Douanes : les syndicalistes contestent l’organisation d’une assemblée générale

Le président de l’intersyndicale, Juste Macaire Bidimbou, a démenti, dans un communiqué rendu public le 13 avril à Brazzaville, avoir convoqué une quelconque réunion regroupant l’ensemble des travailleurs.

« Le bureau de l’intersyndicale des douanes attire l’attention de l’ensemble des travailleurs des douanes qu’un groupuscule dénommé « Action-douane-groupe » a convoqué illégalement une assemblée générale extraordinaire. Notre bureau ne le reconnaît pas », indique le communiqué qui souligne en même temps qu’il n’y a que l’administration des douanes, les syndicats ainsi que la mutuelle des travailleurs qui peuvent convoquer une assemble générale.

Le communiqué de l’intersyndicale des douanes est une réaction à l’appel lancé, le 9 avril, par le comité de crise dénommé « Action-douane-groupe » de convoquer, dans les plus brefs délais, une assemblée générale extraordinaire. L’objectif visé étant de mettre fin à la crise qui paralyse cette administration, l’une des mamelles de l’Etat, depuis plus d’une année.

En effet, malgré des négociations engagées par la tutelle puis l’instruction du Premier ministre, Clément Mouamba, de débloquer les bureaux de travail des trois directeurs centraux (directeurs des Affaires administratives et financières ; des Enquêtes douanières et de celui du Contrôle des services) avant fin janvier dernier, la situation perdure. Or, en tant qu’administration paramilitaire, le respect de la hiérarchie au sein de la douane ne devrait pas, en temps normal, souffrir d’une entorse.

Dirigé par l’inspecteur des douanes Anguios Nganguia Engambé, le comité « Action-douane-groupe » est composé, entre autres,  des cadres politico-administratifs ; des anciens directeurs généraux présents à Brazzaville ; des directeurs centraux anciens et en activité ; des directeurs départementaux et des anciens syndicalistes des douanes.

Toutefois, en dépit du communiqué du bureau de l’intersyndicale, l’assemblée générale extraordinaire convoquée par « Action-douane-groupe » serait maintenue pour la date du 21 avril, à la mairie centrale de Brazzaville, ont confirmé nos sources.

Congo : la SNPC veut mettre fin aux pénuries

En se lançant dans la production des gaz liquéfiés, la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) voudrait mettre fin à la rareté du produit sur le marché congolais.

Un chantier vers lequel tous les regards des Congolais sont désormais tournés. C’est bien l’usine de production du gaz liquéfié en construction au port de Pointe-Noire. Dotée de deux cuves de 200 mètres cube- chacune, la structure devrait stocker et enfûter le gaz provenant via un oléoduc, de la Congolaise de raffinage (CORAF).

L’usine dont les travaux sont sur le point de s’achever d’après Les Dépêches de Brazzaville, devrait produire près de 4 000 bouteilles de gaz par jour. « Depuis que nous avons quitté Hydro Congo, c’est pour la première fois que la SNPC construit une usine d’embouteillage de gaz. C’est un chantier très important. Comme nous avons commencé à faire pour les projets pétroliers, nous allons faire en sorte qu’on puisse réduire les pénuries liées au gaz », s’est récemment félicité Maixent Raoul Ominga, directeur général de la SNPC.

Une production qui aiderait à rompre avec la sempiternelle pénurie enregistrée au Congo. « J’imagine que nous n’aurions plus de longues files d’attente aux centres de distribution du gaz, car le gaz est jusqu’ici un produit de luxe pour nous les ménagères congolaises. Mais, ce qu’il faut redouter, c’est la pénurie artificielle, celle que créent les distributeurs du gaz. Voilà qui nous rend souvent la tâche difficile au Congo », redoute Blanche Makindou, une ménagère de Pointe-Noire.

