Congo: Clément Mouamba de retour à Brazzaville

Le premier ministre est rentré de Paris mercredi, après un séjour médical de quelques semaines en France.

N’en déplaise aux mauvaises langues et autres adeptes de fakenews qui le disaient grabataire, le premier ministre est bien rentré de France sur ses deux pieds, mercredi 20 février en début de soirée, par l’aéroport international de Maya Maya.

À l’aéroport même, les membres de son cabinet lui ont réservé un accueil qui s’est traduit à la fois tel un hommage, un soutien et surtout un réconfort, pour l’épreuve médicale qu’il vient de traverser. Un geste qui, s’inscrivant dans les pures traditions du terroir, lui « est allé droit au cœur ».

Clément Mouamba n’aura que le temps de poser ses valises, se remettant à peine de la fatigue du voyage qu’il sera déjà au cœur du devoir, avec une réunion du conseil de cabinet vendredi. Cette réunion préfigure déjà un conseil des ministres qui pourrait bien se tenir mercredi prochain, sauf changement.

Dans la foulée, le premier ministre conduira son gouvernement devant l’assemblée nationale, pour une séance de questions orales avec débats prévue pour le mardi 5 mars, avant de rallier Impfondo où il présidera les festivités du 8 mars aux côtés de la première dame, Antoinette Sassou N’Guesso.

Après Impfondo, le premier ministre à un agenda des plus chargé, au moment où des dossiers de relance économique attendent d’être menés à terme, notamment la conclusion de l’accord avec le FMI qui s’annonce enfin sous de bons auspices.

Trois gendarmes gabonais interpellés au Congo

Ils ont été arrêtés pour avoir acheté des armes à feu qu’ils s’apprêtaient à acheminer au Gabon.

Deux gendarmes et un commandant de la brigade gabonaise ont été arrêtés par la Direction générale des recherches (DGR, renseignements généraux) de Franceville.

Selon les informations recueillis sur le terrain, les deux gendarmes seraient partis de Port-Gentil. Ils se seraient arrêtés à Onga, département de la Djoué, dans la province du Haut Ogooué alors que leur mission était d’aller s’approvisionner en divers produits congolais. Ne pouvant pas traverser la frontière, ils se seraient rapprochés de leurs collègues de la gendarmerie d’Onga, pour leur indiquer une personne capable d’aller au Congo leur acheter les produits en question, sans pour autant dire aux autres de quels produits il s’agissait.

Les gendarmes d’Onga ont orienté leurs collègues vers un jeune de la contrée, habitué à faire des allers-retours entre le Gabon et le Congo avec sa moto. Une fois en contact avec le jeune homme, les deux gendarmes lui auraient présenter un montant de 500 mille francs CFA pour l’achat des munitions de guerre. Surpris par la commande des deux gendarmes, le jeune homme aurait couru vers son oncle, qui est un ancien militaire lui relater les faits.

C’est alors que ce dernier l’aurait entraîné chez le préfet d’Onga, pour expliquer ce qui s’est passé avec les deux étranges visiteurs. Les deux messieurs voyant la situation prendre une autre tournure, ont pris la poudre d’escampette mais ils ont été rattrapé vers Akieni.

Le gouverneur du Haut Ogooué a été saisi de l’affaire, les deux gendarmes et le Commandant de brigade d’Onga sont actuellement entendus par la DGR à Franceville pour le besoin de l’enquête.

Congo : Denis Sassou N’Guesso fait construire une église à la population d’Oyo

Cette batiste sera officiellement remise aux autorités de l’église catholique de cette ville le 14 mars prochain, jour de commémoration de la l’ex première dame du Gabon, Edith Lucie Bongo Ondimba.

Cette Église deviendra la troisième grande Église du Congo, après Sainte-Anne et Notre Dame de Pointe-Noire. Cette église d’une capacité de 300 places rend heureux les populations chrétiennes d’Oyo qui pour eux, considèrent ce bâtiment pour le plus « grand cadeau » offert par le président de la république.

