Congo : « Difficile de se taire » pour Bertin Pandi Ngouari

L’auteur congolais vient de commettre un ouvrage dans lequel il parle de sa vie, ses aspirations et son programme en tant que candidat à l’élection présidentielle de 2021.

« Difficile de se taire », fait son entrée dans la sphère littéraire congolaise. C’est le titre du nouvel ouvrage de Bertin Pandi Ngouari. Cet auteur congolais et homme politique dévoile dans son livre son parcours, ses succès comme ses échecs. L’auteur confesse aussi tout l’amour et l’espoir qu’il a pour son pays le Congo. Un pays selon lui qui a plein de promesses où il ambitionne de devenir le prochain président. « Difficile de se taire » a été édité par les Éditions Jets d’Encre.

« En 2008, alors que j’étais en prison, pour avoir été accusé de complot contre la sûreté de l’État, Dieu me parla dans un songe, me demandant d’écrire un livre sur les œuvres qu’il a faites afin de fortifier son peuple et montrer sa gloire dans nos vies quotidiennes. J’acceptai d’écrire pour sa gloire et uniquement pour sa gloire. Alors, il multiplia ses bénédictions à mon égard, en dépit du fait que les combats allaient continuer. Face à cette ordonnance de Dieu, je ne peux pas prendre le risque de me taire. Car il est Dieu, je le connais, et je ne mentirai pas à Dieu. », extrait du livre.

Il est véritablement découvert au Congo en 2009, lorsqu’il se présente aux élections présidentielles. Candidat malheureux de ces élections, il décide alors de soutenir la candidature en 2016, de Jean-Marie Michel Mokoko. Un joker qui ne gagnera pas.

Bertin Pandi Ngouari  a connu l’exil et la prison. De cette expérience, il en ressort avec pour ambition de brigué la magistrature suprême en 2021. Il se voit comme celui-là qui doit rompre le silence qui n’a que trop duré pour que le Congo prospère comme il le mérite. Pour ce congolais,  il est grand temps de s’extraire des querelles ancestrales et de planter les graines du bien, de l’amour et de la fraternité.

Né le 19 septembre 1965 à Pointe-Noire, Bertin Pandi Ngouari se propose d’emprunter, le chemin d’avenir sur lequel il appelle ses compatriotes à le suivre.

Congo : les avocats du général Mokoko demande l’intervention de la France

Cet appel a pour objectif de faciliter l’évacuation sanitaire de cet opposant au régime du président Denis Sassou N’Guesso.

Le collectif d’avocats de Jean-Marie Michel Mokoko demande à Paris d’intervenir auprès des autorités congolaises pour permettre son évacuation sanitaire dans l’Hexagone. Ces hommes de la loi disent avoir saisi le Quai d’Orsay mercredi à ce sujet.

Jean-Marie Michel Mokoko, 73 ans, ex-candidat à la présidentielle de 2016 et condamné pour 20ans, se trouve depuis une semaine à l’hôpital militaire de Brazzaville. Il souffrirait d’une crise de paludisme aiguë aggravée par de l’hypertension et ne recevrait pas les soins appropriés, selon ses proches.

« On demande à la France d’intervenir auprès des autorités congolaises pour proposer une intervention pour un rapatriement sanitaire de Jean-Marie Michel Mokoko, de dire que la France serait prête à l’accueillir pour le soigner correctement », explique Etienne Arnaud, l’un des avocats de son collectif,

La France avait déjà manifesté, par la voix de son ministère des Affaires étrangères son inquiétude, rappelle l’avocat « puisqu’il s’agissait d’un opposant politique qui avait été placé en détention pour des motifs qui ont été par la suite jugés complètement arbitraires par les Nations unies ».

Toujours pas de réaction officielle côté congolais. Une source gouvernementale congolaise qualifie cependant cette démarche des avocats du général « d’infondée pour un individu qui a été condamné » à une peine de vingt ans. « Depuis qu’il est en prison sa défense cherche le moindre prétexte pour tenter obtenir son élargissement », a ajouté cette source gouvernementale.

Smib : la 17e édition pourrait rejoindre la liste des activités reportées

Le traditionnel Semi-marathon international de Brazzaville (Smib) organisé dans le cadre des festivités marquant la célébration de l’indépendance du Congo pourrait rejoindre lui aussi la longue liste des rencontres sportives reportées.

