Le Meeec disposée à former les jeunes du quartier Jacques-Opangault

Le Mouvement électoraliste et écologique pour l’émergence du Congo (Meeec), entend former des jeunes de l’arrondissement de Djiri.

Le président du Mouvement électoraliste et écologique pour l’émergence du Congo (Meeec), Rodrigue Koumou, a annoncé, le 12 avril à Brazzaville, au cours d’un point de presse, qu’une trentaine de jeunes habitant le 9e arrondissement Djiri bénéficieront d’une formation en entrepreneuriat.

La formation concerne aussi bien les jeunes filles que les garçons. Le président du Meeec a expliqué à la presse que « ce projet aura pour but de soutenir les jeunes les plus vulnérables du quartier Jacques-Opangault et se concentrera sur des formations dans les domaines de la couture, la coiffure et la soudure, avec la présence permanente des formateurs natifs de ce quartier. L’objectif est de soutenir la vision du chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, dans son programme (La marche vers le Développement) ».

Pour Rodrigue Koumou, cette initiative sera placée sous le signe des journées d’action sociale. L’un des jeunes bénéficiaires, Jean Likibi, a exprimé sa satisfaction. « Merci beaucoup pour cet acte de charité manifesté par le Meeec à travers son président, Rodrigue Koumou, à notre égard. Il viendra par ce geste nous procurer la joie. Dieu va lui rendre au centuple », a-t-il confié.

Honorés au Congo devant 16 chefs d’Etat, les Sénégalais snobent Denis Sassou Nguesso

C’est ce 25 avril prochain que se tiendra la Commission climat du Bassin du Congo et du Fonds bleu pour le Bassin du Congo. A Brazzaville, le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou Nguesso accueillera 16 chefs d’Etat pour discuter, avec eux, de la mise en œuvre du projet. En marge de ces travaux, Denis Sassou Nguesso a décidé de monter les couleurs du Sénégal et d’honorer notre pays à travers son fils, le sergent Malamine Camara, héros éternel et défenseur du Congo. Mais, cet événement majeur, qui voudrait saluer le parcours héroïque d’un compatriote, est snobé par le Sénégal qui risque d’être absent à cette cérémonie solennelle doublement bénéfique pour notre diplomatie. Et améliorer la vision qu’ont les Congolais de nos 25.000 compatriotes vivant au Congo Brazzaville.
C’est à un incident diplomatique aux conséquences incalculables que l’on tend, certainement. Ce 25 avril, le président congolais, Denis Sassou Nguesso accueillera 16 chefs d’Etat et chefs de gouvernement, à Brazzaville, pour parler de climat, du fleuve Congo et du fonds bleu mis en place lors du dernier sommet du COP 22. Défenseur acharné de ce fonds bleu à l’international, Mouhamed VI, le roi du Maroc et grand ami du Sénégal, est attendu dès le 23 avril dans la capitale congolaise. En marge de ces travaux, le président congolais a décidé d’honorer un fils du Sénégal : le Sergent Malamine Camara. A cet effet, Denis Sassou Nguesso a décidé de faire entonner l’hymne national sénégalais par son armée, lever les couleurs du Sénégal au-dessus du mémorial des armées et rendre un vibrant hommage à ce sous-officier sénégalais natif de Gôrée grâce à la bravoure duquel soldat, le Congo Brazzaville n’a jamais été conquis par les Belges.

Recruté par Pierre Savorgnan de Brazza, l’explorateur français lors de son passage à Dakar, pour l’accompagner dans son expédition, Malamine Camara s’est très tôt fait remarquer par sa bravoure, générosité et sa clairvoyance politique. Homme de confiance de Pierre Savorgnan de Brazza, il a été désigné par le colonisateur comme le gardien de la station de ce nouveau territoire appelé Brazzaville à la suite d’un traité signé avec le roi du Pool, Makoko 1er. Nommé chef militaire du territoire, c’est par son sens élevé de la générosité et par son humanisme hérité de la légendaire Téranga sénégalaise que ce sous officier parviendra à se payer l’affection des sujets du roi Makoko Premier. Il était tellement bien introduit chez les congolais que ses adversaires croyaient perdre leur temps, en tentant de s’acheter la sympathie des habitants du Pool. Face à ses nombreux échecs, Stanley avait écrit : « Malamine avait retrouvé les siens. Il se trouvait d’ailleurs dans son élément au milieu de ces indigènes de race inférieure. De quelles fables le sergent sénégalais berna t-il les indigènes ? Nous fît-il passer pour des anthropophages friands de la chair des petits-enfants ?»

