Congo : vers l’opérationnalisation du centre des appels d’urgence

Une session de renforcement des capacités aux agents de police commis à la tâche a été ouverte e lundi 18 novembre à Brazzaville.

Initiative est de la direction de la sécurité publique en partenariat avec la coopération française.  Le stage de formation de cinq jours vise à renforcer les capacités et les connaissances des agents du centre d’appels 117. Ils devront apprendre des modules tels que la réception des appels urgents nécessitant un secours, la célérité du relais du traitement des appels aux différents intervenants, ainsi que la conception et l’élaboration des statistiques sur les motifs d’appels en vue d’aider la hiérarchie à la prise de décision.

Le centre d’appels d’urgence de la police est une plate-forme joignable au numéro 117. Il est mis sur pied afin de mutualiser l’action de la police et des autres intervenants de la force publique pour mieux appréhender la menace et sauver des vies en ciblant plus rapidement d’urgence sur le territoire congolais et ce 24h/24 et sept jours sur sept.

Ce numéro vert est joignable gratuitement à partir d’un téléphone mobile MTN ou Airtel. Ce centre a été créé et mis en fonction le 13 novembre 2018 à Brazzaville en partenariat avec l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques).

Il a pour mission de recevoir les appels urgents (nécessitant secours) ; de faire la répartition des plaintes des appelants aux différents intervenants primaires (composantes de la force publique) ou secondaires (morgues, hôpitaux…) ; d’élaborer les statistiques sur les motifs d’appels en vue d’aider la hiérarchie à la prise de décision.

Congrès du PCT : les membres du parti en conclave

Les membres du comité préparatoire du cinquième congrès ordinaire du Parti congolais du travail (PCT) sont en conclave, depuis le 18 novembre, au Palais des congrès de Brazzaville.

Au programme de la plénière qui s’étendra sur quelques jours figurent l’examen et l’adoption des rapports des commissions. Il s’agit notamment des rapports des commissions finances du parti ; organisations affiliées et mouvement associatif ; politiques économiques, sociales, culturelles et environnementales ainsi que la commission politique.

Lançant les travaux, le secrétaire général du PCT, président de la coordination du comité préparatoire, Pierre Ngolo, a souligné la nécessité de travailler dans la discipline, la compréhension et la tolérance. « Nous avons, à l’occasion du lancement du comité préparatoire, défini la ligne qui devrait être observée par les uns et les autres. Vous connaissez la singularité de notre congrès, donc l’importance de notre responsabilité, nous qui sommes chargés de préparer les documents. C’est donc une grande responsabilité dont il nous faudra prendre conscience », a-t-il conseillé.

Il a également invité les participants à œuvrer pour la création des conditions de renforcement de l’autorité du parti dans sa capacité d’analyse et de mobilisation pour apporter un appui conséquent au président du comité central, dans ce contexte particulièrement difficile. « Il faut réfléchir sur ce que nous devons faire pour que nous sortions victorieux à toutes les consultations futures. C’est cela qu’il faut privilégier, mais cette réflexion importante doit se faire dans la discipline absolue. Nous ferons tout pour rappeler à l’ordre quiconque tentera de faire obstruction de l’orientation telle que donnée », a reprécisé Pierre Ngolo.

Notons que le cinquième congrès ordinaire du PCT est prévu du 27 au 30 décembre, à Brazzaville, sur le thème « Membres et sympathisants du Parti congolais du travail, en cette année du cinquantenaire, ensemble, dans la discipline et la cohésion, raffermissons les idéaux et les valeurs de notre grand et glorieux parti ; relevons, sous la très haute conduite du camarade président Denis Sassou N’Guesso, les défis du développement de notre pays ».

Douanes : une trentaine d’agent en atelier de renforcement de capacités

Ce recyclage permettra à ces douaniers d’actualiser les connaissances en matière de contrôle des marchandises à l’import et export.

