Môle Est : Congo Terminal prévoit la création de 900 emplois supplémentaires

Depuis le démarrage de ses activités en 2009, Congo Terminal, filiale d’Africa Global Logistics (AGL), accompagne le développement du port de Pointe-Noire tout en renforçant progressivement ses équipes. L’entreprise compte aujourd’hui près de 1 000 collaborateurs, 150 apprentis et accueille chaque mois une centaine de stagiaires. Avec le projet du Môle Est, cette dynamique franchira une nouvelle étape.

La nouvelle plateforme portuaire devrait permettre la création de 900 emplois supplémentaires, principalement au bénéfice des jeunes congolais. Ces recrutements concerneront notamment les métiers de l’exploitation, de la maintenance et les fonctions supports, tout en offrant de nouvelles perspectives d’évolution aux collaborateurs déjà engagés au sein de l’entreprise.

Au-delà des recrutements, Congo Terminal place la formation au cœur de son engagement. À travers ses programmes d’apprentissage, ses partenariats avec les établissements d’enseignement supérieur et l’accueil régulier de stagiaires, l’entreprise contribue à transmettre des compétences techniques exigeantes adaptées aux besoins du secteur portuaire et logistique.

« Avec le Môle Est, nous voulons créer des opportunités concrètes pour la jeunesse congolaise et accompagner la montée en compétences de nos équipes. Ce projet illustre notre volonté de contribuer durablement au développement économique du Congo, en investissant dans l’emploi local et la formation des talents », déclare Aristide NDJAWE, Directeur des Ressources Humaines Congo Terminal.

Le Môle Est associera performance opérationnelle et impact social. En renforçant les capacités portuaires, le projet contribuera à soutenir l’activité économique nationale tout en favorisant l’insertion professionnelle et le développement de compétences locales dans des
métiers essentiels à la chaîne logistique. À travers cette extension, Congo Terminal confirme son rôle de partenaire de long terme du
développement portuaire congolais et son engagement en faveur d’une croissance porteuse d’emplois, de compétences et d’opportunités pour le pays.

À propos de Congo Terminal:

Congo Terminal, filiale d’AGL (Africa Global Logistics), est l’opérateur exclusif des activités de manutention de navires porte-conteneurs et rouliers escalant au port de Pointe Noire. L’entreprise est engagée dans un partenariat public-privé qui lui permet de répondre aux
exigences de ses clients armateurs, importateurs ou exportateurs. Grâce à ses nombreux investissements, Congo Terminal participe à l’amélioration du pouvoir d’achat et contribue activement à la lutte contre la vie chère. Certifiée ISO 9001/2015, ISO 14001/2015, ISPS
(sûreté) et Pedestrian Free Yard (HSE) et Green Terminal, l’entreprise dispose d’équipements et de technologies de pointe dont le système d’exploitation Navis 4. Congo Terminal a dépassé le seuil de 1 000 000 EVP manutentionnés par an depuis 2022 et emploie près de 900
collaborateurs congolais. L’entreprise mène des actions solidaires en faveur de la jeunesse, de la protection de l’environnement et de l’éducation.

Libreville : Denis Sassou-N’Guesso visite les chantiers structurants

Au terme de sa visite de travail en République gabonaise, le président de la République du Congo a effectué, dimanche 26 juillet 2026, une visite de plusieurs grands chantiers en cours de réalisation à Libreville.

 

Accompagné des autorités gabonaises, le chef de l’État congolais s’est rendu sur différents sites d’infrastructures majeures destinés à moderniser la capitale gabonaise et à améliorer les conditions de vie des populations. Cette visite lui a permis de constater l’état d’avancement des travaux et de s’informer sur les ambitions portées par ces projets structurants.

Ces investissements s’inscrivent dans la dynamique de développement engagée par les autorités gabonaises, avec un accent particulier sur la modernisation des infrastructures urbaines, le renforcement des équipements publics et l’amélioration de la mobilité.