Née des cendres d’Hydro-Congo, la SNPC est une entreprise publique créée en 1998. Elle est spécialisée dans des activités comme, l’exploration, l’exploitation et la distribution des hydrocarbures. Elle est à cet effet présente dans plusieurs projets pétroliers dont le géant Moho Nord (15%) et Nkossa (15%).

Quelles solutions au service du désendettement de notre Congo !

A nous la jeunesse congolaise, notre avenir en dépend forcement.

Disons :
La voie traditionnelle de sortie de l’endettement d’un Etat, c’est une croissance économique forte. Cette hypothèse n’est pas envisageable pour le cas de notre Congo d’aujourd’hui. De ce côté-là, les prévisions sont médiocres, en particulier pour les pays  qui forment notre machin à tous la « Cemac ». On semble anticiper au mieux une croissance de 1,5 % à 2 % pour les prochaines années, dans la même configuration la zone Uemoa, francs CFA zone Afrique de l’Ouest pressentie l’évolution de sa croissance à 6.5 voire 7% dès l’année 2019.

Autre solution : l’inflation, qui permettrait d’alléger mécaniquement le poids de la dette. Cette tactique a bien fonctionné à ailleurs. Mais la situation actuelle de notre Congo est différente. D’une part, il semble difficile de déclencher une inflation par les salaires, dans un contexte où le chômage est en progression partout, sachant que les mêmes salaires bien que réguliers mais deviennent difficile à octroyer à date due. D’autre part, la mondialisation limite la hausse des prix des produits de l’économie concurrentielle, soumise à une pression à la baisse du fait des importations en provenance des pays émergents, malheureusement pour nous, nous ne sommes pas encore au rendez-vous de l’émergence, attendant encore. Quant aux services et aux produits non concurrencés par les importations à bon marché, leurs prix resteront sages car la demande est négativement affectée par la stagnation du pouvoir d’achat des congolais. Les liquidités, importantes dans le système économique comme le nôtre, après les divers plans de relance des années 80-90, ont plutôt tendance à se diriger vers les actifs financiers (matières premières, or, obligations d’Etat), quitte à créer des bulles, sans pour autant se transmettre rapidement à l’économie réelle de notre Congo.

Dans ces conditions, l’endettement  de l’Etat congolais va momentanément augmenter. Les marchés financiers vont continuer à accepter les « meilleurs » emprunteurs (notés AAA ou AA), mais en exigeant des primes de risque accrue. Pour  nous  autres congolais, il faudra recourir au FMI (ce qui est en cours), mais à travers des prêts « conditionnels », c’est-à-dire octroyés avec des contraintes attachées : réformes économiques imposées, politique d’austérité obligatoire, lutte contre la corruption, l’assainissement des finances publiques par un chapelet des reformes etc.

Dernière idée à la mode : favoriser le retour du protectionnisme, le Président Marien Ngouabi l’a fait, on sait comment l’histoire s’est terminée, l’obligeant une conférence économique en 1972. C’est difficile car notre économie n’est pas souveraine, trop dépendante,  SANS apports significatifs sur l’international

( nous ne sommes ni dans le marché du café, ni dans le cacao, ni dans le coton, ni dans l’arachide, ni dans la banane, ni dans la tomate, ni dans le blé, ni dans la pomme de terre, ni dans l’acajou, ni dans l’orange, ni dans le maïs, ni dans le piment.., nous sommes présent sur l’international que dans le pétrole), la balance d’échanges étant déficitaire, y’a  donc une pénurie de devises étrangères pour soutenir la dynamique économique, mais on coure aussi les risques d’une délocalisation accélérée  de peu d’investisseurs que nous avons reçu chez nous.

Notre bilan, en termes d’endettement, est si très médiocre. Même nos entreprises y sont dedans présentant des comptes où l’effet de levier de la dette apparait clairement. Que pourrions-nous dire de  l’Etat, les chiffres sont désormais connus plus ou moins avec précision : 110% du PIB trop supérieurs à la limite légale fixée à 70% considérée comme ligne rouge à ne jamais dépasser, nous l’avons malheureusement galoper de très haut, au point que nos colocataires du CFA zone CEMAC nous qualifient de « passagers clandestins », pour qui se prennent-ils pour nous traiter de « passagers clandestins » de la CEMAC ?. Je meurs m’amertume, sur mon propre sol, qu’on me traitre de clandestin monétaire?  .

