Congo : Massein Pethas présente son nouveau documentaire

Intitulé « Les aventuriers du cinéma perdu 2 », le film du réalisateur et journaliste ponténégrin  a été projeté, le 21 février, à la Résidence de Joël Renou, consul général de France à Pointe-Noire.

L’œuvre de cinquante-deux minutes, produite par la société Pedroscopa dont Massein Pethas est le promoteur, a été réalisée à partir de la deuxième édition de la Caravane du cinéma congolais que cette structure organise depuis deux ans.  Un événement axé sur une série de projections itinérantes de films congolais dans des villages et communautés urbaines, et dont le consulat général de France est le premier partenaire. Il a ressenti

La deuxième édition de cette caravane a eu lieu du 24 juillet au 4 août derniers. Elle a réuni des jeunes réalisateurs et acteurs de Pointe-Noire ainsi que ceux de Brazzaville, déterminés à redonner au cinéma congolais ses lettres de noblesse.

L’initiative bénéficie aussi du soutien de l’Institut français du Congo de  Pointe-Noire. Elle a été lancée en 2017 en vue de redonner vie au cinéma congolais en l’emmenant vers la population « pour qu’elle sache qu’il existe bel et bien». Massein Pethas a expliqué : «Aujourd’hui, on est à une époque charnière du cinéma congolais. Il y a eu une génération des anciens cinéastes qui a fait ce qu’elle a pu. Après, le cinéma congolais a connu des soucis. Actuellement, nous avons une génération de jeunes cinéastes qui se donne des moyens pour le développer ».

A la première édition, dont les étapes sont retracées dans le documentaire « Les aventuriers du cinéma perdu » en quarante-trois minutes, l’aventure a commencé à Pointe-Noire pour aboutir à Madingou en passant par Hinda, Les Saras, Dolisie, Loudima, Nkayi.

Le deuxième épisode « Les aventuriers du cinéma perdu » commence donc à Madingou où s’est arrêtée la première édition, pour s’achever à Oyo, dans la Cuvette, via Mussanda (Bouenza), Mindouli, Ignié et Kintélé (Pool). La caravane est aussi passée par Ngo et Gamboma (Plateaux) où les projections n’ont pu pas être faites.

Le documentaire est une véritable balade touristique ponctuée de découvertes et de surprises. Les images font part de l’étonnement et de la satisfaction des habitants des localités visitées, qui découvrent le cinéma congolais et le travail des jeunes cinéastes.

Plusieurs films ont été projetés à cette occasion, notamment « Jeu de dupe » de Rodrigue Ngolo, « Dilemme » de Lisbeth Mabiala, « X cop »  de Bonheur Pembélé, « Sacrilège » de Michaël Yombi, « Le trône du roi Kuta 1er » de Frédérique Kouta, et un extrait du film « Venezuela un salto en atlantico ». Il y a eu aussi les documentaires tels « Loudiman » et  « Cent-cent de Mpaka » de Massein Pethas.

Au cours des échanges qui succèdent aux projections gratuites, les langues se délient. Les gens expriment  leur besoin d’avoir et de suivre les films congolais, leur désir de rencontrer les acteurs et réalisateurs des films projetés, leur satisfaction de savoir qu’il existe aussi un cinéma congolais et leur souhait de voir les films congolais traverser les frontières pour être visibles au niveau international. «Nous suivons les films des autres, on voudrait que les films congolais soient aussi suivis dans les autres pays», lance un jeune à la fin d’une projection.

L’événement suscite des vocations. Certains voient en cette caravane un début de réalisation de leur rêve : «J’ai toujours été intéressé par le cinéma. Je voudrais être acteur mais je n’ai jamais eu l’occasion de m’exprimer, vous pourriez me dire ce qu’il faut faire pour que j’y arrive», a confié un autre jeune.

Pointe-Noire succède à Brazzaville où le film a été projeté le 8 février à la préfecture. Les deux projections ont eu lieu avec le soutien de la NNC Arts et production, une nouvelle structure créée pour produire et distribuer les films congolais. «C’est une première au Congo. Cette structure a aussi montré de quoi elle est capable en finançant les Kambas awards, l’année passée. Elle mérite toute notre confiance», a estimé Massein Pethas. La NNC Ars et production, qui a financé la deuxième édition de la Caravane du cinéma congolais,  s’est aussi engagée à faire de même pour la troisième.