Lancée ce 18 novembre 2019, la session de formation de quinze jours est initiée par le Projet de réformes intégrées du secteur public (Prisp), cofinancé par le gouvernement et la Banque mondiale. Celle-ci vise à transmettre aux douaniers les nouvelles innovations sur l’utilisation du système comptable révisé de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada).

La douane est réputée être en première ligne de contrôle aux frontières ; ses agents étant en contact direct avec les opérateurs économiques sur le terrain. Les contrôles ne se limitent pas seulement au stock des marchandises, a estimé le formateur, Yvon Zebo, mais s’étend aussi aux informations comptables tenues par ces opérateurs économiques.

« Avec les changements opérés au niveau de l’Ohada, il est important pour les douaniers de savoir l’impact de cette révision sur leurs missions de contrôle. L’objectif de la formation est de fournir assez d’informations et mettre à leur disposition des outils nécessaires à déceler les revenus éludés en faveur de l’État », a fait savoir le formateur.

En effet, au cours des deux semaines d’échanges, les participants vont plancher sur dix modules et trois objectifs des états financiers. Ils vont notamment échanger sur la situation financière de l’entreprise, sa performance (les résultats) et sa situation de trésorerie.

Yvon Zebo a fait savoir qu’il a également insisté sur les principales innovations, la lecture des états financiers pour déceler les fraudes.

Peu nombreux à l’ouverture de la formation lundi, les douaniers promettent de réussir leur participation à l’atelier et de s’adapter aux exigences de terrain. « Nous souhaitons qu’au sortir de la formation, nous soyons capables d’améliorer notre gestion financière, la transparence, la traçabilité des écritures comptables pour un meilleur rendement », a confié Dominique Ngoma, inspecteur principal des douanes.

À noter que cette formation intervient après les deux ateliers organisés à l’endroit des cadres de la Cour des comptes et de l’Inspection générale des finances. Toutes ces rencontres ont été initiées par le Prisp, en lien avec les missions qui consistent à améliorer la mobilisation des recettes domestiques (hors pétrole) et la gestion rationnelle des dépenses publiques, à moderniser la gestion de l’administration publique et accroître la transparence et la responsabilité.

La route Yié-Owando interdite aux grumiers

Une circulaire relative à cette interdiction a été signée par le premier ministre, Clément Mouamba.

A partir du 20 décembre prochain,  les camions grumiers et transports lourds des marchandises ne circuleront plus par le tronçon Yié-Owando. Ils emprunteront dorénavant la route des forestiers dont l’itinéraire est Owando-Ngoko-Kemvouomo-Ewo-Onguia-Okoyo-okali-Lekana-Kebara-Ingoumina (Zanaga)-Mapati-Missama-Makabana-Mila-Mila-Mandzi-NKoungou (Hinda)-Pointe-Noire. Le Premier ministre, Clément Mouamba, a signé une circulaire y relative.

Agriculture : la Colombie entend apporter son expertise au Congo

Cette information a été donnée le 14 novembre dernier par Juan Carlos Hincapie, président de l’association Adead Colombien.

Le président de l’association Adead Colombien, Juan Carlos Hincapie a révélé le 14 novembre à Brazzaville que son entité comptait apporter son expertise dans le domaine de l’agriculture à travers l’initiative du programme de réinsertion socio-économique de la population vulnérable du pays.

« Nous sommes spécialiste en agriculture. Dès notre arrivée au Congo, nous avons menés des études d’investigation dans le domaine agricole dans les différents départements du pays pour connaitre la problématique agricole. A partir de ces expériences nous avons construit un projet pilote avec l’association Afrika Telema pour la mise en œuvre de ce projet », a indiqué Juan Carlos Hincapie lors des échanges avec le président fondateur de l’association Afrika Telema père Jean-Marie Bukasa Malu.

Ce projet agricole de réinsertion concerne plus particulièrement la population rurale qui vit dans la précarité, et sera financé par les Organisations internationales à l’instar du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et celles œuvrent dans le domaine agricole a -t-il ajouté.