S’il parait vrai que les autres pays de la CEMAC sont dans une situation comparable, nous notons que la faiblesse de notre Congo réside dans le taux de progression  rapide  de son endettement, alimenté par un déficit budgétaire devenu inquiétant, car notre Congo n’a plus dégagé d’excédent depuis 3 ans. Par manque, d’indices statistiques, on ne sait pas  le déficit approche quel % en 2016 et 2017. Retenons juste que la dette va encore augmenter mécaniquement avec un impact négatif sur les taux (augmentation de la prime de risque) et donc un « effet boule-de-neige » (les charges financières de la dette devront être financées par l’emprunt, donc contribueront à la hausse de l’endettement, etc.).

Dans le même temps, l’Etat congolais doit entreprendre d’autres réformes difficiles : aménagement des retraites, réduction du coût de la décentralisation, ajustement des régimes sociaux, réexaminer l’effectif des fonctionnaires. De plus, penser à augmenter les revenus budgétaires par un accroissement des impôts risque d’étouffer le redémarrage de la croissance, ce qui limiterait la marge de manœuvre de l’Etat congolais.

Pour terminer, on rappellera que les phases de désendettement  d’un Etat durent en général de 6 à 7 ans, historiquement. Il est à craindre que pour notre Congo, compte tenu de l’analyse ci-dessus, il faille plutôt envisager 10 à 12 ans. Il faudra donc s’armer de patience et persévérer dans la voie de l’apurement du passé. J’ai plutôt confiance au génie créateur du Congolais, nous y arriverons à surmonter la crise qui plombe désormais nos espoirs, surtout nous jeunes congolais.

Merci à tous

L’Upads demande à la majorité présidentielle d’aider la justice

Réagissant à la déclaration de la majorité présidentielle publiée le 4 avril, relative à la lutte contre la corruption et la traque des présumés auteurs, la principale formation politique de l’opposition congolaise a indiqué, pour sa part, dans une déclaration publiée le 16 avril à Brazzaville, qu’au lieu de se limiter à la simple dénonciation, la famille politique du président de la République doit citer nommément les présumés coupables.

Après avoir analysé la déclaration de la majorité présidentielle du 4 avril, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads) a « marqué son étonnement face à son brusque réveil devant la mauvaise gestion de l’Etat qu’elle n’avait jamais condamnée et dont elle est complice depuis près de vingt ans« . Ainsi, le secrétaire national de la communication de l’Upads, Romaric Sidoine Moukoukou, qui a lu la déclaration, a signifié que si la majorité présidentielle pouvait dénoncer les présumés coupables des malversations tant décriées dans le pays,  elle aidera la justice à accomplir ses missions de répression et de réparation.

Dans le même ordre d’idées, l’Upads exige le contrôle des patrimoines des hommes politiques et des hautes fonctionnaires de l’Etat, en application des dispositions de l’article 55 de la Constitution et des recommandations du Fonds monétaire international.

Ainsi, le secrétariat national de ce parti a sollicité, en outre, la création d’une brigade anti-corruption et de répression des faits de détournement, de recel et d’abus des biens sociaux au sein de la police judiciaire. De même, il a demandé la révocation, pour inefficacité, des organismes anti-corruption rattachés à la présidence de la République qui ont montré leurs limites.

Par ailleurs, s’adressant aux sociétés pétrolières, notamment à ENI et Total, l’Upads leur a demandé de déclarer, avec exactitude, ce qu’elles versent au Congo au titre des redevances pétrolières et, par souci de traçabilité, de lever l’opacité entretenue en matière des recettes pétrolières.

