Ali Bongo Ondimba reçoit Jean-Claude Gakosso

L’émissaire congolais a officiellement invité le Président du Gabon à prendre part au Sommet des chefs d’Etat sur les forêts du bassin du Congo et sur les tourbières qui se tiendra à Brazzaville le 25 avril.

Le Président de la République gabonaise, Ali Bongo Ondimba, a reçu en audience mercredi 11 avril, le ministre congolais (Brazzaville) des Affaires étrangères, de la Coopération et des Congolais de l’étranger,  Jean-Claude Gakosso. L’émissaire du Président Denis Sassou Nguesso a officiellement invité le Président du Gabon à prendre part au Sommet des chefs d’Etat sur les forêts du bassin du Congo et sur les tourbières qui se tiendra à Brazzaville le 25 avril prochain.

Pour le ministre Gakosso, le Bassin du Congo constitue le réservoir d’une richesse inestimable pour les pays partagent cet espace, « des pays frères bénis de Dieu », au regard de la verdure, de l’hydrographie et de leur exubérance aquatique. « Nous devons donc nous battre pour préserver ce trésor », a-t-il souvent réitéré lors de ses rencontres avec les leaders de la sous-région.

A l’occasion de ce Sommet, le chef de l’Etat gabonais est invité à prononcer une allocution en sa qualité de coordonnateur du Comité des chefs d’Etat et de gouvernement africain sur le changement climatique (CAHOSCC).

Occasion également d’un tour d’horizon des questions d’intérêt commun, Ali Bongo Ondimba et son hôte se sont réjouis de l’amélioration de la situation sécuritaire dans les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), actuellement sous présidence gabonaise.

Rappelons que le Président Ali Bongo Ondimba a déjà eu une visite de travail, le 17 février dernier à Brazzaville, avec son homologue du Congo Denis Sassou-N’Guesso, avec qui il a échangé sur des questions de paix et de sécurité dans la sous-région.

«En tant que président de la CEEAC, je suis venu échanger avec le Président Denis Sassou-N’Guesso sur un certain nombre de sujets susceptibles de faire progresser la sous-région dans tous les secteurs», a confié le numéro un gabonais à son arrivée à l’aéroport de Maya-Maya.

Education : plus de 800 élèves s’imprègnent du Prix des enfants du monde

Les membres du Club des droits de l’enfant se sont entretenus récemment à Brazzaville avec les élèves du collège la Fraternité sur les antivaleurs, leurs droits et devoirs qu’ils doivent défendre pour espérer obtenir le Prix des enfants du monde(PEM) 2018.

L’entretien a eu pour objectif d’éveiller la conscience des enfants concernant leurs droits et devoirs et de favoriser le brassage entre les élèves de différents niveaux pédagogiques. Les notions de démocratie, de viol, de vol et du développement ont, par ailleurs, été abordées. « Nous apportons notre pierre à l’édifice dans la formation des enfants, précisément dans le domaine social. Il nous faut une jeunesse décomplexée, engagée et capable de participer à la construction de notre société», a expliqué Yoanne Milandou, superviseur du club.

Sur le plan mondial, un ambassadeur est élu pour un mandat d’une année, en vue de défendre les droits des enfants. Lors de l’entretien, les membres du Club et les élèves de la Fraternité ont participé au vote. « Cette année, nous avons trois candidats ; Gabriel Mejia Montaya, Rachel Lloyd et Valeriu Nicolae. Toutes ces personnes luttent pour le respect des droits des enfants. Je n’ai jamais vu un tel engouement, les enfants étaient très mobilisés », a indiqué le coordonnateur de cette activité, Corneille Mahanga.

« Je suis très heureuse de découvrir tant de choses sur mes droits. Je me comportais toujours en victime. Maintenant, je suis éclairée et je remercie les membres du PEM, car dès à présent je suis devenue ambassadeur des enfants de mon école et de mon quartier, qui sont souvent victimes de la société, des professeurs ou de leurs parents», a declaré Gloria Bantoungoudila, élève en classe de 4e.

