Congo : le gouvernement proroge l’état d’urgence sanitaire

Cette nouvelle prorogation entrera en vigueur à compter du 10 juillet prochain, après adoption du projet de loi par le parlement.

Brazzaville, lundi 06 juillet, le gouvernement congolais adopte un projet de loi portant prorogation de 20 jours de l’état d’urgence sanitaire sur l’ensemble du territoire national. La nouvelle a été annoncée par Thierry Moungalla,  le porte-parole du gouvernement et ministre de la communication.

Il est important de préciser que cette nouvelle prorogation de l’état d’urgence sanitaire entrera en vigueur à compter du 10 juillet prochain. Il faudrait d’abord que du projet de loi soit adopté par le parlement.

Au cours de cette période de 20 jours, le couvre-feu de 22 h à 5h sera également reconduit sur l’ensemble du territoire national.

Même si d’état d’urgence est prorogé, les autres mesures de lutte contre le coronavirus seront reconduites, notamment la fermeture des frontières sauf pour le transport des marchandises ; le port obligatoire du masque ; l’interdiction des rassemblements de plus de 50 personnes.

Congo : Gilbert Ondongo reçu par Paul Biya

Le ministre d’Etat de l’économie était porteur d’un pli du Président Denis Sassou N’Guesso.

Gilbert Ondongo, le ministre d’Etat congolais en charge de l’économie a été reçu en audience ce jeudi 02 juillet 2020, par le Président camerounais, Paul Biya. L’échange entre le chef d’Etat camerounais, Paul Biya et l’émissaire a duré une trentaine de minutes.

Au centre de cette rencontre la pandémie du coronavirus, qui fait revoir toute les prévisions des Etats. Il s’est agi de parler de l’évolution de la crise sanitaire, l’évolution de la situation économique dans la sous-région. Cette maladie qui n’est sans conséquences dans leurs économies. Autre sujet à l’ordre du jour, le projet d’élargir la zone CEMAC pour davantage d’intégration.

C’est en sa qualité de président de la conférence des chefs d’Etats de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), que Paul Biya a reçu Gilbert Ondongo. Le ministre congolais était accompagné de la ministre congolaise en charge du plan de la statistique et de l’intégration régionale Ingrid Olga Ghislaine Eboka.

Aéroport de Maya-Maya : un enfant de 10 ans retrouvé dans le réacteur d’un avion

La scène s’est produite sur le tarmac de l’aéroport international Maya Maya de Brazzaville, mardi 30 juin 2020.

Un jeune garçon de 10 ans a été retrouvé dans le réacteur d’un avion d’affaires. Muni d’un sac à dos, l’enfant a visiblement tenté d’effectuer un voyage pour la France, caché dans le moteur de l’avion.

Le réacteur où s’était logé le jeune homme en attendant le départ de l’avion sert à propulser l’appareil. La pression de l’air à l’entrée du moteur et tout le processus de combustion nécessaire à la propulsion de l’avion n’aurait laissé aucune chance de survie au jeune homme et aurait probablement endommagé l’appareil.

N’y eut été la vigilance de l’équipe d’entretien, un drame se serait sans doute produit au moment du décollage de l’appareil.

Congo : la santé du général Mokoko serait en danger

Des proches et avocats du général, 73 ans, ancien candidat à l’élection présidentielle de 2016, a subi un malaise lundi 29 juin.

Les autorités congolaises doivent, de toute urgence, libérer le général Jean-Marie Michel Mokoko dont la santé est en danger, alors que des cas de contamination au COVID-19 ont été rapportés à la maison d’arrêt de la capitale Brazzaville où il est arbitrairement détenu depuis quatre ans, a déclaré Amnesty International aujourd’hui.

Des proches et avocats du général, 73 ans, ancien candidat à l’élection présidentielle de 2016, condamné en 2018 à 20 ans de prison pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État » et « détention illégale d’armes et de munitions de guerre », ont confirmé à l’organisation qu’il a subi un malaise lundi 29 juin. En 2018, le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire avait considéré comme arbitraire la détention de Mokoko, et appelé les autorités à le libérer immédiatement et sans conditions.

