Congo : Brazzaville va accueillir les Assemblées annuelles 2026 de la BAD

La Banque africaine de développement (BAD) et le gouvernement congolais ont signé à Brazzaville un protocole d’accord pour l’organisation des prochaines Assemblées annuelles de l’institution, prévues du 25 au 29 mai 2026.

 

Le document a été signé par Vincent Nmehielle, Secrétaire général du Groupe de la BAD, et Ludovic Ngatsé, ministre congolais de l’Économie, en présence du Premier ministre Anatole Collinet Makosso et de plusieurs membres du gouvernement.

Cette signature marque la fin de la première mission préparatoire menée du 11 au 19 septembre au Congo. Elle fixe le cadre juridique et organisationnel de la rencontre, qui réunira les gouverneurs de la Banque, les ministres des finances, les responsables économiques ainsi que des partenaires au développement.

Selon le ministre Ngatsé, cette mission a permis « de mieux comprendre les engagements de chaque partie et les différentes tâches à accomplir ». Pour sa part, le représentant de la BAD a rappelé que le Congo s’engage à fournir les infrastructures, biens et services nécessaires, conformément aux règles de la Banque.

Un premier aide-mémoire détaillant les travaux à réaliser par les autorités congolaises a également été signé.

Les Assemblées annuelles de 2026 comprendront deux événements majeurs : la 61ᵉ Assemblée annuelle de la BAD, et la 52ᵉ Assemblée du Fonds africain de développement (FAD), qui finance les pays africains à faible revenu.

Congo : un accident de la route fait des deux morts et des blessés

Le drame s’est produit dimanche 21 septembre matin aux alentours du village Ngamandzambala, dans le département du Pool.

 

Le bilan provisoire de l’accident de la circulation qui s’est produit dimanche 21 septembre, aux alentours du village Ngamandambala fait état de deux morts et plusieurs blessés. Un bus de la société de transport et de ligne d’industrie manufacturière du Congo (Stelimac), parti de Brazzaville pour Pointe Noire, a fini sa course dans un caniveau.

Ce nouvel accident de la circulation alerte sur le fléau de l’insécurité routière qui continue de marquer le quotidien des Congolais. Selon les statistiques du ministère des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, 12.564 accidents de la route ont été enregistrés à travers le pays sur la période allant de 2020 à 2024.

Ce lourd bilan fait état de 1.040 décès, auxquels s’ajoutent 4.707 blessés graves et 4.376 blessés légers. Ces chiffres révèlent l’ampleur du défi que représente la sécurité routière en République du Congo.

Les causes principales de ces accidents, bien que non détaillées dans les statistiques officielles, sont généralement liées à l’excès de vitesse, le non-respect du code de la route, la conduite en état d’ivresse et l’état parfois défectueux des véhicules ou des infrastructures routières.

Face à cette situation, les autorités congolaises multiplient les appels à la vigilance des usagers de la route et renforcent les campagnes de sensibilisation. Le ministère des Transports insiste notamment sur la nécessité de respecter les limitations de vitesse, de porter la ceinture de sécurité et de lutter contre l’imprudence au volant, afin de réduire les drames sur les routes nationales et urbaines.

Au-delà des efforts de sensibilisation, plusieurs acteurs de la société civile plaident pour un renforcement des contrôles routiers, une modernisation des infrastructures et une meilleure formation des conducteurs. Pour eux, la sécurité routière doit être perçue comme une priorité nationale, au même titre que la santé publique.

Avec une moyenne de plus de 2.500 accidents par an sur les cinq dernières années, les routes congolaises figurent parmi les zones à haut risque pour les usagers. La réduction de ce nombre alarmant reste un défi majeur pour les autorités, qui entendent conjuguer répression, prévention et investissement dans la modernisation du réseau routier.

 

 

New-York : Denis Sassou-N’Guesso à la 80e Assemblée générale des Nations Unies

Le président de la République a quitté Brazzaville vendredi 19 septembre, à destination de New-York, aux États-Unis, pour prendre part à la 80e Assemblée générale des Nations Unies.

