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Congo : Massein Pethas présente son nouveau documentaire

Massein Pethas lors de la projection/ Massein Pethas remettant le trophée à Joël Renou

Intitulé « Les aventuriers du cinéma perdu 2 », le film du réalisateur et journaliste ponténégrin  a été projeté, le 21 février, à la Résidence de Joël Renou, consul général de France à Pointe-Noire.

L’œuvre de cinquante-deux minutes, produite par la société Pedroscopa dont Massein Pethas est le promoteur, a été réalisée à partir de la deuxième édition de la Caravane du cinéma congolais que cette structure organise depuis deux ans.  Un événement axé sur une série de projections itinérantes de films congolais dans des villages et communautés urbaines, et dont le consulat général de France est le premier partenaire. Il a ressenti

La deuxième édition de cette caravane a eu lieu du 24 juillet au 4 août derniers. Elle a réuni des jeunes réalisateurs et acteurs de Pointe-Noire ainsi que ceux de Brazzaville, déterminés à redonner au cinéma congolais ses lettres de noblesse.

L’initiative bénéficie aussi du soutien de l’Institut français du Congo de  Pointe-Noire. Elle a été lancée en 2017 en vue de redonner vie au cinéma congolais en l’emmenant vers la population « pour qu’elle sache qu’il existe bel et bien». Massein Pethas a expliqué : «Aujourd’hui, on est à une époque charnière du cinéma congolais. Il y a eu une génération des anciens cinéastes qui a fait ce qu’elle a pu. Après, le cinéma congolais a connu des soucis. Actuellement, nous avons une génération de jeunes cinéastes qui se donne des moyens pour le développer ».

A la première édition, dont les étapes sont retracées dans le documentaire « Les aventuriers du cinéma perdu » en quarante-trois minutes, l’aventure a commencé à Pointe-Noire pour aboutir à Madingou en passant par Hinda, Les Saras, Dolisie, Loudima, Nkayi.

Le deuxième épisode « Les aventuriers du cinéma perdu » commence donc à Madingou où s’est arrêtée la première édition, pour s’achever à Oyo, dans la Cuvette, via Mussanda (Bouenza), Mindouli, Ignié et Kintélé (Pool). La caravane est aussi passée par Ngo et Gamboma (Plateaux) où les projections n’ont pu pas être faites.

Le documentaire est une véritable balade touristique ponctuée de découvertes et de surprises. Les images font part de l’étonnement et de la satisfaction des habitants des localités visitées, qui découvrent le cinéma congolais et le travail des jeunes cinéastes.


Plusieurs films ont été projetés à cette occasion, notamment « Jeu de dupe » de Rodrigue Ngolo, « Dilemme » de Lisbeth Mabiala, « X cop »  de Bonheur Pembélé, « Sacrilège » de Michaël Yombi, « Le trône du roi Kuta 1er » de Frédérique Kouta, et un extrait du film « Venezuela un salto en atlantico ». Il y a eu aussi les documentaires tels « Loudiman » et  « Cent-cent de Mpaka » de Massein Pethas.

Au cours des échanges qui succèdent aux projections gratuites, les langues se délient. Les gens expriment  leur besoin d’avoir et de suivre les films congolais, leur désir de rencontrer les acteurs et réalisateurs des films projetés, leur satisfaction de savoir qu’il existe aussi un cinéma congolais et leur souhait de voir les films congolais traverser les frontières pour être visibles au niveau international. «Nous suivons les films des autres, on voudrait que les films congolais soient aussi suivis dans les autres pays», lance un jeune à la fin d’une projection.

L’événement suscite des vocations. Certains voient en cette caravane un début de réalisation de leur rêve : «J’ai toujours été intéressé par le cinéma. Je voudrais être acteur mais je n’ai jamais eu l’occasion de m’exprimer, vous pourriez me dire ce qu’il faut faire pour que j’y arrive», a confié un autre jeune.

Pointe-Noire succède à Brazzaville où le film a été projeté le 8 février à la préfecture. Les deux projections ont eu lieu avec le soutien de la NNC Arts et production, une nouvelle structure créée pour produire et distribuer les films congolais. «C’est une première au Congo. Cette structure a aussi montré de quoi elle est capable en finançant les Kambas awards, l’année passée. Elle mérite toute notre confiance», a estimé Massein Pethas. La NNC Ars et production, qui a financé la deuxième édition de la Caravane du cinéma congolais,  s’est aussi engagée à faire de même pour la troisième.

Au terme de la projection du documentaire   » Les aventuriers du cinéma perdu 2″, la société Pedroscopa a décerné  des trophées à Joël Renou, Fabienne Bidou, directrice déléguée de l’Institut français du Congo à Pointe-Noire, Elisabeth Mangoko, maire de la communauté urbaine de Hinda, ainsi qu’à un bienfaiteur ayant gardé l’anonymat, pour leur soutien au cinéma congolais et à la Caravane du cinéma congolais.


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