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Congo : les conseillers déplorent le non décaissement des fonds des descentes parlementaires

Rencontre du conseil municipal de Brazzaville.

Les élus locaux ont exprimé leur ras-le-bol et dénoncé le désagrément au collectif des sénateurs élus de la capitale, lors de sa descente à la base conduite par son président, Pierre Ngolo.

A l’occasion de la rencontre parlementaire, le collectif des sénateurs de Brazzaville a fait le récapitulatif des lois votées au cours des dernières sessions. Ils ont aussi parlé des activités parlementaires que la chambre haute du parlement a réalisées dans la même période.

Faisant la synthèse des travaux, ce collectif a souligné aux conseillers municipaux qu’au total dix-huit affaires, sur les vingt-huit inscrites à l’ordre du jour, ont été adoptées pendant la dernière session budgétaire.

Parmi ces lois, figure au premier plan celle portant loi des finances 2019. Elle est arrêtée en recettes à la somme de deux mille soixante-sept milliards six cent soixante-treize millions francs Cfa et en dépenses à mille cinq cents soixante-trois milliards cent huit millions francs CFA.

Le collectif des sénateurs a ajouté que plusieurs autres affaires à caractère socio-économique ont été aussi adoptées à cette occasion. Entre autres, le projet de loi portant code de l’urbanisme et de la construction, celui portant création de la Haute autorité de la lutte contre la corruption ainsi que celui obligeant les citoyens nommés aux hautes fonctions de déclarer leur patrimoine.

Dans les échanges interactifs qui ont suivi, les conseillers municipaux en ont profité pour présenter leurs doléances au collectif des sénateurs. En priorité, ils ont posé le sempiternel problème de non décaissement de leurs fonds de descentes parlementaires, comme cela est prévu dans les textes.


Ce désagrément, ont-ils dit, leur met en désaccord avec leur base et ne leur permet pas d’être régulièrement en contact avec celle-ci.

En ce qui concerne la municipalité de Brazzaville, les conseillers municipaux ont relevé le problème des érosions qui menacent gravement plusieurs quartiers de la capitale. De même, ils ont déploré la dégradation des voies de communication dans le périmètre de la ville.

Avec insistance, ces derniers ont cité notamment le rond-point Mouhoumi, au quartier La Base, et la route Nkombo-Moukondo, au niveau de l’arrêt La ferme, où la route s’est totalement dégradée. Hormis cela, ils ont aussi relevé le curage des rivières Tsiémé, à Talangai, et à Mfilou, le septième arrondissement.

Pour sa part, le collectif des sénateurs de Brazzaville a pris acte de leurs doléances et décidé de les transmettre au gouvernement qui seul est habilité à apporter des solutions idoines.


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