La visite des chantiers a également illustré la qualité des relations de coopération entre le Congo et le Gabon. Les deux pays entretiennent des liens historiques et poursuivent leur volonté de renforcer leur partenariat à travers des échanges réguliers entre leurs plus hautes autorités.

Après cette séquence consacrée aux infrastructures, le président Denis Sassou-N’Guesso a regagné Brazzaville, mettant ainsi un terme à sa visite de travail en République gabonaise, marquée par des échanges visant à consolider les relations d’amitié et de coopération entre les deux États.

Congo-loi de finances rectificative 2026 : le Parlement adopte à l’unanimité le budget révisé

Réunis en séances plénières le jeudi 23 juillet, les députés et les sénateurs ont adopté à l’unanimité et sans amendements le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026.

 

Défendu devant les deux chambres du Parlement par le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, le texte fixe un budget révisé marqué par un excédent budgétaire prévisionnel destiné à couvrir le déficit de trésorerie.

Présenté successivement devant l’Assemblée nationale et le Sénat, sous la présidence respective de Léon Alfred Opimba, premier vice-président de l’Assemblée nationale, et de Pierre Ngolo, président du Sénat, le projet de loi a reçu l’approbation des parlementaires après l’examen des rapports des commissions Économie et Finances des deux chambres.

La loi de finances rectificative arrête les recettes de l’État à 2 778,016 milliards de FCFA et les dépenses à 2 561,069 milliards de FCFA. Cette configuration fait ressortir un excédent budgétaire prévisionnel de 216,947 milliards de FCFA.

Selon le gouvernement, cet excédent permettra de résorber un déficit de trésorerie estimé au même montant, renforçant ainsi l’équilibre des finances publiques dans un contexte de gestion budgétaire ajustée.

Pour garantir l’équilibre global de cette loi de finances rectificative, l’État prévoit également de mobiliser des ressources à travers différents instruments financiers. Il est notamment prévu un recours aux Bons du Trésor Assimilables (BTA) et aux Obligations du Trésor Assimilables (OTA), pour un montant total de 1 041,574 milliards de FCFA.

L’adoption sans amendements de ce texte traduit le consensus des deux chambres du Parlement autour des orientations budgétaires proposées par le gouvernement pour la seconde partie de l’exercice 2026. Cette révision budgétaire vise à adapter les prévisions financières de l’État aux réalités économiques tout en assurant le financement des priorités publiques et le maintien des équilibres macroéconomiques.

Congo-UDSN : 15 milliards FCFA pour accélérer la recherche et les formations

L’Université Denis-Sassou-N’Guesso (UDSN) disposera d’un budget de 15 milliards FCFA pour l’année académique 2026-2027.

 

L’enveloppe aété adoptée le 22 juillet lors du comité de direction présidé par le Pr Théophile Obenga à Kintélé. Le budget connaît une hausse de 3 milliards FCFA par rapport à l’exercice 2025-2026, où il s’élevait à 12 milliards FCFA. Cette augmentation répond aux nouveaux défis que s’est fixés l’université, notamment le déploiement des cycles de master et de doctorat, l’intensification des activités scientifiques et la création de dix laboratoires de recherche.

À travers cet investissement, l’UDSN entend consolider son positionnement comme pôle d’excellence de l’enseignement supérieur et de la recherche au Congo. Le développement des formations de troisième cycle devrait contribuer à la formation d’une nouvelle génération de chercheurs et d’enseignants-chercheurs, tout en favorisant la production de connaissances au service du développement national.

L’installation de nouveaux laboratoires permettra également de renforcer les capacités de recherche de l’université et d’offrir un cadre plus adapté aux travaux scientifiques, dans un contexte où l’innovation et la recherche constituent des leviers essentiels pour relever les défis économiques et sociaux.

Congo-Gabon : Denis Sassou-N’Guesso à Libreville pour une visite de travail

Le président de la République est arrivé jeudi 23 juillet dans la capitale gabonaise.

