CDE : une marche prévue le 30 novembre à Brazzaville

Celle-ci s’inscrira dans le cadre de la célébration du trentième anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE).

La célébration de la CDE se poursuivra le 30 novembre prochain dans la capitale congolaise, Brazzaville, avec une marche de soutien à cette cause. La manifestation, dont le point de départ sera la mairie centrale, est organisée par le gouvernement en partenariat avec les agences du système des Nations unies. Elle s’inscrit dans le cadre de la célébration du trentième anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE).

Placés sur le thème « Pour chaque enfant, tous ses droits! », les trente ans de la CDE ont été célébrés, le 21 novembre à Brazzaville, en présence du Premier ministre, chef du gouvernement, Clément Mouamba. Une occasion pour l’exécutif de passer en revue les principaux progrès accomplis dans la réalisation des droits de l’enfant, de sensibiliser à nouveau tous les acteurs locaux à ces droits afin de les promouvoir et les mettre en lumière. Selon Clément Mouamba, il s’agit aussi de poser des actes concrets en faveur des enfants du Congo.

En effet, le Premier ministre a reconnu que plusieurs défis liés à l’atteinte des Objectifs du développement durable restent à relever et que bon nombre d’indicateurs sont à améliorer. C’est ainsi qu’il a appelé les partenaires au développement, les organisations de la société civile, notamment les communautés et le secteur privé, à constituer un partenariat fort autour du gouvernement pour réaliser un environnement protecteur en faveur des enfants du Congo. « Agissons maintenant ensemble pour préserver et assurer les droits de l’enfant », a-t-il exhorté.

La représentante du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) au Congo, Micaela Marques de Sousa, a, quant à elle, rappelé la nécessité d’un partenariat inclusif impliquant tous les acteurs concernés dans la protection des droits des enfants. Il s’agit, entre autres, des jeunes, parents, des professionnels de l’éducation et les travailleurs sociaux, la société civile, le monde universitaire, le secteur privé et les médias. « Pour atteindre ces objectifs, l’Unicef encourage un large partenariat en faveur des enfants au Congo, au cours des prochains mois, des prochaines années pour que la promesse de la convention de Vienne soit une réalité pour chaque enfant », a-t-elle souligné.

La coordonnatrice du système des Nations unies au Congo, Suze Percy Filippini, de son côté, a invité les différents acteurs à conduire une action concertée et convergente dans le prolongement des initiatives du gouvernement. Ceci en faveur de la promotion des droits de l’homme, en général, et ceux des enfants congolais, en particulier. Elle a, par ailleurs, réaffirmé l’engagement du système des Nations unies à accompagner les efforts du Congo dans la mise en œuvre des politiques favorables à la promotion et à la réalisation des droits de l’homme et de l’enfant.

Se félicitant des efforts consentis par le gouvernement dans l’amélioration de la situation des enfants congolais, le secrétaire général du parlement des enfants du Congo, Jonathan Guina, a invité le pays à faire le bilan des trente ans de la CDE. Notons que la République du Congo a ratifié cette convention, le 14 octobre 1993.

Droits de l’homme : vers une loi pour protéger les défenseurs du secteur

Le sujet a été soulevé lors d’une rencontre entre le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) et la délégation du Service international pour les droits de l’homme (ISHR).

La nécessité de la mise en place du projet a été soulevée, le 22 novembre, à Brazzaville, lors d’une rencontre entre le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Gabriel Valère Eteka-Yemet, et la délégation du Service international pour les droits de l’homme (ISHR), conduite par Adélaïde Etong Kame.

Au terme d’un atelier sur la protection juridique des défenseurs des droits humains au Congo, organisé par l’ISHR, du 20 au 21 novembre à Brazzaville, il a été évoqué la nécessité pour le Congo de s’arrimer à la déclaration des Nations unies de 1998 sur les défenseurs des droits de l’homme, en élaborant et promulguant une loi pour les protéger.

Pour la CNDH, quoique la société civile travaille dans ce sens, elle ne peut évidemment pas, elle seule, élaborer une loi et la promulguer. Elle doit nécessairement passer par cette institution.

