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Congo : Roger Okemba « ne reconnait pas les faits » qui lui sont reprochés

L’ex maire de la commune de Brazzaville était face à la justice lundi 06 juillet 2020, où il répondait aux…

L’ex maire de la commune de Brazzaville était face à la justice lundi 06 juillet 2020, où il répondait aux accusations de détournement présumé des deniers publics et prise illégale ou d’avantage dans un acte.

« Je ne reconnais pas les faits », a déclaré l’ancien maire de Brazzaville, Christian Roger Okemba, à l’ouverture de la session criminelle, le 6 juillet à Brazzaville. Christian Roger Okemba, ancien président du conseil municipal et départemental de la capitale, est poursuivi pour détournement présumé des deniers publics et prise illégale ou d’avantage dans un acte. Sur le banc des accusés, Il était avec sept complices dont l’ancien directeur général du budget, Nicolas Okandzi, Anastasie Eléonore Okemba, directrice de l’hôpital de Makélékélé… Des huit accusés, aucun d’eux n’a déjà été condamné. Le procès se poursuit et l’enquête de moralité débute le 8 juillet.

« Il n’est pas donné à qui que ce soit de braver les intérêts de la vie en communauté. Nous sommes ici pour le triomphe de la légalité », a déclaré le procureur général, Michel Oniangué, au nom du ministère public, s’adressant à l’ensemble des acteurs impliqués pour la manifestation de la vérité sur ce dossier. Il a par ailleurs précisé que quarante-et-une affaires sont inscrites dans le rôle de la session criminelle en cours. Lequel rôle pourrait être modifié du fait d’autres dossiers en cours de traitement.

Le président de la Cour criminelle, Christian Oba a, pour sa part, rappelé la notion juridique relative à la présomption d’innocence. « L’accusé tant qu’il n’est pas condamné jouit de la présomption d’innocence. Le respect de la personne humaine est de mise », a-t-il souligné.

En rappel, l’ancien maire de Brazzaville est accusé de détournement d’un milliard deux cent cinquante millions de francs FCFA. Un appui budgétaire du gouvernement destiné à la mairie qui serait versé dans un compte d’une structure privée à la banque sino-congolaise pour l’Afrique, selon le courrier du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, ordonnant le blocage dudit compte en février dernier.

Tour à tour à la barre, tous les huit accusés n’ont pas reconnu les faits mis à leur charge. C’est à l’issue des débats contradictoires entre partie civile et défense que la cour se prononcera en s’appuyant sur ce que dit le droit dans le cas d’espèce.

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