 

Placée sous le thème « Mieux ensemble, 80 ans et plus pour la paix, le développement et les droits humains », cette session réunit les dirigeants du monde à un moment crucial, marqué par un appel pressant au renforcement du multilatéralisme, de la solidarité et de l’action commune au service des populations et de la planète. La question de la reconnaissance de l’État palestinien y figure également parmi les points saillants des discussions qui se sont ouvert ce 22 septembre 2025.

Durant cette semaine diplomatique intense, les chefs d’État et de gouvernement seront appelés à réaffirmer leur volonté de concrétiser les Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030 et à donner une nouvelle impulsion à la coopération internationale.

L’Afrique, pour sa part, entend réitérer son exigence d’une représentation permanente au Conseil de sécurité de l’ONU, une revendication ancienne mais jusqu’ici restée lettre morte.

La participation de Denis Sassou-N’Guesso à cette 80e Assemblée générale illustre l’engagement du Congo à défendre la voix du continent et à plaider pour un système multilatéral plus inclusif, capable de répondre aux défis contemporains. Les discussions vont s’achever mardi 23 septembre 2025.

Le Congo et l’OMS-Afrique engagés pour des soins sûrs aux nouveau-nés et aux enfants

Le Congo, en collaboration avec le bureau régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)-Afrique, a célébré le 17 septembre à Brazzaville la Journée mondiale de la sécurité des patients, placée cette année sous le thème : « Des soins sûrs pour chaque nouveau-né et chaque enfant ». L’événement a mis en lumière la nécessité de garantir des soins de santé de qualité dès la naissance, afin de protéger la vie et l’avenir des plus jeunes.

 

En Afrique, les nouveau-nés et les enfants demeurent particulièrement vulnérables en raison de leur développement rapide et de la fragilité de leur état de santé. Le Congo, aux côtés de l’OMS et de ses partenaires, s’est engagé à renforcer la sécurité des soins et à réduire les risques évitables liés à la mortalité néonatale et maternelle.

« Chaque enfant a droit à des soins sûrs et de qualité dès la naissance. C’est un devoir professionnel et une responsabilité morale que nous partageons tous », a souligné le directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, Mohamed Yakub Janabi. Celui-ci a insisté sur la nécessité d’investir dans les soins de santé primaires et dans le renforcement des systèmes de santé afin d’atteindre l’objectif ambitieux de zéro décès maternel.

La Journée mondiale de la sécurité des patients vise avant tout la mobilisation internationale et la sensibilisation des pays sur la réduction significative de la mortalité maternelle et néonatale. Dans la région africaine, 21 pays mettent déjà en œuvre des politiques et stratégies nationales de qualité intégrant la sécurité des patients. Le Congo s’inscrit pleinement dans cette dynamique, en renforçant son système de santé et en promouvant des pratiques de soins sécurisées.

Selon l’OMS, les principales causes de décès chez le nouveau-né sont la prématurité, l’asphyxie à la naissance, les infections et les malformations. Chez la mère, les risques sont surtout liés aux hémorragies, dystocies, infections et complications diverses. À ces causes médicales s’ajoutent des difficultés structurelles telles que le manque de personnel qualifié, les retards dans la prise en charge, l’absence de médicaments d’urgence ou encore le non-respect des protocoles médicaux.

Pour le Congo et l’OMS-Afrique, la sécurité des soins est au cœur des objectifs de développement durable (ODD), notamment en matière de réduction de la mortalité maternelle et néonatale et d’atteinte de la couverture sanitaire universelle. L’engagement collectif, la formation du personnel soignant et le respect des protocoles demeurent des leviers essentiels pour bâtir un système de santé plus sûr et plus résilient.

En réaffirmant leur partenariat, le Congo et l’OMS envoient un signal fort : la santé des enfants et des mères est une priorité absolue, car protéger la vie dès la naissance, c’est investir dans l’avenir du pays et de la région.

Afrima 2025 : cinq artistes Congolais nominés

L’édition 2025 des All Africa Music Awards (Afrima) consacre une fois de plus la vitalité et l’originalité de la scène musicale congolaise.