Dans l’objectif de faire aboutir ce projet, la délégation de l’ISHR a présenté, le 22 novembre, à la CNDH, un modèle de loi type qui avait impliqué la participation d’experts internationaux.

« Nous espérons vraiment pouvoir créer un partenariat fort qui permettra à la société civile et la CNDH de pouvoir avancer avec ce projet et donc finaliser l’élaboration et l’adoption prochaine d’une loi nationale des défenseurs des droits de l’Homme », a déclaré Adélaïde Etong Kame, membre de l’ISHR et consultante pour le plaidoyer en Afrique.

Protéger la société civile dans l’accomplissement de son travail

Pour cette organisation à but non lucratif basée à Genève (Suisse) et New-York (Etats-Unis d’Amérique), il y a un besoin de protéger la société civile dans l’accomplissement de ses fonctions. La Constitution congolaise, a-t-elle reconnu, aborde des aspects dans ce sens mais qui paraissent, à ce jour, insuffisants. D’où leur demande d’une nouvelle loi de protection, une base juridique sur laquelle se fonder, dans le cas où la société civile serait menacée dans l’exercice de sa mission et victime de violation de ses droits.

Ainsi, en vue d’accompagner le Congo dans cette perspective, l’ISHR a promis d’apporter à la société civile un soutien financier et une expertise technique à travers la rédaction et la publication d’une loi type de reconnaissance et de protection des défenseurs des droits humains.

Par ailleurs, l’ISHR a émis le souhait de voir la CNDH jouer un grand rôle de support et de collaboration entre le gouvernement congolais et la société civile, en vue de sensibiliser et convaincre les parlementaires d’adopter cette loi. « Dans l’avenir, nous rassemblerons toutes les parties prenantes pour pouvoir aboutir à une loi des défenseurs des droits de l’Homme », a assuré la CNDH face à l’invite faite par lISHR.

Notons que les défenseurs des droits humains sont des individus qui s’engagent, seuls ou collectivement, pour la promotion, la protection et la mise en œuvre des libertés fondamentales et des droits de l’Homme universellement reconnus. Il peut s’agir de journalistes, de défenseurs de l’environnement, de lanceurs d’alerte, de syndicalistes, d’avocats ou de membres d’associations caritatives, mais aussi de militants ou d’activistes occasionnels.

En raison de leur engagement, les défenseurs des droits de l’Homme sont souvent victimes de mesures de dissuasion et de représailles. A cet effet, depuis les années 1990, des initiatives multilatérales se sont attachées à promouvoir le rôle joué par ces personnes, à reconnaître les risques auxquels elles sont exposées et à définir des mécanismes de protection spécifiques.

Unesco : le Congo dans la direction des instances

Le Congo aura désormais droit de décisions au plus haut niveau de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture.

Le verdict du dépouillement des urnes, après une bataille serrée lors de la conférence générale de l’institution, qui se tient à Paris du 12 au 27 novembre, en présence de sa directrice générale, Audrey Azoulay, porte Brazzaville à la direction des instances de trois organes techniques.

Le Congo aura désormais droit de décisions au plus haut niveau de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) et ce, pour un mandat de quatre ans, dans les instances Man and biosphère (MAB), Hydrological international program (PHI) et Monotoring of social transformations (Most).

En clair, pour le premier, le MAB, il s’agit d’un programme scientifique intergouvernemental visant à établir une base scientifique pour améliorer les relations homme-nature au niveau mondial. Lancé au début des années 1970, le MAB propose un agenda de recherche interdisciplinaire, encourage le renforcement des capacités et a pour principaux objectifs, de réduire la perte de biodiversité et d’en traiter les aspects écologiques, sociaux et économiques.

Le deuxième, le PHI, est le seul programme intergouvernemental du système des Nations unies consacré à la recherche dans le domaine de l’eau, à la gestion des ressources en eau ainsi qu’à l’éducation et au renforcement des capacités. Ce programme, adapté aux besoins des États membres, est mis en œuvre par phases – ce qui lui permet d’évoluer en fonction des nécessités d’un monde en pleine mutation.