 

À son arrivée dans la capitale gabonaise, le chef de l’État congolais a été accueilli par les autorités gabonaises dans un cérémonial officiel, témoignant de la qualité des liens d’amitié et de coopération qui unissent Brazzaville et Libreville.

Cette visite s’inscrit dans la dynamique de concertation régulière entre les dirigeants des deux États, engagés à consolider leur partenariat dans plusieurs domaines d’intérêt commun. Les échanges devraient notamment porter sur le renforcement de la coopération bilatérale, ainsi que sur les principaux enjeux sous-régionaux et africains.

Partageant une frontière commune et des intérêts stratégiques convergents, le Congo et le Gabon entretiennent des relations historiques marquées par un dialogue politique constant et une volonté commune de promouvoir la paix, la stabilité et le développement au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).

Congo-Baccalauréat général 2026 : le taux de réussite progresse à plus de 49 %

Une évolution encourageante qui témoigne d’une amélioration des performances des candidats à l’échelle nationale.

 

La session 2026 du baccalauréat marque une embellie des résultats. Le taux national de réussite atteint 49,77 %, contre 46,97 % l’an dernier, soit une progression de 2,8 points. Sur les 99 821 candidats ayant pris part aux épreuves, 59 679 ont décroché leur diplôme.

La grande majorité des admis, soit 40 037 candidats, obtiennent le baccalauréat avec la mention Passable. Ils sont 9 084 à recevoir la mention Assez bien, tandis que 542 candidats décrochent la mention Bien. Seuls 16 candidats se distinguent avec la prestigieuse mention Très bien, illustrant le niveau d’excellence atteint par une poignée de lauréats.

Au classement des établissements, le Lycée d’Excellence d’Oyo (LEO) s’impose comme la référence nationale. L’établissement réalise un parcours parfait avec un taux de réussite de 100 %, les 39 candidats présentés ayant tous été admis. Les lauréats se répartissent entre 16 élèves de la série A, 8 de la série C et 15 de la série D.

Congo : le gouvernement proroge le permis d’exploitation du champ pétrolier M’Boundi

Cette décision vise à assurer la continuité des activités d’exploitation et à préserver les investissements dans ce gisement stratégique du bassin côtier.

 

Le Conseil des ministres a approuvé la prorogation du permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux du champ pétrolier M’Boundi, l’un des principaux sites de production onshore du Congo.

Situé à une cinquantaine de kilomètres de Pointe-Noire, dans la partie terrestre du bassin côtier congolais, le permis M’Boundi est issu de l’ancien permis de recherche de Kouilou. Attribué en juillet 2002 à la société Zetah Maurel & Prom, il a connu plusieurs évolutions juridiques et capitalistiques au fil des années, avec notamment son transfert à Zetah Kouilou Limited en 2003, puis l’extension de sa durée de validité à vingt ans en 2005.

L’histoire du permis est également marquée par plusieurs opérations de restructuration entre les partenaires du contrat de partage de production. Les participations des différentes sociétés ont évolué à la faveur de cessions d’actifs et d’accords successifs, notamment l’entrée renforcée de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), l’acquisition des actifs de Maurel & Prom par Eni Congo en 2007 et le retrait de Tullow Congo Limited en 2017.

Opéré pendant plusieurs années par Eni Congo, le permis M’Boundi est arrivé à échéance le 14 juillet 2022. Anticipant cette échéance, l’opérateur avait déposé, dès le 16 octobre 2021, une demande officielle de prorogation auprès des autorités congolaises.

En adoptant ce décret, le gouvernement garantit la poursuite de l’exploitation de ce champ pétrolier majeur, dont la production contribue de manière significative aux revenus du secteur des hydrocarbures.

Congo : le Centre national d’inventaire forestier doté de nouveaux statuts

Le gouvernement a adopté les statuts du Centre national d’inventaire et d’aménagement des ressources forestières et fauniques.