 

Jessy B, Singuila, DJ Mombochi, Espe Bass, Lifoli figurent parmi les nominés dans des catégories majeures, incarnant la diversité, la créativité et l’enracinement culturel de la République du Congo.

Singuila : la voix de l’émotion

Artiste à la carrière internationale, Singuila revient avec On fait comment, une balade R&B sensible et introspective. Nommé dans la catégorie “Meilleur artiste masculin d’Afrique centrale”, il séduit par un style raffiné, entre mélodie et sincérité, tout en restant fidèle à ses racines congolaises.

Jessy B : la plume d’une génération

Étoile montante du rap féminin, Jessy B s’impose avec une double nomination : “Meilleure artiste féminine d’Afrique centrale” et “Meilleure lyriciste africaine” grâce à son titre La vie est belle, en featuring avec Black M. Ce morceau engagé, porté par un flow puissant et des paroles inspirantes, en fait une voix incontournable de la jeunesse congolaise et du hip-hop africain.

DJ Mombochi : l’architecte des nuits congolaises

Figure emblématique de la scène nocturne de Brazzaville, DJ Mombochi est nommé dans la catégorie “Meilleur DJ africain”. Avec Lifoli, fruit d’une collaboration avec Paterne Maestro, il fusionne rythmes traditionnels et textures électroniques modernes. Résultat : un son audacieux qui illustre la place grandissante du DJing dans les nouvelles esthétiques africaines.

Espe Bass : l’héritage revisité

Pilier du mythique groupe Extra Musica, Espe Bass concourt dans la catégorie “Musique contemporaine africaine” avec Le temps des noces. Ce titre célèbre l’amour, les traditions et les valeurs familiales, tout en revisitant l’âme musicale congolaise. Une démonstration de fidélité aux racines combinée à une volonté de renouvellement artistique.

L’édition 2025 innove en renforçant l’interactivité avec le public. Le vote en ligne, élargi à de nouvelles plateformes, permet à des millions de fans de participer activement au processus. Par ailleurs, des catégories supplémentaires consacrées aux musiques électroniques, aux collaborations intercontinentales et aux créations visuelles viennent enrichir la compétition.

Les Afrima se positionnent ainsi comme plus qu’une simple cérémonie de récompenses : une plateforme panafricaine de valorisation, de reconnaissance et de rayonnement. Ils célèbrent la diversité culturelle, encouragent l’audace et renforcent les liens entre artistes et nations.

Le rendez-vous est désormais pris pour la grande cérémonie finale. Le Congo n’est plus seulement présent sur la carte musicale africaine : il aspire à marquer l’histoire et à inscrire ses artistes au panthéon des talents du continent.

Congo : des jeunes abordent les tracas de la vie avec humour

C’est en la faveur du spectacle « Au tour de Serge », qui se tiendra samedi 20 septembre 2025, et réunira plusieurs jeunes humoristes congolais.

 

A la tête d’affiche, on retrouvera Jojo la légende, demi-finaliste de la quatrième édition du concours « Mon premier Montreux Afrique » en 2024. On note également la présence de Black Panda, Nana Cepho, Alain Dooly, Ray Bouity, Christ Mavy, Sem L’honorable. Le spectable « Au tour de Serge », offrira au public le 20 septembre prochain, des performances authentiques, rythmées et fédératrices à travers une série de sketchs originaux abordant de multiples facettes de la vie quotidienne.

L’objectif de ce spectacle est de valoriser l’expression artistique des jeunes humoristes congolais ; de confronter la diversité de leurs talents ; de faire de cette initiative un véritable cadre culturel pour encourager le dialogue interculturel à travers le rire ; de développer l’esprit de la tolérance et le respect de l’autre dans la singularité.

Au-delà du divertissement, ces jeunes talents vont transformer les soucis du quotidien en éclats de rire. Les différentes thématiques abordées seront entre autres la montée en puissance des antivaleurs, la pauvreté, la paresse, les tribulations dans les embouteillages, les incompréhensions interculturelles, les aléas des relations amoureuses, des réflexions profondes et l’éveil de conscience auprès de la jeunesse congolaise.