Chasseur intrépide, Malamine Camara est aussi un pêcheur talentueux qui ne rentrait jamais bredouille de ses expéditions. Grâce à ses aptitudes physiques et la chance incommensurable qui couronnent ses expéditions, les sujets du roi, sous son règne, ne manquèrent de rien. « Sa technique était toute simple. En bon africain, il s’était appliqué la bienveillance des chasseurs. A chaque retour de chasse comme de pêche, il prenait juste ce dont il avait besoin. Et laissait la population se servir, gratuitement« , a témoigné de lui Henri Morton Stanley, le colonisateur du Congo Kinshasa, dans ses mémoires.

Cette générosité, ce culte du partage a valu à Malamine d’être couvé par les Batéké. Le colonel Gangouo, conseiller spécial du roi, a soutenu que, « par moment, les populations s’inquiétaient pour lui : « Mayélé » a-t-il mangé? Alors, on lui apportait du poisson et autres nourritures. » Mayélé, qui veut dire débrouillard, est le surnom que les Batéké lui avaient donné les populations. Avec seulement deux tirailleurs sénégalais et dotés que de quelques munitions -dont une grande partie avariée-, le sergent Malamine a fait échouer toutes les tentatives des Belges d’annexer ces territoires qui forment aujourd’hui le territoire du Congo Brazzaville. Et, en de nombreuses reprises, Stanley a tenté de reprendre Brazzaville à ce Sénégalais abandonné par Savorgnan de Brazza et la France.

« En rendant hommage à ce Sénégalais, nous voulons saluer un modèle de courage, de loyauté et de fidélité. » Ont écrit les officiels congolais dans une correspondance envoyée au chef de l’Etat sénégalais qu’ils veulent voir participer à cette levée des couleurs. Dans la conscience collective congolaise, ce Sénégalais a été le premier maire de l’embryonnaire ville de Brazzaville. « C’est lui qui gérait les affaires politiques et administrative de Brazzaville et était l’interlocuteur du Roi Makoko dont il manipulait parfaitement la langue, « LE TÉKÉ ». Ses relations avec les populations locales étaient amicales et fraternelles. » Ont témoigné de nombreux historiens.
Cet amour qu’ont les Congolais de «Mayélé» était si sincère et si profond que lorsque le colon a affecté le sergent Malamine au Gabon, les populations se sont rebellées pour réclamer son retour dans la colonie du Congo. Décoré de la médaille militaire française, pour sa bravoure et sa loyauté, le sergent Malamine Camara est rentré au Sénégal où il est décédé à Dakar en 1886.

A propos du sergent sénégalais, Fortuné Charles de Chavannes, un compagnon de Pierre Savorgnan de Brazza a écrit : « J’ignore si, au Sénégal, quelque chose existe qui rappelle ce nom. Pour moi qui, jusqu’au soir d’une vie déjà longue, ai toujours gardé à Malamine une des meilleures places dans mes réminiscences de l’Ouest africain, je dédie amicalement à sa mémoire ces simples pages. Elles seront comme l’oraison funèbre tardive du magnifique sergent noir qui fut toujours au niveau de ses tâches et dont le nom mérite vraiment, ne serait-ce que pour l’exemple, d’être préservé de l’oubli. »

C’est à cet homme-là, à ce Sénégalais célébré par ses amis comme par ses ennemis, que les Congolais veulent, à travers notre drapeau national -et non celui français- rendre hommage. Et, pour l’occasion, ils ont invité les autorités sénégalaises. Mais, à Dakar on semble n’être pas très chaud d’aller répondre « à l’invitation d’une cérémonie où on célèbre un supplétif de l’armée française. » Comble de l’ironie, à chaque fois que l’occasion leur est offerte, les chefs d’Etat sénégalais se sont toujours levés de leurs fauteuils pour saluer les anciens combattants sénégalais qui, comme le sergent Malamine, ont tous combattu pour la France. Et cela n’a jamais offusquer personne.

Du côté de Brazzaville, la fanfare de l’armée continue inlassablement de répéter notre hymne national. Et, on espère que Macky Sall, le chef de l’Etat sénégalais, sera de l’événement. Comme les Congolais, les 25.000 Sénégalais de Brazzaville se préparent, déjà, à accueillir leur chef. Et à l’acclamer. Pour ces concitoyens, ce moment, très important dans la vie des congolais, leur permettra, pendant de longues périodes, de bénéficier de la sympathie des Congolais envers les descendants d’un de leurs bienfaiteurs. Aussi, le président Denis Sassou Nguesso, l’un des plus vieux présidents africains en exercice, et élément incontournable de la diplomatie en Afrique, pourrait avoir de la mémoire pour ces Sénégalais, descendant du bon sergent Malamine.