« Alors qu’il est établi que les personnes âgées sont particulièrement vulnérables à la pandémie du COVID-19, continuer à maintenir en détention le général Mokoko relève d’un mépris du droit à la santé, » a déclaré Fabien Offner, chercheur au bureau d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

« Les autorités doivent le libérer immédiatement et sans conditions de même que tous les prisonniers d’opinion du pays, et agir de toute urgence afin de protéger toutes les personnes détenues contre la COVID-19, tout en assurant l’accès aux soins de santé et aux produits sanitaires dans tous les centres de détention. »

Après son malaise, des proches du général Mokoko et un de ses avocats ont été autorisés à le voir en prison.

Depuis 2016, la répression de la dissidence au Congo a pris la forme d’attaques visant des défenseurs des droits humains et des opposants politiques. Dans son avis de 2018, le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire a estimé « qu’une pratique est mise en place au Congo pour réduire au silence l’opposition politique. »

André Okombi Salissa, un autre candidat à l’élection présidentielle de mars 2016, arrêté le 10 janvier 2017, est lui aussi détenu depuis lors. Le 18 avril 2018, le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire a jugé sa détention comme étant arbitraire.

Parfait Mabiala Hojeij, sympathisant du mouvement d’opposition Incarner l’Espoir, est incarcéré depuis son arrestation le 23 novembre 2019 à Pointe-Noire. Trois autres sympathisants du mouvement, Franck Donald Saboukoulou, Guil Ossebi Miangué et Rolf Meldry Dissavouloud ont été arrêtés entre le 13 et le 17 décembre 2019 à Brazzaville. Ils ont été inculpés d’atteinte à la sécurité de l’Etat et sont détenus illégalement, les délais de la détention provisoire prévus par le droit congolais ayant été dépassés depuis plusieurs mois.

Leur avocat a déclaré à Amnesty International : « Cette détention est arbitraire car l’article 120 du code de procédure pénale au Congo précise que la détention provisoire ne peut excéder quatre mois, avec une possibilité de prorogation de deux mois par le procureur de la République. Or dans leur cas cela fait déjà sept mois, les délais légaux sont donc dépassés. »

Malade, Franck Donald Saboukoulou a fait une demande d’autorisation de sortie pour soins refusée par les autorités.

Le général Mokoko, André Okambi Salissa, Parfait Mabiala Heym, Franck Donald Saboukoulou, Guil Ossebi Miangué et Rolf Meldry Dissavouloud doivent tous être immédiatement libérés.

Depuis l’apparition du premier cas de Covid-19 au Congo le 12 mars, les autorités ont recensé 1087 cas positifs et 37 décès. Elles avaient annoncé la libération de 365 prisonniers condamnés pour des délits mineurs ou parce qu’ils avaient déjà purgé la plus importante partie de leur peine. De plus amples mesures doivent être prises pour protéger le droit à la santé de toutes les personnes détenues.

Congo-Présidentielle 2021 : cinq candidats de l’opposition se sont prononcés

A neuf (09) mois de la présidentielle au Congo, cinq (05) candidats, tous de l’opposition, se sont déjà déclarés.

Parmi les candidats déjà en lice, il y a le président national de l’Union des démocrates humanistes-Yuki (UDH-Yuki), Guy Brice Parfait Kolélas, Paulin Makaya, président de Unis pour le Congo (UPC), Anguios Nganguia Engambé, Anatole Limbongo Ngoka, le président du Parti africain pour un développement intégral et solidaire (Paradis) et ancien directeur de campagne du général Jean-Marie Michel Mokoko. Dans les rangs de la diaspora, Andréa Ngombet veut aussi solliciter les suffrages de ses compatriotes le 21 mars 2021.

La majorité présidentielle reste jusque-là soudée autour du Président de la République, même s’il ne s’est pas encore prononcé. A l’occasion de son dernier congrès, le PCT a pris la résolution de demander à Denis Sassou N’Guesso de faire acte de candidature à cette élection majeure.