Le Congo adopte le Pacte national énergétique pour l’accès universel à l’électricité

Invité par le président de la République à prendre la parole, le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Émile Ouesso, a présenté en Conseil des ministres le projet de décret portant approbation du Pacte national énergétique de la République du Congo. Le texte a été adopté à l’issue des discussions.

 

Ce pacte s’inscrit dans la dynamique du Sommet africain pour l’énergie, tenu en janvier 2025 à Dar es Salam sous le thème « Accélérer l’avenir énergétique en Afrique ». À l’initiative de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement et de leurs partenaires, ce cadre vise à donner accès à l’électricité à 300 millions d’Africains d’ici 2030, sur les 690 millions encore privés de ce service essentiel.

En adhérant pleinement à la Convention de Dar es Salam, le président Denis Sassou N’Guesso a marqué la volonté du Congo de contribuer à cet objectif continental. Le pays ambitionne ainsi d’assurer, à l’horizon 2030, l’accès à l’électricité pour près de six millions de Congolais.

Fruit de consultations avec les partenaires techniques et financiers, le secteur privé et la société civile, le Pacte national énergétique poursuit plusieurs objectifs : réhabiliter et développer les infrastructures énergétiques à des coûts compétitifs ; renforcer l’intégration régionale ; progresser vers l’accès universel à l’énergie, notamment dans les zones rurales ; accélérer l’adoption de solutions de cuisson propres ; encourager les investissements privés ; assurer la viabilité financière des sociétés publiques d’électricité.

Par cette adoption, le gouvernement réaffirme sa volonté d’assurer la sécurité énergétique, de moderniser le secteur et d’offrir des services fiables et abordables aux populations.

Congo : compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 17 septembre 2025

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 17 septembre 2025 au Palais du peuple, sous la très haute autorité de son excellence, Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat.

 

Neuf affaires étaient inscrites à son ordre du jour, à savoir trois projets de décrets, au titre du ministère des Affaires foncières et du Domaine public, chargé des relations avec le Parlement ; un projet de décret, au titre du ministère de l’Energie et de l’Hydraulique ; cinq communications, au titre du ministère de l’Economie, du Plan et de l’Intégration régionale.

 I/- Ministère des Affaires foncières et du Domaine public, chargé des relations avec le Parlement

Invité par le président de la République à prendre la parole, M. Pierre Mabiala, ministre d’Etat, ministre des Affaires foncières et du Domaine public, chargé des relations avec le parlement, a soumis à l’examen des membres du Conseil des ministres trois projets de décret.

Le premier texte présenté est le projet de décret portant autorisation expresse d’occuper une réserve foncière de l’Etat, constituée d’une emprise du domaine public maritime, située au lieu-dit « Hollmoni », district de Loango, département du Kouilou, par la société Luyuan des mines Congo.

La société Luyuan des mines Congo est attributaire du permis minier dit « Mboukoumassi », pour l’exploitation des sels potassiques au lieu-dit « Hollmoni », district de Loango, département du Kouilou.

L’exploitation de la potasse constitue une composante essentielle de la stratégie nationale de valorisation des ressources minières, dans une perspective de transformation locale, de création de valeur ajoutée et de développement d’industries connexes. Ce projet de décret a pour objet de conférer à une personne morale de droit privé, l’occupation d’une emprise du domaine public de cinq-cents soixante-dix-sept hectares quatre-vingt-quatre ares vingt-six centiares, pour une durée de vingt ans.

Cette attribution foncière est justifiée par la nécessité d’implanter une infrastructure portuaire moderne destinée à l’exploitation des granulés de potasse. Ce projet dont les crédits sont exécutés à plus de deux-cents millions de dollars est porteur d’un grand potentiel d’emplois, tant dans les phases de construction que d’exploitation, notamment :

  • Environ 1500 emplois directs en phase de construction;
  • Plus de 800 emplois permanents en phase d’exploitation industrielle;
  • D’autres milliers d’emplois indirects générés dans les services de soutien, de la logistique, du commerce et des transports.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret portant autorisation expresse d’occuper une réserve foncière de l’Etat constituée d’une emprise du domaine public maritime, située au lieu-dit « Hollmoni » district de Loango, département du Kouilou, par la société Luyuan des mines Congo.

