Soutenir la mise en place d’une plate-forme de formations des enseignants

L’initiative a été annoncée à Brazzaville par la représentante de l’Unesco au Congo, Mme Ana Elisa de Santana Afonso.

«Nous sommes en ce moment en train de soutenir la mise en place d’une plate-forme de formation des enseignants pour une assurance de la qualité de l’enseignement», a annoncé, le 23 janvier à Brazzaville, la représentante de l’Unesco au Congo, Mme Ana Elisa de Santana Afonso.

La représentante de l’institution onusienne a fait cette annonce, en présence du coordonnateur régional de l’éducation au bureau de Yaoundé, M. Hilaire Mputu, et de Mme Fatou Niang de l’Unesco/Paris,  à l’issue d’un entretien avec le ministre de l’enseignement supérieur, M. Bruno Jean Richard Itoua.

Considéré comme l’une des priorités du gouvernement, le projet de la plate-forme de formation des enseignants se trouve renforcé avec l’encadrement effectif des enseignants. «Jusqu’à présent, nous avons formé 800 enseignants en Technologies de l’information et de la communication (TIC) et en Technologies de l’information et de la communication appliquées à l’éducation (TICE)», a fait savoir Mme Ana Elisa de Santana Afonso.

Au cours de l’entretien, Mme Santana Afonso et la délégation de l’Unesco ont, entre autres, évoqué avec M. Itoua la question de la révision et de l’évaluation de la Stratégie sectorielle de l’éducation 2015-2025 ainsi que celle de l’excellence au niveau de l’enseignement supérieur, notamment la mise en place d’une agence d’assurance qualité. Cette dernière question a trait à l’adéquation entre la formation et l’emploi ainsi qu’à l’orientation scolaire.

Ce projet, a-t-on appris, est financé par la Chine à hauteur de huit millions de dollars, soit environ quatre milliards de FCFA. Cette aide intervient dans le cadre de l’accord de fonds en dépôt passé entre l’Unesco et la Chine pour le soutien des activités de cette organisation onusienne en faveur de l’éducation en Afrique pour un enseignement de qualité.

Selon Mme Santana Afonso, grâce à ce projet, plusieurs réalisations ont été faites au Congo, parmi lesquelles la mise en place d’une bibliothèque virtuelle et des salles équipées pour la formation présentielle des enseignants dans six localités du pays.

Au regard du retrait des Etats-Unis d’Amérique (USA) et de l’Israël de l’Unesco, Mme Ana Elisa de Santana Afonso a dit que l’institution onusienne est prête à poursuivre ses missions avec les ressources qu’elle pourra mobiliser.

Pour ce qui concerne le Congo, elle a lancé un appel aux agences du système des Nations Unies qui œuvrent dans le domaine de l’enseignement, aux mécènes et aux partenaires pour une contribution au développement de l’éducation dans ce pays.

CHAN 2018 : fin de l’aventure pour le Congo

L’équipe du Congo-Brazzaville a été éliminée par celle de Libye en quart de finale du Championnat d’Afrique des nations (CHAN 2018), ce 28 janvier à Agadir. Les Congolais ont cédé aux tirs au but (3-5) après avoir résisté aux Libyens dans le jeu (1-1 après prolongations). Au prochain tour, la Libye affrontera le Mastoc, le 31 janvier.

L’aventure de l’équipe de République du Congo au CHAN 2018 s’est achevée en quart de finale du tournoi, ce 28 janvier 2018 à Agadir. C’est paradoxalement le pilier congolais qui a failli face à la Libye. Le capitaine emblématique des « Diables Rouges » Barel Mouko a en effet concédé un but évitable en début de match avant de rater un tir au but en toute fin de partie.

A la 15e minute de jeu, sur un centre, l’ex-joueur de Dijon, Gueugnon et Lille (France) repousse ainsi maladroitement le ballon en plein dans l’axe. Le Soudanais Saleh Taher Saeid reprend la balle instantanément de volée, du pied gauche : 0-1.

A la 37e minute, l’attaquant Junior Makiesse rattrape la bévue de son aîné avec une demi-volée (1-1).

Le gardien libyen, lui, rêve de doublé

Durant le reste du temps réglementaire et les prolongations, le gardien libyen Mohamed Abdalla Nashnush est, lui, bien plus en verve. A la 66e minute, il s’interpose notamment sur deux tirs puissants et lointains de Junior Makiesse, en l’espace de quelques secondes.

Durant la séance de tirs au but, Mohamed Abdalla Nashnush peut exulter en voyant Mouko envoyer le ballon largement au-dessus du cadre.

Celui qui était déjà dans l’équipe de Libye sacrée au CHAN 2014 disputera une place en finale de l’édition 2018, le 31 janvier à Casablanca. Pour cela, il affrontera le Maroc devant son public.

Côté Congo, on ne voulait pas accabler davantage Barel Mouko. « On ne peut pas condamner quelqu’un, relativise ainsi le sélectionneur Barthélémy Ngatsono, au micro d’Antoine Grognet. C’est un grand joueur. On sait qu’il a beaucoup apporté à notre équipe, tant sur le plan de l’encadrement des jeunes que sur celui de la performance. […] Il faut au contraire l’encourager pour qu’il continue à nous aider ».

SOPECO et SIKAR Finance renforcent leurs capacités dans les transferts d’argent

Développer les activités économiques à forte valeur ajoutée, créatrice de richesses et d’emplois qualifiés à l’aide des technologies de l’information et de la communication (TIC). L’un des sous thèmes développés au cours de l’atelier « L’industrie financière et les TIC : cas du transfert d’argent au Congo », tenu à Brazzaville du 19 au 20 janvier 2018.

80 participants (cadres et agents de la SOPECO et SIKAR Finance) venus de tous les départements du pays, exerçants dans le monde des finances, ont bénéficié de cette formation de renforcement des capacités. Laud Obamiexpert en TIC qui a exposé en premier sur « L’industrie financière et les TIC : cas du transfert d’argent au Congo », a souligné l’importance de l’utilisation des TIC qui servent à stimuler le développement de multiples activités génératrices de revenus.

Il a conclu en disant que la meilleure façon de mesurer l’impact des TIC sur le développement est de conduire des études comparatives à l’exemple du Rwanda. Il a aussi soutenu que le partenariat SOPECO-SIKAR-FINANCE devrait tirer profit des TIC afin de réaliser des exploits dans le déploiement des produits et services à travers le pays, et d’accroitre la marge bénéficiaire.

Le but visé était de présenter l’impact des TIC sur le transfert d’argent, de regarder dans son ensemble les outils qu’il faut acquérir pour une bonne organisation managériale afin de se doter des outils numériques nécessaires pour le contrôle, la conformité et la gestion de la trésorerie.

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) deviennent de plus en plus une donne incontournable qui modifie radicalement l’environnement national et international. Elles apportent un nouvel élan à la croissance des entreprises et au bien-être des individus. Au Congo, les TIC ont une incidence positive sur l’offre et la demande dans l’industrie financière.

Afin de répondre aux demandes d’un marché mondialement intégré, les entreprises financières se tournent de plus en plus vers les technologies de l’information et des communications (TIC) en vue de favoriser l’innovation et de concevoir des produits et services qui offrent sécurité et efficacité aux utilisateurs finaux.

Les TIC jouent depuis longtemps un rôle déterminant dans la réussite du secteur des services financiers. Souvent décrite sous l’appellation « e-finances », la technologie liée aux services financiers désigne l’accessibilité aux services financiers par l’utilisation de communications électroniques.

Dans l’innovation des services Mobile money en Afrique, le premier et le plus célèbre étant M-Pesa de l’opérateur kenyan Safaricom (filiale du britannique Vodafone). Depuis, Orange, MTN, Airtel et d’autres opérateurs lui ont emboîté le pas. Si le service convainc et continue d’intéresser, c’est bien parce qu’il a su allier simplicité, accessibilité et faibles coûts.

Les travaux de cet atelier de renforcement de capacité ont été ouverts par le Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie Numérique, Léon Juste Ibombo, qui a insisté sur l’importance des TIC dans le développement de l’industrie financière.

C’est ainsi que le Ministère en charge des TIC contribue et contribuera efficacement à l’atteinte d’une des ambitions du Président Sassou N’guesso dans la mise en œuvre du programme « la marche vers le développement : Arrimer le Congo au développement de l’économie numérique ».

Coopération, pêche et foot au menu de la presse congolaise

La coopération entre Dubaï et Brazzaville, le projet de développement des ressources halieutiques du Congo pour près de 10 milliards FCFA et le CHAN de football qui se joue au Maroc font la une des quotidiens congolais parus ce vendredi.
« Coopération : Dubaï prêt à investir au Congo », titre le quotidien national Les Dépêches de Brazzaville, selon qui « L’Emirat de Dubaï compte coopérer avec le Congo dans les secteurs des infrastructures et de l’industrie gazière sur des projets bouclés, selon les conclusions du séjour du président congolais, Denis Sassou N’Guesso dans ce pays le 25 janvier. »

Le même quotidien rappelle que l’Agence pour la promotion des investissements(API) du Congo venait de s’est dotée mercredi dernier d’un « Guide électronique pour l’attractivité des investissements », en vue d’améliorer le climat des affaires dans le pays.

Dans ce même volet de développement, l’hebdomadaire Sel-Piment fait mention du projet de développement de la pêche et de l’aquaculture continentale (PDPAC) que le Congo envisage de mettre en œuvre pour une montant de près de dix milliards FCFA. A ce propos, il écrit :  « l’information a été donnée par le ministre congolais de l’agriculture et de l’élevage, Henri Djombo, au cours du lancement dudit projet dont le but est d’améliorer les revenus des pêcheurs et des agriculteurs le 24 janvier dernier.»