Congo : plus de tracasseries pour les voyageurs sans identité dans le Pool

Cela fait deux semaines qu’il n’y aurait plus de barrages militaires dans la région du Pool sur la route nationale numéro 1 reliant Brazzaville à Pointe-Noire.

Et pourtant, il y a quelques mois, il n‘était pas facile de franchir le Pool sans pièce d’identité. Selon des automobilistes, tout voyageur sans pièce d’identité était contraint à payer une « amende » d’au moins 1000 francs Cfa (environ 1,54 euro) à chaque barrage. « Un jour, je me rendais à Brazzaville. Comme j’avais oublié ma pièce d’identité à Pointe-Noire, j’ai payé 1000 francs Cfa à chaque poste de contrôle des militaires. Et j’ai dépensé en tout 5 000 francs Cfa. Du coup, je suis arrivé à destination les poches vides », se souvient Georges*.

Mais, même si d’après Brazzanews des barrages de la police demeurent dans le Kouilou aux environs de Pointe-Noire, cette situation appartient désormais au passé. Et bien que le gouvernement congolais n’ait pas encore fait de commentaire, le site explique que ce changement intervient après qu’il a publié un article dénonçant les rackets et les rançonnements dont les voyageurs étaient souvent victimes sur cette route.

Ce changement est également enregistré au moment où s’exécute l’accord du 23 décembre censé mettre fin à la guerre dite du Pool qui oppose depuis 2016 éléments de la force publique régulière aux miliciens de Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntumi.

Brazzaville accueille la Réunion des pays de la zone franc

La réunion des ministres des Finances de la zone franc se tient Centre de conférence de Kintélé au Congo.

Ce vendredi à Brazzaville, la réunion des ministres des Finances de la zone franc est l’instance principale de dialogue réunissant toutes les parties prenantes des quinze pays de la zone franc, soit les ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), ceux de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), le ministre comorien, les gouverneurs des trois banques centrales, les présidents des banques de développement régionales et des commissions. 

Cette rencontre sera l’occasion de revenir et de prolonger les discussions des ministres sur les réformes économiques à mettre en œuvre et le maintien des efforts de consolidation budgétaire pour garantir un développement soutenable des pays. 

Cette réunion permettra également de discuter de la mobilisation des recettes fiscales, en promouvant la coopération fiscale internationale contre les flux financiers illicites.  Enfin, elle permettra d’aborder les mesures de coordination pour mieux lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Une visite en vue du roi Mohammed VI au Congo

« Le Maroc a été présent à la cérémonie de signature du mémorandum qui met en place le Fonds bleu pour le Bassin du Congo, en mars 2017 à Oyo, et cette initiative a été lancée lors de la COP 22 à Marrakech », a indiqué le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger, Jean Claude Gakosso.

Le Fonds bleu est un fonds international de développement qui vise à permettre aux États de la sous-région du Bassin du Congo de passer d’une économie liée à l’exploitation des forêts à une économie s’appuyant davantage sur les ressources issues de la gestion des eaux. L’accord sur la création de ce fonds a été signé par douze pays en mars 2017.

Annoncé à Ryad pour participer au 29ème sommet de la Ligue arabe qui aura lieu le 15 avril, le roi Mohammed VI pourrait donc se rendre ensuite au Congo pour l’événement qui démarre le 25 avril à Brazzaville.

Droits de l’homme : des ONG préoccupées par le sort des détenus

Au cours d’une conférence de presse animée le 11 avril, à Brazzaville, plusieurs organisations de la société civile parmi lesquelles l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) et l’Association des droits de l’homme et l’univers carcéral (Adhuc) ont plaidé pour le respect des droits humains.

Dans une déclaration rendue publique lors de leur conférence de presse par le conseiller juridique de la Convention nationale des droits de l’homme (Conadho), Aimé Armel Maléla, les ONG ont, d’emblée, rejeté le procès en cours contre les prisonniers politiques. Elles ont signifié que la République du Congo est non seulement membre du conseil des droits de l’homme des Nations unies et de l’Union africaine, mais elle a également ratifié plusieurs conventions internationales relatives aux droits de l’homme. Par conséquent, elle est tenue au respect des droits humains car elle a aussi pris l’engagement de restaurer la justice, socle de l’Etat de droit.