Au terme de la projection du documentaire   » Les aventuriers du cinéma perdu 2″, la société Pedroscopa a décerné  des trophées à Joël Renou, Fabienne Bidou, directrice déléguée de l’Institut français du Congo à Pointe-Noire, Elisabeth Mangoko, maire de la communauté urbaine de Hinda, ainsi qu’à un bienfaiteur ayant gardé l’anonymat, pour leur soutien au cinéma congolais et à la Caravane du cinéma congolais.

Environnement, lutte anti-corruption et politique au menu de la presse congolaise

Les journaux parus ce lundi au Congo-Brazzaville s’intéressent au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du continent sur l’environnement qui s’ouvre au Niger, à la retenue des salaires de 4525 agents de l’Etat dans le cadre du contrôle des agents de la fonction publique et à la tentative de certains opposants de se réconcilier avec le pouvoir.

Sous le titre « Des chefs d’Etat et de gouvernement africains se réunissent ce lundi à Niamey », le quotidien « Les dépêches de Brazzaville » écrit : « La capitale nigérienne abrite, ce 25 février, un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du continent consacré à la lutte contre le réchauffement climatique. Le Congo est représenté à cette rencontre, au plus haut niveau, par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso. »

« Au cours de ces assises, ajoute le quotidien national, les dirigeants africains vont approuver un plan d’investissement climatique pour la période 2018-2030 qui s’inscrit dans le droit fil des engagements de l’accord de Paris ».

Le Patriote, lui, met le cap sur la lutte contre la anti-corruption et renseigne que « 4525 agents de l’Etat qui ne se sont pas présentés au recensement (de 2016) verront leurs salaires consignés au mode de règlement(MDR) spécial de contrôle dès la paye du mois de février ».

Selon le journal, « cette mesure entre dans le cadre d’assainissement de l’administration publique préconisée par le gouvernement à l’issue du recensement physique des agents civils de l’Etat de 2016. »

Parlant de politique, Manager horizon raille certains des «opposants » d’hier, devenus aujourd’hui « des doux agneaux qui quémandent au pouvoir» des postes.

Cela explique pourquoi «cette opposition peine à trouver un second souffle pour reprendre l’initiative de la restauration de la démocratie dans le pays», affirme ce journal là où La semaine africaine note que le leader du parti de l’opposition, « La convergence citoyenne, Sangu», dirigé par Bonaventure Mbaya réclame toujours un dialogue national inclusif.

Coopération : le Cameroun et le Congo entendent mettre un point particulier à l’aquaculture

L’annonce a été faite à Yaoundé le 22 Février dernier, à la suite d’une réunion qui a vu la participation du ministre du Commerce Luc Magloire Mbarga Atangana, de l’ambassadeur du Congo au Cameroun Valentin Ollessongo.

Cette rencontre a regroupé le ministre camerounais du Commerce Luc Magloire Mbarga Atangana, de l’ambassadeur du Congo au Cameroun Valentin Ollessongo qu’accompagnaient ses collaborateurs, des responsables de l’Agropole Pisciculture, ceux du ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales  et, enfin, ceux de  la Chambre d’Agriculture, des Pêches, de l’Elevage et des Forêts.

Lors de la tenue prochaine  de la commission mixte dont les assises vont se tenir à Brazzaville, les deux pays ont pris la résolution de mettre dorénavant un accent particulier sur l’aquaculture,  afin d’impulser une nouvelle dynamique dans ce domaine. Autre information donnée par le ministre du commerce Luc Magloire Mbarga Atangana à la fin des travaux qu’il présidait.

Pour Valentin Ollessongo, l’ambassadeur du Congo au Cameroun : « L’heure n’est plus au discours, l’heure est à l’action, afin que le Congo tire profit de l’expérience du Cameroun.  A quelques semaines des assises de Brazzaville, il est important, que les experts réfléchissent aux stratégies pour booster la coopération entre nos deux  pays. Pour l’heure, les discussions techniques sont engagées pour l’excellence des relations entre nos deux pays dont les frontières communes n’ont jamais été fermées ».

La concertation du 22 Février dernier a permis au coordonnateur national de la filière aquaculture Adrian Ngo’o Bitomo de montrer le chemin parcouru par le Cameroun, à travers son gouvernement qui a mis en place, un Programme Agropoles.