Le bihebdomadaire La Semaine africaine relaie le cri du cœur d’un ancien ministre de la République sous le gouvernement Lilongo en 1992, Jean Luc Malékat, sur les recommandations de la Commission mixte paritaire pour le règlement de la crise du pool. Ce dernier se demande « pourquoi toute cette effusion de sang pour arriver à ça ». Pour lui « les responsabilités des uns et des autres devraient être établies et le nombre de morts devrait être répertorié afin de dédommager les familles. »

Par ailleurs, ce journal fait un gros plan à sa ‘’Une’’ sur le CHAN 2018 au Maroc et, sous le titre : « CAN 2018 : Place aux duels sans merci et sans calcul ! », il écrit : « l’on est fixé désormais sur le menu définitif des quarts de finale qui démarrent le 27 janvier après la fin de la phase de poules (…) Le Maroc, la Zambie, le Nigeria et le Congo peuvent nourrir quelques espoirs après avoir dominé leurs groupes respectifs ».

Concernant toujours le CHAN, le quotidien Les Dépêches de Brazzaville, sous le titre « L’heure de vérité pour les Diables rouges est arrivée », note que « premiers du groupe D avec sept points pour trois buts marqués contre zéro but encaissé, les Diables Rouges qui ont bouclé, sans faute, la phase de poules de 5ème édition du Championnat d’Afrique des nations (Chan), comptent passer les quarts de finales (…) avec succès ».

Vernissage : Punch Mak valorise son talent

L’exposition de l’artiste, ouverte le 11 janvier à l’Institut français du Congo de Brazzaville, prendra fin le 30janvier.

L’exposition, dénommée « Source de lumière », est l’introduction de la tournée internationale de Punch Mak qui se présente sous différents chapitres dont le premier aura lieu aux ateliers Sahm, au mois de mars. « C’est une installation d’arts contemporains d’abord, c’est un travail qui est différent de celui sur la toile », a indiqué l’artiste.

Le thème « Source de lumière » n’est autre que l’éveil de conscience. « Les gens doivent s’éveiller, on doit quitter le négatif vers le positif. On ne peut parler du développement sans l’éveil », a-t-il expliqué.

Creusant un peu plus profondément sur son thème, Punch Mak se rend compte qu’il y a tellement des secteurs à toucher, notamment le spirituel, le social, etc. « Je me sens obligé de faire une tournée internationale sinon ce serait égoïste de ma part. », a-t-il dit.

 Des ampoules électriques allumées sous les moustiquaires installées en hauteur dans le hall de l’Institut français du Congo ont une signification particulière. Pour l’artiste, la moustiquaire symbolise le sommeil, l’ampoule allumée signifie l’éveil.

L’image de la femme nue éblouie par la lumière sous la moustiquaire explique une certaine idée de la nuit. « Cette femme dans ma tête n’est pas nue, il faut voir le contexte dans lequel elle se trouveJe peins beaucoup plus la femme pour le respect que j’ai pour elle, mais il m’arrive aussi de peindre les hommes « , a-t-il signifié.

 Formé en peinture à l’atelier collectif clef, Punch Mak, de son vrai nom Punch Caprice Makouangou Mantsounga, est un adepte du clair-obscur dont il fait usage par l’acrylique ou l’aquarelle. Sa rencontre avec le centre transcende son style à travers le collage des moustiquaires dont il se sert désormais pour transposer ses idées. Punch Mark évolue au sein des ateliers Sahm depuis 2015.

Enjeux et défis de l’économie numérique en Afrique

Internet, bien plus que de la bande passante. Internet aujourd’hui, c’est toute une économie… environ 25 % de parts dans l‘économie mondiale. Et la cadence est à l‘évolution. Dans ce monde en pleine mutation numérique, l’Afrique devrait aussi jouer sa partition afin d’en tirer les bénéfices.

C’est toute l’ambition de la conférence sur « Les nouveaux usages du smart internet au service de vos entreprises » ouverte ce mercredi 24 janvier à l’initiative de la compagnie Skytic, à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo-Brazzaville.

La rencontre se voulait un tremplin pour des solutions internet en vue d’accompagner les entreprises, actrices de développement économique. De Skytic Telecom, à Tata Communication en passant par Pi Service ou Oracle, les acteurs du secteur offrent une palette d’outils : l’interconnexion panafricaine et mondiale, sécurisation des données, régulation de la bande passante, le cloud pour le stockage des données.

De nombreux paliers restent toutefois à franchir, notamment dans le développement des infrastructures comme les data centers, nécessaires à l’expansion numérique sur le continent.

L’Afrique est-elle prête pour ce défi ? Réponse affirmative de Jean Arnaud Ngoua, responsable à l’ARPCE, l’agence de régulation des télécommunications du Congo.

Les acteurs du numérique sont formels : internet, c’est le pétrole de demain. Mais pour qu’il réponde à ses promesses, il urge que décideurs et entreprises en saisissent les enjeux pour entrer de plein pied cette sphère compétitive qu’est la mondialisation.

Freddy Libeba, rebelle congolais en cavale, s’exprime

Evadés il y a une semaine du camp de Roux à Bangui, les rebelles congolais Freddy Libeba et Alexandre Mitshiabu affirment être sur le territoire de la RDC. Les deux hommes avaient été arrêtés en juin 2017, soupçonnés de vouloir recruter des mercenaires et de préparer des plans de déstabilisation de la RCA. Que faisaient-ils en RCA ? Quelles étaient leurs relations avec les groupes armés centrafricains ? Comment se sont-ils évadés ? Freddy Libeba livre sa version.

A l’autre bout d’un téléphone satellite, Freddy Libeba Laongoli affirme avoir regagné le territoire de la RDC. Où ? « C’est secret. On a quitté la RCA pour rejoindre nos hommes en RDC », concède simplement cet ancien colonel originaire de la province de l’Equateur. Il affirme être à la tête de son propre groupe rebelle, « l’Armée libre kongolaise », et tient à raconter son histoire.

9 Juin 2017. Freddy Libeba vit clandestinement à Bangui depuis 2013 sous l’identité de Jean-Philippe Yapende. Son compatriote Alexandre Misthiabu l’a rejoint « il y a deux ou trois ans ». Les deux hommes sont devant le Stade 20 000 Places de Bangui. Ils discutent quand la police les arrête puis les conduits à l’OCRB (Office central de répression du banditisme). Le ministre de l’Intérieur en personne, Jean-Serge Bokassa, dirige alors les opérations. « L’OCRB a perquisitionné nos maisons le soir même, mais ils n’ont rien trouvé de suspect, pas de trucs militaires, rien », commente l’ancien colonel en cavale. « La RCA, c’était notre base arrière. J’ai une femme ici. On faisait notre truc. Mais on était là pour le Congo, pas pour la RCA. » Selon ses dires, Libeba et ses hommes préparent alors une opération en territoire congolais pour le 30 juin, date anniversaire de l’indépendance de la RDC. « Des officiers devaient nous rejoindre, mais on a été trahi. Par qui ? On ne sait pas. »

« Zoundeko, c’était un ami »

Les autorités centrafricaines sont en effet prévenues que quelque chose se trame. « Ils avaient apparemment des informations selon lesquelles on était en complicité avec la Seleka pour déstabiliser la Centrafrique. Mais c’est faux. D’ailleurs après 7 mois d’investigations, ils n’ont rien trouvé là-dessus. Ils ont trouvé que nous, ce qui nous intéresse, c’est le Congo. On a passé pas loin de deux semaines à l’OCRB. Ils nous ont posé des questions sur nos relations avec Noureddine [Adam, chef du FPRC, faction issue de l’ex-Seleka, NDLA] et les autres chefs de guerre. Noureddine ou Abdoulaye Issène, je les ai rencontrés à l’époque où je suis arrivé, ils étaient au pouvoir. Mais non, on ne s’est pas mélangé pour faire quelque chose avec eux. On était en relation avec Zoundeko [Joseph Zoundeko, un des chefs historiques de la Seleka, leader du RPRC, tué en février 2017, NDLA] parce que c’est lui à l’époque qui contrôlait le secteur Mobaye–Mbongo [à la frontière avec la RDC, NDLA] avec Ali Darass. Mais lui je ne lui ai jamais parlé. Zoundeko, c’était un frère, un ami, paix à son âme. C’était un type bien. Il nous a beaucoup aidés (…) Mais la RCA c’était juste notre base arrière, nos relations avec Zoundeko c’était juste pour le passage. » Au cours de l’entretien, Libeba martèle que son affaire ne concerne en rien la RCA. Pas question de recruter des mercenaires centrafricains pour faire le coup de feu du côté congolais de la rivière Oubangui.

L’évasion

Le 17 janvier dernier, Libeba et Mitshiabu parviennent à s’évader dans des circonstances que la justice centrafricaine essaie encore d’établir précisément. Selon une source proche de l’enquête, les deux hommes sont extraits de leur prison et emmenés sous escorte par un médecin militaire chez lui pour y être examinés. Toujours selon cette source, l’officier centrafricain aurait renvoyé l’escorte et permis, volontairement ou non, l’évasion des deux Congolais. Il a été placé en garde à vue dès l’évasion connue, tout comme les gardes. Mais cette version, Libeba la dément. « Il n’y a pas de complicité du médecin. Oui, il y avait des gardes et il les a fait sortir. Un médecin ne peut ausculter en présence d’autres gens. C’est dans le serment d’Hippocrate. Le médecin a été arrêté injustement. Les militaires avec nous ne savaient rien de notre évasion. Le médecin nous a emmenés chez lui, mais il habite à 10 m de l’hôpital, dans la même concession. Il est innocent ». Le Congolais en cavale ne détaillera pas davantage son évasion.