De même, l’Upads a exigé que les règles de gestion orthodoxe prévues par le régime financier de l’Etat soient scrupuleusement respectées, que seul le ministre des Finances soit autorisé à négocier les emprunts du Congo, et que la Caisse congolaise d’amortissement soit réhabilitée dans son rôle de gestionnaire exclusif de la dette.

En outre, l’Upads a rappelé son combat contre les antivaleurs, notant que dans son projet présidentiel de 2016, elle proposait, parmi les dix-huit mesures urgentes à prendre pour lutter contre la corruption et l’enrichissement illicite, il y avait : l’adoption d’une loi sur la déclaration préalable des biens, à charge pour tout citoyen nommé à quelque poste de responsabilité publique de notifier à l’Etat ses biens à l’entrée et à la sortie de ses fonctions ;  l’adoption d’une autre loi sur le délit d’apparence, à charge pour tout citoyen de justifier son train de vie, peu importe la position qu’il occupe dans la société, et la répression de tout acte de corruption.

Le meilleur dessin des enfants vulnérables sera récompensé

L’assurance a été donnée aux enfants en situation de rue, le 14 avril à Brazzaville, par la ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Antoinette Dinga Dzondo.

Antoinette Dinga Dzondo a fait la promesse lors de la cérémonie du lancement de la journée récréative organisée par son ministère, en partenariat avec le Réseau des intervenants sur le phénomène des enfants des rues (Reiper). L’activité a eu lieu à l’Institut des jeunes sourds, sur le thème « Enfants des rues, avez-vous dit ? ». Au cours d’un atelier de dessin initié pour la circonstance, chacun selon son inspiration, les enfants se sont exprimés sur la notion de l’égalité de tous les enfants.

L’encadreur, Hervé Paloulou, a essayé d’interpréter à sa manière les dessins des enfants. « Ceux qui ont présenté le drapeau ont voulu parler des civilités de leur pays pour les uns et de l’hymne national pour les autres », a-t-il indiqué.

Ravi de rencontrer pour la première fois la ministre des Affaires sociales, Grâce Ngouamba a déclaré: « Ce jour me paraît très spécial, parce que c’est pour la première fois que je rencontre la ministre et participe à ce genre d’activité. A cela, je dirais au gouvernement de prendre soin des enfants car nous sommes l’avenir ».  

Outre cet atelier de dessin, la ministre a donné le coup d’envoi des activités sportives, notamment le football et le ndzango. Elle a profité de l’occasion pour  visiter le centre de formation et de réadaption des enfants handicapés.

En ce qui concerne le football, l’équipe de Cirev a battu celle de Jarrot par un but à zéro. L’équipe de l’organisation non gouvernementale, Actions de solidarité internationale, a pris l’avance d’un point sur celle de l’Ecole africaine de développement (dix à neuf points) au ndzango. Ces équipes ont reçu, chacune, des trophées des mains de la ministre.

L’autre temps fort de cette journée a été la remise du don de vivres et de non vivres aux enfants vulnérables des maisons d’accueil de Brazzaville. Il était composé de sacs de riz, bidons d’huile, cartons de poissons salés, tomates, spaghetti, etc. En ce qui concerne les non vivres, il s’agissait des cartons de savon, matelas, draps et bien d’autres.   

La ministre a remis l’échantillon du don au directeur du Centre d’insertion et de réinsertion des enfants vulnérables (Cirev), Jean Prosper Mokolo, en  lui demandant d’en faire bon usage. « Nous sollicitons un appui permanent du ministère afin que le centre puisse vivre. Le Cirev existe depuis l’année 2002. Il n’est pas connu des citoyens, parce qu’il est situé dans la forêt de la patte d’oie. Le Cirev est le seul centre de l’Etat qui héberge les enfants vulnérables âgés de 6 à 17 ans. Il mérite d’être connu », a dit Jean Prosper Mokolo, recevant le don.« Nous demandons à tous les citoyens de venir en aide à ce centre » , a-t-il ajouté.     