La crise sanitaire due à la pandémie du coronavirus continue à bouleverser le calendrier des compétitions majeures au Congo et partout d’ailleurs. Chaque jour qui passe rapprocherait  le Smib  vers un report, son tout premier après  seize éditions d’affilée. Il n’est pas exclu que cette course ne figure pas cette année au  programme officiel des activités marquant la célébration des 60 ans de l’indépendance du pays. L’information n’est certes pas encore confirmée. Mais la déception qui se lit déjà sur les visages des dirigeants de la Fédération congolaise d’athlétisme (FCA) en dit long.

Les membres de la FCA étaient très heureux après l’annonce, par le gouvernement, sur le déconfinement du deuxième palier. Car seuls les sports individuels sans public de plus de cinquante personnes étaient autorisés à reprendre. Dans la foulée, la FCA dont la discipline fait partie des sports individuels a tenu une réunion du comité exécutif au cours de laquelle elle a décidé de réorganiser son calendrier national de quelques activités majeures dans le but de sauver la saison 2019-2020.

Parmi les activités confirmées figuraient la tenue, le 11 août, de la session du conseil fédéral préparatoire à l’assemblée générale ordinaire de la FCA, l’organisation du 21 au 23 août des championnats nationaux et la tenue des assemblées générales électives du 30 au 31 octobre. La FCA n’avait non plus oublié le Smib, l’activité phare de la fédération, lequel a été aussi confirmé à sa date officielle, c’est-à-dire  le 14 août, jusqu’à ce que les dernières conclusions de la réunion de la coordination nationale de gestion de la pandémie de Covid-19 ne refroidissent les ardeurs.

Selon les dernières informations, le programme d’organiser la compétition qui rassemble chaque année plusieurs centaines d’athlètes congolais et étrangers aurait glissé.

« Avec la prorogation de l’état d’urgence sanitaire pour une période de vingt jours à compter du 10 juillet, la fermeture de toutes les frontières et en plus l’interdiction de rassemblement de plus de cinquante personnes dans les lieux public et privé, tous nos projets tombent dans l’eau », a regretté la FCA, dont les athlètes affûtaient, depuis janvier, grâce à l’appui de son principal sponsor la Société nationale des pétroles du Congo(SNPC),  les armes au Kenya pour préparer le Smib. Le sport reconnu dans sa vocation d’unir les peuples a,  cette fois-ci, vu le coronavirus lui interdire de jouer son rôle de rassembler.

L’histoire du Smib remonte  à 2001, lorsque le président de la République avait organisé le marathon pour fédérer la jeunesse congolaise, lui donner une âme citoyenne et civique, et l’amener au cœur de la reconstruction de la  paix sociale et de l’unité nationale mises à mal par les affrontements récurrents que le pays a connus. Selon la SNPC, le  Smib est donc né  de la volonté politique du chef de l’Etat de faire converger les jeunes vers un seul et même objectif : consolider la paix,  faire prendre aux jeunes une part active dans ce processus,  favoriser le brassage de la jeunesse, afin d’abandonner toute velléité de conflit. Le Smib est organisé chaque année  sur le thème: «   Energie  au service du sport pour l’unité des Nations ».

Festival Boya kobina : la 6ème édition n’est pas ouverte aux artistes internationaux

La situation sanitaire due au Coronavirus ne permet pas que les artistes internationaux prennent part à la sixième édition du Festival.

La 6ème édition du festival Boya Kobina se prépare. En vue de prendre part à cette édition, les artistes congolais peuvent désormais soumettre, jusqu’au 30 juillet, leurs projets artistiques.

Rencontres internationales de danse et de musique de Brazzaville initiées par le chorégraphe congolais, Delavallet Bidiefono, le festival « Boya kobina », en français venez danser, se tiendra dans un contexte fortement impacté par la Covid-19. Cette année, le festival ne pourra accueillir, comme lors des éditions précédentes, d’autres artistes internationaux. « Il nous a fallu beaucoup d’optimisme pour se projeter cette sixième édition, dont l’ombre de la pandémie de coronavirus peut tout bouleverser d’un moment à l’autre. Obligés de s’adapter et de prioriser la sécurité sanitaire, nous avons jugé bon de ne pas faire déplacer des artistes des pays étrangers », a déclaré le comité d’organisation dudit festival.

Pour la sixième édition de ce rendez-vous, six à huit créations locales seront sélectionnées, avec une attention particulière sur les propositions pouvant être montées dans la rue et dans le quartier de Kombé, où se déroule habituellement l’événement.

Pour être éligible à l’appel à projets, chaque candidat doit répondre aux critères imposés par les organisateurs, à savoir : proposer un spectacle créé en 2019 ou 2020 qui n’a pas déjà été programmé à Boya Kobina et être résident du Congo Brazzaville, la situation sanitaire liée à la Covid-19 ne permettant pas cette année d’ouvrir plus largement l’appel à candidatures.