L’OCDH, l’Adhuc et la Conadho ont relevé que « plusieurs citoyens, arrêtés depuis le 20 octobre 2015, sont actuellement détenus sans procès depuis plus de trois ans. Ce qui sous-entend qu’aucune accusation n’était retenue contre eux mais ils demeurent incarcérés. Curieusement, d’autres parmi eux ont bénéficié d’une libération sans pour autant qu’il y ait un procès. Ces nombreuses personnes aujourd’hui détenues sont accusées d’atteinte à la sûreté de l’Etat. D’autres subissent des traitements cruels et dégradants en détention ».

Ces associations de défense des droits de l’homme ont, de ce fait, appelé les pouvoirs publics au respect des lois et règlements de la République, des conventions internationales et régionales relatives aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales auxquels le Congo a librement souscrit. Elles ont, par ailleurs, demandé que soit délivré « naturellement et en toute responsabilité l’ordre de mise en liberté d’office de toutes les personnes détenues arbitrairement suite aux évènements sociaux politiques allant du 20 octobre 2015 à ce jour ».

Hôpital de base de Bacongo : trois jours de consultations médicales gratuites

La campagne qui s’achève le 13 avril, dans le 2e arrondissement de Brazzaville, a été lancée par l’administrateur-maire, le Dr Simone Loubienga.

En rapport avec la Journée mondiale de la santé, célébrée le 7 avril dernier sur le thème « La couverture santé universelle : pour tous et partout », l’hôpital de base de Bacongo organise une campagne de consultations médicales et chirurgicales gratuite au profit de la population. Il s’agit, en effet, des journées portes ouvertes qui permettent aux habitants, surtout ceux ayant des revenus faibles, d’avoir accès gratuitement aux soins de santé en médecine interne, pédiatrie, gynécologie et chirurgie. Parmi des consultations médicales et chirurgicales gratuites, on peut citer le dépistage de la glycémie et la prise de tension.

Selon la directrice de l’hôpital de base de Bacongo, le Dr Carmel Stella Miabanzila Matoko, la couverture sanitaire universelle commence d’abord par la facilité d’accès des soins à la population. « Nous donnons le soin gratuit, mais une partie des examens et du médicament peut être couverte par le malade lui-même. Nous lançons un appel à tout le monde d’y contribuer, parce que nous nous privons de trois jours des frais de consultations qui servent à faire fonctionner cet hôpital », a-t-elle invité.

Le Dr Carmel Stella Miabanzila Matoko estime qu’à travers ce geste, l’hôpital de Bacongo vient de témoigner que la couverture sanitaire universelle est aussi accessible au Congo. « Nous avons fait fi de nos difficultés et avons voulu que dans le cadre de cette célébration, la population ait accès aux soins. Une consultation médicale c’est 5 000 FCFA, une consultation chirurgicale ou spécialisée 10 000 FCFA dans le privé et parfois plus, mais nous donnons à la population un accès gratuit aux consultations », a expliqué la directrice de l’hôpital.

L’initiative est vivement saluée par les bénéficiaires qui pensent que les frais qui devaient servir pour la consultation leur permettent, tout au long de cette opération, d’acheter des médicaments ou bien d’autres choses. Ils ont quand même émis quelques inquiétudes du fait que les examens de laboratoire et autres sont payants pendant la campagne. En effet, cette campagne gratuite ne concerne pas les consultations spécialisées telles que l’ORL, la radiologie, le laboratoire et la stomatologie. « C’est une très bonne initiative, parce qu’au moment où je vous parle, j’ai une toux sèche. Donc l’argent que j’allais d’abord me faire consulter servira pour acheter l’ordonnance », s’est réjoui le jeune Chris Onimachi.

Pour le Dr Carmel Stella Miabanzila Matoko, la couverture sanitaire universelle ce n’est la pas la gratuité totale des soins, poursuivant qu’aucun Etat dans le monde ne peut supporter une telle initiative. D’où la nécessité de l’apport de la population.

Rappelons que l’édition 2018 de la Journée mondiale de la santé a coïncidé avec le 70e anniversaire de l’Organisation mondiale de la santé. Une occasion pour cette institution onusienne de lancer un appel aux dirigeants mondiaux afin qu’ils prennent des mesures concrètes pour améliorer la santé de tous.