Ces experts agricoles colombiens, en terre congolais depuis 2016, vont s’investir dans le partenariat avec l’association Afrika téléma, pour apporter des solutions adéquates, en vue d’impulser l’agriculture rurale congolaise.

Eliminatoires CAN 2021 : victoire du Congo face à la guinée Bissau

La rencontre comptait pour la deuxième journée des éliminatoires de la coupe d’Afrique des nations 2021 qui se tiendra au Cameroun.

Les Diables Rouges du Congo ont battu dimanche la Guinée Bissau (3-0) à Brazzaville en match comptant pour la 2ème journée du 1er tour des éliminatoires de la CAN Cameroun 2021.

Prince Ibara, en première période, puis Sylver Ganvoula et Junior Makiessé sont les buteurs.

Après deux journées, le Congo est 2ème du groupe I, avec 3 points.

Eliminatoires CAN 2021 : le Tchad perd face à la Namibie (2-1)

Le Tchad affrontait la Namibie dans le cadre de la 1ere journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2021.

Les équipe du groupe A se sont affrontées ce mercredi 14 novembre 2019. le Tchad, qui n’a jamais eu l’occasion de participer à une phase finale de la CAN, s’est rendu en Namibie. Les hommes d’Emmanuel Tregoat espéraient un bon résultat pour lancer la campagne des éliminatoires sur de bons rails. Malgré les bonnes intentions, les Sao n’ont pas pris les trois premiers points et ont même concédé la défaite (2-1).

Après l’ouverture du score de la Namibie à la 66e minute par un but contre son camp du gardien Adoassou Matthieu, l’attaquant tchadien Ezechiel Ndouassel égalisait. Chris Katjiukua a finalement donné la victoire aux Namibiens à la 76e minute. Une victoire précieuse dans un groupe où le Mali et la Guinée font figure de favoris.

Brazzaville abrite la Semaine africaine des sciences

Les travaux de la troisième édition de la Semaine africaine des sciences du Next Einstein Forum (NEF), ont été ouverts, le 11 novembre, par le directeur de cabinet du ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation, Jean Claude Boukono.

Placé sous le thème « Susciter la vocation pour les sciences », ces assisses ont pour objectifs de promouvoir et de vulgariser la science, la technologie et l’innovation pour renforcer l’enseignement et la recherche au niveau du continent africain ; mettre en valeur les travaux des meilleurs jeunes scientifiques d’Afrique et soutenir un développement du continent tiré par la science.

La semaine africaine des sciences est une manifestation à caractère international qui offre une opportunité aux jeunes scientifiques, chercheurs, enseignants-chercheurs, innovateurs, startuppers, décideurs politiques ainsi que les jeunes femmes.

Le NEF est une conférence et une initiative de promotion des sciences et technologies en Afrique, organisée depuis 2003, par l’Institut africain des sciences mathématiques.

Pendant cinq jours, le public bénéficiera, entre autres, des conférences-débats; ateliers de formation; des activités notamment du village des métiers, un espace d’exploitation et d’exhibition des travaux.

A cette même occasion, quatre prix dénommés Prix femme scientifique de l’année, Prix sciences exactes, Prix sciences naturelles et Prix innovation seront décernés aux lauréats.

Challenge Ewa network entend aider les femmes à développer des business

Le dispositif est destiné au financement des projets des femmes entrepreneures au Congo, lancé en octobre dernier, avec un appel à projets dont le dénouement est prévu pour décembre.

Basé à Pointe-Noire, Ewa network est un réseau de femmes actrices du développement qui a  pour objectif d’aider les femmes à prendre leur place et à développer leur potentiel. Conscient des difficultés des Congolaises à déployer leurs projets dans le pays, ce réseau a initié le challenge Ewa network, pour leur permettre de réaliser leurs micro-projets dans tous les domaines.