A cela s’ajoute notamment un dossier artistique incluant la date de création et la durée du spectacle ainsi que les dates de représentations ou répétitions prévues pour permettre au comité d’organisation de voir le travail effectué, une vidéo montrant un extrait du travail ou expliquant le projet artistique, le nom des artistes et le contact du chorégraphe ou de la compagnie, etc. Selon les organisateurs, les dossiers non complets ne seront pas étudiés. Les spectacles retenus seront programmés dans le cadre de l’édition 2020 du festival Boya Kobina.

Depuis 2007, le festival Boya Kobina, portes ouvertes de la musique et de la danse contemporaine, est initié par la compagnie Baninga en partenariat avec différentes associations et espaces culturels de Brazzaville (Espace Tiné, Espace Marico). Rencontres d’artistes, de techniciens et d’administrateurs du spectacle vivant, Boya Kobina se veut un temps de partage, d’échange et de réflexion autour de thématiques liées à la danse et aux mouvements artistiques brazzavillois. Spectacles, concerts, master-class, performances, ateliers et projections constituent l’ossature de ce rendez-vous qui se déroule, comme à l’accoutumée, entre l’Espace Baning’Art, à Kombé, et l’Institut Français de Brazzaville, dans une ambiance bon enfant.

La dernière édition de ce festival, qui s’est déroulée du 9 au 14 décembre 2019, avait connu un franc succès. La prochaine édition est prévue du 8 au 12 décembre.

Présidentielle 2021 : Uphrem Dave Mafoula annonce sa candidature

Candidat indépendant, Uphrem Dave Mafoula a exprimé son ambition de briguer la magistrature suprême, le 7 juillet à Brazzaville.

Uphrem Dave Mafoula vient de se déclaré candidat à la présidentielle de 2021. Se réclamant candidat du peuple, il se lance dans la course sous la bannière du mouvement citoyen « Nouvelle ère », une dynamique créée par ce dernier pour militer en faveur du changement. « Je veux prendre mes responsabilités d’homme politique, mu par le devoir sacré de rendre à mon pays tout ce qu’il m’a donné. Je déclare que je suis candidat à la présidence de la République. Je place ma candidature sous le signe de l’audace et du renouveau … », a-t-il déclaré.

Président du parti « Les Souverainistes », Uphrem Dave Mafoula a souligné que sa candidature à la présidentielle de 2021 est l’aboutissement d’une réflexion mure, nourrie des échanges avec le peuple congolais pendant cinq ans. C’est également pour lui, une occasion de consacrer, a-t-il dit, son énergie au service de la nation. Un combat qu’il estime noble et ardu, mais pour lequel il appelle les jeunes à se joindre à lui pour garantir une victoire écrasante en 2021.

« Etant donné que le changement ne viendra jamais frapper à nos portes, il est question de se lever, de se rassembler afin de créer les conditions du changement. J’en appelle aussi à nos aînés de tous bords politiques, de voir dans notre démarche, une occasion de parachever l’œuvre qu’ils ont commencée. Tous, autour de ce combat commun, réunissons-nous et fédérons nos forces », a lancé Uphrem Dave Mafoula.

Il a, par ailleurs, jugé « négatif » le bilan des gouvernants actuels du pays, tout en décriant la gestion des secteurs de l’éducation et de la santé. Au plan social, Uphrem Dave Mafoula a relevé la défaillance dans le système de retraite et souligné  la recrudescence du grand banditisme dans les grandes agglomérations du pays.

Il s’est dit optimiste sur la sortie du pays de cet état de chose. « Nos potentialités sont énormes. Nous avons des ressources naturelles et humaines en abondance. Je veux parler des forêts, de notre sol et sous-sol, de nos rivières ; notre pays est ensoleillé pendant toute l’année. La valeur de nos ouvriers n’est plus à démontrer et notre jeunesse créative et énergique n’attend plus qu’on lui fasse confiance », a-t-il poursuivi.

Rappelons que Uphrem Dave Mafoula a été candidat malheureux aux dernières élections législatives dans la circonscription de Loukolela, dans le département de la Cuvette

Congo : des ONG exigent l’évacuation sanitaire du général Mokoko

Ces organisations estiment que les conditions de prise en charge médicale optimales n’étaient pas réunies dans les hôpitaux de Brazzaville.

Une dizaine d’organisations de la société civile congolaise à Brazzaville demande la libération et l’évacuation sanitaire du général Jean Marie Michel Mokoko, un opposant condamné à 20 ans de prison.