A titre de rappel, Edith Lucie Bongo Ondimba, était la fille de Denis Sassou Nguesso. Celle-ci est née le 10 mars 1964, de Denis Sassou N’Guesso et Claire Dira. L’ex-première dame gabonaise était décédée le 14 mars 2009 dans une clinique marocaine à l’âge de 45 ans.

Congo : vers la mise en œuvre du visa touriste

La Banque mondiale entend appuyer le gouvernement congolais dans les études de faisabilité du visa touriste.

Plus que six mois, et le Congo appliquera le visa touriste. Communication faite par le ministre du Tourisme et de l’environnement, Arlette Nonault Soudan. Des études de faisabilité sont en cours et la Banque mondiale promet d’apporter son soutien pour l’effectivité de cette mesure. La représentante de la Banque mondiale au Congo, Korotoumou Ouattara l’a d’ailleurs confirmé le 20 février à Brazzaville, au sortir d’une audience avec Arlette Nonault Soudan.

Les discussions entre les deux personnalités ont aussi porté sur les activités prévues dans le cadre de l’appui de la Banque mondiale au ministère sur les aspects touristique et environnementaux.

Pour Korotoumou Ouattara, Le visa touriste contribuera au développement de l’économie durable et à la diversification de l’économie congolaise. C’est ce qui justifie la promesse d’un appui de cet établissement. La Banque mondiale entend aussi apporter son soutien financier et technique au gouvernement congolais dans le projet forêts et développement de l’environnement et celui du développement du secteur privé, de la compétitivité, pour aider les microprojets portés par le secteur privé.

« En terme d’appui financier, au ministère du tourisme et de l’environnement, nous allons nous asseoir avec les équipes pour savoir exactement quelles sont les priorités que le Congo s’est donné à travers ce ministère, pour qu’on puisse les accompagner surtout dans le cadre de l’écotourisme, qui constitue l’une des activités du développement durable », a affirmé le ministre du tourisme.

Autre point évoqué au cours de la rencontre entre Arlette Soudan Nonault et Korotoumou Ouattara, la mise en œuvre du Projet de développement de l’agriculture commerciale (PDAC).

A ce sujet, les deux parties sont revenues sur l’impact environnemental de ce projet, et bien sûr tous les micro-projets qui seront financés dans le cadre du PDAC.

Congo : Amnesty demande une enquête sur la mort de Servais Magloire Babissat

Cette organisation appelle les autorités congolaises à ouvrir sans délai une enquête indépendante et impartiale sur les circonstances de la mort de cet officier supérieur de l’armée.

Ça fait déjà un mois que la nouvelle sur la mort du commandant Servais Magloire Babissat a été annoncée. Une nouvelle qui a été difficile à accepter au sein de la famille du défunt qui réside à Pointe-Noire, capitale économique du Congo.

L’on se souvient que c’est en février 2016,  que l’officier Babissat avait été arrêté et conduit dans une base militaire de la ville de Pointe-Noire. Il serait resté trois en prison sans aucun contact avec ni sa famille encore moins son avocat. Pendant ces années passées en détention, il n’aurait jamais été présenté à un juge.

D’après Tity Agbahey, chargée de campagne pour l’Afrique centrale à Amnesty International, « cet officier militaire a subi plusieurs injustices. Il a été arrêté arbitrairement, et a passé trois ans en détention sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. C’est une violation flagrante des droits humains les plus élémentaires,»

«Les autorités doivent faire la lumière sur sa mort, afin de traduire en justice dans le cadre de procès équitables, toutes les personnes suspectées d’y avoir joué un rôle.», a-t-il dit

Le corps du Commandant Servais Magloire Babissat a été déposé à la morgue de Pointe-Noire le 20 janvier dernier. La famille a fait un recours auprès du Procureur de la République pour une autopsie mais ce recours reste sans suite.

Congo : le secteur privé lutte contre la déforestation

Les opérateurs économiques ont lancé, le 20 février à Brazzaville, une plate-forme censée permettre leur meilleure implication dans la lutte contre la déforestation et la dégradation des terres.