Ewa network se propose de soumettre des business plans de femmes aux investisseurs et organismes de crédit pour obtenir un financement des projets jugés pertinents et rentables. «Le challenge est ouvert à toutes les femmes. La seule condition est que le projet soit réalisé au Congo-Brazzaville. Pour ce premier challenge, nous avons jugé essentiel de travailler avec des partenaires techniques, notamment la Chambre de commerce de Pointe-Noire et l’IECD, qui sont des structures habilitées à aider les femmes à monter leurs projets», a indiqué Mireille Ngazo, présidente d’Ewa network.

Les inscriptions à l’appel à projets pour ce challenge ont eu lieu du 2 octobre au 2 novembre. Une dizaine de projets a été reçue. Ceux qui seront retenus pourront bénéficier d’un financement accordé par des structures comme l’APNI,  la Fédération des Mucodec, la Banque postale, l’ambassade de France et un réseau de business angel (les personnes qui se sont engagées à financer les projets des femmes).  Par ailleurs, espérant qu’il y aura d’autres sessions du challenge Ewa network l’année prochaine, Mireille Ngazo a encouragé les femmes qui n’ont pas postulé à se préparer à cette occasion. Celles qui sont intéressées par le réseau peuvent s’inscrire en ligne sur son site internet (www.ewanetwork.org).

Notons que les activités d’Ewa network se déclinent en trois pôles: le pôle atelier renforcement, le pôle accompagnement à l’entrepreneuriat et le pôle autonomisation de la femme.

Pont route-rail : la RDC et le Congo signent un accord pour accélérer le projet (Communiqué)

Cet accord interétatique a été signé en présence de leurs partenaires principaux, la Communauté économique des états d’Afrique centrale (CEEAC), la Banque africaine de développement et Africa50.

L’accord signé par les deux Congo, fixe les principes de coopération pour l’élaboration, la construction, l’opérationnalisation et la maintenance du pont. C’est du moins ce que révèle le communiqué d’Africa50. La signature a eu lieu lundi 11 novembre, dans le cadre de Africa Investment Forum à Johannesburg.

Une fois ratifié, cet accord interétatique servira de cadre opérationnel pour le recours à des appels d’offres, la recherche de partenaires techniques stratégiques et la mobilisation des financements.

Les deux gouvernements congolais ont mandaté Africa50 sur le développement du projet aux côtés de la Banque africaine de développement, qui fournira le financement (dette), sous l’égide de la CEEAC. En tant que développeur principal, Africa50 aidera à structurer le projet sous la forme d’un partenariat public privé (PPP), dirigera la phase de préparation et de développement du projet et investira des fonds propres pour la construction.

Projet du Plan d’Action Prioritaire du Programme pour le Développement des Infrastructures (PIDA), l’ouvrage consiste en un pont à péage de 1,575 kilomètre de long, au-dessus du fleuve Congo. Il comprend une voie ferrée, une route à double ligne, des passages piétons et un poste de contrôle frontalier de chaque côté. Il sera connecté aux infrastructures routières existantes dans chaque pays. Son coût était estimé à 459 millions de dollars américains en 2017.

Le fait d’établir une connexion directe entre Kinshasa et Brazzaville permettra d’augmenter le trafic actuel, estimé à 750 000 personnes et à 340 000 tonnes de fret par an, à plus de quatre millions de personnes et plus de trois millions de tonnes de fret d’ici à 2025. Par ailleurs, l’impact positif du projet s’étendra bien au-delà des deux villes, créant un lien essentiel pour le développement des corridors de transport est-ouest et nord-sud de l’Afrique.

Selon le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, le projet de pont des deux Congo établira enfin un lien physique direct entre Kinshasa et Brazzaville, les deux capitales les plus proches du monde.

Africa50 est une plateforme d’investissement créée par les chefs d’États africains et la Banque africaine de développement, dont le mandat est de développer et d’investir dans des projets d’infrastructures à fort impact de développement, à travers la mobilisation de fonds publics et privés, tout en proposant un rendement attractif aux investisseurs. A ce jour, Africa50 compte 30 actionnaires, dont 28 pays africains, la Banque africaine de développement, la banque centrale du Maroc Bank Al-Maghrib, et la Banque des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), pour un capital engagé de plus de 876 millions de dollars américains.