Ces organisations ont estimé que les conditions de prise en charge médicale optimales n’étaient pas réunies dans les hôpitaux de Brazzaville. Ces leaders de la société civile se sont principalement adressés au président congolais Denis Sassou N’Guesso.

« Le président congolais est aujourd’hui seul responsable devant sa conscience: ou il accorde l’évacuation ou évidemment il assumera les conséquences de sa décision, puisqu’il est seul à décider de cette situation », a indiqué Joe Washington Ebina, activiste de la société civile.

Pour Joe Washington Ebina, plusieurs dignitaires bénéficient de ces faveurs de l’Etat pour aller se faire soigner à l’étranger, même en ces temps de coronavirus où les frontières sont fermées. « Et le général Mokoko, ancien chef d’Etat-major général, de surcroît, mérite autant de considération ».

Ces derniers jours, en effet, la santé du général Mokoko s’est brutalement dégradée. Une conséquence, selon ses proches, des conditions de détention de cet homme de 73 ans.

L’officier général et ses proches s’opposeraient depuis la connaissance des résultats de cet examen à son transfert vers la clinique Albert Leyono, un centre de prise en charge des cas covid-19 mis sur pied par le gouvernement. Ils redoutent de mauvaises conditions dans ce centre.

Congo : Pierre Bossoto n’est plus

Le directeur général du port autonome de Brazzaville et des ports secondaires est décédé le 4 juillet, au CHU-Brazzaville, à l’âge de 59 ans.

Le port autonome de Brazzaville a perdu son directeur général. Cet ingénieur en chef des travaux publics, Pierre Bossoto était nommé à la tête du port de Brazzaville en décembre 2015. Au cours de ces quatre dernières années, il a conduit d’importantes réformes en vue de moderniser les installations portuaires, d’améliorer les conditions d’accès au port et de transit des marchandises, y compris dans le cadre de la formation du personnel.

Sous sa direction, le port de Brazzaville a su nouer de nombreux partenariats en matière de compétitivité et d’innovation portuaires. En novembre 2019, le port a été doté de quatre grues polyvalentes d’une valeur de 6,5 milliards FCFA, grâce au financement de l’Union européenne. Ces engins ultra modernes destinés au chargement des matériels lourds visent  à accroître la capacité opérationnelle du port et faciliter les trafics fluviaux entre la République du Congo et ses deux voisins, la Centrafrique et la République démocratique du Congo.

Un travailleur infatigable et très réservé, Pierre Bossoto s’était toujours montré optimiste en dépit de la crise économique liée à la baisse des activités que connaît le port autonome de Brazzaville. Il conduisait un vaste programme de relance du port et de satisfaction des revendications sociales des travailleurs.

Le secteur de la navigation fluviale vient de perdre l’un de ses cadres supérieurs. Puisqu’avant d’arriver à la tête du port de Brazzaville, l’ingénieur de travaux publics a servi au sein du Groupement d’intérêt économique et service commun d’entretien des voies navigables (GIE-SCEVN), en tant que coordonnateur adjoint. Il a aussi servi au sein de la coordination du GIE-SCEVN, en poste à Bangui, en République centrafricaine.

Né le 25 mars 1961 à Mossaka, dans le département de la Cuvette, Pierre Bossoto a laissé derrière lui quatre enfants et une veuve.

Congo : Roger Okemba « ne reconnait pas les faits » qui lui sont reprochés

L’ex maire de la commune de Brazzaville était face à la justice lundi 06 juillet 2020, où il répondait aux accusations de détournement présumé des deniers publics et prise illégale ou d’avantage dans un acte.

« Je ne reconnais pas les faits », a déclaré l’ancien maire de Brazzaville, Christian Roger Okemba, à l’ouverture de la session criminelle, le 6 juillet à Brazzaville. Christian Roger Okemba, ancien président du conseil municipal et départemental de la capitale, est poursuivi pour détournement présumé des deniers publics et prise illégale ou d’avantage dans un acte. Sur le banc des accusés, Il était avec sept complices dont l’ancien directeur général du budget, Nicolas Okandzi, Anastasie Eléonore Okemba, directrice de l’hôpital de Makélékélé… Des huit accusés, aucun d’eux n’a déjà été condamné. Le procès se poursuit et l’enquête de moralité débute le 8 juillet.