Deux autres projets de décrets ont été présentés au titre du ministère des Affaires foncières et du Domaine public, chargé des relations avec le Parlement.

Il s’agit : du projet de décret portant déclassement de la propriété bâtie du domaine public de l’Etat cadastrée section, bloc/parcelles 52, 53, 54, 54 bis, 55, 56, 58 et 59, arrondissement n° 2 Youlou Poungui, centre-ville, commune de Dolisie, département du Niariet du projet de décret portant cessation à titre gracieux de la propriété bâtie du domaine privé de l’Etat cadastrée section, bloc/, parcelles 52, 53, 54, 54 bis, 55, 56, 58 et 59, arrondissement n° 2 Youlou Poungui, centre-ville, commune de Dolisie, département du Niari.

La Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) a décidé d’implanter une agence bancaire dans la ville de Dolisie, chef-lieu du département du Niari. L’ouverture de cette agence s’inscrit dans le cadre du renforcement de la présence institutionnelle de la BEAC au niveau national et sous régional, et vise à mieux desservir la population et les institutions financières locales.

Afin de réaliser ce projet, une réserve foncière de l’Etat, d’une superficie de trois hectares trente-neuf ares quatre-vingt-dix-huit centiares, a été identifiée au centre-ville de Dolisie.  La BEAC en sollicite l’acquisition à titre gracieux, conformément aux usages en matière d’accueil d’institutions communautaires d’intérêt stratégique.

L’implantation de cette agence présente des retombées positives, tant pour l’Etat congolais que pour la population locale, à savoir  une meilleure couverture bancaire dans la partie Sud du pays ; la création d’emplois directs et indirects ; et la redynamisation du tissu économique local, par une plus grande circulation monétaire.

De même par ce projet, la BEAC va construire un édifice imposant, d’architecture futuriste, qui apportera une valeur ajoutée esthétique et fonctionnelle au paysage urbain de Dolisie.  Elle contribuera à rehausser l’image de la ville de Dolisie, comme pôle économique et administratif d’avenir. La cession gratuite d’un fonds de terres domaniales au profit de la BEAC pour la construction de son agence de Dolisie se justifie par l’intérêt général du projet qui concilie la politique d’aménagement du territoire au développement économique local et à l’intégration sous régionale.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté les projets de décrets portant respectivement déclassement de la propriété bâtie du domaine public de l’Etat cadastrée section, bloc/parcelles 52, 53, 54, 54 bis, 55, 56, 58 et 59, arrondissement n° 2 Youlou Poungui, centre-ville, commune de Dolisie, département du Niari et  cessation à titre gracieux de la propriété bâtie du domaine privé de l’Etat cadastrée section, bloc/parcelles 52, 53, 54, 54 bis, 55, 56, 58 et 59, arrondissement n° 2 Youlou Poungui, centre-ville, commune de Dolisie, département du Niari.

II/- Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique

Invité par le président de la République à prendre la parole, M. Emile Ouesso, ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, a présenté le projet de décret portant approbation du Pacte national énergétique de la République du Congo.

Le Sommet africain pour l’énergie tenu à Dar es Salam, les 27 et 28 janvier 2025, sur le thème « Accélérer l’avenir énergétique en Afrique», a posé les bases d’une nouvelle ère de la politique énergétique sur l’ensemble du continent africain.

Cette ère introduite par la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et leurs partenaires, vise à fournir, à l’horizon 2030, de l’électricité à 300 millions d’Africains, sur les 690 millions recensés, n’y ayant pas accès.

L’adhésion pleine et entière à ce projet par son excellence M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat, témoigne la volonté de la République du Congo pour l’accès à l’électricité à près de six millions de Congolais à l’horizon 2030.