 

Les ministres viennent d’adopter le projet de décret portant approbation des statuts du Centre national d’inventaire et d’aménagement des ressources forestières et fauniques (CNIARFF). Présenté par la ministre de l’Économie forestière, Rosalie Matondo, le texte s’inscrit dans la mise en œuvre de la loi portant code forestier. Celui-ci confie à une structure relevant de l’administration forestière la réalisation des inventaires des ressources forestières et fauniques ainsi que l’élaboration des plans d’aménagement des forêts.

Créé par la loi du 15 septembre 2023, le Centre national d’inventaire et d’aménagement des ressources forestières et fauniques est un établissement public à caractère administratif doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Sa mission consiste notamment à conduire les programmes nationaux d’inventaire des ressources forestières, fauniques et de la biodiversité, en collaboration avec les administrations concernées.

Le Centre sera également chargé de collecter, traiter, conserver et actualiser les données relatives aux forêts, à la faune et aux aires protégées. Il aura en outre la responsabilité d’élaborer et de mettre à jour la cartographie forestière nationale, ainsi que les plans d’aménagement du domaine forestier national.

Les statuts adoptés précisent l’organisation, les attributions et le fonctionnement des organes d’administration et de gestion de l’établissement, conformément aux dispositions de la loi de décembre 2024 portant régime général des établissements publics.

Congo : création d’un Conseil national de la santé pour moderniser la gouvernance sanitaire

Cette instance consultative, appelée à remplacer un dispositif datant de 1984, vise à renforcer la concertation, la transparence et l’efficacité des politiques publiques de santé.

 

Réuni en Conseil des ministres, l’exécutif a adopté le projet de décret portant création du Conseil national de la santé. Cette nouvelle instance consultative est destinée à accompagner l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques sanitaires.

Présenté par le ministre de la Santé et de la Population, Jean Rosaire Ibara, le texte répond à la nécessité de moderniser un cadre institutionnel devenu inadapté aux défis actuels. Le Conseil national de la santé et du développement social, institué en 1984, ne correspond plus aux exigences d’une gouvernance moderne du système de santé.

Le nouveau Conseil national de la santé se veut un espace permanent de concertation réunissant l’ensemble des acteurs du secteur. Il rassemblera les représentants de l’État, les professionnels de santé des secteurs public et privé, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations de la société civile. Cette composition élargie vise à favoriser une approche plus participative dans la définition des politiques publiques.

Doté d’un statut d’instance consultative stratégique, le Conseil aura pour mission de formuler des avis, des recommandations et des propositions sur les grandes orientations de la politique nationale de santé. Il contribuera également à renforcer la cohérence entre les différents niveaux de décision, à promouvoir la transparence et la redevabilité dans la gestion du système de santé, ainsi qu’à évaluer les politiques, programmes et stratégies mis en œuvre.

Il est question de rendre les politiques publiques de santé plus efficaces, plus inclusives et davantage adaptées aux besoins des populations.

À l’issue des échanges, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant création du Conseil national de la santé, ouvrant ainsi la voie à la mise en place de cette nouvelle instance de gouvernance.

Congo : compte rendu du Conseil des ministres

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 22 juillet 2026 au Palais du peuple, sous l’autorité de son excellence, Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat.

 

Cinq affaires étaient inscrites à son ordre du jour, à savoir :

– Un projet de décret, au titre du ministère de la Santé et de la Population ;

– Un projet de décret, au titre du ministère de l’Economie forestière ;

– Un projet de décret au titre du ministère des Hydrocarbures ;

– Un projet de décret au titre des ministères de l’Enseignement supérieur, de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et professionnel ;

– Un projet de décret au titre du ministère de l’Enseignement supérieur ;

– Une communication au titre du ministère de l’Agriculture et de l’élevage.

I/- Ministère de la Santé et de la Population

Invité par le président de la République à prendre la parole, M. Jean Rosaire Ibara, ministre de la Santé et de la Population, a soumis à l’examen des membres du Conseil des ministres le projet de décret portant création du Conseil national de la santé.