Le mécanisme Redd+ est né des négociations internationales sur les changements climatiques en 2008 et vise à réduire des émissions issues de la déforestation ainsi que de la dégradation des forêts et à accroître des stocks de carbone. La République du Congo est passée de la phase de préparation du processus à la deuxième phase dite d’investissement depuis plus de deux ans.

Son plan d’investissement est axé sur l’agroforesterie, le bois-énergie, l’aménagement durable des forêts, l’exploitation forestière à impact réduit, la conservation de la faune, l’appui à l’artisanat minier, la promotion des paiements pour services environnementaux, le renforcement du cadre législatif et règlementaire dans les domaines concernés.

Pour le directeur de cabinet (par intérim) de la ministre de l’Economie forestière, Joël Loumeto, la mise en place de la plate-forme du secteur privé pour la Redd+ vient combler un vide. « Cette plate-forme devrait contribuer au renforcement du partenariat public-privé, l’une des mesures d’accompagnement du Plan national de développement 2018-2022 », a-t- il estimé.

En effet, les sociétés membres de l’alliance sont surtout attendues dans les domaines de l’utilisation des terres, de la déforestation et des impacts environnementaux liés aux activités minières. Au retour, celles-ci vont bénéficier des avantages fiscaux en contrepartie d’une production verte, des offres en crédit et ou garanties attractives pour l’agro-industrie hors forêts, des business incubateurs dans l’appui aux filières zéro déforestation.

Pour cela, le plan d’investissement sert de cadre de référence pour la mise en œuvre de ces activités au niveau national et devrait permettre de canaliser la mobilisation des différents financements. Les négociateurs ont bien voulu accompagner les pays en développement dans la gestion durable de leurs forêts, moyennant des revenus carbones sous forme de financements, se traduisant en des projets pour permettre à la population rurale de se détourner des forêts.

Ce mécanisme constitue une réelle opportunité pour le Congo et renforce la synergie d’actions intersectorielles, espère-t-on du côté des acteurs du secteur privé. Le vice-président de la chambre de commerce de Brazzaville, Jean Galessamy-Ibombot, appelle ses pairs hommes d’affaires à se mobiliser au sein de la nouvelle plate-forme.

La fondation L’Oréal encourage les femmes à s’intéresser à la science

C’est à cet effet que la directrice de cette fondation, ALexandra Palt s’est rendue à Pointe-Noire au Congo-Brazzaville.

Selon les informations données par la fondation L’Oréal, les femmes ne représentent que 28% des chercheurs dans le monde. C’est alors que ladite fondation en partenariat avec l’UNESCO ont décidé depuis de nombreuses années, de militer pour une présence plus importante des femmes dans le domaine de la science. Ils ont initié le programme “For Women in science”, d’où le prix L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science, qui récompense les femmes chercheuses depuis une vingtaine d’années.

La directrice générale de la fondation L’Oréal, ALexandra Palt s’est rendue à Pointe Noire dans le cadre d’une tournée pour encourager les chercheuses des pays d’Afrique francophone à concourir pour des bourses de recherche.

En plus de prix annuels que reçoivent les meilleures chercheuses, le partenariat L’Oréal-UNESCO a mis en place le programme Jeunes Talents Prometteurs Internationaux qui vise à accélérer la promotion des jeunes femmes scientifiques dans le monde.

Ces Jeunes Talents Prometteurs Internationaux sont choisis parmi les chercheuses doctorantes et post-doctorantes ayant reçu, au préalable, des bourses issues des programmes nationaux et régionaux de L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science.

Pont route-rail Brazzaville-Kinshasa : projet estimé à près de 270 milliards de FCFA

L’information a été révélée mardi 19 février, au cours de la première réunion du comité d’organisation de la table ronde des partenaires techniques et financiers.

Près de 270 milliards de FCFA, le coût estimé du projet pont route-rail Brazzaville-Kinshasa. Pour que cette idée soit matérialisée, une mobilisation des fonds pour l’exécution du projet d’intégration sous-régionale est prévue au mois de juin prochain.