Quant au troisième, dit Most, il est un programme scientifique intergouvernemental de l’Unesco dédié aux transformations sociales. Il permet de coopérer avec les autorités nationales, les communautés des sciences sociales et humaines, ainsi qu’avec la société civile, afin de renforcer le lien entre la connaissance et l’action, qui constitue l’une des clés pour favoriser un changement social positif.

Le Congo a donc été élu pour participer à ces trois instances. Une élection aux organes subsidiaires de l’Unesco qui s’est faite « sans grands moyens », apprend-on auprès de la délégation congolaise, coordonnée par l’ambassadeur Henri Ossebi.

« C’est un sacerdoce accompli pour booster le Fonds bleu pour le Bassin du Congo et doper l’apport du Congo pour lequel le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, est en pole position dans les problématiques transversales du développement durable  au nom de l’Afrique, comme l’atteste sa récente désignation comme porte-parole de l’Union africaine à la COP25 en Espagne»,  a expliqué Henri Ossebi.

Ainsi, le Congo signe son retour dans la sphère des organes de décisions de l’Unesco. De ce fait, le diplomate congolais confie qu’en siégeant désormais au MAB et au PHI, « le Groupe africain et le Congo occupent une position enviée et stratégique pour gérer l’appui multilatéral et pluridisciplinaire que l’Unesco pourrait apporter à l’Afrique ».

Henri Ossebi se félicite pour ce premier dossier abouti, en attendant l’inscription de la rumba au patrimoine immatériel, un  un second dossier porté conjointement par les deux Congo et l’Angola. Au passage, l’ambassadeur, disposant d’un effectif réduit, salue les efforts consentis par les ministres congolais Bruno Jean Richard Itoua, Dieudonné Moyongo et Jean-Claude Gakosso.

CHU : les syndicats dénoncent un détournement de près de 1,6 milliard de franc FCA

Une dénonciation formulée ce samedi 23 novembre 2019, lors d’une conférence de presse organisé par l’intersyndicale de centre hospitalier universitaire de Brazzaville.

L’intersyndicale du Centre hospitalier universitaire de Brazzaville (CHU-B), a dénoncé samedi 23 novembre devant la presse d’importants détournements financier dans l’hôpital. Les syndicalistes pointent du doigt la direction de l’établissement et le ministère de la Santé.

Le détournement est estimé à près de 1,6 milliard de francs CFA (environ 2,4 millions d’euros). Les fonds détournés ont été décaissés du Trésor public au profit du CHU depuis avril 2018. Mais, tout cet argent aurait pris la direction du Canada, pays d’origine de l’actuel directeur général du CHU qui a pris ses fonctions il y a huit mois.

« Le CHU ne sera pas redressé »

« Le directeur de cabinet de Mme la ministre de la Santé [Jacqueline Lydia Mikolo, ndlr] est venu nous affirmer en plein comité de direction que cet argent avait été utilisé pour autre chose. Alors que de cette subvention [de près de 1,6 milliard de FCFA ndlr] devait découler l’achat des médicaments pour la pharmacie, des réactifs pour les laboratoires et des consommables pour la radiologie et l’imagerie médicale », déplore Victor Bienvenu Kouama, président de l’intersyndicale du CHU qui dénonce un détournement odieux.

L’intersyndicale du CHU demande aux autorités compétentes de résilier le contrat conclu entre le ministère de la Santé et l’Unité de soins internationaux du Canada ayant permis la nomination de l’actuelle équipe dirigeante de cet établissement de 700 lits. « Au bout de ces contrats le CHU ne sera pas redressé […]. Il y a bien des cadres au Congo qui ont des connaissances et des compétences et peuvent redresser l’hôpital à moindre coût », relève M. Kouama. En 2017, une polémique avait déjà eu lieu lorsqu’un audit avait détecté de nombreux dysfonctionnements dans le CHU de Brazzaville.

