Congo : le gouvernement proroge le permis d’exploitation du champ pétrolier M’Boundi

Cette décision vise à assurer la continuité des activités d’exploitation et à préserver les investissements dans ce gisement stratégique du bassin côtier.

 

Le Conseil des ministres a approuvé la prorogation du permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux du champ pétrolier M’Boundi, l’un des principaux sites de production onshore du Congo.

Situé à une cinquantaine de kilomètres de Pointe-Noire, dans la partie terrestre du bassin côtier congolais, le permis M’Boundi est issu de l’ancien permis de recherche de Kouilou. Attribué en juillet 2002 à la société Zetah Maurel & Prom, il a connu plusieurs évolutions juridiques et capitalistiques au fil des années, avec notamment son transfert à Zetah Kouilou Limited en 2003, puis l’extension de sa durée de validité à vingt ans en 2005.

L’histoire du permis est également marquée par plusieurs opérations de restructuration entre les partenaires du contrat de partage de production. Les participations des différentes sociétés ont évolué à la faveur de cessions d’actifs et d’accords successifs, notamment l’entrée renforcée de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), l’acquisition des actifs de Maurel & Prom par Eni Congo en 2007 et le retrait de Tullow Congo Limited en 2017.

Opéré pendant plusieurs années par Eni Congo, le permis M’Boundi est arrivé à échéance le 14 juillet 2022. Anticipant cette échéance, l’opérateur avait déposé, dès le 16 octobre 2021, une demande officielle de prorogation auprès des autorités congolaises.

En adoptant ce décret, le gouvernement garantit la poursuite de l’exploitation de ce champ pétrolier majeur, dont la production contribue de manière significative aux revenus du secteur des hydrocarbures.