« Kabila ne respecte aucun engagement »

Durant la détention de Freddy Libeba et d’Alexandre Mitshiabu, le ministère congolais de la Défense demande dès le 12 juin, par une note verbale à Bangui, de lui remettre les deux hommes qu’il qualifie de « terroristes ». « La RDC a essayé de nous rapatrier, mais ça n’a pas marché parce qu’il y avait les gens des droits de l’homme de l’ONU qui suivaient le dossier. Le CICR aussi, et beaucoup d’autres organisations. » Invoquant l’article 64 de la Constitution de la RDC pour s’octroyer une légitimité à prendre les armes contre le régime Kabila, Libeba se défend : « Nous ne sommes pas des terroristes. Nous sommes des fils du pays. C’est dans la Constitution, si celui qui est au pouvoir ne respecte pas la Constitution, le peuple a le droit de prendre ses préoccupations en main ». Que pense-t-il du processus politique en cours dans son pays, de l’accord de la Saint-Sylvestre et des élections programmées pour la fin 2018 ? « Sans coup de botte, Kabila ne peut pas partir. Kabila ne respecte aucun engagement. On le connaît très bien, on était dans l’armée avec lui. Le 21 janvier, il a jeté des bombes lacrymogènes dans des églises. Il fait tirer des balles réelles et des lacrymogènes sur des gens qui marchent avec des bibles ! »

Au moment de l’arrestation en juin 2017, Freddy Libeba et Alexandre Mitshhiabu sont présentés comme appartenant à un mouvement politico-militaire dirigé par un autre officier supérieur congolais en rupture de ban, John Tshibangu, lui-même réputé proche du M23. Aujourd’hui Freddy Libeba dément avoir été envoyé à Bangui par Tshibangu, comme ce dernier l’affirmait pourtant. « C’est un frère de lutte. Dans la lutte il y a des alliances. S’il veut éloigner Kabila, on peut faire quelque chose ensemble. Mais ce n’est pas lui qui nous a envoyés. En tout cas l’heure n’est pas à la polémique », conclut Freddy Libeba.

Collinet Makosso souligne la portée socioculturelle et artistique du programme « Averda va à l’école »

Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation a demandé, lors du lancement officiel de la campagne de sensibilisation, aux directeurs départementaux de son sous-secteur de l’éducation ainsi qu’aux chefs d’établissements concernés, de favoriser la réussite de cette opération.

La société CES Averda (Congo Environment Service) a lancé récemment un programme de sensibilisation des jeunes scolarisés au respect de l’environnement dans les villes de Brazzaville, Pointe-Noire et Oyo. En effet, cette opération de six mois démarrera officiellement le 15 février, à l’Institut des jeunes sourds de Brazzaville. Selon le ministre Anatole Collinet Makosso, la campagne de sensibilisation « Averda va à l’école » est la bienvenue en milieu scolaire car elle présente un portrait environnemental, sanitaire et éducatif important en faveur des écoles et villes concernées.

« Cette campagne revêt une portée socioculturelle et artistique indispensable à l’épanouissement psychologique et au développement personnel des apprenants. Compte tenu de son importance en milieu scolaire, les élèves, ainsi que leurs représentants, sont appelés, en dehors des heures de cours, à y participer dans l’ordre et la discipline », a invité le ministre.

Il s’est félicité d’avance du déploiement prochain des femmes et des hommes d’Averda dans les établissements scolaires des cycles primaire et secondaire pendant plusieurs semaines. Lourde de sens, l’opération « Averda va à l’école », a-t-il rappelé, invite les différents acteurs à garder l’école et la ville propres par la bonne gestion des déchets et à éviter désormais que les écoles deviennent des dépotoirs, des décharges publiques. « Garder l’école et la ville propres veut dire observer les règles d’hygiène environnementale et corporelle, bien gérer les déchets, faire régulièrement la salubrité et conserver un environnement propre. Cela veut aussi dire ne jamais mettre sous terre les ordures, ni les laisser à l’air libre, ni les jeter dans la cour ou dans un coin de l’école, dans un caniveau, dans une rivière ou sous un arbre, mais les déposer dans un bac à ordures Averda ou une poubelle appropriée », a précisé Anatole Collinet Makosso.

Outre le déploiement de son personnel, la société CES Averda a prévu également de faire des dons des bacs à ordures dans chaque établissement pendant le déroulement de cette campagne. Une initiative salutaire pour le ministre qui pense qu’à côté de la leçon liée à la matière étudiée, les enfants doivent apprendre comment vivre en harmonie avec leur milieu et leur environnement, le transformer et le développer selon les règles établies par la société.

Congo: polémique autour de la question des ex-réfugiés rwandais

Ils sont 8 460 ex-réfugiés rwandais au Congo-Brazzaville à se retrouver sans papier depuis le 31 décembre 2017, suite à ce qu’on appelle la « clause de cessation de leur statut ». Une politique proposée par le HCR à tous les pays qui accueillaient des réfugiés rwandais ayant fui le Rwanda entre 1959 et 1998 et mise en œuvre par le gouvernement congolais en consultation avec Kigali. Ces réfugiés devaient bénéficier de plusieurs options : retour au Rwanda, intégration locale ou exemption. Une association congolaise, l’Adhuc, avait plusieurs fois mis en garde les autorités congolaises comme le HCR, leur demandant de maintenir ce statut de réfugié.  Le bilan est là : 802 ont vu leur statut de réfugié maintenu, 104 ont choisi de rentrer au Rwanda, 18 seulement ont bénéficié de l’intégration locale. Le HCR se dit aujourd’hui encore prêt à accueillir ces milliers de personnes pour les aider à trouver une solution.

Pourquoi 104 seulement ont choisi de rentrer au Rwanda ? Pour le HCR, c’est tout simplement parce qu’une majorité d’entre eux sont nés au Congo-Brazzaville, se sont mariés ou cultivent des champs là-bas, ils auraient donc trop peu de liens avec le Rwanda.

En tout cas, si la clause de cessation a été proposée pour ces réfugiés rwandais, explique une porte-parole du HCR, c’est parce que la situation s’est stabilisée durablement au Rwanda. Pour l’Adhuc, le HCR oublie que ces Rwandais ont d’abord été réfugiés en RDC après le génocide et qu’ils y ont été massacrés, notamment dans les camps du HCR, entre 1996 et 1998 par l’armée rwandaise et ses alliés, ce qui justifierait leur crainte de rentrer.

« Nous, on parle de l’amélioration de la situation au Rwanda, pas de la RDC », insiste la porte-parole du HCR. Pourquoi 18 seulement (sur près de 9 000) ont obtenu des papiers congolais ? Pas d’explication précise sur ce point, pas d’inquiétude non plus, mais ce que le HCR dit avoir noté, c’est que 71 seulement se sont présentés pour se renseigner sur cette option et que 18 sont finalement allés jusqu’au bout de la procédure.

Et le HCR se dit prêt à les aider s’ils souhaitent vraiment régulariser leur situation. Pour l’Adhuc, il y a une explication simple, la crainte encore : pour entamer leur démarche à Brazzaville, selon cette ONG congolaise, ces réfugiés devaient retirer un papier à l’ambassade du Rwanda.

Des kits scolaires pour l’école primaire de l’amitié Congo-Chine

Le don a été remis le 24 janvier à Brazzaville au ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Anatole Collinet Makosso, par l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Congo, Xia Huang.

L’aide apportée par le diplomate chinois est composée, entre autres, des ordinateurs de bureau, des imprimantes, des tableaux blancs ainsi que des kits scolaires pour élèves. Pour faciliter la pratique des activités sportives au sein de l’école de l’amitié Congo-Chine, l’ambassade de Chine l’a dotée également des ballons de football et basketball et des cordes à sauter. Mis en service en octobre 2009, cet établissement, situé dans le 9e arrondissement de Brazzaville, Djiri, est un don du gouvernement chinois. Il compte actuellement 2009 élèves dont 812 filles pour 30 enseignants parmi lesquels 16 bénévoles.

Ce don vient tant soit peu soulager certaines difficultés auxquelles l’administration faisait face surtout en cette période de crise financière et économique. « Le quartier qui l’abrite porte aujourd’hui le même nom de Congo-Chine. Grâce à cette école, tous les élèves de ce quartier sont scolarisés », a expliqué la directrice de la vague A, Reine Olga Solange Mougnaléa.

Remettant un échantillon du don au ministre, l’ambassadeur de Chine au Congo a salué l’excellence des relations entre les deux pays. Selon Xia Huang, l’éducation est l’une des composantes importantes de la coopération qui lie son pays au Congo depuis plus de cinquante ans. « J’ai tout fait pendant mon séjour au Congo pour que ce secteur soit retenu comme domaine prioritaire. Je pense que ce choix rejoint les grandes orientations de la politique chinoise en matière de coopération avec l’Afrique et je suis sûr que le gouvernement chinois et l’ambassade de Chine à Brazzaville feront toujours davantage pour que ce secteur soit mieux pris en compte dans notre coopération ultérieure », a-t-il laissé entendre, ajoutant que la construction de cette école dans cette partie de la ville a permis à ce quartier de Brazzaville de trouver plus de dynamisme et de vigueur.

Faire le bilan des dix ans d’existence de cette école en 2019

Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation a salué la collaboration et la coopération agissante et stratégique entre le Congo et la Chine, surtout dans le domaine de l’éducation. D’après Anatole Collinet Makosso, l’école de l’amitié Congo-Chine a facilité la scolarisation de tous les enfants de cette zone à l’époque très reculée, éloignée du savoir. Revenant sur les effectifs communiqués par les responsables de l’école, il a indiqué qu’il s’agissait d’une population scolaire importante allant même au-delà des normes applicables à l’école. « Pour une école primaire, cela doit être quelque chose d’important qui permet de recueillir autant d’élèves d’abord par la qualité des infrastructures. Vous pouvez donc imaginer l’importance de l’acte que vous avez posé en 2009 », a-t-il souligné, suggérant de faire le bilan des dix ans d’existence de cette structure scolaire depuis 2009 afin d’évaluer son impact dans le développement du système éducatif congolais. Après la réception du don, Anatole Collinet Makosso l’a transmis aux ayant-droits.