Il est désormais possible de trouver du poisson produit localement, dans sept des dix régions administratives que compte le Cameroun. Une avancée saluée par les responsables du ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales qui ont profité de la présence des autres, pour donner les plans techniques de production aux 400 opérateurs qui s’activent à travers le pays dans l’engraissement du poisson (silure et carpe).

Le Programme accompagne généralement le ministère du Commerce dans toutes ses actions promotionnelles des produits du terroir. Dans cet esprit, le ministre du Commerce a rappelé que les pouvoirs publics ont un rôle de protection de l’espace, de manière à garantir les débouchés aux opérateurs économiques.

Tout cela ne va pas sans difficultés et, Adrian Ngo’o Bitomo, lors de sa présentation, est revenu sur les contraintes liées à l’aquaculture, entre autres, l’alevin, l’aliment, le taux de gaz carbonique et le taux d’acidité de l’eau.

En Afrique centrale, au-delà des espaces maritimes, la sous-région est arrosé par des cours d’eaux et des marécages qui peuvent servir à l’aménagement des étangs piscicoles. Si les mesures impulsées par Luc Magloire Mbarga Atangana et ses invités sont mises en œuvre, il serait loisible d’inverser la tendance en matière d’importations de poisson pour laquelle les pays dépensent des centaines de milliards par an.

FOHABA 2019 : le Congo abritera la 7è édition

Le Forum de l’habitat des banques et assurances (FOHABA) 2019 se tiendra du 01 au 11 mars 2019, dans le pays de Denis Sassou Nguesso.

L’information a été donnée au cours d’un point de presse organisé au siège de l’ACI par le promoteur dudit rendez-vous, Abdoulaye Traoré encore appelé ‘’Jagair’’. Le FIHABA se tiendra du 1er au 11 mars prochain au Congo.

Cette a pour objectif de permettre à la diaspora malienne d’accéder à des logements décents et à moindres coûts avec toutes les garanties requises. Après New York en 2015-2016, Gabon, novembre 2017, New York Avril 2018 et Abidjan novembre 2018, c’est le tour du Congo Brazzaville d’accueillir cette foire. Il va s’agir de donne l’opportunité aux maliens de l’extérieur de se procurer des logements au Congo.

L’édition de cette année se place sous le signe de la maturité selon l’initiateur du FOHABA, Abdoulaye Traoré. Pour lui, la 7eme édition du FOHABA suscite l’intérêt des plus hautes autorités du Mali. Il rassure que le gouvernement malien participera à la réussite du FOHABA du Congo, à travers trois de ses représentants ; le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine et le conseiller spécial du Premier ministre.

Pour rappel, le FOHADA a vu le jour à New York en 2013, et l’initiative est d’un malien de la diaspora appelé, Abdoulaye Traoré.

Réchauffement climatique : Denis Sassou N’Guesso à Niamey

Le chef d’Etat congolais est arrivé dans la capitale nigérienne, dimanche 24 février, où il prendra part au sommet des chefs d’États et de gouvernement du Sahel sur le Climat.

Denis Sassou Nguesso a été  accueilli par son homologue Issoufou Mahamadou. Du 25 au 26 février, les chefs d’Etat et de gouvernement de la Région sahélo-sahélienne se réunissent à Niamey pour un sommet sur le climat. Le président de la République congolaise est l’invité de Mahamadou Issoufou.

La région du Sahel a sollicité l’expertise de Denis Sassou N’Guesso, au moment où elle doit plancher sur un sujet dont l’intérêt est commun à tous les continents. L’enjeu du sommet de Niamey est la validation, par les chefs d’Etat et de gouvernement de la région du Sahel, du plan d’investissement climatique 2018-2030 de 400 milliards de dollar pour le sahel, préparé par les experts des 17 pays de la bande sahélo sahélienne. Il est prévu, en marge de ce sommet, une table ronde des bailleurs de fonds sur le financement ce plan.

Axé sur six projets, le programme envisage diverses actions sur le terrain, notamment, la limitation des émissions des gaz à effet de serre, pour permettre aux populations de s’adapter aux changements climatiques.