Notons que toutes ces activités s’inscrivaient dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale de l’enfant en situation de rue, le 12 de chaque mois d’avril . Pour la première fois, elle a été célébrée au Congo. L’événement a été placé sous le signe de « l’égalité de tous les enfants », en vue de mener un plaidoyer pour faire aboutir l’idée de la célébration de la Journée internationale de l’enfant en situation de rue.

 Interrogé sur les causes qui occasionnent le phénomène des enfants en situation de rue, Jean Prosper Mokolo a énuméré quelques-unes dont le divorce des parents, la maltraitance et certains faits, tels la sorcerie, pour lesquels les enfants sont rendus responsables. 

Historique du phénomène des enfants en situation de rue au Congo

D’après les organisateurs, le phénomène est devenu visible à partir des années 1980, en lien avec la crise qu’a connue le pays. La situation s’est amplifiée à la faveur des troubles sociopolitiques survenus entre 1990 et 2000. Les enfants livrés à la rue sont stigmatisés et exclus des dispositifs conventionnels.  Conformément au code de la famille, en ses articles 320 et 321, les parents sont dans l’obligation d’entretenir et d’élever leurs enfants jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge majeur ou leur émancipation par le mariage. De même, ces exigences sont reconnues par la loi n-4-2010, portant protection de l’enfant en République du Congo, ont-ils rappelé.

Michel Maléla quitte le Club perspectives et réalités

Le secrétaire général du parti que dirige Aimé Hydevert Mouagni a fait part de sa démission, le 16 avril, dans un entretien exclusif aux Dépêches de Brazzaville.

Michel Maléla a parlé de son départ du Club perspectives et réalités (CPR), signifiant qu' »il n’y a pas eu de raisons particulières, c’est simplement une accumulation des faits qui ont présidé à cette réflexion ». Le désormais ex-secrétaire général de ce parti a poursuivi: « C’est depuis le dialogue de Sibiti de 2016 que les choses ont commencé à se détériorer suite à certaines décisions prises là-bas et auxquelles je n’étais pas d’accord. Malgré cela, je me suis remis au travail ».

Outre ces raisons, Michel Maléla a indiqué qu’il avait été, auparavant, rendu responsable sans raison de la contre-performance du CPR, lors des élections locales de 2014. Des rumeurs qui ont refait surface, a-t-il rappelé, après la publication, le 31 juillet 2017, des résultats des élections législatives.

 Le soir, nous nous sommes retrouvés tous dans la rue Djambala avec près de cinq cents personnes. Je croyais que c’était le moment de voir les faiblesses du parti ou de lire un mot qui serait dans le sens du redémarrage du parti. Bien au contraire, tout était concentré sur ma personne et j’étais livré à la vindicte populaire. Pour la plupart, c’est moi qui étais à l’origine de l’échec du parti à ces élections. A ce moment, la coupe était pleine et il me fallait donc partir. Voilà les raisons qui ont fait que je quitte le CPR », a-t-il expliqué.

Membre du Parti congolais du travail (PCT) aujourd’hui, Michel Maléla a donné là aussi ses raisons.  « J’ai adhéré au Parti congolais du travail, parce que c’est un parti national qui a formé tant de gens et, j’avais aussi, depuis fort longtemps, des sentiments pour ce parti », s’est-il justifié.

Parlant des relations entre le CPR et le PCT, il a laissé entendre que ce sont certes des partis de la majorité présidentielle avec la social-démocratie comme fondement idéologique, cependant, la différence se situe au niveau de la pédagogie.

Enseignement et recherche : vers un accord-cadre entre Dakar et Brazzaville

Les ministres des enseignements supérieurs du Congo et du Sénégal, ont manifesté cette volonté le lundi 16 avril à Dakar.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche du Sénégal, Mary Teuw Niane et son homologue du Congo, Bruno Jean Richard Itoua, ont manifesté, lundi, à Dakar, leur volonté de procéder à la signature d’un accord-cadre au mois de juin prochain et de rétablir « un pont historique entre les deux capitales » Brazzaville et Dakar.