Des fausses accusations pour les responsables du CHU

La direction du Centre hospitalier universitaire de Brazzaville a qualifié de « fallacieuses » les accusations de détournement de plus de 1,5 milliard de francs CFA (2,4 millions d’euros) formulées par l’intersyndicale. Il s’agit simplement de fausses accusations portées par des syndicalistes qui ont perdu des commissions et qui n’ont pas encore obtenu l’augmentation de l’âge de la retraite à 62 ans, contre 60 actuellement, rétorque Ulrich Judicaël Biez, directeur général adjoint du CHU.

Nous avons été grandement surpris de la réaction de l’intersyndicale avec qui l’administration se réunit régulièrement dans le cadre de la paix sociale. Au cours de nos rencontres nous leur faisons étalage de ce que comment chaque centime est géré. On peut comprendre que la suppression des commissions au sein du CHU est peut-être la cause de cette réaction. Ces gens de l’Intersyndicale exigent que l’âge de la retraite soit prolongé à 62 ans (contre 60 ans actuellement, NDLR)… Comme cela ne leur est pas encore accordé et parmi eux il y a des gens qui sont à la porte, on peut comprendre que ce type de réactions puissent provenir de là.

Congo: le Prix Ernest Bompoma Ikélé est lancé

Ce Prix est réservé aux écrivains de langue française d’origine ou de nationalité congolaise, avec pour résidence le Congo.

Le Forum des gens de lettres a lancé (Fgl) dernièrement à Brazzaville le Prix Ernest Bompoma Ikélé, rendant hommage à l’écrivain et nouvelliste éponyme, décédé le 5 février 2018 dans la capitale.

Ce Prix est réservé aux écrivains de langue française d’origine ou de nationalité congolaise, avec pour résidence le Congo-Brazzaville, selon les organisateurs qui indiquent que cette première édition récompensera l’auteur de l’une des œuvres littéraires parues entre le 1er janvier 2018 et le 30 novembre 2019. L’œuvre devra porter sur la fiction et être originale, a-t-on ajouté, précisant qu’à défaut des candidatures escomptées, les autres genres littéraires peuvent être acceptés et feront l’objet d’un prix spécial.

Ernest Bompoma Ikélé fut enseignant de français, écrivain, nouvelliste, agent du Contrôle d’Etat, et ancien président du Fgl.

Il fut également co-fondateur des « Vendredis des Arts et des Lettres », une activité de promotion du livre qui se déroulait à la Préfecture de Brazzaville.

L’écrivain avait publié « Le chaos » (nouvelles), en 2012, « Le compte à rebours » (roman), en 2015, et « La République des renards » (roman), en 2016.

Kaïna vit un conte de fée

Kaïna Moulady, a été élue miss Congo USA, lors de son séjours aux Etats-unis, où elle allée passer ses vacances.

Ce n’était rien que des vacances dans le Kentucky, aux Etats-Unis, pour rendre visite à son grand père. Aujourd’hui, c’est un rêve yeux grands ouverts que vit la jeune Kaïna, lycéenne de 16 ans résidant à Poitiers, en France. « Moi, je n’avais jamais appris à marcher comme une miss, je n’avais même jamais appris à parler en public. Le hasard a fait que l’on a su que s’organisait un concours de Miss Congo Brazzaville USA, ma maman a fait le reste, m’a motivée pour concourir. C’est une histoire folle, un truc de dingue. J’ai été couronnée à mon plus grand étonnement devant quatre autres jeunes filles américaines et originaires du Congo », raconte-t-elle dans une joie non dissimulée.

Plus qu’un rêve, c’est même un conte de fée pour la lycéenne qui représentera la culture congolaise aux Etats-Unis d’Amérique et à qui l’on a offert la chance d’assister à un concert de Maître Gims, à New York, et même de rencontrer en tête à tête la star congolaise.  A peine couronnée, Kaïna doit déjà cocher quelques croix sur son agenda 2020 : en février pour une Fashion Week à New York, le 8 mars pour la Journée internationale des droits de la femme ou encore le 21 juin pour la Journée de l’enfant africain  organisée par l’United Nations African Mothers Association. Tous ces allers retours entre la France et les Etats-Unis sont pris en charge par le comité Miss Congo Brazzaville USA, non seulement pour la jeune Kaïna mais aussi pour sa maman qui l’accompagnera car la nouvelle Miss est encore mineure.