Notons que depuis plus de dix ans, le PEM section Congo-Brazzaville est expliqué dans certaines écoles des localités reculées du pays, afin de permettre aux enfants et parents de connaître leurs droits et devoirs.

Congo : arrestation d’une femme pour tentative de trafic d’ivoire

En provenance d’une localité située dans la sous-préfecture de Pokola, la dame transportait un sac dans lequel étaient enfouis quatre pointes d’ivoire emballées dans un matelas couvert d’un drap.

Une femme a été arrêtéé à Ouesso, au nord du Congo, par les agents de la direction départementale de l’Economie forestière de la Sangha, en collaboration avec ceux du Fonds mondial pour la nature, pour tentative de trafic d’ivoire, a annoncé mardi la radio publique.

En provenance d’une localité située dans la sous-préfecture de Pokola, la dame transportait un sac dans lequel étaient enfouis quatre pointes d’ivoire emballées dans un matelas couvert d’un drap pour échapper à la vigilance des services de contrôle.

D’après les spécialistes de la conservation de la faune, quatre pointes d’ivoire équivalent à deux éléphants abattus. L’abattage des éléphants étant interdit par la loi congolaise de 1983, la présumée trafiquante d’ivoire devra donc répondre des faits pour lesquels elle est soupçonnée, devant les juges du tribunal de Ouesso.

Elle encourt une peine de cinq ans de prison ferme et une amende pouvant aller jusqu’à 5 millions FCFA, selon les dispositions de l’article 113 de la loi n°37-2008 sur la faune et des aires protégées du 28 novembre 2008.

Selon ses déclarations consignées dans le procès-verbal, les pointes d’ivoire qu’elle transportait appartiennent à un trafiquant reconnu par les services de conservation dans la zone. Elle s’apprêtait à les livrer à un client à Ouesso.

Niska communie avec ses frères

Le rappeur franco-congolais a donné deux concerts les 7 et 8 à Brazzaville et Pointe-Noire.

Originaire du Congo, le rappeur français, Niska a offert deux concerts le 07 avril à Brazzaville et le 08 à Pointe-Noire. C’était la toute première fois que cet originaire du Congo arrive dans ce pays.  Après ces deux spectacles, l’artiste a tenu à donner une conférence de presse dans la ville océane au cours de laquelle il a exprimé son amour pour le Congo.

Pour un premier contact avec ce public, Niska, de son vrai nom Stanislas Dinga Pinto, a eu des échanges exceptionnels avec les congolais. Un retour au bercail qui lui a permis de se ressourcer. « Je suis très ravi d’être ici, dans mon pays d’origine, pour deux concerts, le public est accueillant. C’était vraiment chaud, surtout quand ils ont chanté l’hymne national. Le Congo est un pays avec plein d’avenir et l’impossible n’est pas congolais », a déclaré Niska lors de sa conférence de presse, après son concert à Pointe-Noire.

Pendant Plus d’une heure et demie, Niska a captivé ce public venu nombreux remplir l’auditorium du Centre culturel Jean-Baptiste-Tati-Loutard, situé à Mpita, dans le premier arrondissement. Les Ponténégrins ont pu apprécier le jeune et dynamique artiste qui a su établir un bon contact avec eux pour jouer sa musique et répondre avec un plaisir non dissimulé aux applaudissements prolongés.

Après le Congo, il s’envolera pour Conakry, en République de Guinée, dans le cadre de sa tournée africaine. Depuis 2015, Niska fait danser dans l’hexagone et en Afrique. Après son featuring avec maitre Gims sur « Sapés comme jamais », qui a marqué les esprits en 2016, la nouvelle coqueluche a connu une ascension fulgurante sur la scène du rap français.

Le rappeur Niska a mis sur le marché en juillet 2017, un disque qui a été l’un des grands tubes de cette année-là, à savoir « Réseaux ». Le single a, d’ailleurs, été certifié diamant et est resté onze semaines numéro 1 du top singles, accompagnant la sortie de son nouvel album « Commando » qui a été également numéro 1 des ventes pendant quatre semaines consécutives. Aujourd’hui, cet album est certifié disque d’or puis disque de platine.