« Nous sommes venus ici, fruit de longs échanges entre nos deux ministères, pour essayer de rétablir un pont historique entre deux capitales Dakar et Brazzaville qui incarnaient l’intellectualisme en Afrique francophone à travers les instituts universitaires historiques que sont l’université Marien Ngouabi et l’Université Cheikh Anta Diop », a dit le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche du Congo.

Jean Richard Itoua s’exprimait lors d’une conférence de presse en présence de son homologue sénégalais Mary Teuw Niane.

Selon lui, « visiblement leurs exécutions n’ont pas été à la hauteur de ce qui devait continuer à rester ce pont. Aujourd’hui, la volonté des deux ministres que nous sommes est de rétablir ce pont mais surtout de la voire vivre à travers des actions très prises ».

« C’est l’objet de l’accord qui est à discussion entre nos deux équipes et qui va être rapidement finalisé au plus et pourquoi pas au mois de juin à l’occasion de la commission mixte », a-t-il ajouté.

« Nos deux équipes y ont discuté et il reste juste à le finaliser et comme l’a dit mon ami et frère, au mois de juin nous espérons dans le cadre de la commission mixte Congo-Sénégal pouvoir procéder à la signature de cet accord-cadre », a indiqué Mary teuw Niane.

« Déjà, nos étudiants et étudiantes n’ont pas attendu, ils sont dans les deux pays, nos enseignants chercheurs se connaissent et nos universités ont des relations », a-t-il souligné.

Pour le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, « il s’agit de renforcer cela et de l’inscrire dans cette vision nouvelle de l’enseignement supérieur et de la recherche ».

’’Nous avons durant ces jours, aussi bien à Dakar, Thiès, Diamniadio et encore Dakar, compris que nous étions en train de réaliser les mêmes visions de l’enseignement supérieur et de la recherche pour nos différents pays et celles de nos deux chefs d’Etat », a t-il ajouté.

« C’est heureux que ce soient deux pays liés par l’histoire puisqu’au Sénégal on rappelle toujours Brazzaville, c’est qu’à Brazzaville on rappelle Dakar et qui sont aussi des capitales qui ont accueilli des moments historiques de l’évolution intellectuelle et culturelle de notre continent et ces échanges vont aboutir à un accord-cadre », a-t-il conclu.

 

Massissia sera doté d’un marché moderne

Le projet en cour est estimé à un montant de près de 9 millions de FCFA.

La cheffe du quartier situé à Madibou, le 8e arrondissement, Sophie Baouidi, a récemment annoncé la mise en œuvre du projet sur fonds propres de la population, dans le cadre de l’initiative « Bâtissons Brazzaville ensemble ».

Le projet a un coût estimatif de près de neuf millions de FCFA et la population du quartier Massissia s’attelle à une sérieuse et harmonieuse collecte de fonds. Outre la construction d’un marché moderne, il est également prévu celle du siège du quartier. Pour se faire, chaque ménage contribuera à hauteur de deux mille FCFA pour plus de trois mille parcelles que compte Massissia. « Quand nous aurons atteint 50% de la somme totale, nous nous adresserons à la mairie centrale pour demander sa modeste contribution », a indiqué Sophie Baouidi.

Selon elle, les démarches administratives de ce projet sont déjà finies. Le marché comprendra deux hangars, le premier aura cinquante places tandis que le second aura soixante-quinze étals et douze boutiques, des dépôts puis un siège du comité du quartier.

« Je crois qu’avec cet effectif, nous atteindrons la somme requise », a expliqué Sophie Baouidi, avant d’affirmer que trois autres projets ont déjà été réalisés dans ce quartier, notamment le désherbage des parcelles pour lutter contre les moustiques, l’insalubrité et la lutte contre l’insécurité.