Denis Sassou N’Guesso, profitera certainement de l’occasion pour réitérer son appel sur la mise en place des mécanismes cohérents et synergiques devant permettre d’apporter des réponses durables aux défis climatiques qui sont communs à toute l’Afrique. Un appel que le chef d’Etat congolais avait déjà lancé lors du 1er sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission Climat du Bassin du Congo et du Fonds bleu pour le Bassin du Congo, tenu en avril 2018, à Kintelé au Congo.

Présent au sommet de Kintélé, le président Mahamadou Issoufou, s’était réjoui de la perspective d’une meilleure collaboration entre la Commission Climat du Bassin du Congo et la Commission Climat de la Région sahélo sahélienne.

Le ministère des Sports entend soutenir la coupe du cacao

Le promoteur de la coupe du cacao, inscrite dans le programme ‘’Djoka pè Ouesso’’, Léonidas Mottom Mamoni a déclaré le 21 février à Brazzaville que le ministère des Sports s’était engagé à accompagner ce projet qui réunira la jeunesse congolaise à Ouésso dans le département de la Sangha pendant les grandes vacances de cette année.

« Nous étions là pour faire le point des préparatifs à mi-parcours du projet Djoka pè Ouesso. Nous sortons d’une tournée de sensibilisation dans le Pool et la Bouenza. Nous irons ensuite à Pointe Noire et dans le Kouilou avant d’aller à Paris en France », a indiqué Léonidas Mottom Mamoni après sa rencontre avec le ministre des Sports et de l’éducation physique.

Ce projet qui signifie en langue Bokwélé ‘’Allons à Ouesso’’ a retenu l’attention du ministre des Sports qui a rassuré son promoteur de son accompagnement afin de rendre effectif cet événement qui permettra le brassage des fils et filles du Congo qui viendront de tous les horizons.

« Le ministre des Sports nous a rassurés de son accompagnement. Nous lançons par cette occasion un appel à toutes les structures étatiques sportives, de la jeunesse et la culture à accompagner le projet Djoka pè Ouesso, à travers les semaines culturelles et sportives qui permettront aux participants d’exalter les valeurs culturelles et sportives, gages du vivre ensemble entre Congolais », a conclu Léonidas Mamoni.

La foire foraine, les activités économiques, culturelles et sportives à travers la Coupe du Cacao (tournoi de football) inscrits au programme de cet événement, se dérouleront de juillet à septembre.

Congo : les conseillers déplorent le non décaissement des fonds des descentes parlementaires

Les élus locaux ont exprimé leur ras-le-bol et dénoncé le désagrément au collectif des sénateurs élus de la capitale, lors de sa descente à la base conduite par son président, Pierre Ngolo.

A l’occasion de la rencontre parlementaire, le collectif des sénateurs de Brazzaville a fait le récapitulatif des lois votées au cours des dernières sessions. Ils ont aussi parlé des activités parlementaires que la chambre haute du parlement a réalisées dans la même période.

Faisant la synthèse des travaux, ce collectif a souligné aux conseillers municipaux qu’au total dix-huit affaires, sur les vingt-huit inscrites à l’ordre du jour, ont été adoptées pendant la dernière session budgétaire.

Parmi ces lois, figure au premier plan celle portant loi des finances 2019. Elle est arrêtée en recettes à la somme de deux mille soixante-sept milliards six cent soixante-treize millions francs Cfa et en dépenses à mille cinq cents soixante-trois milliards cent huit millions francs CFA.

Le collectif des sénateurs a ajouté que plusieurs autres affaires à caractère socio-économique ont été aussi adoptées à cette occasion. Entre autres, le projet de loi portant code de l’urbanisme et de la construction, celui portant création de la Haute autorité de la lutte contre la corruption ainsi que celui obligeant les citoyens nommés aux hautes fonctions de déclarer leur patrimoine.

Dans les échanges interactifs qui ont suivi, les conseillers municipaux en ont profité pour présenter leurs doléances au collectif des sénateurs. En priorité, ils ont posé le sempiternel problème de non décaissement de leurs fonds de descentes parlementaires, comme cela est prévu dans les textes.

Ce désagrément, ont-ils dit, leur met en désaccord avec leur base et ne leur permet pas d’être régulièrement en contact avec celle-ci.

En ce qui concerne la municipalité de Brazzaville, les conseillers municipaux ont relevé le problème des érosions qui menacent gravement plusieurs quartiers de la capitale. De même, ils ont déploré la dégradation des voies de communication dans le périmètre de la ville.