Créé par décret n° 84/290 du 26 mars 1984, le Conseil national de la santé et du développement social s’inscrivait dans un contexte particulier.

Aujourd’hui, son cadre juridique ne répond plus aux exigences d’une gouvernance adaptée aux réalités actuelles du secteur de la santé. Sa révision s’impose dès lors comme une nécessité juridique, institutionnelle et fonctionnelle. Le présent projet de décret vise à refonder le Conseil national de santé, en le dotant d’un statut d’instance consultative stratégique, rassemblant l’ensemble des parties prenantes du secteur :

– représentants de l’Etat ;

– professionnels de santé des secteurs public et privé ;

– partenaires techniques et financiers,

– ainsi que les membres de la société civile.

Le Conseil national de santé aura pour mission principale de formuler des avis, recommandations et propositions sur les grandes orientations en matière de politique sanitaire. Il s’inscrira dans une dynamique de concertation, d’inclusion et de renforcement de la gouvernance du système de santé. Plus spécifiquement, les objectifs assignés au Conseil national de la santé, dans cette nouvelle approche, sont :

– promouvoir une approche participative et inclusive dans l’élaboration des politiques publiques de santé ;

– renforcer la transparence et la redevabilité dans la gestion du système de santé ;

– assurer une meilleure cohérence entre les différents niveaux de décision et d’action dans le domaine sanitaire ;

– contribuer à l’évaluation des politiques, programmes et stratégies de santé.

La mise en place de cette institution rénovée permettra de doter le secteur de la santé d’un espace de dialogue institutionnalisé, capable d’accompagner les réformes et de garantir une meilleure efficacité des politiques publiques de santé au service du bien-être de la population.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant création du Conseil national de la santé.

II/- Ministère de l’Economie forestière

Invitée par le président de la République à prendre la parole, Mme Rosalie Matondo, ministre de l’Economie forestière, a présenté le projet de décret portant approbation des statuts du Centre national d’inventaire et d’aménagement des ressources forestières et fauniques.

Aux termes de l’article 92 de la loi n°33-2020 du 8 juillet 2020 portant code forestier, la réalisation des travaux d’inventaire des ressources forestières et fauniques ainsi que des travaux d’aménagement des forêts incombe à une structure relevant de l’administration forestière. En application de cette disposition, il a été créé par la loi n° 26-2023 du 15 septembre 2023, un établissement public à caractère administratif doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, dénommé « Centre national d’inventaire et d’aménagement des ressources forestières et fauniques ».

Cet établissement a pour missions, entre autres, de :

– élaborer et réaliser, de concert avec les autres administrations concernées, les programmes nationaux d’inventaire et d’aménagement des ressources forestières, fauniques et de biodiversité ;

– traiter, conserver et actualiser les données des inventaires sur la forêt, la faune et les aires protégées ;

– élaborer et actualiser, de concert avec les autres administrations concernées, la cartographie forestière nationale sous toutes ses formes puis élaborer les plans d’aménagement du domaine forestier national.

Conformément à l’article 7 de la loi n° 26-2023 du 15 septembre précitée, les attributions, l’organisation et le fonctionnement des organes d’administration et de gestion du Centre national d’inventaire et d’aménagement des ressources forestières et fauniques sont fixés par des statuts approuvés par décret en Conseil des ministres. C’est à ce titre qu’ont été élaborés les présents statuts, en conformité avec les dispositions de la loi n° 45-2024 du 17 décembre 2024 portant régime général des établissements publics.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant approbation des statuts du Centre national d’inventaire et d’aménagement des ressources forestières et fauniques.

III/- Ministère des Hydrocarbures

Invité par le président de la République à prendre la parole, M. Stev Simplice Onanga, ministre des Hydrocarbures, a soumis à l’examen du Conseil des ministres le projet de décret portant prorogation du permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux, dit permis « M’Boundi ».