Lancement des activités du corps des volontaires et bénévoles chinois

Profitant de cette occasion, l’ambassadeur de Chine au Congo a lancé les activités du corps des volontaires et bénévoles chinois, composés surtout des jeunes travaillant dans des entreprises chinoises basées au Congo. D’après Xia Huang, il s’agit d’une action concertée de l’Etat et de tous les acteurs de la société chinoise. « Soyez rassurés que tous ces acteurs publics et privés travailleront dans le même sens, notamment le renforcement sans discontinuer des relations d’amitié et de coopération entre nos deux pays. Soyez également rassurés de notre disponibilité et de notre bonne volonté dans cette direction», a conclu le diplomate chinois.

Des experts discutent sur la mise en œuvre du plan climat

Des cadres de différents ministères concernés par la question se sont retrouvés, le 23 janvier à Brazzaville, au cours d’un atelier dit ‘Facilité adapt action’ avec la délégation des experts du groupe d’expertise de France et de l’Agence française de développement (AFD).

Plusieurs points ont fait l’objet des discussions, entre autres, la mise en œuvre de la Contribution déterminée au niveau national (CDN) dans le secteur de l’utilisation des terres et de la forêt, le fonds bleu, son financement, son opérationnalisation ainsi que le fonds vert.

« Cette approche nous permet d’appréhender vos priorités, stratégies afin de voir ensemble comment nous devions pouvoir vous accompagner, appuyer au travers d’un instrument facilité adapt action.  Cet instrument a la possibilité de vous apporter un soutien à la fois pour renforcer la coordination, la gouvernance diplomatique. Vous accompagner également dans les études de pré-faisabilité ou de faisabilité sur quelques projets sur lesquels nous pourrions intervenir dans la recherche de financement », a indiqué Lionel Cafferini, chef  local de l’ AFD.

Il a également fait savoir qu’une nouvelle stratégie climat développement a été adoptée en novembre dernier, pour la période 2017-2022.  Cette stratégie représente trois enjeux principaux dont la recherche d’une grande sélectivité des projets financiers, la maximisation de l’attaque de l’action en augmentant le volume de financement ; et le rôle de facilitateur dans la co-construction avec le pays d’intervention de la stratégie climat.

L’objectif, a dit Lionel Cafferini, c’est d’atteindre 50% de financement en 2020, ce qui représenterait cinq milliards de financement à l’horizon 2020. Il s’agit aussi de rechercher plus largement des effets d’entraînement en mobilisant les secteurs privés autour des projets financiers, et la société civile sur les actions qui s’inscrivent dans le cadre de politique publique et non des projets isolés ou individuels.

Ouvrant les travaux, Roger Mpan, directeur général de l’environnement et point focal de la convention de baie a espéré que « Les experts feront des contributions qui permettront d’atteindre l’objectif visé par l’AFD, notamment répondre à la demande du pays en développement en matière de soutien à la mise en œuvre de leur CDN pour le volet adaptation et, permettre la montée en puissance des investissements d’adaptation au changement climatique des pays volontaires ».

Sopeco et Sikar finance appelées à s’adapter à la donne public-privé

Le Ministre des Postes a fait cette exhortation à la clôture de l’atelier sur le renforcement des capacités des personnels de la SOPECO et de SIKAR Finance.

Le Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie Numérique, M. Léon Juste Ibombo, a exhorté récemment à Brazzaville les personnels de la SOPECO et de SIKAR Finance à s’adapter à la nouvelle donne  du partenariat public-privé. M. Ibombo a fait cette exhortation à la clôture de l’atelier sur le renforcement des capacités des personnels de la SOPECO et de SIKAR Finance, placé sous le thème «L’industrie financière et les TIC: Cas du transfert d’argent au Congo».

A cette occasion, il a fait savoir que l’entreprise privée va accompagner le secteur public pour maximiser les intérêts du secteur privé, soulignant la nécessité pour le secteur public de préserver d’abord les acquis sociaux à travers les emplois.

Il s’agira ensuite de penser à la maximisation des ressources des entreprises publiques afin de participer au développement du pays, a-t-il poursuivi.

«Notre devoir est d’accompagner Sikar-Finance. Si les travailleurs de la SOPECO ne sont pas performants, la société disparaîtra. Mais si vous êtes performants, nous pouvons faire en sorte qu’on puisse arrimer la SOPECO à l’ambition du président de la République, «la marche vers le développement». Cela arrimera le Congo au développement de l’économie numérique», a-t-il dit.

A cette occasion, M. Ibombo s’est appesanti sur deux points,  notamment l’adaptation aux mutations et la performance. Concernant l’adaptation aux mutations, il a expliqué qu’on ne peut pas être une entreprise dans un secteur concurrentiel si on ne trouve pas des mécanismes ou des moyens de s’adapter aux mutations internationales.  Aujourd’hui, a-t-il dit, l’une des grandes mutations dans le secteur des entreprises, même dans les secteurs administratifs, est de s’arrimer au développement de l’économie numérique parce qu’on ne peut plus rien faire sans les TIC.

S’agissant de la performance, il  a noté qu’on ne peut pas être une entreprise et être dans un secteur concurrentiel si on n’est pas performant. «On disparaît si on ne peut pas être performant. Il n’y a pas d’alternative. Cette disparition entraîne le chômage des masses et d’autres problèmes sociaux vont s’ensuivre», a-t-il précisé.

Cet atelier a eu, entre autres, pour buts de présenter l’impact des TIC sur le transfert d’argent, de regarder dans son ensemble les outils qu’il faut acquérir pour un bon chef, le coaching à développer dans une organisation entrepreneuriale ainsi que de se doter des outils nécessaires sur le contrôle, la conformité et la gestion de la trésorerie.

Intervenant à cette occasion, les participants ont  pris l’engagement de remplir à terme un contrat de performance, indiquant que la finance et les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont deux secteurs dans lesquels les pays de l’Afrique en général, la République du Congo en particulier, ont des atouts pour développer les activités économiques à forte valeur ajoutée, créatrice de richesses et d’emplois qualifiés.

«Nous remarquons que des avancées très importantes ont été réalisées par le gouvernement dans le domaine de l’industrie des TIC avec l’arrivée de la fibre optique qui nous permet aujourd’hui de subvenir à une partie de nos besoins locaux», ont souligné les participants  dans le communiqué final.

Ils ont aussi précisé que  le transfert d’argent, cas principal du thème de l’atelier lié aux TIC, constitue à ce jour le moteur des activités de production dans plusieurs domaines de notre société. 

Au cours de cet atelier, deux autres thèmes ont été développés, à savoir «L’amélioration de la performance des organisations», «Le contrôle, la conformité et la gestion de la trésorerie sur le produit MoneyGram», a-t-on appris.

La Banque mondiale entend contribuer a la dynamique de développement agricole

Les assurances ont été données lors de la restitution au gouvernement de la mission de pré-évaluation du Projet de Transformation Agricole pour l’Afrique de l’Est et du Centre.

Le représentant résident de la Banque Mondiale en République du Congo, M. Djirilla Issa, a indiqué, le 19 janvier dernier à Brazzaville, que son institution va contribuer à la dynamique de développement de l’agriculture et à la diversification de l’économie.

«Le potentiel agricole du Congo est indéniable avec tout ce qu’il y a comme ressources en eau, comme ressources agricole, comme marché domestique, mais aussi comme marché régional et sous-régional. Nous sommes ravis à la Banque Mondiale de pouvoir contribuer à cette dynamique de développement de l’agriculture», a déclaré M. Djibrilla, lors de la restitution au gouvernement de la mission de pré-évaluation du Projet de Transformation Agricole pour l’Afrique de l’Est et du Centre, effectuée par l’équipe de la Banque Mondiale du 15 au 19 janvier 2018.

La Banque Mondiale est disposée à  appuyer le Congo pour que ce projet puisse se faire dans les bonnes conditions,  pour relever les défis de présenter ce projet au conseil d’administration de la BM en mai 2018, a révélé M. Issa, ajoutant qu’elle va appuyer les efforts du Congo pour le développement de l’agriculture, pour la sécurité alimentaire mais aussi pour  l’agriculture commerciale.

Il a notamment remercié les Ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, M. Henri Djombo, et de la recherche et de l’innovation Technologique, M. Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, de leur engagement pour le leadership de conduire toute cette stratégie de  développement agricole, mais aussi de réunir  tous les acteurs qui sont concernés. Le représentant de la Banque Mondiale a invité tous les départements qui sont concernés à travailler ensemble pour relever les défis d’une activité qui est transversale par nature, le développent de l’agriculture.

Il a souligné le fait que l’agriculture et le projet ECAAT, qui est en préparation, sont en droite ligne et correspondent bien aux orientations du gouvernement. Diversifier l’économie devient maintenant un impératif pour le Congo et l’agriculture a le potentiel qu’il faut pour le faire.

«La recherche est un élément fondamental pour le développement de l’agriculture. Il ne faudrait pas que nous ayons des solutions qui viennent d’ailleurs, mais que nous ayons aussi des solutions qui soient adaptées au contexte et aux besoins du Congo pour que nous puissions le faire et c’est par la recherche fondamentale et la recherche opérationnelle», a-t-il dit.

Pour lui, le Congo ne peut rien entreprendre sans une bonne connaissance des enjeux et surtout de la matière. «L’on ne peut réussir sans réflexion préalable. La recherche constitue le domaine par excellence de la réflexion, de l’anticipation, la connaissance de ce domaine», a-t-il notifié.

A cet effet, il a signalé la nécessité de la coordination de la synergie à plusieurs niveaux. Il s’agit de la collaboration au niveau du gouvernement et du ministère de l’agriculture réuni autour de lui tous les départements qu’il faudrait pour que ce projet soit porté par toutes les parties prenantes. Au-delà du ministère de la recherche, le projet associe le ministère de l’enseignement supérieur, de l’enseignement professionnel, le ministère du commerce et celui des transports.