Brazzaville : le siège de la Banque sino-congolaise a coûté 35 milliards FCFA

Le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso a marqué de sa présence à la cérémonie inaugurale du siège de cette banque, mardi 10 avril 2018.

La Banque sino-congolaise pour l’Afrique a désormais son siège à Brazzaville au Congo. La cérémonie d’inauguration a eu lieu mardi le 10 avril 2018, en présence du président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso.

Le projet lancé depuis 2016, est le dernier-né du paysage bancaire locale, qui a démarré ses activités à la mi-2015. C’est un symbole des relations étroites entre l’Empire du Milieu et le Congo. La Banque agricole de Chine (ABC) détient à 50% de cet l’établissement qui ambitionne de faire du Congo la base de son rayonnement en Afrique.

« Cet immeuble est conforme à la stratégie de développement à long terme de la BSCA Bank. En effet, aujourd’hui, ce bâtiment abrite le siège de la Banque pour le Congo, demain, il abritera le siège de la Banque pour la zone CEMAC, et après-demain pour toute l’Afrique », a indiqué Rigobert Roger Andely, le président du conseil d’administration.

Il est important de dire qu’en deux années d’exercice, la BSCA se félicite d’un résultat net bénéficiaire de 1,7 milliard FCFA fin 2017, soit 2,7 millions d’euros, alors que le business sur plan prévoyait « les premiers bénéfices pour 2018 ».

Mais pour renforcer ses capacités, le capital de 50 milliards FCFA, soit 76,2 millions d’euros, va connaître une hausse de 20 milliards FCFA (30,5 millions d’euros) d’ici la fin de l’année selon Roger Andely.

Présente à Brazzaville et Pointe Noire, la BSCA qui se veut « une banque commerciale de proximité » entend par ailleurs accélérer son maillage du territoire national. Outre la Banque chinoise ABC, le capital est reparti entre l’Etat congolais, 12%, la SNPC (société nationale des pétroles du Congo), 15%, un collectif d’actionnaires privés congolais et français, 21,5%, et la société Magminerals Potasse, 1,5%.

Eliminatoires CAN féminine Ghana 2018 : le Congo au second tour

Les Diables rouges dames ont validé, le 8 avril, leur ticket pour disputer le tour décisif face aux Lionnes indomptables du Cameroun, en allant arracher un nul d’un but partout à Bangui face aux Fauves du Bas-Oubangui.

Après avoir passé un long moment sans jouer un match officiel, les Congolaises ont réussi leur premier test. Elles ont écarté, sur leur chemin, les Centrafricaines qui n’ont pas démérité. Après leur succès quatre jours avant à Brazzaville (2-0), Raphaël Mafoua, le coach des Diables rouges, avait promis de corriger les imperfections constatées, ajoutant que ses joueuses avaient la possibilité d’inscrire au moins un but à l’extérieur pour se mettre à l’abri. 

Ses filles ont respecté les consignes en obtenant ce qu’elles étaient allées chercher : la qualification. Le but sur le terrain adverse les a aidées, d’autant plus qu’il a ainsi compliqué l’équation des Centrafricaines. Il fallait pour celles-ci marquer trois autres buts pour priver les Congolaises d’une qualification qui leur tendait les bras.

Le Congo recevra, le 4 juin, le Cameroun dans le cadre de la manche aller du second et dernier tour. Il jouera la manche retour le 9 juin et le vainqueur de cette double confrontation sera qualifié pour la phase finale qui se disputera du 15 novembre au 1er décembre 2018.

La dynamique économique de l’endettement public du Congo

Je m’explique: sur le principe de la Soutenabilité de la dette publique de notre Congo. A nous jeunes congolais!