A propos d’une éventuelle candidature unique de l’opposition à l’élection présidentielle de 2021, la présidente de la Fédération de l’opposition congolaise (FOC), Claudine Munari, a indiqué, au cours d’une conférence de presse au mois de janvier dernier à Brazzaville, qu’il serait difficile d’autant plus qu’une partie de l’opposition chante « les mérites du pouvoir ».

En attendant, tous les ingrédients sont réunis pour « le chacun pour soi ». La guerre des égos n’étant pas encore finie. Bien au contraire, elle se renforce.

A la présidentielle de mars 2016, huit (08) candidats de l’opposition étaient face à Denis Sassou N’Guesso. Il s’agissait du général Jean-Marie Michel Mokoko, Pascal Tsaty Mabiala, Claudine Munari, André Okombi Salissa, Guy Brice Prfait Kolélas, Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, Michel Mboussi Ngouari et Anguios Nganguia Engambé.

Congo : le ministre des télécoms travaille sur un projet de loi sur les start-up

Ce texte qui, doit offrir un certain nombre d’avantages aux jeunes entreprises, sera approfondi ces prochains jours avec divers acteurs dont ceux du numérique.

Le ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique du Congo travaille sur un avant-projet de loi dédié aux start-up.

Le ministère congolais des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique a initié l’élaboration d’un avant-projet de loi portant statut des start-up en République du Congo. Léon Juste Ibombo le ministre l’a dévoilé le 27 juin 2020, lors de la célébration de la 3e journée internationale des micros, petites et moyennes entreprises.

S’exprimant sur le sujet à la chambre de commerce et d’industrie de Brazzaville, Léon Juste Ibombo a indiqué que ce projet de loi vise à aménager un régime juridique spécial pour les entreprises qui obtiendront le label de « Start-up » et encourager ainsi les jeunes à entreprendre dans le numérique.

La particularité de cette loi, une foi adoptée, a expliqué Léon Juste Ibombo, est qu’elle permettra aux start-up de bénéficier d’un statut particulier qui leur octroierait un certain nombre d’avantages comme l’accès à un appui financier, l’accès aux exonérations fiscales, la facilitation et la simplification de certaines opérations de douanes, etc.

Pour muscler cet avant-projet de loi, le ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique va faire appel à toutes les intelligences disponibles. Il a annoncé à cet effet, pour les prochains jours, une série de journées de réflexion sur l’écosystème des start-up.

Pour le ministre, cet avant-projet de loi démontre aux jeunes congolais l’engagement du gouvernement, et en particulier celui du département dont il a la charge, à leur offrir des opportunités de créativité et d’innovation technologique qui contribueront à relever leurs conditions de vie et les défis de développement du pays.

Corniche de Brazzaville : les travaux de réfection encore en cours

Le ministre de l’Aménagement, de l’Equipement du territoire et des Grands travaux Jean-Jacques Bouya a visité ce chantier le 30 juin 2020.

La corniche de Brazzaville a été endommagée par les pluies diluviennes il y a quelque temps. Elle fait l’objet en ce moment des travaux de réfection qui nécessitent encore quelques mois avant la livraison de l’ouvrage.

Le 30 juin dernier, le ministre de l’Aménagement, de l’Equipement du territoire et des Grands travaux Jean-Jacques Bouya a visité ce chantier, il était accompagné du maire de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba et d’une délégation des membres de la commission plan et aménagement de l’Assemblée nationale.

« Nous ferons de cette catastrophe une opportunité pour rendre encore plus attractive cette route », a lancé le ministre Jean-Jacques Bouya.

C’était aussi une occasion pour le ministre de visité les travaux d’aménagement et de bitumage de l’avenue Edith-Lucie-Bongo Ondimba, notamment le tronçon situé entre le rond-point Sclog et l’ex-école de Police, ainsi que ceux de bitumage de la voie d’accès à la mairie de Mfilou (7ème arrondissement) et de traitement d’une érosion dans la même circonscription administrative.

Congo : Mariusca Moukengue sacrée prix Sébas 2020

La slameuse congolaise, Mariusca Moukengue, a remporté la deuxième édition du prix Sébas 2020 pour son art au service des causes sociales.