C’est dans cette perspective que la République du Congo a signé la Convention de Dar Es Salam de janvier 2025, en vue, entre autres, d’établir des alliances de partenariat stratégique autour des objectifs et des actions visant à projeter le futur commun de l’accès universel à l’électricité.

Pour arrimer le Congo à la Mission 300, le gouvernement s’est engagé à élaboré le Pacte national énergétique de la République du Congo à l’issue des discussions et consultations avec diverses parties prenantes, notamment les partenaires techniques et financiers au développement, le secteur privé et la société civile.

Ce pacte vise comme objectifs à réhabiliter et développer les infrastructures énergétiques à des coûts compétitifs ; tirer parti des avantages d’une intégration régionale accrue ; progresser vers l’accès universel à l’énergie, en mettant l’accent sur les zones rurales et mal desservies, et accélérer l’adoption de solutions de cuisson propres ; encourager la participation du secteur privé pour débloquer des ressources supplémentaires ; assurer la viabilité financière des sociétés du service public d’électricité afin d’assurer la sécurité énergétique et de fournir des services fiables et abordable.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant approbation du Pacte national énergétique de la République du Congo.

 III/- Communications

Ministère de l’Economie, du Plan et de l’Intégration régionale

Invité par le président de la République à prendre la parole, M. Ludovic Ngatsé, ministre de l’Economie, du Plan et de l’Intégration régionale, a présenté aux membres du Conseil des ministres cinq communications.

La première communication porte sur la transition vers le système de comptabilité nationale 2008 pour la production des comptes nationaux du Congo. 

La République du Congo continue de produire ses comptes selon le Système de comptabilité nationale de 1993. Ce système comptable ne prend pas en compte plusieurs composantes essentielles de l’économie actuelle, comme le secteur informel, les services numériques ou le capital naturel.

L’avantage de la transition au Système de comptabilité nationale 2008 peut se traduire par :

  • l’opportunité stratégique pour le Congo de moderniser son appareil statistique et de renforcer sa position sur la scène internationale ;
  • la prise en compte optimale des secteurs économiques, tels que l’économie informelle, les services numériques et la valorisation du capital naturel et son intégration au produit intérieur brut ;
  • la revalorisation du produit intérieur brut avec des retombées positives sur des indicateurs clés qui en découlent ;
  • le renforcement des mécanismes de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale et l’augmentation des recettes publiques ;
  • le renforcement de la crédibilité du Congo auprès des institutions financières internationales, des investisseurs et des partenaires au développement.

La deuxième communication est relative à la participation de la délégation congolaise à la 60e assemblée annuelle 2025 des conseils des gouverneurs du groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et à la 61e assemblée annuelle du fonds africain de développement (FAD), du 26 au 30 mai 2025, à Abidjan, République de Côte d’Ivoire.

Monsieur le ministre de l’Economie, du Plan et de l’Intégration régionale a donné des informations portant sur la participation de la République du Congo à ces assemblées annuelles de 2025 du Groupe de la BAD, tenues sur le thème « Tirer le meilleur parti du capital de l’Afrique pour favoriser son développement ».

Au cours de ces assemblées annuelles, cinq séances des Conseils des gouvernements ont eu lieu à huis clos.  Ces séances ont porté principalement sur l’examen et l’approbation du rapport du Comité directeur mixte, du rapport du Comité directeur du Conseil des gouverneurs sur l’élection du nouveau président, du rapport de la réunion du Comité permanent du Conseil des gouverneurs et sur les conditions de service du personnel; l’élection des administrateurs ; l’audition des cinq candidats au poste de président du Groupe de la BAD.

Les assemblées annuelles ont également été marquées par l’élection de M. Sidi Ould Tah, de nationalité mauritanienne, au poste de président de la BAD, à l’issue du troisième tour du scrutin ; l’accession de la République du Congo à la présidence du Conseil des gouverneurs.

A cet effet, M. Ludovic Ngatsé, ministre chargé du Plan, gouverneur de la BAD pour la République du Congo, a officiellement reçu le témoin de la Côte d’Ivoire, pour assumer désormais la présidence du Conseil des gouverneurs pour un mandat d’un an.