Avec insistance, ces derniers ont cité notamment le rond-point Mouhoumi, au quartier La Base, et la route Nkombo-Moukondo, au niveau de l’arrêt La ferme, où la route s’est totalement dégradée. Hormis cela, ils ont aussi relevé le curage des rivières Tsiémé, à Talangai, et à Mfilou, le septième arrondissement.

Pour sa part, le collectif des sénateurs de Brazzaville a pris acte de leurs doléances et décidé de les transmettre au gouvernement qui seul est habilité à apporter des solutions idoines.

CAN féminine Congo 2020 : la Fécofoot fait le point des préparatifs

Le Congo abritera cette compétition en 2020, la phase finale de la compétition met déjà les bouchées doubles en vue d’assurer la réussite de cet événement.

Au terme de la réunion du comité exécutif, les membres de la Fédération congolaise de football (Fécofoot) ont révélé les dates de la compétition. Elle se tiendra du 28 novembre au 13 décembre à Brazzaville.

« Les préparatifs de la CAN féminine 2020 constituent un grand challenge que le Congo doit relever. Le président de la Fécofoot, Jean Guy Blaise  Mayolas, a mis en place une commission qui a travaillé et rendu ses conclusions en proposant un certain nombre de dates », indique le communiqué final.

La réunion, tenue du 9 au 20 février, a aussi  confirmé  Valdo Candido  au poste de sélectionneur des Diables rouges U-17 et seniors. « La Fécofoot a signé le contrat avec Valdo Candido en sa qualité de sélectionneur des U-17 et de l’équipe seniors  », peut-on lire dans le communiqué final. La durée du contrat n’a pas été revélée. D’après les explications, la Fécofoot a fait des propositions à la tutelle qui doit les valider.

La Fécofoot a aussi débattu du match Zimbabwe-Congo comptant pour la dernière journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) Egypte 2019. Son président a exhorté les membres du comité exécutif et tous les sportifs congolais à tout mettre en œuvre pour  que l’équipe nationale l’emporte. Cette victoire lui ouvrira les portes de la qualification à la phase finale.

Les préparatifs des matches U-23 Burundi-Congo et Congo-Burundi ont aussi retenu leur attention. Les  membres et le staff technique de cette équipe doivent  travailler avec acharnement pour atteindre les objectifs fixés, notamment la qualification des Diables rouges à la phase finale de 2020.

La Fécofoot a enfin procédé au renouvellement de la normalisation de la ligue de Brazzaville.  Guy Abraham Soumbou a été confirmé président avec pour collaborateurs Jean-Pierre Rodrigue Mavoungou ( premier vice-président), Fernand Calixte Gouamaly Ngami  (deuxieme vice -président), Jean-Pierre Packa et Jean Mabiala ( membres).

La ligue de la Bouenza a aussi un nouveau bureau, dirigé par Simon Kinkinta. Leonard Goma (premier vice-président), Joseph Kibangandi  (deuxième vice- président), Jean-Claude Batia et François Bakala (membres) complètent le nouveau bureau.

Partenariat mondial pour l’éducation : l’UE réaffirme son soutien au Congo

L’ambassadeur européen au Congo, Raul Mateus Paula, a renouvelé l’engagement de l’Union européenne à soutenir le Congo dans le cadre du partenariat mondial pour l’éducation.

Le sujet a été au centre de la rencontre entre l’ambassadeur européen au Congo, Raul Mateus Paula et le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Anatole Collinet Makosso, le 21 février à Brazzaville.

Le Congo avait été admis en 2015, comme membre du Partenariat mondial pour l’éducation. Le pays de Sassou Nguesso, est toujours en pourparlers avec l’UE. En effet, le pays a réussi, grâce à l’appui de ses partenaires, à avoir l’éligibilité de dix millions de dollars (plus de cinq milliards FCFA) pour le programme à venir. Raul Mateus Paula, a indiqué que le Congo peut compter sur l’appui de l’Union européenne (UE) même si elle n’intervient pas directement dans le secteur de l’éducation.