Situé dans la partie on shore du bassin côtier, à 50 km du département de Pointe-Noire, le permis d’exploitation M’Boundi, issu de l’ancien permis de recherche Kouilou, a été attribué à la société Zetah Maurel & Prom par décret n° 2002-248 du 15 juillet 2002, pour une durée initiale de dix ans, avec possibilité de prorogation pour une période de cinq ans, sur une superficie égale à 145,5 km2.

Par décret n° 2003-257 du 23 octobre 2003, le permis d’exploitation M’Boundi a été transféré à la société Zetah Kouilou Limited pour une durée de validité de quinze ans. Par décret n° 2005-638 du 30 novembre 2005, la durée de validité dudit permis a été rallongée de quinze à vingt ans, assortie d’une option de prorogation pour une durée de cinq ans.

Ainsi, avant la cession du permis à la société KEP, le contracteur de M’Boundi se présentait ainsi qu’il suit :

– ENICongo (Opérateur) : 46%

– Burren (Associé) : 36%

– SNPC : 17%

– Zetah Kouilou (Titulaire) : 1%.

Le 27 juin 2005, les parties ont conclu un accord de cession au terme duquel la SNPC détient désormais 10% des droits et obligations dans le permis de Kouilou et 8,9% de droits et obligations dans le champ de M’Boundi. Un avenant au contrat de partage de production a été signé le 18 octobre 2005. Le 29 mai 2007, une acquisition de la totalité des actifs de Maurel & Prom a été faite par Eni Congo. Le décret n° 2008-933 du 31 octobre 2008 portant modification du décret n° 2002-248 du 15 juillet 2002 attribue à la société Zetah Kouilou Limited un permis d’exploitation dit M’Boundi.

Ce décret maintient la durée de validité du permis d’exploitation à vingt ans et mentionne la composition du contracteur du permisM’Boundi jusqu’en 2017 par les sociétés Eni Congo, Burren Energy Congo Limited, Tullow Oil, SNPC, Courrat Assets Incorpored et Zetah Kouilou Limited.

Ainsi, un accord de sortie de la société Tullow Congo Limited du permis d’exploitation M’Boundi a été signé le 26 octobre 2017. Le permis d’exploitation M’Boundi, initialement opéré par Eni Congo, est arrivé à échéance le 14 juillet 2022. En date du 16 octobre 2021, la société Eni Congo a sollicité une prorogation du permis M’Boundi.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant prorogation du permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux, dit « M’Boundi ».

IV/- Ministères de l’Enseignement supérieur, de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique et professionnel

Le projet de décret portant création des classes préparatoires aux grandes écoles a été soumis à l’examen du Conseil des ministres par les ministères de l’Enseignement supérieur, de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique et professionnel.

Invitée par le président de la République à prendre la parole, Mme Delphine Edith Emmanuel Adouki, ministre de l’Enseignement supérieur, a présenté ce projet de décret au Conseil des ministres.

La création des lycées d’excellence de Mbounda, par décret n° 2011-638 du 21 octobre 2011, et d’Oyo, par décret n° 2019-442 du 30 décembre 2019, est le résultat de la volonté politique de son excellence M. Denis Sassou  N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat, de former un personnel de qualité pour la République du Congo.

En dépit du fait que le fonctionnement de ces lycées d’excellence soit effectif, il a été constaté qu’après leur admission au baccalauréat, certains élèves n’ont pas la possibilité de poursuivre leurs études. C’est dans le but d’offrir une opportunité d’études supérieures à ces élèves, ainsi qu’aux meilleurs bacheliers congolais, qu’il est préconisé la création des classes préparatoires aux grandes écoles dans les lycées d’excellence, lycées et instituts techniques ou dans les institutions d’enseignement supérieur.

Le projet de création des classes préparatoires aux grandes écoles répond à l’exigence d’une offre de formation diversifiée et de qualité dans l’enseignement supérieur. Les formations se feront sur deux ans et porteront sur les matières suivantes : français, mathématiques, anglais, philosophie, sciences de la vie et de la terre, informatique, physique et chimie, intégrant les exigences liées au développement durable.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret portant création des classes préparatoires aux grandes écoles.