Décerné par la plate-forme « Congo 30 », le prix Sebas est une distinction nationale qui récompense les efforts de tout individu ou toute organisation dont les actions contribuent à l’essor et à l’épanouissement des citoyens congolais.

D’après les organisateurs, le choix a été porté sur Mariusca Moukengue parce qu’elle met régulièrement son art au service de bonnes actions et anime divers ateliers instructifs et thérapeutiques pour les participants. Parmi ces œuvres, il y a la création du concept « slam thérapie » par lequel elle rassemble des femmes ayant subi des violences sexuelles pour les aider à surmonter leur traumatisme afin de s’épanouir à nouveau dans la vie de tous les jours.

Durant le confinement, l’artiste avait posté une vidéo de slam sur sa page Facebook, en vue d’interpeller l’opinion publique sur le sort des adolescents dits « enfants de la rue ». En effet, par manque d’abris et de ressources, ces derniers sont particulièrement exposés à de nombreuses difficultés pouvant s’accentuer à cause de la progression de la pandémie du coronavirus au Congo. Une vidéo touchante qui n’avait pas laissé indifférents les internautes sur la toile. « Nous avons été marqués par toutes ses œuvres de solidarité qui reflètent bien le concept du prix Sebas. C’est donc avec un grand plaisir que nous lui avons décerné le prix Sebas 2020 auquel nous joignons un chèque de 250€ », ont fait savoir les fondateurs de la plate-forme Congo 30, Prince Malela et Grâce Nkouka.

Pour la slameuse congolaise, c’est un grand honneur de pouvoir recevoir ce prix qui promeut l’altruisme. « Mon équipe et moi remercions tant les organisateurs de ce prix que le public qui nous soutient depuis nos premiers pas dans le monde du slam. Ce prix revient, avant tout, aux enfants que nous abandonnons cruellement dans la rue au lieu de les protéger, surtout en cette période de pandémie sanitaire due à la Covid-19 », a-t-elle déclaré. Notons que le prix Sébas a été créé en 2019 à la suite de la mort de Sébastien Zinga, alias Akwiss, homme d’affaires congolais, mécène et personnalité de la Sape, disparu l’an dernier. Pour avoir entrepris, de son vivant, plusieurs actions de solidarité, ce prix a été initié pour perpétuer sa mémoire et ses valeurs. En 2019, le prix a été attribué à la comédienne Mixiana Laba pour sa défense des personnes atteintes de maladies mentales au Congo.

Congo : le jet de Sassou N’Guesso bientôt vendu aux enchères

Poursuivi par un créancier, l’État congolais estimait que la saisie du Falcon 7X de Denis Sassou-Nguesso était illégale. Démenti de la justice française.

Au risque de se voir reprocher un crime de lèse-majesté, le juge de l’exécution (JEX) du tribunal judiciaire de Paris a ouvert la voie à la vente aux enchères d’un jet rattaché à la flotte du président Denis Sassou-Nguesso, qui exerce depuis 23 ans un règne sans partage sur la République du Congo, l’un des pays les plus pauvres du monde. Ce Falcon 7X, dont la valeur est estimée entre 20 et 30 millions d’euros (selon le luxe de ses aménagements intérieurs, qui reste à apprécier), avait été saisi en vue d’une exécution forcée le 8 juin dernier, sur le tarmac de l’aéroport de Bordeaux Mérignac (Gironde) où il devait subir des travaux de maintenance.

S’appuyant sur deux sentences arbitrales condamnant la République du Congo à payer ses dettes à sa société de droit congolais « Commission Import-Export » (Commisimpex), l’homme d’affaires anglo-libanais Mohsen Hojeij avait fait saisir l’appareil, immatriculé TN-ELS, alors qu’il venait d’être confié à la société Dassault Falcon-Service pour sa révision. Le créancier, à qui la République du Congo devrait plus d’un milliard d’euros au titre de marchés publics impayés, se prévalait encore d’un arrêt de la cour d’appel de Paris du 27 février autorisant « toute mesure d’exécution sur tout bien appartenant au Congo », « dont les aéronefs », à l’exception des avions utilisés à des fins diplomatiques.