  • l’organisation des prochaines assemblées annuelles du groupe de la BAD à Brazzaville du 26 au 30 mai 2026 ; la réunion annuelle des gouverneurs de la circonscription Afrique centrale.

La troisième communication est relative à la participation de la délégation congolaise à l’installation du nouveau président élu de la BAD.

Le ministre de l’Economie, du Plan et de l’Intégration régionale a informé les membres du Conseil des ministres sur la participation de la délégation congolaise, qu’il a conduite, à l’installation du 9e président du Groupe de la BAD, le 1er septembre 20025.

La cérémonie d’installation du nouveau président de la BAD s’est déroulée en présence et sous la très haute autorité de son excellence M. Alassane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire, accompagné de son excellence M. Mohamed Ould Ghazouani, président de la République Islamique de Mauritanie.

Les dernières communications ont respectivement concerné la 7session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique dentrale (CEEAC) et la 16e Conférence des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac), tenues à Bangui (République Centrafricaine) le 10 septembre 2025.

S’agissant de la 7e session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC, tenue le 7 septembre 2025 à Sipopo, en République de Guinée équatoriale, sous la présidence de son excellence Obiang Nguema Mbasogo, président de la République de Guinée équatoriale, président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, M. Ludovic Ngatsé, ministre en charge de l’Economie? a informé les Membres du Conseil des ministres de la participation de la République du Congo à ladite Conférence.

Le président de la République, chef de l’Etat, son excellence M. Denis Sassou N’Guesso, était représenté à cette Conférence par M. Anatole Collinet Makosso, Premier ministre, chef du gouvernement.

Cette session a été précédée par une réunion du Conseil des ministres de la CEEAC, présidée par le ministre chargé de l’Intégration régionale de la République de Guinée équatoriale, assisté des ministres chargés de l’Intégration régionale de Sao-Tomé et Principe, en qualité de vice-président et de la République démocratique du Congo, en qualité de rapporteur.

La Conférence a suivi la lecture et a pris acte du rapport du Conseil des ministres, en formulant à cet effet des directives et des orientations appropriées.

Elle a également entériné la recommandation du Conseil des ministres de poursuivre le processus de sélection des membres de l’exécutif de la nouvelle Commission.

La Conférence des chefs d’Etat a procédé à la nomination de M. Ezéchiel Nibigira, de nationalité burundaise, au poste de président de la Commission de la CEEAC pour un mandat de cinq ans non renouvelable et a décidé de son installation immédiate. La Conférence a également pris note de la candidature de monsieur l’ambassadeur Firmin Edouard Matoko, de nationalité congolaise, au poste de directeur général de l’Unesco.

Enfin, la Conférence a suivi un rapport sur la situation sécuritaire en République démocratique du Congo.

La 16e Conférence des chefs d’Etat de la Cémac s’est tenue le 10 septembre 2025 à Bangui, en République centrafricaine, sous la présidence de son excellence le Pr Faustin Archange Tuadéra, président sortant de ladite Conférence.

La délégation de la République du Congo a été conduite par son excellence M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat.

  1. Ludovic Ngatsé, ministre en charge de l’Economie, a informé les membres du Conseil des ministres qu’au cours des travaux à huis clos, la Conférence a suivi la communication spéciale de son excellence M. Denis Sassou N’Guesso, en sa qualité de président dédié du Programme des réformes économiques et financières de la Cémac.

A cet effet, son excellence monsieur le président de la République du Congo a présenté l’état d’avancement de la deuxième génération du programme et a mis en évidence les progrès accomplis, notamment en matière de discipline budgétaire, de relance de la croissance et de consolidation des finances publiques.

La Conférence a salué la qualité et la clarté de cette présentation, puis a recommandé d’engager rapidement la troisième phase du préfinancement de la Cémac, orientée vers l’industrialisation, la diversification économique et le renforcement du cadre macroéconomique.