Cette mobilisation des fonds servira également au financement du projet relatif au prolongement du chemin de fer Kinshasa-Ilébo (RDC) dont les rapports finaux des études sont disponibles depuis janvier 2017. À cela s’ajoutent le projet de la route Ouesso-Bangui-N’Djamena et celui de la navigation sur le fleuve Congo et ses affluents Oubangui et Sangha dont le rapport provisoire d’avant-projet a été validé, lors du comité technique mixte tenu du 14 au 18 février, dans la capitale congolaise.

Au cours de cette rencontre, la secrétaire générale adjointe de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), Marie Thérèse Chantal Mfoula, qui représentait le secrétaire général de la CEEAC, a renouvelé à la Banque africaine de développement (BAD) la demande d’appui à l’organisation de la table ronde de juin, en sa qualité de chef de file des bailleurs de fonds pour le financement des projets du Programme de développement des infrastructures en Afrique, dont font partie ces projets.

FMI : le Dr. Mohamed-Lemine Ould Raghani en visite de travail à Brazzaville

L’administrateur du Congo auprès du Fonds mondial international (FMI), est arrivé dans la capitale congolaise pour faire le point sur le dossier du Congo.

Mohamed Lémine Ould Raghani, a appelé à mettre en conformité un certain nombre de procédures avant la signature d’un Accord de financement avec l’organisation financière.

« Entre le Congo et le FMI, les choses avancent dans le bon sens. Mais, il faudra mettre en conformité un certain nombre de procédures avant la signature d’un Accord de financement », a assuré ce Mauritanien.

Cette visite du Dr. Mohamed-Lemine Ould Raghani, entre dans le cadre d’une mission de concertation avec les autorités congolaises. L’administrateur du Congo auprès du Fonds mondial international a expliqué que ces procédures portent essentiellement sur la forme et non sur le fond.

En effet, dans le fond, plusieurs avancées ont déjà été accomplies par le Congo, notamment sur les réformes structurelles, le budget et la dette avec certains partenaires, a-t-il laissé entendre précisant que dans la forme, il s’agit des procédures, des aspects techniques à peaufiner.

Mohamed Lémine Ould Raghani a profité pour rappeler que « le FMI est une institution qui fonctionne avec des procédures. Ces procédures doivent être traduites pour qu’elles soient conformes avec ses politiques. Ces procédures ne sont pas spécifiques au Congo. Elles s’imposent à tous les pays qui sont sous-programme du FMI ».

Il faut noter que Mohamed Lémine n’a pas précisé de date pour la conclusion d’un Accord Congo/FMI. Mais, il a tout de même affirmé que « le dossier est très bien avancé. S’il y a un point d’achoppement dans la forme, il pourra facilement être surmonté. Dans le fond, il n’y a pas d’obstacle ». Information donnée au sortir d’un entretien avec Calixte Nganongo, Ministre des Finances et du Budget.

Basket-ball: le championnat départemental de Brazzaville renvoyé

Initialement prévue le 15 février, la compétition va finalement démarrer le 02 mars pour permettre à tous les clubs engagés d’être prêts.

Deux semaines de rallonge ont été accordées aux équipes ayant connu un retard dans la délivrance des notes administratives et le dépôt des listes des athlètes. Elles doivent ainsi profiter de cette période pour remplir toutes les formalités tel le renouvellement des licences, le transfert des joueurs, les visites médicales et bien d’autres.

Le championnat départemental de basket-ball de Brazzaville s’inscrit dans le cadre du lancement de la saison sportive 2018-2019. Il regroupera plus de quarante équipes toutes catégories confondues.

Notons que cette compétition sera une occasion d’évaluer les entraîneurs, arbitres et officiels techniques, qui ont participé, le mois dernier, à un séminaire de formation. Celui-ci a porté sur le code du jeu après que quatorze principes venaient de subir des modifications sur le plan mondial.