Bien décidé à laver l’affront, le Congo a fait citer Commisinpex et Dassault Falcon-Service devant le juge de l’exécution, estimant la saisie du jet « nulle et abusive ». Tout en en réclamant la mainlevée, les avocats de la République du Congo revendiquaient auprès de son créancier la coquette somme d’un million d’euros, en guise de dommages et intérêts. Au titre du préjudice moral ? En tout cas en réparation de l’outrage fait à cet État – et à son président autocrate.

Au terme d’une inépuisable discussion juridique portant tout à la fois sur l’immunité juridictionnelle des États et de leurs biens, la notion d’aéronef d’État étranger et l’usage qui en est fait, le juge a, dans une décision du 29 juin, rejeté toutes les demandées formulées par l’État congolais. L’avion portant ses couleurs pourra être vendu aux enchères, comme le souhaitait la société Commisimpex, bien décidée à saisir tout ce qui peut l’être pour recouvrer ses créances. Saluant une décision « remarquablement motivée », son avocat, Me Jacques Alexandre Genet, s’est félicité de voir « les petites manœuvres de la République du Congo écartées par les juridictions françaises ».

Carnet de vol épluché

C’est la première fois, depuis l’adoption de la loi Sapin 2 de 2016 (relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique), que la justice française confirme la possibilité de saisir un avion appartenant à un État étranger. « Conscient de la sensibilité de la question, le juge a pris soin d’examiner, pour mieux les rejeter, tous les arguments fondés sur l’immunité de l’État congolais », se félicite Me Genet.

Celui-ci avait adressé au JEX un mémoire de plus de cinquante pages tendant à démontrer que l’avion présidentiel sur lequel lorgnait son client ne relevait pas d’un usage diplomatique mais personnel. Pour s’en assurer, le juge français, saisi par la République du Congo, a épluché le carnet de vol de l’appareil et a pu constater que « huit pages sur neuf » étaient consacrées à des vols intérieurs, spécialement entre Brazzaville, la capitale de la RC, et Oyo, ville natale du président Sassou-Nguesso. Il a constaté qu’à plusieurs reprises, le dirigeant congolais l’a utilisé « pour d’autres vols intérieurs, sans lien avec une activité diplomatique ». « Entre le 31 août 2018 et le 8 février 2020, (celui-ci) a effectué dix-sept voyages officiels sur d’autres aéronefs, notamment un Boeing 787 », relève encore le magistrat.

« Ainsi, l’État débiteur […] n’offre aucune preuve de ce que l’appareil en cause a effectivement transporté le président congolais à l’occasion d’un quelconque voyage à l’étranger », en déduit-il. « Son utilisation n’est reliée à aucune activité diplomatique établie », conclut le jugement.

Envolé, donc, l’espoir de la République du Congo d’en reprendre les commandes. Le jet privé du président Sassou-Nguesso, régulièrement cité dans des affaires de détournement de fonds publics et poursuivi par de nombreux créanciers internationaux, va être vendu comme un vulgaire meuble – ce qu’il est d’ailleurs, au regard du droit.

Congo : le mouvement « Sauvons le Congo » a perdu son leader

Paul-Marie Mpouelé est mort ce mercredi 1er juillet 2020, dans une clinique à Brazzaville.

Le mouvement « Sauvons le Congo » est désormais orphelin. Ce mouvement vient de perdre son président, Paul-Marie Mpouelé. Ex coordonnateur du Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (FROCAD), président du parti des républicains (PR/opposition) a été emporté par une maladie contre laquelle il aura lutté pendant deux mois. Finalement a pris le dessus sur l’opposant au régime de Brazzaville.

Notons qu’en novembre 2015, Paul-Marie Mpouelé avait démissionné du Front pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad), principal groupement politique d’opposition au Congo. Il déplorait l’activisme de certains de ses camarades qui, selon lui, prônaient la violence dans la lutte politique.

En janvier 2018, il demande à la Commission ad hoc de s’atteler à regarder comment indemniser les différentes victimes de la guerre du département du Pool (sud) : que ce soit du côté de la force publique, de la population civile et pourquoi pas des ninjas.