Il s’agit  également de la synergie, de la collaboration et du partenariat qui devraient inclure aussi le secteur privé et d’autres partenaires techniques et financiers qui ont un intérêt et des connaissances en matière agricole et de recherche, ce qui pourrait aider à la mise en œuvre de ce projet.

«Permettre que les échanges sud-sud se développent de façon plus prononcée surtout en matière de recherche, en matière de centre d’excellence et en la matière le projet ECAAT est un  élément fondamental qui puisse nous permettre d’arrimer l’Afrique Centrale à l’Afrique de l’Est qui a fait beaucoup de progrès en la matière», a précisé M. Issa.

Selon lui, l’agriculture reposera sur des structures d’accompagnement comme la recherche, le service national du sol, des semences améliorées, la formation et l’éducation sans lesquels le Congo ne peut pas aspirer à des hauteurs appréciables du niveau de notre agriculture.

«Le Congo a fait par le passé  des recherches très importantes qui ont été utilisées par plusieurs pays. La Banque Mondiale voudrait donc ramener cela au-devant de la scène,  montrer que le Congo apporte ses connaissances et sa recherche mais bénéficier aussi de la synergie au niveau régional», a signifié le représentant de la Banque Mondiale.

La finalité de ce travail c’est de pouvoir présenter ce dossier au conseil d’administration de la Banque au mois de mai, a-t-on appris.

Polémique autour de la question des ex-réfugiés rwandais au Congo

Ils sont 8 460 ex-réfugiés rwandais au Congo-Brazzaville à se retrouver sans papier depuis le 31 décembre 2017, suite à ce qu’on appelle la « clause de cessation de leur statut ». Une politique proposée par le  HCR à tous les pays qui accueillaient des réfugiés rwandais ayant fui le Rwanda entre 1959 et 1998 et mise en œuvre par le gouvernement congolais en consultation avec Kigali. Ces réfugiés devaient bénéficier de plusieurs options : retour au Rwanda, intégration locale ou exemption. Une association congolaise, l’Adhuc, avait plusieurs fois mis en garde les autorités congolaises comme le HCR, leur demandant de maintenir ce statut de réfugié.  Le bilan est là : 802 ont vu leur statut de réfugié maintenu, 104 ont choisi de rentrer au Rwanda, 18 seulement ont bénéficié de l’intégration locale. Le HCR se dit aujourd’hui encore prêt à accueillir ces milliers de personnes pour les aider à trouver une solution.

Pourquoi 104 seulement ont choisi de rentrer au Rwanda ? Pour le HCR, c’est tout simplement parce qu’une majorité d’entre eux sont nés au Congo-Brazzaville, se sont mariés ou cultivent des champs là-bas, ils auraient donc trop peu de liens avec le Rwanda.

En tout cas, si la clause de cessation a été proposée pour ces réfugiés rwandais, explique une porte-parole du HCR, c’est parce que la situation s’est stabilisée durablement au Rwanda. Pour l’Adhuc, le HCR oublie que ces Rwandais ont d’abord été réfugiés en RDC après le génocide et qu’ils y ont été massacrés, notamment dans les camps du HCR, entre 1996 et 1998 par l’armée rwandaise et ses alliés, ce qui justifierait leur crainte de rentrer.

« Nous, on parle de l’amélioration de la situation au Rwanda, pas de la RDC », insiste la porte-parole du HCR. Pourquoi 18 seulement (sur près de 9 000) ont obtenu des papiers congolais ? Pas d’explication précise sur ce point, pas d’inquiétude non plus, mais ce que le HCR dit avoir noté, c’est que 71 seulement se sont présentés pour se renseigner sur cette option et que 18 sont finalement allés jusqu’au bout de la procédure.

Et le HCR se dit prêt à les aider s’ils souhaitent vraiment régulariser leur situation. Pour l’Adhuc, il y a une explication simple, la crainte encore : pour entamer leur démarche à Brazzaville, selon cette ONG congolaise, ces réfugiés devaient retirer un papier à l’ambassade du Rwanda.

L’ambassadeur du Congo en Ouganda prend fonction

Guy Nestor Itoua a présenté, le 18 janvier à Kampala, ses lettres de créance au président de la République d’Ouganda, Yoweri Museveni.

Guy Nestor Itoua a été nommé en qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Congo en République d’Ouganda, avec résidence à Kigali, au Rwanda. Le Congo et l’Ouganda entretiennent des relations diplomatiques depuis 1964. Celles-ci sont soutenues par un Accord général de coopération et assorties d’une Commission mixte.

Le nouveau diplomate a précisé qu’il existe également un Accord spécifique de coopération entre la Chambre nationale de commerce et d’industrie de l’Ouganda et les Chambres de commerce, d’industrie, d’agriculture et des métiers du Congo. « C’est un cadre juridique et diplomatique qui prédispose le Congo et l’Ouganda à la dynamisation de leur coopération, tout en diversifiant les secteurs d’activités, tant dans les domaines économique, commercial, culturel, qu’environnemental », a déclaré Guy Nestor Itoua, plaçant son mandat en Ouganda sous le signe de la diplomatie économique. Car, estime-t-il, « l’Ouganda est un pays de grande tradition agricole et il y a donc de l’expérience à partager entre Brazzaville et Kampala ».

En revanche, s’agissant des questions de paix et de sécurité, le diplomate congolais a confié que l’Ouganda accueille actuellement d’importantes vagues de réfugiés en provenance du Soudan du Sud, de la République démocratique du Congo (RDC) et de bien d’autres pays environnants, « ce qui préoccupe énormément le président Yoweri Museveni qui est, par ailleurs, médiateur dans la crise burundaise ».

Des préoccupations que partage pleinement le président Denis Sassou N’Guesso en sa qualité de président en exercice de la Conférence internationale sur la région des Grands lacs dont l’Angola, le Burundi, la République Centrafricaine, la République du Congo, la RDC, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan, le Soudan du Sud, la Tanzanie et la Zambie sont les Etats membres.

A titre de rappel, Guy Nestor Itoua, en résidence au Rwanda depuis sa prise de fonctions en juillet 2016, est également accrédité en Tanzanie et au Burundi. La cérémonie ougandaise a constitué la dernière étape d’accréditation. Avec les quatre pays de sa juridiction, il opère désormais dans la plénitude de ses fonctions d’ambassadeur. 

France: la cour de cassation invalide la saisie des avoirs du Congo dans un litige financier

La cour de cassation a invalidé le 10 janvier la saisie en France d’avoir du Congo, dans un litige qui oppose depuis plus de vingt ans Brazzaville à un homme d’affaires libanais, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

La plus haute juridiction judiciaire française avait pourtant pris une décision inverse le 30 juin 2016.

« C’est un revirement spectaculaire qui était très attendu par la République du Congo. Les biens diplomatiques ou les créances fiscales ne pourront plus être saisis sur le territoire français. Cet arrêt sonne le glas de la procédure de saisie des biens régaliens du Congo », s’est félicité Kevin Grossmann, avocat du Congo.

Des saisies avaient été pratiquées à la demande de la société de BTP Commisimpex, pilotée par l’homme d’affaire libanais Mohsen Hojeij, pour recouvrer dans un premier temps près de 168 millions d’euros. La justice française qui avait jusqu’alors validé cette procédure s’appuyait sur une « renonciation » à son « immunité d’exécution » consentie en 1993 par le Congo, dont les avoirs en France auraient sans cela été protégés.

L’affaire, qualifiée de « Ioukos à l’africaine », tant sa complexité rappelle le contentieux interminable autour de l’ancien numéro un du pétrole russe, remonte au début des années 80.

Mohsen Hojeij, proche du président congolais Denis Sassou Nguesso, avait décroché plusieurs contrats entre 1983 et 1986: construction d’un pont, d’un village… Mais en 1986, après l’effondrement des cours du brut, la situation du pays s’était détériorée et seule une partie de la facture avait été réglée.

Depuis lors, Hojeij a multiplié les recours pour récupérer son argent, la somme due ne cessant de gonfler pour atteindre aujourd’hui plus d’un milliard d’euros, selon Me Grossmann.

Pour l’instant, seuls 6 millions d’euros ont été prélevés sur des comptes de l’ambassade du Congo et de sa délégation permanente à l’Unesco, selon l’avocat.

Dans son nouvel arrêt, la cour de cassation estime que le simple renoncement d’un Etat à son « immunité d’exécution » ne suffit pas pour prélever des fonds sur « des comptes utilisés dans l’exercice d’une mission diplomatique des États étrangers ». Il faut en plus une « renonciation expresse et spéciale des États concernés », ce qui n’est pas ici le cas.

Se fondant sur une loi française qui a conforté en 2016 cette exigence, les juges ont estimé que si cette loi récente ne peut pas s’appliquer à ce litige, « l’objectif de cohérence et de sécurité juridique impose de revenir à la jurisprudence » précédente « confortée par la nouvelle loi ».

Paix dans le Pool: des experts de l’ONU en mission d’évaluation sur le DDR

L’arrivée des trois fonctionnaires onusiens a été annoncée par le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique centrale, François Lounceny Fall, qui a séjourné à Brazzaville, du 12 au 14 janvier.

Composée du Grec Thomas Kontogeorgos, de l’Allemand Ntagahoraho Burihabwa, et de la Suisse Glaucia Marie Yoshiura Boyer, la délégation, conduite par le représentant résident adjoint du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), Mohamed Abchir, a échangé le 23 janvier à Brazzaville avec le haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, Euloge Landry Kolelas. L’entretien entre les deux parties a été focalisé sur le lancement du processus de Démobilisation, désarmement et réinsertion ( DDR) en République du Congo, avec l’appui des Nations unies.