« L’Union européenne est un acteur majeur, nous avons des instruments dont j’ai eu le grand plaisir d’échanger avec monsieur le ministre. Par exemple, les Etats membres financent à concurrence plus de 60% le Partenariat mondial pour l’éducation. J’ai pu constater que, bien que le Congo est membre du Partenariat mondial pour l’éducation depuis 2015, le dialogue se poursuit pour voir comment faire en sorte que le pays puisse bénéficier d’une allocation de ce partenariat », a rappelé le diplomate européen.

Selon adiac-congo.com, le ministre Anatole Collinet Makosso et son hôte se sont accordés pour regarder avec les agences du système des Nations unies, notamment l’Unesco et l’Unicef, comment contribuer à stimuler le dialogue afin que le Congo puisse bénéficier de cette allocation du Partenariat mondial pour l’éducation. En outre, les deux personnalités ont échangé sur la possibilité d’améliorer ou de revisiter la Stratégie sectorielle de l’éducation 2015-2025. Le dernier sujet évoqué a porté sur l’amélioration des statistiques en partenariat avec les autres acteurs impliqués comme la Banque mondiale, l’Unicef et l’Unesco qui jouent aussi un rôle très important.

« J’ai eu le privilège d’avoir ces échanges, il y a des enjeux majeurs, c’est très important et je voudrai traduire à monsieur le ministre le soutien de l’Union européenne », a conclu Raul Mateus Paula.

Secteur forestier : faible participation des entreprises locales dans le processus de rapportage des données

C’est une information révélée dans le rapport de l’initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie), document publié le 20 février 2019, à Brazzaville.

L’exportation du bois et des produits secondaires représente environ 6% des revenus générés par le secteur extractif du pays. Mais tout comme les entreprises pétrolières et minières, les sociétés forestières ont du mal à produire des déclarations certifiées.

Le rapport 2016 de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) a été publié, le 20 février à Brazzaville, au cours d’une conférence de presse animée par le président du comité exécutif local, Florent Michel Okoko, en présence de l’administrateur indépendant, Elyes Kool, qui a pu collecter toutes les informations.

Dans son enquête, l’expert déplore la faible participation des entreprises locales dans le processus de rapportage des données. Car, sur soixante-dix entreprises visées, seulement dix ont fourni des pièces. Quant à la fiabilité des données rapportées, certaines sociétés n’ont pu communiquer des déclarations certifiées par un auditeur externe et certaines administrations publiques ont fourni des déclarations peu conformes.

L’administrateur n’a pu avoir des données sur la production. « En l’absence d’informations communiquées par le ministère de l’Économie forestière, nous n’étions pas en mesure de présenter des informations fiables sur la production du secteur forestier en 2016 », a-t- il fait savoir.

Des irrégularités qui risquent, si aucune mesure n’est prise par le gouvernement, de baisser la note de conformité du pays et aussi d’entacher la crédibilité des sociétés auprès des partenaires extérieurs. Les membres du comité exécutif de l’Itie-Congo suggèrent même des sanctions à l’encontre de ces entreprises indélicates.

En dépit de ces défaillances, le rapport de l’enquêteur a néanmoins souligné des avancées « significatives » avec l’inclusion des sociétés forestières dans le processus de conciliation et des chiffres sur l’exportation. Au cours de l’année étudiée, le commerce des produits forestiers a atteint plus de neuf cents mètres cubes pour une valeur estimée à 125,8 milliards francs CFA.

En ce qui concerne les principaux clients, l’Asie du sud-est est la première destination des produits forestiers du Congo, avec un taux de 77% des exportations, suivie de l’Union européenne (19%), l’Amérique du nord (2%), l’Afrique du nord et le Moyen-Orient (1%) et le reste de l’Afrique (0,4%).

Notons que ce neuvième rapport Itie-Congo a couvert la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2016. Hormis la gouvernance forestière, il a également étudié les secteurs des hydrocarbures et des mines. « Nous avons aussi enregistré des avancées par rapport à la divulgation des coûts pétroliers ; des données sur les ventes des parts d’huile de l’Etat (entité acheteuse, prix, destination) ; et la publication des données sur les dépenses quasi fiscales et la collecte des données sur la propriété réelle », a assuré Elyes Kool.

Le pétrole demeure la principale source de revenus de l’Etat et totalise seul plus de 90% de ressources issues des industries extractives. La publication du rapport 2017 est prévue entre les mois de mai et juin prochains.