette occasion, la délégation de l’UE au Congo a prévu plusieurs activités : le forum annuel des projets au cours duquel elle présentera au public, le 17 mai, la gamme des activités mises en œuvre par la société civile. Puis le 19 mai, un concert sera donné dans la Basilique Sainte-Anne, pour rendre hommage aux compositeurs européens, avec le chœur Credo et l’orchestre symphonique Kimbanguiste.

Congo : les évêques inquiets de la crise socio-politique et économique

C’est dans une déclaration rendue publique jeudi 10 mai, que ces prélats ont donné leur avis sur les « origines du mal » congolais.

Jeudi 10 mai, les évêques congolais à travers une déclaration, ont dévoilé leur inquiétude face à la crise socio-politique et économique qui touche la République du Congo depuis près de trois ans. Avant de donner leur avis, ces « hommes de Dieu », ont présenté la situation du pays et ce qu’ils considèrent comme « origines du mal » congolais. Pour eux, la révision de la Constitution en 2015, serait la cause principale de la crise. Ils relèvent n’avoir jamais caché tout le mal qu’ils pensaient de la Constitution actuelle.

Notons que la déclaration des évêques a été rendue publique le jour des plaidoiries dans le procès du général Mokoko.  Ce candidat malheureux à la présidentielle de 2016, est poursuivi notamment pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat ». Ces responsables catholiques appellent clairement à la libération de tous les prisonniers politiques, tout en évoquant « l’exigence d’une justice équitable et indépendante ».

Autre sujet qui préoccupe les prélats congolais, la crise économique à laquelle est confronté ce pays pétrolier, Les onze évêques signataires de la déclaration fustigent la corruption qui gangrène le pays, avant d’en appeler à un sursaut national.

Ils sont revenus sur la crise dans le Pool. Selon eux, un accord de paix ne suffira pas à mettre fin définitivement aux crises successives qui ont secoué cette région depuis vingt ans. Une réconciliation véritable passe par la recherche de la vérité, la justice et les réparations.

Enfin, ils pensent qu’une solution véritable à tous les problèmes congolais passe nécessairement par l’organisation d’un dialogue politique qui devrait aboutir à « un modèle politique et institutionnel » consensuel.

Mayoko : les membres du gouvernement visitent le gisement de fer de EXXARO

Une délégation gouvernementale composée des ministres Serge Zoniaba de l’Energie et de l’Hydraulique, Fidèle Dimou des Transports et Pierre Oba des Mines et de la Géologie était en visite de travail vendredi dernier dans la ville de Mayoko dans le Niari (sud).

Cette visite de travail de 24 heures a permis aux membres du gouvernement de visiter entre autres, le gisement de fer de la Société EXXARO.

Et suite à un mauvais climat qui règne au sein la société SCS en charge du gardiennage de la société EXXARO, un groupe de la force publique composé des gendarmes et policiers a été remplacé, comme mesure palliative.

En 2015, le conseil d’administration d’Exxaro avait pris la décision de se séparer de Mayoko. Des repreneurs potentiels se sont portés acquéreurs tout au long de l’année écoulée et le choix du sud-africain s’est finalement portée sur Sapro, lequel possède deux filiales dans le secteur minier, Afrimines et Socin Mines qui exploitent des gisements de fer, de potasse et de manganèse.

Acquis en 2012 au Congo pour environ 350 millions de dollars, la Société EXXARO compte relancer ses activités sur les chapeaux de roues.

Le projet est très prometteur en raison de la production attendue (5 millions de tonnes par an) et de l’existence d’une ligne de chemin de fer, reliant le site au port de Pointe-Noire.