« M. François Lounceny Fall nous avait dit que des experts devaient venir pour préparer ce programme. Donc, ils sont arrivés, nous avons échangé aujourd’hui et les discussions vont se poursuivre. Ils sont au Congo jusqu’au 2 février pour travailler là-dessus avant d’élaborer un programme DDR à la fin », a expliqué Euloge Landry Kolelas à la presse après la rencontre, précisant qu’après l’élaboration du programme il faut chercher des fonds.

Selon lui, outre la réinsertion des ex-combattants, il a été également évoqué la question sur le relèvement communautaire qui prendra aussi en compte la population civile ayant beaucoup souffert, ainsi que des projets spécifiques aux femmes. « Nous avons aussi parlé du relèvement communautaire, notamment la réhabilitation des maisons, des centres de santé et des écoles, ainsi que la relance des activités économiques et agropastorales dans le département du Pool, parce que tout cela va de pair. On ne peut s’occuper des ex-combattants sans prendre en compte la population civile, sinon cela ne marchera jamais », a conclu le haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants.

Virginie Awé présente son roman « Une robe pour deux »

Le livre de 116 pages, dont la cérémonie de dédicaces a eu lieu le 22 janvier à Brazzaville, a été publié aux éditions LMI de Pointe-Noire et compte vingt et un chapitres.

L’ouvrage raconte l’histoire de Dzené Dzené, un homme de près de 60 ans, marié à Okwala Kwala, une jeune fille de 25 ans. Laid comme un hibou, Dzené Dzené est le fruit de l’union d’une bantoue et d’un pygmée. Ce couple est dans l’impossibilité de faire des enfants.  Dzené Dzené, qui avait déjà un enfant avant ce mariage, ne veut pas aller à l’hôpital, ni boire de la tisane, estimant que le problème venait de sa femme sur laquelle il tire à boulets rouges .

Désespérée de sa stérilité, Okwala Kwala autorise son mari à prendre une seconde femme pour lui faire des enfants.  Ce feu vert donne alors des ailes à Dzené Dzené, qui se déchaîne et tire sur tout ce qui bouge à ses yeux. Il commence dans une famille voisine par la mère et finit par la fille unique de celle-ci. Ensuite il fait de toutes les femmes et jeunes filles de son quartier ses maîtresses. Sa femme Okwala Kwala devient la risée. Dans son libertinage, Dzené Dzené passe des semaines hors de la maison, sa femme l’accueille avec tendresse sans aucune forme de procès, comme si de rien n’était.

Virginie Awé dédie son livre à toutes les femmes qui souffrent de cette douleur de ne pas pouvoir enfanter. « Cette histoire est le fruit de mon imagination même si elle peut vous paraître vraie.  Elle n’est pas une œuvre autobiographique mais, un miroir que je promène le long des rues à travers nos villes », a indiqué l’auteure,  qui condamne le comportement de Dzené Dzené.

« Quand l’homme est stérile on n’en parle pas. Par contre, la stérilité de la femme est étalée au grand jour. C’est aussi une forme de violence faite à la femme, je dis non à cette violence. J’ai voulu attirer l’attention des couples. Il ne faut pas toujours tirer à boulets rouges sur la femme, quand il y a un problème il faut pacifiquement chercher des solutions. Un couple peut bien vivre sans avoir des enfants, le bonheur est un état d’esprit », a martelé Virginie Awé.

Née à Brazzaville, Virginie Awé a, à son actif, un recueil de nouvelles publié en 2016 intitulé Le silence de la tombeUne robe pour deux est son premier roman. Elle est inspectrice divisionnaire adjointe de l’acompte sur divers impôts de Brazzaville, conseillère municipale et départementale.

Programme de la commémoration des obsèques de Nzongo’Soul

Par communiqué de presse, la famille de l’artiste Nzongo’Soul informe sur les principales dates des obsèques au départ de Paris, décès survenu le 10 janvier dernier en France.

Dès le vendredi 26 janvier, à partir de 21h jusqu’à 6h, une veillée mortuaire est prévue dans l’enceinte de l’Eglise Sainte Claire au 179, boulevard Serrurier à Paris dans le 19e arrondissement, métro ligne N°5, station Porte de Pantin. Un parking de 40 places est ouvert au public.

Le lendemain samedi 27 janvier, le recueillement se poursuivra à Sevran à partir de 20h jusqu’à 6h, dans la grande salle du site près de la gare au 4, rue Frédéric Joliot-Curie, gare de Sevran Beaudottes, ligne B direction Roissy-Charles-de-Gaulle.

Lors de chaque recueillement, une collecte sera organisée sur place en signe de solidarité de participation aux obsèques à Brazzaville. « Merci de rapporter vos boissons favorites (de préférence non alcoolisées) », précise-t-on.

Les amis et mélomanes auront la possibilité de saluer l’artiste Wa Semo Nzongo Soul une dernière fois avant son retour au pays natal en vous rendant à la Chambre funéraire des Batignolles au 1 boulevard du Général Leclerc à Clichy 92110, le lundi 29 janvier à 14h 30. C’est le métro Porte de Clichy ou Porte de Saint Ouen par la ligne 13. Un parking de 32 places est ouvert au public.

Par le communiqué de presse, la famille remercie toutes les personnes qui ont adressé des messages de soutien et de réconfort.

Ayons dans nos cœurs que : « Nzongo Soul était un chanteur, un musicien, un philosophe, un humaniste, un père, un parrain, un ami et plus que tout un citoyen du monde. Un arc-en-ciel de personnalité qui fêtait dans la joie et communiquait dans le partage », rappelle la famille.

Musique : Yves Saint Lazare et K Musica en concert ce week-end

L’artiste musicien et son groupe offriront un spectacle gratuit au public dénommé « Une mélodie pour un geste humanitaire », le 28 janvier à l’Espace culturel Yaro, une façon pour eux de souhaiter une bonne entame d’année à leurs fans. 

Récemment distingués par l’Association des auditeurs des radios locales nationales et des journalistes chroniqueurs pour leurs efforts dans la reconstruction et la contribution à l’édification de la nation congolaise, Yves Saint Lazare et son orchestre K Musica Lé Ngouosi la Ngoué seront à Loandjili pour égayer leurs fans du 4earrondissement de la ville océane.

Ce concert se tient après une fin d’année faste qui a vu  l’orchestre sortir deux singles : Tchimpamu et Voisin.  Deux des chansons qui figurent dans leur prochain album Mad Rush 777 Etincelles qui sortira cette année.  Un opus riche avec des textes thématiques (société, éducation, ingratitude, espoir, orphelin…)

Yves Saint Lazare et K. Musica constituent un binôme indissociable qui vit le jour  le 12 novembre 2012.  Le single C’est le moment annonce, de manière fracassante, les couleurs de ce groupe dont les éléments pétris de talent ne cherchent aujourd’hui que la reconnaissance due à leur talent.  Des années durant, K.Musica et Yves Saint Lazare ont marqué de leur empreinte la scène musicale de la ville mais aussi d’autres localités du pays par la régularité dans l’organisation des concerts. En février 2016, au moment de la sortie de l’album  La montée de l’aigle, c’était la consécration tant attendue du groupe après plusieurs mois de dur labeur. À l’orée d’une année qui promet, Yves Saint Lazare et KMusica vont offrir au public de l’Espace Yaro un concert inédit et riche en sons et couleurs.

Après Monrovia, Denis Sassou-Nguesso à Abu-Dhabi et à Addis-Abeba

Après avoir assisté à l’investiture de George Weah à Monrovia, le président Congolais met le cap sur les Emirats arabes unis et l’Ethiopie.

Le chef de l’Etat a assisté lundi 22 janvier 2018 à la cérémonie d’investiture du nouveau président du Liberia, George Weah. Invité par le nouveau président, Denis Sassou-Nguesso est arrivé dans la capitale du Liberia dimanche en fin d’après-midi. Occasion pour les deux hommes d’échanger sur les questions d’actualité, à l’instar de la lutte contre le terrorisme, la paix et la sécurité en Afrique.

Après le Liberia, le chef de l’Etat Congolais se rendra aux Emirats arabe unis et en Ethiopie. A Abu-Dhabi le chef de l’Etat rencontrera les hommes d’affaires émiratis qui souhaitent investir dans le domaine du tourisme au Congo.

A Addis-Abeba, le chef de l’Etat prendra part aux travaux du 30ème sommet ordinaire de l’assemblée générale des chefs d’Etat et de Gouvernements de l’Union Africaine (UA). Le sommet se tient du 22 au 29 janvier 2018 sous le thème : « Remporter la lutte contre la corruption, une voie durable pour la transformation de l’Afrique ».

Musique : le groupe Conquering Lions se produira à Mpaka

L’orchestre de reggae  livrera, le 27 janvier, un concert live à l’espace culturel Le Continental, dans le 6e arrondissement de Pointe-Noire, Ngoyo.

Le concert 100 % reggae lance l’année de Conquéring Lions qui s’illustre depuis quelque temps dans ce genre musical à Pointe-Noire par des prestations de qualité. En effet, en mai dernier dans le premier arrondissement Lumumba, le groupe avait émerveillé le public par son savoir-faire et son professionnalisme.  Le voir sur scène est un régal pour le public d’écouter les sons de ses musiciens qui font à chaque sortie la promotion du reggae né dans les années 1960, en Jamaïque.

Inauguré en décembre dernier, l’espace culturel Le Continental est un lieu d’expression artistique et culturel pour les artistes confirmés ou non. Il est pourvu de toutes les commodités d’un espace moderne et professionnel. Avec ses trois cent cinquante places, sa scène pouvant accueillir plus de douze artistes, son matériel électro-acoustique de pointe, cet espace est dédiée aux promoteurs de projets de développement culturel dans l’art scénique (musique, théâtre, danse, conte, cinéma, poésie, peinture). C’est aussi  un sanctuaire de loisirs et de détente pour les activités récréatives et de réjouissances.

Accord de Kinkala : le rapport de la commission ad hoc sur la table du gouvernement

Le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, a remis le 22 janvier au Premier ministre, chef du gouvernement, Clément Mouamba, le document de la commission ad hoc paritaire de l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités dans le Pool.