D’abord, la dette publique de l’année est égale à la dette de l’année passée à laquelle on a soustrait le solde budgétaire. En effet, d’une année sur l’autre, la dette diminue si le solde budgétaire est en excédent : l’excédent permet de réduire la dette, est ce que le Congo a impliqué ce principe dans le cadre de la prise en charge de sa dette?.
Si le solde budgétaire est en déficit, la dette augmente, donc le déficit budgétaire de l’année en cours s’ajoute à la dette publique du passé. La dette est ainsi le résultat de l’accumulation des déficits budgétaires du passé, dans le cas du Congo de 2004 à 2014, le Congo a connu une embellie financière continuelle sur 10 ans, reste donc à savoir pourquoi sa dette spécule-t-elle?.

Pour en savoir plus, je vais jusque-là: le solde budgétaire se décompose en deux éléments :

Il y’a le solde primaire, c’est-à-dire la différence entre les recettes de l’année et les dépenses de l’année hors paiement des intérêts de la dette. Si ce solde est négatif, on parle de déficit primaire, s’il est en excédent, d’excédent primaire.
le paiement des intérêts dus sur la dette publique passée et que l’État doit rembourser l’année en cours.
Finalement on a donc ce petit calcul :

solde budgétaire = solde primaire – intérêts de la dette

et

Dette de l’année = dette passée – solde budgétaire
d’où l’on déduit : solde budgétaire < 0 ⇒ dette de l’année > dette passée.

En notant SPt le solde primaire de l’année t, r le taux d’intérêt et Dt1 et Dt les dettes respectivement de l’année t-1 et de l’année t : On a donc:

Solde budgétaire= SPt -r x Dt_1
et
Dt =Dt-1- solde budgétaire
Dt = (1 + r) x Dt_1 – SPt

Cette équation nous permet de voir que la dette dépend :
– de l’importance de la dette passée ;
– des taux d’intérêt ;
– du solde primaire.

En résumé je dis ceci:

Plus les taux d’intérêt seront élevés, et plus la dette passée sera grande, plus l’État devra dégager un important excédent de son solde primaire, s’il souhaite diminuer la dette publique. Cela signifie qu’il ne suffit pas à un État d’avoir un solde primaire en équilibre pour stabiliser sa dette. Il lui faut aussi payer les intérêts sur sa dette passée, intérêts qui seront d’autant plus élevés que la dette passée est importante et que les taux d’intérêt sont forts, voilà où en sommes-nous dans le cas de notre pays le Congo. Pour que la dette soit stable, il faut donc que le solde primaire couvre au moins le remboursement du service de la dette (capital + intérêts). Si la dette passée est très grande, ou si les taux d’intérêt sont très élevés, l’État, qui doit payer de très importants intérêts, peut ne pas y parvenir : la dette va alors croître d’année en année comme pousse un manguier dans une parcelle. La partie de la dette passée que l’État ne peut rembourser faute de ressources propres suffisantes le sera en souscrivant un nouvel emprunt, augmentant d’autant la dette passée, voire le taux d’intérêt moyen. Voici ainsi le cycle de vie de notre dette, c’est à dire,de celle de notre Congo. Sachons raison gardée, je crois au génie créateur du Congolais, y’a pas d’autres solutions idoines et durables à la soutenabilité de notre dette publique que de s’imposer les mesures du FMI. Il ne s’agit plus de sauver X ou Y mais de sauver l’avenir de tout un Etat, ça risque de compromettre l’avenir des générations futures, loin d’une blague, les conséquences sont déjà perceptibles ici et là, avec les arriérées des bourses des étudiants internes et externes, c’est bien l’avenir qui est touché. Le Congo a besoin de tous ses fils et filles pour sa relance.

Comment le groupe Total a aidé le Congo à berner le FMI

« Le Monde » révèle comment le groupe a imaginé un opaque montage offshore pour permettre au Congo d’échapper à la vigilance du Fonds monétaire international.

Caniculaire été 2003. Alors que le mercure dépasse allègrement les 30 degrés, les avocats d’un cabinet de Jersey échangent avec le gendarme financier de l’île anglo-normande. Il s’agit d’obtenir un accord de principe de la part de la commission des services financiers pour s’assurer de la légalité d’un montage opaque qui est en train d’être échafaudé dans la plus grande discrétion. « Ce dossier est extrêmement urgent », plaident-ils.