Enseignement supérieur : la commission mixte Congo-Sénégal se tient à Dakar

Le ministre Bruno Jean Richard Itoua, qui a quitté Brazzaville le 11 avril avec sa délégation, a échangé la veille avec l’ambassadeur du Sénégal au Congo, Batoura Kane Niang.

Les travaux de la commission mixte de coopération entre le Congo et le Sénégal, dans le domaine de l’enseignement supérieur, se tiennent cette semaine à Dakar. La partie congolaise présentera plusieurs dossiers, dont celui relatif à la révision des coûts d’études de ses étudiants, qui sont plus cher. Cela, dans le cadre des relations de coopération bilatérale entre les ministères sénégalais et congolais en charge de l’enseignement supérieur. « Il fallait préparer cette mission et harmoniser les accords de coopération qui existent entre les deux pays et voir dans quelle mesure, ils vont visiter certaines écoles supérieures du Sénégal, afin de regarder comment ils vont renforcer leur coopération bilatérale dans le cadre de la formation au niveau de l’enseignement supérieur aussi bien qu’au niveau des sciences, des lettres, de la médecine et dans tous les domaines de l’enseignement », a expliqué Batoura Kane Niang à sa sortie d’audience, précisant que la coopération entre les deux pays est au beau fixe.

Selon elle, le Sénégal demeure la première destination des étudiants congolais. « Nous avons plus de six mille étudiants congolais. Donc, c’est important que les deux ministres puissent se retrouver afin d’échanger sur les domaines de coopération pour voir comment développer tout ce potentiel qui existe entre les deux pays », a conclu l’ambassadeur du Sénégal en poste à Brazzaville.

Lisungui Pharma localise les pharmacies de garde

Cette application congolaise est l’œuvre du jeune Rufin Ovoula Lepembe, conçu pour géolocaliser les pharmacies ouvertes.

À moins de 28 ans, le Congolais Rufin Ovoula Lepembe a conçu une application permettant de géolocaliser les pharmacies ouvertes près de chez soi et de recevoir des alertes pour suivre son traitement. À ces fonctions devraient bientôt s’ajouter des informations sur la disponibilité du médicament demandé dans les officines et un service de livraison.

Tout commence par un drame. Le père d’un ami de Rufin Ovoula Lepembe, résident de Pointe-Noire, fondateur de Lisungui Pharma, est souffrant. Un soir, il se trouve à court de traitement mais dans la capitale économique du Congo, en pleine nuit, impossible de savoir quelles sont les pharmacies de garde et parmi elles, celle qui dispose du médicament nécessaire pour le soigner rapidement. Le temps perdu pour trouver ces informations essentielles sera fatal au malade.

Cette histoire, loin d’être rare au Congo, mais aussi en Afrique, donne à Rufin Ovoula Lepembe, diplômé en licence de management d’entreprise de l’école de commerce et de gestion (DGC) de Pointe-Noire, l’idée de mettre au point une application mobile. Objectifs de l’outil : géolocaliser toutes les pharmacies dans un rayon de 10 km, savoir quelles sont les pharmacies de garde, connaître les prix des produits pharmaceutiques, ainsi qu’un système de notification des heures de prise du traitement.

Au Congo, il n’est pas rare de devoir parcourir des kilomètres pour trouver une pharmacie de garde ou un produit. De plus, la perception du public est que les remèdes vendus en pharmacie sont chers, poussant les populations modestes à se replier sur les vendeurs de rue, qui écoulent de faux médicaments.

« J’ai fait d’un vécu, une opportunité », témoigne le jeune entrepreneur. Fin 2015, il mobilise ses économies pour développer seul, sur fonds propres, un prototype de son application, Lisungui Pharma. Sa mise de départ, d’un montant de 2 millions de francs CFA (3 050 euros), ne lui permet pas d’avoir recours aux développeurs locaux qui lui demandent un montant trop conséquent pour mettre au point son prototype. Il a alors recours à des développeurs indiens.

Les concours comme outil de développement

« Il s’agissait surtout de savoir si mon idée pouvait se concrétiser dans une application. Bien sûr, du fait de sa conception low-cost, l’application comportait un certain nombre de bugs. Mais ce prototype a montré que le concept tenait la route, il ne restait plus qu’à améliorer la forme », explique Rufin Ovoula Lepembe.
Les coûts de développement élevés sous IOS (Apple), le contraignent à se contenter dans un premier temps du système Android. « Mais à terme, nous serons présents sur toutes les plateformes », précise-t-il.