« Depuis quelques jours, la commission s’est réunie et a travaillé quatre jours durant pour réfléchir sur cette problématique du Pool et proposer au gouvernement quelques recommandations afin que la paix soit de mise dans le Pool. Les membres de la commission ont signé le rapport de leurs travaux que j’ai le devoir de vous remettre, monsieur le Premier ministre », a indiqué le ministre Mboulou.

Au nombre des propositions formulées par la commission figurent la prise par le gouvernement des mesures permettant au révérend pasteur Ntoumi de recouvrer tous ses droits et libertés ; l’engagement de ce dernier à garantir le respect et l’application stricts de l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités dans le Pool.

La commission a également recommandé la restauration de la libre circulation des personnes et des biens en procédant à la suppression systématique des barrières informelles sur toutes les voies de communication traversant le Pool, ainsi que la nécessité de consolider le cessez-le-feu et l’arrêt des hostilités en vue de rétablir l’autorité de l’Etat dans la région.

Après avoir réceptionné le rapport de cette commission, le Premier ministre a déclaré : « À ce stade, il me reste à prendre bonne note de ce rapport que je vais lire en tant que gouvernement. Tous les ministres de la République vont s’imprégner de ce document. Ils sauront les éléments qui sont de la responsabilité du gouvernement et nous allons tout faire pour les respecter, les appliquer. Je souhaite voir l’autre partie tenir également parole ».

Clément Mouamba a ajouté: « Nous n’avons pas le droit de trébucher tout le temps surtout lorsqu’il s’agit du Pool. Je suis l’affaire à distance, le ministre m’en rend toujours compte. J’en rendrai compte fidèlement au président de la République qui suit ce dossier pas à pas ; cela ne pouvait pas se faire sans son accord. Il a pris l’option de mettre fin à ces difficultés… ».

Le chef du gouvernement a, par ailleurs, assuré l’engagement des pouvoirs publics d’organiser les opérations liées à la réinsertion sociale des ex-combattants du Pool.

Le président Sassou-Nguesso échange avec d’autres chefs d’Etat à Monrovia

Le chef de l’Etat et ses homologues du Togo, de la Guinée et du Burkina Faso ont abordé les questions à l’ordre du jour du prochain sommet de l’Union Africaine.

Un mini-sommet des chefs d’Etats africains a été improvisé à Monrovia ce lundi 22 janvier 2018. Le chef de l’Etat Congolais Denis Sassou-Nguesso a en effet rencontré ses homologues du Togo, du Burkina Faso et de la Guinée dans la capitale du Libéria, en marge de la cérémonie d’investiture du président George Weah.

Les présidents du Togo, du Burkina Faso et de la Guinée faisaient également partie de la quinzaine des chefs d’Etat invitée à cette prise de fonction officielle du nouveau chef d’Etat du Liberia.

Sassou-Nguesso du Congo, Faure Gnassingbé du Togo, Roch-Marc Kaboré du Burkina faso et Alpha Condé de la Guinée ont échangé sur les questions qui seront à l’ordre du jour au prochain sommet de l’Union Africaine (UA).

Ledit sommet se tiendra à Addis-Abeba en fin de cette semaine sous le thème : « Gagner la lutte contre la corruption, un chemin durable pour la transformation de l’Afrique ». Au cours de ce sommet il sera également débattu la question du Fonds bleu pour le bassin du Congo et la crise libyenne.

Le Cameroun et le Congo réceptionnent provisoirement un poste de contrôle unique frontalier

Une Commission mixte Cameroun, Congo et Ceeac, présidée par la Secrétaire générale adjointe de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac), Marie Thérèse Chantal Mfoula (photo), a procédé, le 18 janvier, à la réception provisoire du poste de contrôle unique frontalier (PCUF) de Ntam, en présence de l’entreprise chinoise Sinohydro Tianjin.

« A l’issue de la visite des lieux, la commission a constaté que les travaux ont été exécutés et achevés conformément aux conditions du marché et suivant les règles de l’art, nonobstant des légères malfaçons sur quelques ouvrages.», rapporte la Ceeac.

A cet effet, elle a prononcé la réception provisoire des travaux, sous réserve de la prise en compte de malfaçons sus évoquées, dans un délai de quatre semaines, soit au plus tard le 16 février 2018. Un procès-verbal a été élaboré, adopté et signé par les différents chefs de délégations composant la commission.

Le chef de la délégation de la Ceeac a exprimé sa profonde satisfaction à l’endroit des délégations du Congo et du Cameroun, pour avoir tenu ce pari de la construction du poste de contrôle unique frontalier, le premier du genre dans l’espace Ceeac (Cameroun, Congo, Gabon, RD Congo, Tchad, Guinée équatoriale, Sao Tomé, Centrafrique…).

Selon Mme Mfoula, ce poste facilitera les échanges commerciaux entre les deux Etats et renforcera le processus d’intégration régionale en Afrique centrale. Elle a ensuite exhorté l’entreprise Sinohydro Tianjin, à redoubler d’ardeur et d’ingéniosité, afin que les travaux de la deuxième phase soient une fois de plus de très bonne facture et les ouvrages, livrés dans les délais prescrits.

Le coût des travaux réalisés par l’entreprise Sinohydro Tianjin, s’élève à 4,36 milliards Fcfa pour un délai global de 21 mois. Le contrôle est assuré par la société Cira Ingenieurs Conseils pour un contrat fixé à 563, 05 millions Fcfa. 

Le poste frontalier intègre le projet d’aménagement de la route Ketta-Djoum (plus de 100 km), et de la facilitation du transport sur le corridor Brazzaville-Yaoundé, dont les travaux sont financés par la Banque Africaine de Développement (BAD).

Le Congo, le Cameroun et la Ceeac s’activent à faire en sorte qu’à l’horizon 2020, la liaison inter-capitale Brazzaville-Yaoundé soit entièrement bitumée et que la facilitation des transports soit opérationnelle sur cet axe.

La chambre haute appelée à devenir le pilier de la bonne gouvernance

La recommandation est du président du Sénat, M. Pierre Ngolo, lors de la clôture de la deuxième session extraordinaire de la troisième législature de cette chambre.

Le président du Sénat, M. Pierre Ngolo, a appelé, 19 janvier à Brazzaville, la chambre haute du Parlement à devenir le pilier de la démocratie et de la bonne gouvernance, lors de la clôture de la deuxième session extraordinaire de la troisième législature de cette chambre.

Selon lui, les sénateurs doivent être d’une implication, situant la chambre haute au niveau du rêve constitutionnel. Le moment est venu pour les congolais de donner un sens vrai à la rupture par un effort soutenu de renouement effectif des habitudes et des pratiques qui gênent et freinent l’envol du pays vers le développement, a souhaité M. Ngolo.

«Soyons partout les promoteurs de la bonne gouvernance et les messagers de la paix sur toute l’étendue du territoire nationale afin que toute l’attention et toute l’énergie des congolais soient consacrées à la lutte contre la crise que nous gagnerons inévitablement. Prêchons et activons-nous pour le retour de la paix au Pool en soutenant le processus en cours. Faisons tout pour que tout se règle dans la République sans troubler la quiétude des citoyens et sans porter atteinte à la paix et à la sécurité», a-t-il ajouté.

Félicitant le travail accompli par les sénateurs dans le traitement du budget de l’Etat en 15 jours, dans la rigueur, l’efficacité et l’intériorisation des contraintes du temps ainsi que l’engagement à se mettre réellement au service du pays pour prendre une part active à sa construction, le président du Sénat a demandé aux uns et aux autres d’intérioriser la nécessité de la discipline et du patriotisme afin de s’engager avec détermination sur la voie de la rupture. «Le budget du Congo est un budget de crise avec son lot de restrictions justificatives d’un nouvel état d’esprit chez les dirigeants tout comme chez les citoyens», a-t-il dit.

«L’insistance du Chef de l’Etat, M. Denis Sassou-N’Guesso, le 30 décembre 2017 devant le Parlement réuni en congrès, sur la rupture et l’impérieuse nécessité de remise en cause dans nos comportements, traduit l’insuffisance de prise de conscience de certains citoyens ; de même qu’il exprime sa résolution dans le combat salvateur contre les entraves au développement», a-t-il insisté, exhortant les sénateurs de profiter du temps restant avant l’ouverture de la prochaine session, à repartir éclairer les sources sur la situation nationale pour tirer l’information nécessaire à l’élévation des performances et à la lucidité.

Faisant la synthèse des travaux, le deuxième secrétaire du sénat, M. Joseph Yedikissa Dadhie, a indiqué que le budget du Sénat, exercice 2018, adopté au cours de la session extraordinaire dont le montant n’a pas été révélé et qui intègre le corpus global de l’Etat dans le cadre des allocutions faites au Parlement, est en diminution par rapport au budget de 2017 de 1 milliard 045 millions 675.000 de FCFA, soit 9,64% de réduction.

Sur le budget de l’Etat exercice 2018, il a fait savoir que le principal problème que le gouvernement congolais doit résoudre est la recherche des financements pour combler le gap dégagé pour la quête d’équilibre budgétaire du gouvernement. Ce déficit, a-t-il dit, résulte principalement du niveau élevé du service de la dette extérieure devenue insoutenable.

Le gouvernement doit fournir des efforts et des garanties permissifs d’un aboutissement heureux au terme des négociations avec les créanciers du Congo.

Plus de 6 milliards de FCFA de budget pour le PSTAT en 2018

Ce budget, a précisé le coordonnateur du PSTAT, M. Dominique Kimpouni, sera axé sur la formation, en vue de produire des données de qualité.

Le budget 2018 du Projet de renforcement des capacités en statistiques (PSTAT) a été arrêté, le 19 janvier à Brazzaville, à la somme de 6 milliards 063 millions de FCFA par le comité de pilotage, au cours de la session ordinaire de ce projet.