V/- Ministère de l’Enseignement supérieur

Invitée de nouveau à prendre la parole par le président de la République, Mme Delphine Edith Emmanuel Adouki, ministre de l’Enseignement supérieur, a soumis à l’examen du Conseil des ministres le projet de décret portant approbation des statuts du Centre multiservices de valorisation des bioressources.

Le Centre multiservices de valorisation des bioressources est, conformément à l’article 5 de la loi n°11-2025 du 28 mai 2025 portant création du Centre multiservices de valorisation des bioressources, un pôle de recherche et d’innovation au service de la transformation agroalimentaire.

Aux termes de l’article 8 de ladite loi, les attributions, l’organisation et le fonctionnement des organes d’administration et de gestion du centre sont fixés par des statuts approuvés par décret en Conseil des ministres. Le Centre multiservices de valorisation des bioressources est administré par un comité de direction et géré par une direction générale. Le comité de direction comprend seize membres choisis en adéquation avec le caractère transversal des domaines de compétence du Centre.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant approbation des statuts du Centre multiservices de valorisation des bioressources.

Communication

Invité par le président de la République à prendre la parole, M. Valentin Ngobo, ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, a présenté une communication relative à l’organisation de la deuxième édition de la Grande foire agricole du Congo, en sigle Gfac, qui se tiendra du 5 au 20 août 2026 au Parc des expositions de Bambou-Mingali, dans le département du Djoué-Léfini.

Le ministre a indiqué que, pendant seize jours, la Gfac 2026 sera la vitrine du génie productif congolais. Organisée autour de seize pavillons et de cinq pôles thématiques, elle réunira environ six cent cinquante exposants venus de l’ensemble du territoire national. Le pavillon des terroirs, cœur battant de la foire, accueillera près de trois cents producteurs issus des quinze départements, qui présenteront des produits agricoles, d’élevage et de transformation locale. Chaque département disposera en plus d’une journée dédiée, dans une ambiance festive mettant à l’honneur les produits des terroirs, les savoir-faire et les cultures du pays.

Il a souligné que la Gfac 2026 ne sera pas seulement une fête, mais un véritable instrument de politique publique au service de la souveraineté alimentaire. Chaque matinée sera consacrée à des débats de haut niveau sur les questions décisives de l’agriculture nationale : la réduction de la dépendance alimentaire, la relance des produits de rente :

– le cacao,

– le café,

– l’arachide

– le financement des entreprises agricoles,

– la mécanisation,

– l’emploi des jeunes

– et la valorisation du « Made in Congo » auprès des consommateurs.

Le ministre a particulièrement attiré l’attention du Conseil sur l’Académie de l’entrepreneuriat agricole, conçue avec le Projet agriculture jeune et entreprenariat, en abrégé le Paje.

Destinée aux jeunes de dix-huit à quarante ans, dans les secteurs de la production végétale, de l’élevage et de la pisciculture, cette académie offrira quatorze jours de formation intensive à l’entrepreneuriat agricole, adossée aux outils de la FAO.

Il a enfin précisé qu’un dispositif de vingt-cinq lignes de navettes desservira le site pendant toute la durée de l’événement, afin de faciliter la participation du plus grand nombre.

Au terme de cette communication, le gouvernement invite les producteurs, les entrepreneurs, les partenaires techniques et financiers, la presse et l’ensemble des Congolaises et des Congolais à prendre massivement part à ce grand rendez-vous.

 

Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des ministres a pris fin à 12h15 minutes.

Fait à Brazzaville, le 22 juillet 2026

Pour le ministre de la Communication et des Médias,

Porte-parole du gouvernement, en mission,

Le Garde des sceaux, ministre de la Justice, des Droits humains

et de la promotion des peuples autochtones,

 Aimé Ange Wilfrid Bininga