C’est le point de départ d’une nébuleuse histoire liant le géant pétrolier Total à la République du Congo, qui peine à se relever financièrement après une guerre civile meurtrière. Avec l’aide de la banque BNP Paribas, la multinationale et le Congo ont cherché à contourner des engagements pris par Brazzaville envers le Fonds monétaire international (FMI). Ce dernier joue un rôle décisif dans l’allégement des dettes souveraines et ne doit en aucun cas être mis au courant de ce qui se trame : contre des promesses de transparence comptable, le FMI doit annoncer l’accession du Congo au statut très convoité de « pays pauvre très endetté », qui garantirait une annulation substantielle de la dette d’Etat.

Total, de son côté, vante l’irréprochabilité de sa charte éthique, établie après l’absorption d’Elf, en mars 2000. Impossible dès lors de dévoiler aux instances internationales ou même à ses actionnaires le micmac financier qui se mijote dans les paradis fiscaux.

L’étendue de cette tentaculaire affaire, qui s’étend sur trois continents différents, à l’insu du FMI, des créanciers congolais et du public, a été découverte par Le Monde en enquêtant sur des centaines de documents des « Panama Papers » et « Paradise Papers », deux fuites de données massives issues de cabinets d’avocats offshore, révélées en 2016 et 2017 avec le consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et ses partenaires.

Banque sino-congolaise : pour financer les investissements chinois en Afrique à partir du Congo

Le bâtiment de 15 niveaux sera inauguré le 10 avril prochain par le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso.

La Banque sino-congolaise pour l’Afrique (BISCA-Bank), l’une des dernières nées des institutions bancaires au Congo va disposer d’un siège à la dimension de ses ambitions. Le bâtiment de 15 niveaux sera inauguré le 10 avril prochain par le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso.

D’un capital de plus de 50 milliards de F.CFA, la banque qui ouvre officiellement ses portes le 10 avril 2018 est née de la volonté commune des présidents congolais, Denis Sassou-N’Guesso et chinois, Xi Jinping. Le protocole d’accord relatif à la création de cette banque a été ainsi signé en juin 2014 à Beijing, lors de la visite d’Etat du président congolais en Chine, en marge des festivités marquant le cinquantenaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Elle est, de fait, considérée comme le couronnement de la coopération stratégique entre le Congo et la Chine, avec 80% des effectifs constitués de Congolais. Cette proportion est appelée à progresser, selon une source proche de la banque.

La BSCA-Bank « n’est pas une banque de trop au Congo », déclarait le ministre Congolais de l’économie, Gilbert Ondongo, lors de la cérémonie de pose de la première pierre pour la construction de ce siège, le 16 février 2016. Car, les besoins de financement de l’économie pour l’émergence du Congo se chiffraient, en moyenne, à 5 000 milliards de FCFA, expliquait Gilbert Ondongo, pour qui « la configuration du système bancaire congolais ne couvrait que 1/5 du marché». Il y a donc de la place pour d’autres banques, avait-il renchéri. Le ministre de l’économie encourageait, à l’occasion, «cette nouvelle banque à déployer toute sa puissance financière susceptible de faire du Congo la première place financière de l’Afrique centrale ».

Ainsi, la BSCA-Bank s’offre, dès ses débuts, une vocation nationale. Elle s’étendra par la suite progressivement dans la zone CEMAC et en Afrique. Selon les experts, la BSCA Bank est la première banque du genre en Afrique francophone et la troisième dans toute l’Afrique. Banque commerciale, à capitaux mixtes, elle voudrait assurer sa compétitivité sur le marché très concurrentiel, en introduisant des produits bancaires innovants au Congo, notamment en matière du financement des investissements structurants, de soutien aux Etats, du commerce international, des opérations en monnaie chinoise.