« Il n’est pas donné à qui que ce soit de braver les intérêts de la vie en communauté. Nous sommes ici pour le triomphe de la légalité », a déclaré le procureur général, Michel Oniangué, au nom du ministère public, s’adressant à l’ensemble des acteurs impliqués pour la manifestation de la vérité sur ce dossier. Il a par ailleurs précisé que quarante-et-une affaires sont inscrites dans le rôle de la session criminelle en cours. Lequel rôle pourrait être modifié du fait d’autres dossiers en cours de traitement.

Le président de la Cour criminelle, Christian Oba a, pour sa part, rappelé la notion juridique relative à la présomption d’innocence. « L’accusé tant qu’il n’est pas condamné jouit de la présomption d’innocence. Le respect de la personne humaine est de mise », a-t-il souligné.

En rappel, l’ancien maire de Brazzaville est accusé de détournement d’un milliard deux cent cinquante millions de francs FCFA. Un appui budgétaire du gouvernement destiné à la mairie qui serait versé dans un compte d’une structure privée à la banque sino-congolaise pour l’Afrique, selon le courrier du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, ordonnant le blocage dudit compte en février dernier.

Tour à tour à la barre, tous les huit accusés n’ont pas reconnu les faits mis à leur charge. C’est à l’issue des débats contradictoires entre partie civile et défense que la cour se prononcera en s’appuyant sur ce que dit le droit dans le cas d’espèce.

Hôpital de référence de Dolisie : un prisonnier en soin médicaux s’évade

L’évasion de ce prisonnier reste encore un mystère pour la direction de l’hôpital et même pour celle de la maison d’arrêt de Dolisie où il était en détention.

David Kimpoukiri, 50 ans, était un détenu de la Maison d’Arrêt de Dolisie (sud). Il avait été arrêté pour faux et usage de faux, escroquerie en bande organisée et usurpation de titre. Ce quinquagénaire avait été admis à l’hôpital de référence de Dolisie où il recevait des soins médicaux.

David Kimpoukiri s’est évadé de l’établissement hospitalier de la ville préfecture du Niari. Une évasion qui reste encore un mystère pour la direction de la prison centrale de Dolisie et pour l’hôpital de référence de Dolisie.

Notons que la Maison d’Arrêt de Dolisie ne souhaite faire aucun commentaire sur l’affaire.

Congo : la santé du général Mokoko reste inquiétante

Il n’est pas atteint du coronavirus comme dit précédemment mais son état de santé reste néanmoins préoccupant.

L’inquiétude continue de plane autour de l’état de santé du général Mokoko. L’ex-candidat à la présidentielle, âgé de 73 ans, est hospitalisé à Brazzaville depuis jeudi dernier. S’il n’est pas atteint du coronavirus comme dit précédemment, son état reste préoccupant. En ce moment, ses réseaux se mobilisent pour obtenir son évacuation pour raisons sanitaires.

Selon un dernier communiqué de l’un de ses avocats français, il n’aurait finalement pas contracté le coronavirus, mais la mobilisation, y compris diplomatique, se poursuit pour tenter d’obtenir au plus vite son évacuation sanitaire afin de lui permettre de recevoir des soins appropriés.

Selon ce dernier communiqué, c’est en fait d’une crise de paludisme aiguë, aggravée par l’hypertension dont souffre le général Mokoko depuis plusieurs années, qui expliquerait la dégradation soudaine de son état de santé. Il faut dire que l’accès à l’opposant dans l’hôpital militaire où il est hospitalisé est très fortement limité, ce qui expliquerait cette confusion.

L’ONU « préoccupée »

Quoi qu’il en soit, l’inquiétude ne retombe pas, et de plus en plus de voix s’élèvent pour demander son évacuation à l’étranger.

C’est ce que réclament ses proches, mais aussi ce matin, une coalition d’ONG et de représentants de la société civile congolaise qui en appellent à l’intervention de la communauté internationale. Selon nos informations, plusieurs diplomates étrangers, africains et au-delà sont également intervenus, ces derniers jours, en faveur du général.

Du côté des Nations unies aussi on se dit « très préoccupé » et on demande au président Denis Sassou-Nguesso de « faire le nécessaire pour sauver la vie » de l’opposant. D’autant qu’en 2018, le groupe d’experts de l’ONU sur les détentions arbitraires avait ordonné sa « libération immédiate et sans conditions ». Sans suite.

En attendant, sa famille s’oppose à son transfert vers la clinique Leyono de Brazzaville. Une clinique dédiée au traitement du Covid-19 et considérée comme un « mouroir » selon l’un de ses avocats, Me Tricaud. Un tel transfert reviendrait selon lui à condamner le général « à une mort certaine ».

Les autorités congolaises n’ont pas souhaité s’exprimer pour le moment.