Inondations au Congo : au moins 50 000 personnes sinistrées enregistrés

De fortes pluies qui se sont abattues au Congo, ont fait plusieurs sinistrés, une situation qui a conduit le gouvernement a décrété l’état de catastrophe naturelle et d’urgence humanitaire.

Le Congo a enregistrés au moins 50 000 sinistrées suite aux inondations provoquées par de fortes pluies. Face à cette situation, le gouvernement du Congo à décréter « l’état de catastrophe naturelle et d’urgence humanitaire ». « Environ 50 000 personnes, qui se trouvent dans les localités […] situées le long du fleuve Congo, sont en état de détresse », a déclaré à la radio publique, jeudi 21 novembre, le ministre de la communication, Thierry Moungalla, rendant public un compte rendu du conseil des ministres.

Ces inondations seraient à l’origine de plusieurs pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels. Il faut tout de même noter qu’aucun chiffre officiel n’a été révélé.

« D’énormes pertes de moyens de subsistance des populations (plantations, bétail, volailles, réserves alimentaires) et la recrudescence de certaines maladies » ont été aussi enregistrées, a ajouté Moungalla : « Compte tenu de l’ampleur de cette situation, le gouvernement […] déclare l’état de catastrophe naturelle et d’urgence humanitaire dans les départements de la Likouala, de la Cuvette et des Plateaux. »

COP 25 : Sassou Nguesso parlera au nom de l’Afrique Centrale

L’opérationnalisation du Fonds bleu, destiné à préserver le Bassin du Congo, c’est l’annonce que fera le président congolais lors de la prochaine COP, à Madrid.

Denis Sassou N’Guesso, président de la république du Congo, sera le porte-parole de l’Afrique centrale à la COP 25, qui s’ouvrira à Madrid en Espagne, le 2 décembre prochain. Il sera question pour d’annoncer l’opérationnalisation du Fonds bleu, destiné à préserver le Bassin du Congo, deuxième réservoir de carbone du monde. Le chef de l’Etat congolais interviendra en tant que président de la Commission climat du bassin du Congo (CCBC).

L’opérationnalisation du Fonds bleu, un instrument financier de la Commission ouvert aux bailleurs de fonds publics et aux investisseurs privés intéressés. 110 projets, pour un montant de 3 à 5 milliards de dollars, ont d’ores et déjà été identifiés dans les seize pays membres de la CCBC par l’étude de préfiguration menée avec l’appui du Pnud et du cabinet d’audit Ernst & Young.

Élément-clé du soft power diplomatique du Congo, la préservation du triptyque eau-forêt-biodiversité qui fait de cette région, riche par ailleurs en zones de tourbières et de mangroves, l’un des poumons de la planète, a un besoin urgent de financements responsables et durables. Un plaidoyer auquel Denis Sassou Nguesso, présent à quasiment toutes les conférences de ce type depuis le sommet de la Terre de Rio en 1992, est parfaitement rodé.

A l’occasion de la 25e Conférence des parties (COP) sur les changements climatiques, environ  25 000 délégués sont attendus parmi lesquelles une douzaine de chefs d’État africains.

 

Congo : ouverture à Brazzaville du forum des Parlementaires d’Afrique Centrale sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle

L’évènement se tient sous le thème « Une vision commune pour une alimentation et une nutrition améliorées à travers une agriculture durable ».

Le président congolais, Denis Sassou N’Guesso a ouvert ce mardi à Brazzaville, les travaux du premier forum des parlementaires sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle organisé par le Parlement du Congo en étroite collaboration avec le gouvernement congolais, la CEEAC, le Système des Nations Unies (FAO, PAM, OMS et UNICEF) sous le thème : « Une vision commune pour une alimentation et une nutrition améliorées à travers une agriculture durable ».