Outre les produits traditionnels, tels que les comptes courants, les dépôts, les financements, les transferts de fonds internationaux, les garanties bancaires, elle introduit aussi de nombreux autres produits financiers. Parmi ces nouveaux produits, figure une gamme complète de cartes bancaires, notamment la carte Bsca, la carte Unionpay, la carte visa GAB (Guichet Automatique de billets) et les DAB (Distributeurs Automatiques de Billets). Les services en ligne tel que le mobile banking, font aussi partie des produits proposés par la banque. Les Guichets Automatiques de Billets permettent aux clients de la banque d’effectuer, non seulement, les retraits mais aussi les dépôts d’espèces dans leurs comptes, sans passer par les caisses. Ce qui élimine les longues files d’attentes devant les guichets. Aussi, envisage-t-elle de construire dans un proche avenir, de points de vente supplémentaires dans les zones commerciales de la ville de Brazzaville. A cet effet et pour une meilleure offre de services, elle entend construire 100 guichets automatiques bancaires dans la ville de Pointe-Noire.

La BSCA-Bank n’exclut pas d’apporter son soutien à la zone économique de Pointe-Noire, où seront implantés un port minéralier et une société pétrolière chinoise dénommée Wingway.

L’Italie enquête sur la corruption d’Eni au Congo

Eni fait l’objet d’une enquête sur le versement de pots-de-vin présumés lors du renouvellement des licences pétrolières.

Eni, le géant italien de l’énergie, a confirmé qu’il était poursuivi par les autorités italiennes pour corruption présumée en République du Congo. Eni fait l’objet d’une enquête sur le versement de pots-de-vin présumés lors du renouvellement des licences pétrolières au Congo-Brazzaville.

Après l’Algérie et le Nigeria, un nouveau pays d’Afrique est le théâtre de la corruption d’Eni. il s’agit cette fois ci du Congo Brazzaville. Une accusation de « corruption internationale » des « agents publics étrangers » viserait la société Eni et ses dirigeants rapporte le journal italien, Corriere Della Sera.

Eni a confirmé à l’AFP que le parquet de Milan avait demandé jeudi « des documents relatifs à certaines activités au Congo en 2009 et 2014 ».« La demande fait suite à deux autres reçues en 2017 », a déclaré son porte-parole, ajoutant que le cabinet avait déjà remis les documents et était innocent de toute faute. Eni a également confirmé que les bureaux de deux fonctionnaires Eni avaient été fouillés.

Dans cette nouvelle affaire, le gouvernement de la République Démocratique du Congo – présidé par Denis Sassou Nguesso – quatrième producteur africain de pétrole brut depuis 2013 aurait commencé à exiger des paiements dissimulés pour renouveler les concessions pétrolières en usage chez Eni,

Le groupe italien aurait alors intégré dans ses contrats des sociétés congolaises indiquées par le gouvernement, dont l’AOGC (Africa Oil and Gas Corporation) de Denis Gokana, conseiller du président du Congo Denis Sassou Nguesso. Et ceci pour au moins 10% de la valeur des contrats estimés à 350 millions d’euros.

Des représentants du gouvernement congolais auraient bénéficié de ces 10% à travers des participations dans des “sociétés écrans”.

En plus de Eni en tant que société, cinq personnes sont concernée par la procédure en cours d’investigation, y compris deux dirigeants d’Eni : le chef des opérations de développement et de la technologie Roberto Casula et la directrice Maria Paduano.

Les allégations arrivent un peu plus d’un mois avant le procès pour corruption au Nigeria, où les procureurs de Milan soupçonnent ENI de paiement de pots de vin lors de l’achat en 2011 de champs de pétrole en mer.

L’ancien PDG d’Eni, Paolo Scaroni, risque également d’être condamné à six ans de prison dans un autre procès en cours concernant la corruption en Algérie entre 2007 et 2010.

Eni, deuxième opérateur pétrolier au Congo, après le groupe français Total, est présent dans ce pays depuis 1968. ENI Congo produit chaque jour environ 105 000 barils de brut.