Ce budget, a précisé le coordonnateur du PSTAT, M. Dominique Kimpouni, sera axé sur la formation, en vue de produire des données de qualité. «Les statistiques étant produites par des personnes, il est impérieux donc de les former pour savoir donner les données de qualité», a-t-il indiqué.

Il a également souligné que ce budget permettra audit projet d’acquérir de nouveaux matériels informatiques, des équipements de bureau et des moyens roulants, de réaliser le recensement général de la population, de l’habitation  et  des entreprises; d’observer permanemment les prix ainsi que de mener l’enquête démographique et de santé.

«La mise en œuvre du plan de travail de l’année dernière était confrontée aux difficultés de décaissement du fonds de contrepartie. Pour la mise en œuvre du projet, le gouvernement devait apporter 3 milliards de FCFA, mais nous n’avons pas pu les obtenir», a notifié le coordonnateur du PSTAT.

Outre l’adoption du budget, le comité a aussi examiné le bilan, l’exécution à mi-parcours du plan d’action 2015-2017 ainsi que le rapport d’exécution du programme de travail.

A cet effet, le coordonnateur du PSTAT a évoqué les difficultés que le projet a rencontrées dans son fonctionnement en 2017. «L’exécution du PSTAT a souffert du non décaissement des fonds de la contrepartie gouvernementale. De surcroît, les effets salvateurs attendus des arrangements institutionnels relatifs respectivement à l’obtention d’un financement additionnel et à l’application de nouveaux taux de contribution au budget du projet (99,6% pour l’IDA et 0,4% pour le gouvernement) ont tardé à se manifester, au point de plonger le PSTAT, dès début septembre 2016, dans une situation de cessation des paiements déplorée jusqu’à la fin du premier trimestre de l’année 2017», a-t-il fait savoir.

Ce projet, cofinancé par la Banque Mondiale et le gouvernement congolais, a été lancé en 2015. Il a pour objectif de produire des données statistiques de qualité dans les délais réels et de les diffuser. Marlyce Tchibinda Batchi

Démarrage imminent du projet «Averda va à l’école»

Initié par le ministre Raymond Zéphirin Mboulou, ce projet qui démarre le 15 février vise à sensibiliser au respect et à l’assainissement de l’environnement.

Un programme de sensibilisation au respect et à l’assainissement de l’environnement dit «Averda va à l’école», a été initié par le ministre de l’intérieur et de la décentralisation et du développement local, M. Raymond Zéphirin Mboulou, en vue d’inculquer aux jeunes,  l’observation des règles de propreté en milieu scolaire.

Annoncé par M. Mboulou, le 18  janvier dernier à Kintélé, banlieue nord de  Brazzaville, ce projet va démarrer le 15 février prochain dans la capitale congolaise, et se poursuivra à Pointe -Noire et Oyo dans le département de la Cuvette.

«Cette activité participe à la pureté de l’environnement et à la survie de l’homme. L’enjeu majeur de ce siècle est la protection de l’environnement menacé par des pollutions de toute sorte, car sa non-prise en compte par l’homme pourrait, à coup sûr, mettre en danger la sécurité internationale», a fait savoir le ministre en charge du développement local.

«Si nous voulons la paix, préservons l’environnement.  Ce lien paix- environnement est un vrai point de vue global, mais il est aussi un point de vue local. C’est pour cela qu’il est impérieux pour nous tous aujourd’hui, et comme nous le savons, nous devons avec insistance enseigner aux élèves, véritables héritiers de notre planète, des pratiques qui favorisent la protection continue de notre milieu», a-t-il précisé.

Intervenant à cette occasion, le ministre de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation. M. Anatole Collinet Makosso, a indiqué que «le milieu scolaire exige l’observation des règles et de propreté. De ce fait, il doit être entretenu et gardé propre afin d’éviter la pollution par les déchets, les mauvaises odeurs et la propagation de certains microbes et maladies pouvant compromettre le travail des apprenants et occasionner des échecs scolaires».

Les programmes d’enseignement scolaire ont prévu la dispensation des cours d’éducation civique, morale d’hygiène et les cours pour la paix qui apprennent aux élèves plusieurs valeurs sociales et citoyennes ainsi que les notions de propreté et de vie en communauté.

Pour la présidente du Conseil municipal, députée-maire de Kintélé, Mme Stella Mensah Sassou-N’Guesso, la problématique de l’environnement est actuellement une question essentielle. Elle a salué ce programme mis sur pied pour la protection de l’environnement et orienté en direction de l’école, le lieu par excellence d’imprégnation des valeurs intellectuelles, morales et civiques.

«A travers ce projet, nous voulons transmettre aux élèves et à leurs familles, des notions de savoir dans les domaines de la gestion des déchets et de la protection de l’environnement. Nous souhaitons également faire connaître aux élèves des notions nouvelles telles que la pollution, le recyclage, le réchauffement climatique… Tout ceci dans le seul but commun de rendre leurs villes propres», a-t-elle expliqué.

Quant au directeur du développement du groupe Averda en Afrique, M. Nicolas Achkar, il justifie cette initiative par le fait que les élèves sont au centre des préoccupations de leur société. Il a souhaité  à ce que cette génération grandisse en y acquérant les notions nouvelles en relation avec la gestion des déchets et la protection de l’environnement.

«Il est aujourd’hui prouvé que les enfants constituent les acteurs vitaux de toute communauté. Il est impératif alors de coopérer ensemble pour investir dans l’éducation des élèves du Congo et de raffiner leurs connaissances en matière de gestion des déchets», a-t-il indiqué.

«Dans la gestion des déchets, nous souhaitons investir dès maintenant et à long terme dans le raffinement de la génération congolaise. Notre contribution au Congo ne se limite pas uniquement à la propreté de la ville, mais permet aussi d’éduquer, de former des jeunes congolais. Grâce à nos campagnes de sensibilisation, nous aiderons les communautés locales non seulement à réduire leurs déchets, mais aussi à les recycler beaucoup plus», a conclu M. Achkar.

Le nouveau commandant de la GR prend ses fonctions

Nommé par décret présidentiel n° 2018-12 du 12 janvier 2018, le colonel Gervais Akouangué a remplacé à ce poste le Général de brigade Ngatsé Nianga Mbouala.

Le nouveau commandant de la Garde Républicaine (GR), le colonel Gervais Akouangué, a pris le commandement de la GR, le 20 janvier dernier à Brazzaville, sous le patronage du chef d’Etat-major Général (CEMG) des Forces Armées Congolaises (FAC), coordonnateur  du groupe d’anticipation stratégique, le général de division Guy Blanchard Okoï.

Nommé par décret présidentiel n° 2018-12 du 12 janvier 2018, le nouveau commandant de la Garde Républicaine, qui a rang du conseiller spécial du Président de République, a remplacé à ce poste le Général de brigade Ngatsé Nianga Mbouala, appelé à d’autres fonctions.

Le colonel Gervais Akouangué, indique-t-on, est officier des troupes aéroportées et de la gendarmerie, issu de la 1ère promotion de l’Académie Militaire Marien Ngouabi, (baptisées promotion commandant Marien Ngouabi).

Il a été Chef de section au Groupement Aéroporté (GAP) et sélectionné à l’issue d’un test pour suivre un stage à l’Ecole Supérieure d’Officier de Gendarmerie en France. Il est rentrée au pays, titulaire du diplôme supérieur d’officier de gendarmerie.

Nommé commandant de la Compagnie d’Instruction de l’Ecole de la Gendarmerie nationale, il est directeur de stage des 1èrs sous-officiers de la gendarmerie restaurée et chef de division emploi à la direction des opérations de la Gendarmerie nationale.

Détaché à la maison militaire du Président de la République en 1997, le colonel Gervais Akouangué  a occupé les fonctions de chef d’Etat-major du bataillon de protection à la direction générale de la sécurité présidentielle. De 2003 à 2004, il a été major du cours d’Etat-major à l’Académie Militaire Marien Ngouabi, puis directeur des opérations à la Direction Générale de la Sécurité présidentielle.

De 2006 à 2007, il est diplômé du Cours International de Défense (CID) au collège Royal de l’Enseignement Militaire Supérieur 2ème degré (Ecole de Guerre) au Maroc.  De 2007 à 2013, commandant du 1er Bataillon de manœuvre de la Garde Républicaine. En 2015, il obtient le diplôme de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN). De 2013 à 2018, chef d’Etat-major de la Garde Républicaine avec rang de conseiller du président de la République.

Marié, le colonel Akouangué a été décoré au rand d’officier dans l’ordre du mérite congolais ; médaillé d’or de la Croix de la valeur militaire, rappelle-t-on.

CHAN 2018 : le Congo a son ticket pour les quarts de finale

Le Congo arrache le premier ticket du groupe qualificatif au quart de finale, en réalisant deux victoires.

Le Congo a validé son ticket pour les quarts de finale du Championnat d’Afrique des Nations des joueurs locaux (CHAN Maroc-2018), après sa victoire par 2 buts à 0 face au Burkina Faso, samedi soir au Grand stade d’Agadir, en match de la deuxième journée du premier tour (groupe D).
Les deux réalisations des Congolais ont été l’œuvre de Carof Bakoua (67è) et Georges Kader Bidimbou (90è+2).

Plus tôt dans la soirée, l’Angola avait battu le Cameroun (1-0), grâce à une réalisation de Ricardo Job Estevao sur pénalty à la demi-heure du jeu.

Au terme de cette journée, le Congo arrache le premier ticket du groupe qualificatif au quart de finale, en réalisant deux victoires en autant de matchs (6 points), devançant les Palancas Negras Angolais (4 points) et le Burkina Faso (1 point), qui s’affronteront lors de la troisième journée (24 janvier) pour le deuxième billet. En revanche, les Lions indomptables camerounais sont d’ores et déjà éliminés.