«J’exhorte nos partenaires au développement, notamment l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, le Programme alimentaire mondial, le Fonds international de développement agricole, à consolider davantage cette problématique transversale qui garantira la sécurité alimentaire en Afrique centrale. De même, nos États doivent s’enrichir des prescriptions internationales et se retrouver en bonne place au sein des dynamiques mondiales aux réponses aux défis alimentaires et nutritionnelles », a déclaré Denis Sassou N’Guesso avant de plaider pour une forte participation des femmes dans le processus de développement du monde rural.

Denis Sassou N’Guesso a aussi fustigé les obstacles liés à la libre circulation des biens et des personnes, ainsi que le faible réseau routier censé faciliter le transport des produits vers les milieux urbains.

Selon lui, le pari de l’éradication de la faim au sein des pays ne pourra être tenu sans une intégration sous-régionale portée par une agriculture structurante, à vocation communautaire.

L’objectif visé par le présent forum qui se tiendra sur trois jours, est la création du réseau des alliances parlementaires de la sous-région Afrique centrale pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations de la sous-région. Celui-ci s’inscrit dans l’objectif de développement durable 2 qui porte sur la Faim Zéro d’ici 2030.

Un comité technique sera mis en place, avec différentes commissions, pour assurer le suivi de tout le processus y compris la mise en œuvre des recommandations issues de ce forum présidé par le Secrétariat Général de la Présidence de la République.

Pour atteindre les objectifs suscités, le forum alternera entre présentations techniques et discussions en plénières et en groupes de travail.

Le forum s’articule autour de cinq sous thèmes à savoir : « Le législateur face à la problématique de la lutte contre la malnutrition », « Le parlementaire et la gouvernance en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle », « Investissement et financement pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle: le rôle du parlementaire », « L’alliance parlementaire : un outil de mobilisation et de communication inter-acteurs », « Renforcer la coopération sous régionale pour mieux contrôler le marché alimentaire ».

« Fuzion », le nouvel album de Spirita Nanda

La présentation de cet opus de 14 titres, aura lieu en marge d’une prestation, le 23 novembre prochain, au mess mixte de garnison de Pointe-Noire.

Révélation féminine au Beat street festival en 2016, Spirita Nanda a été l’une des artistes les plus marquantes de la scène urbaine  congolaise. En quelques années de carrière, elle a captivé l’attention des mélomanes  grâce à son style musicale unique. Comptée parmi les étoiles montantes de la musique congolaise, elle est une manipulatrice des mots, une conteuse qui a su inventer un style propre à elle-même.

Dans quelques jours, elle égrènera les morceaux de « Fusion »  dont la présentation aura lieu en marge d’un concert au mess mixte de Garnison de Pointe-Noire. Son œuvre comporte quatorze titres. L’artiste a abordé autant de problématiques telles que l’immigration avec ces jeunes emportés chaque année par les vagues de la mer en tentant de rallier l’Europe.

Dans cet album, Spirita Nanda s’interroge aussi sur certaines questions existentielles. Pendant le concert, elle dévoilera les secrets de cet opus. Elle sera entourée de musiciens venus des quatre coins du pays parmi lesquels MLG Mochristo, Teddy Benzo, Sosey, Raz Mix, Adriana Talansi, Mixton, Caprice Diconn, Biz Ice et Zeus Million. Le résultat donnera un concert live avec des sons très organiques.

Artiste soul, Spirita Nanda est née le 27 mai 1985 à Brazzaville de parents camerounais. La musique etant une passion, elle sera épaulée par sa famille; ce qui lui permet de participer à des shows universitaires et au concours Nescafé organisé en 2005 à Buea, au Cameroun. En juin 2013, elle a accompagné la chanteuse Duce en première partie du concert du rappeur Youssoufa à Brazzaville. Et en mai 2018, Spirita fait partie des artistes sélectionnés à une rencontre du Midem tenue à l’Institut français de Brazzaville. Notons que dans l’album « Fuzion », elle est sortie de son confort, s’adressant à toutes les personnes, à toutes les générations, en se servant des styles tels que le coupé-décalé, le hip-hop, le Rnb.