Par ailleurs, la Conférence a confié à son excellence M. Denis Sassou N’Guesso la mission de conduire une réflexion sur la réforme du cadre de coopération monétaire entre la Cémac et la France. La Conférence a ensuite suivi la communication du président de la République de Guinée équatoriale, consacrée au Programme d’amélioration du fonctionnement des institutions, qui vise à renforcer la gouvernance, à promouvoir l’équité dans la rotation des responsabilités, à améliorer le financement de l’intégration et à accroître l’efficacité des organismes communautaires. La Conférence a, en outre, pris acte de la communication du président de la République du Cameroun, son excellence Paul Biya, ainsi que les rapports présentés par le président de la Commission, le gouverneur de la BEAC et le président de la BDEAC.

Enfin, la Conférence des chefs d’Etat a transmis à son excellence M. Denis Sassou N’Guesso, la présidence de la Conférence des chefs d’Etat de la Cémac.

IV/- Nominations

Enfin, le Conseil des ministres a procédé à des nominations.

  • Au titre du ministère des Affaires foncières et du Ddomaine public, chargé des relations avec le Parlement :

Directeur général du domaine de l’Etat : M. Ngouedy Makota Jean Noël.

  • Au titre du ministère des Petites et moyennes entreprises et de l’Artisanat : 

Inspecteur général des petites et moyennes entreprises et de l’artisanat : M. Diambou Bounkita Dimitri Presley.

Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le président de la République a clos la réunion et levé la séance.

Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des ministres a pris fin à 12h 15.

 

Fait à Brazzaville, le 17 septembre 2025

Pour le ministre de la Communication et des Médias,

Porte-parole du gouvernement, en mission,

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones,

Aimé Ange Wilfrid Bininga

Congo : 19 étudiants dont 7 femmes bénéficient des bourses d’études en génie pétrolier

Ils ont été sélectionnés au titre de cette année académique pour suivre une formation de 5 ans en Algérie et en Azerbaïdjan.

 

La Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) octroie des bourses d’études à 19 étudiants dont 7 femmes. Ils iront en Algérie pour les uns et en Azerbaïdjan pour les autres, suivre une formation de 5 ans en génie pétrolier. Une filière spécialisée dans l’exploration, la production et le raffinage des hydrocarbures, notamment le pétrole et le gaz naturel.

Selon le directeur général de la SNPC, Maixent Raoul Ominga, les bénéficiaires ont été sélectionnés au titre de cette année académique sur la base du mérite, en tenant compte des notes et moyennes que ces jeunes ont obtenues au baccalauréat. A noter que la formation sera totalement gratuite. Les frais académiques, le logement et la ration et bien d’autres urgences académiques connexes pour toutes ces cinq années universitaires sont déjà payés en avance par la SNPC dans le but de garantir leur réussite.

Cette action de la SNPC s’inscrit dans le cadre de la responsabilité sociétale de l’entreprise, et vise une meilleure formation en faveur de la jeunesse. La structure est en discussion avec d’autres pays en vue d’y envoyer les étudiants dans le but de pérenniser l’initiative.

Congo-révision des listes électorales : la mairie de Brazzaville interdit les affiches politiques

Le maire de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba, a rappelé ce 17 septembre, à travers un communiqué officiel, l’interdiction des affiches et banderoles politiques dans la capitale congolaise, dans le cadre de la révision en cours des listes électorales.

 

Selon le président du Conseil départemental et municipal, cette opération est strictement administrative et ne doit donner lieu à aucune campagne de partis politiques ou d’associations. Il a ainsi enjoint les propriétaires des supports publicitaires à caractère politique de procéder à leur retrait immédiat.

« Dépassé un délai de 72 heures, les services de la mairie de Brazzaville se verront dans l’obligation de les enlever selon les procédures municipales en vigueur », a-t-il averti.

La mairie a également rappelé que les campagnes d’affichage dans la ville sont encadrées par une délibération municipale. L’article 3 de ce texte précise que tout habitant de Brazzaville est tenu de se conformer à cette réglementation.

Cette mesure vise à garantir un climat neutre et apaisé durant la période de révision des listes électorales, considérée comme une étape préparatoire importante avant les futures échéances électorales.