Une fois les premiers fonds épuisés, l’obtention de financements additionnels devient rapidement un challenge pour la croissance de l’entreprise. « Je dois passer beaucoup de concours », indique Rufin Ovoula Lepembe. Les banques se montrent bien souvent frileuses au risque, exigeant de nombreuses garanties, et par ailleurs, les structures permettant d’opérer des levées de fonds ne sont pas légion, déplore-t-il.

Mais la voie des concours entrepreneuriaux sourit plutôt au startuper. Il gagne tout d’abord le 1er prix du concours d’entreprise de la fondation congolaise Perspectives d’avenir en février 2016. Cela lui permet de passer trois mois en immersion avec la société de conseil congolaise Aries Investissements afin de peaufiner son business plan et le plan d’action de sa structure. En outre, il reçoit une dotation de 5 millions de FCFA pour faire développer une application pleinement fonctionnelle, de louer des locaux où domicilier officiellement sa société.

J’ai voulu mettre au point un concept africain

En effet, si le droit Ohada autorise les entrepreneurs à domicilier leur entreprise à leur adresse personnelle, cette disposition n’avait pas encore été transcrite dans le droit du Congo-Brazzaville. L’obligation de louer des locaux professionnels, à l’origine d’importants frais fixes pour les jeunes pousses sera bientôt à ranger dans le passé. Le gouvernement congolais a en effet adopté lors de son dernier Conseil des ministres du 5 avril 2018 un projet de décret relatif, autorisant les dirigeants de société à domicilier leur entreprise à leur domicile.

1 000 utilisateurs atteints

Rufin Ovoula Lepembe enregistre officiellement le 11 novembre 2016 sa société, dont il est le PDG et l’unique actionnaire. Grâce aux récents efforts du Congo pour tenter d’améliorer le climat des affaires (le pays pointe à la 179e place du classement Doing Business de la Banque mondiale), l’inscription au Centre de formalités des entreprises (CFE) de Brazzaville est rapide. « En une journée, j’ai obtenu les papiers nécessaires pour exercer et deux semaines plus tard, j’ai reçu mon numéro d’identification unique », se souvient Rufin Ovoula Lepembe.

Lutte contre la pauvreté, justice et gouvernance à la une de la presse congolaise

Le projet de lutte contre la pauvreté dénommé ‘’Lisungu’’ (aide), le procès de trois généraux de l’armée nationale et les menaces d’arrestation pesant sur des hauts fonctionnaires et cadres congolais soupçonnés de corruption sont les principaux sujets abordés ce jeudi par la presse congolaise.
« Projet Lisungui (aide) :paiement de 4161 ménages de Brazzaville, Pointe Noire et Cuvette »,titre le quotidien Les Dépêches de Brazzaville qui écrit que l’assurance en a été donnée par le coordonnateur de ce projet , Alfred Constant Kiakouama, selon qui « ce projet va reprendre le 20 avril avec des paiements des ménages éligibles à Brazzaville, Pointe-Noire et dans le département de la Cuvette, puisque le gouvernement a pris des engagements pour inscrire au budget, un engament financier important. »

Les journaux La Semaine Africaine et Les Dépêches de Brazzaville parlent de santé en s’intéressant à la session de formation qu’organise l’Oms/Afro au profit du personnel de la sous-région. « Cette formation, expliquent les deux publications, à pour objectif d’améliorer les capacités techniques et les conditions de déploiement du personnel (épidémiologistes) sur le terrain, tout en lui donnant des meilleures dispositions de gestion des épidémies. »

L’hebdomadaire Le nouveau Regard, lui, se focalise sur le procès des généraux Mokoko,Dabira et Nianga Mbouala. Sous le titre, « Après la tête du colonel Marcel Tsourou : qui en veut à celles des généraux Mokoko, Dabira et Nianga Mbouala ? », ce journal se demande « si ces généraux qui ont des problèmes avec la justice congolaise, pourront bénéficier d’un procès équitable ou le droit prendra-t-il le dessus, quand on sait que dans l’histoire des procès au Congo, tout se joue à l’avance ? »

L’hebdomadaire Sel Piment, sous le titre « Congo- Brazza : vers une vaste opération de mise aux arrêts de plusieurs cadres est hauts fonctionnaires soupçonnés de corruption », renseigne que : « de sources concordantes, une vaste opération de mise aux arrêts des hauts cadres et fonctionnaires
soupçonnés pour corruption est envisagée, ceci pour mettre en pratique les exigences édictées du Fonds Monétaire International(FMI) sur les réformes profondes ».