Un comité de gestion a été mis en place pour gérer les fonds collectés. L’opération « Batissons Brazzaville ensemble » avait été lancée dans cet arrondissement, le 5 décembre 2017. Rappelons que l’initiative est un mode de gouvernance qui inclut la population dans la recherche de solutions aux problèmes qui minent la ville capitale, selon le maire central, Christian Roger Okemba.

Incendie au marché total

Le sinistre s’est produit le 15 avril, dans le deuxième arrondissement de Brazzaville, précisément au numéro 391 de la rue Lascony.

Le 15 avril dernier, un incendie s’est produit au marché total. Le feu aurait été causé par un court-circuit électrique partant d’une boutique du marché. Le propriétaire de la boutique selon les témoignages, n’aurait pas débranché ses appareils après une coupure d’électricité. Le rétablissement brusque de l’électricité a causé cet incendie.

Aucune perte en vies humaines n’a été enregistré, cependant, toutes les marchandises et autres biens qui se trouvaient dans ces locaux ont été calcinés.

 « De grâce, que le maire pense à vider les ruelles du marché total. Même quand nous sommes éprouvés, on prend le corps depuis la morgue directement jusqu’au cimetière car, le corbillard ne peut pas venir ici du fait que les ruelles sont transformées en marché de fortune. Tout est sale ici, les vendeurs ne nettoient pas leur environnement », s’est plaint Gervais Tsamba, propriétaire de la parcelle qui a pris feu. « Nous ne pouvons plus vider nos toilettes, parce que le camion de vidange ne peut pas arriver ici », a-t-il ajouté.

En dépit d’une forte mobilisation des vendeurs, des clients et des voisins, le feu n’a pas été vite maîtrisé.  Les sapeurs-pompiers n’ayant pas pu, dans un premier temps, arriver sur le lieu du sinistre à cause des difficultés d’accès.  Ils étaient obligés, après, d’escalader les maisons afin d’atteindre le foyer du feu.

Rappelons que le 29 juillet 2016, une partie du marché Total en construction avait été embrasée par le feu. 

Coupe de la Confédération : V.Club défend son avance d’un but ce mardi à Pointe Noire face à la Mancha

Le Soudanais Mutaz Abdelbasit Abdelbasit Khairalla dirigera le match retour CS La Mancha-AS V. Club, mardi 17 avril 2018 à 15h30’ au stade de Pointe, au Congo Brazzaville, en match retour des barrages de la 15ème Coupe de la Confédération.

Il sera assisté de ses compatriotes Elmoiz Ali Mohamed Ahmed (assistant 1) et Ahmed Nagei Subahi (assistant 2). Les Dauphins Noirs avaient eu difficile à venir à bout des Pont énégrins qui s’étaient inclinés sur une réalisation de la tête de Fabrice Ngoma en conclusion d’un coup franc de Yves Diba Ilunga.

Clôture dimanche du processus d’accréditation des médias au tirage au sort

La Confédération africaine de football (CAF) a clôturé le processus d’accréditation des médias souhaitant couvrir le tirage au sort de la phase de groupes de la 15ème Coupe de la Confédération dimanche 15 avril.

Le processus était ouvert depuis le mardi 10 avril. Le tirage au sort est prévu le samedi21 avril à 14h heure locale, (12h TU) au siège de la CAF au Caire, en Egypte. Les médias intéressés par la couverture du tirage ont procédé à une demande d’accréditation, exclusivement en ligne, via l’Espace

média de la CAF (CAF Media Channel), accessible sur le site internet de la CAF, www.cafonline.com.

L’inscription à l’Espace média était un préalable permettant de donner accès à la plateforme de demande d’accréditation, selon le site de la CAF. Une demande ne vaut pas accréditation. Toutes les demandes sont sujettes à confirmation.

Ceux dont les demandes auront été acceptées seront notifiés et recevront des informations complémentaires, précise la CAF qui ajoute que tous ceux qui sollicitent une accréditation et qui ont besoin d’un visa pour l’Egypte se chargeront eux-mêmes des démarches consulaires pour l’obtention de leur visa.