«Si M.Mokoko avait voulu faire un coup d’Etat, il l’aurait fait depuis longtemps»

Au Congo-Brazzaville, le procès de l’opposant Jean-Marie Michel Mokoko est imminent. Le ministre de la Communication, Thierry Moungalla, l’a annoncé sur RFI le 19 avril dernier. Aujourd’hui, les avocats du prisonnier préparent sa défense et l’un d’entre eux révèle que la France suit cette affaire de très près. Maître Norbert Tricaud, du barreau de Paris, raconte comment, un jour de mai 2016, les présidents Denis Sassou Nguesso et François Hollande ont envisagé l’exfiltration du général Mokoko.

Le général Mokoko est poursuivi pour atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat. Or au lendemain de la présidentielle de mars 2016 et de l’annonce de la réélection du président Sassou-Nguesso, il a appelé sur une radio la population à « se lever pour barrer la route à l’arbitraire ». N’est-ce pas en effet ce que le ministre Moungalla qualifie « d’appel public à l’insurrection » ?

Cela n’est pas du tout le cas. Le général Jean-Marie Michel Mokokoa fait un appel à la désobéissance civile. Et à la suite du hold-up électoral du général Denis Sassou-Nguesso, le général Jean-Marie Michel Mokoko avait demandé un recomptage des votes, sous contrôle de la communauté internationale. Et il avait appelé la population à la désobéissance civile et à l’organisation de journées ville morte. Le général Jean-Marie Michel Mokoko est un militaire républicain et pacifiste, c’est un homme de paix.

Mais quand on appelle la population à se lever, ne peut-on pas dire qu’on lance un appel à un soulèvement ?

Non, parce qu’il y a une charte des candidats de l’opposition qui a été signée. Donc le général Jean-Marie Michel Mokoko, monsieur André Okombi Salissa, madame Claudine Munari notamment, ont signé cette charte qui appelait clairement à la désobéissance civile et à l’organisation de journées ville morte, donc avec grèves, pour le rétablissement de la vérité des urnes. Ça, c’est un mouvement de désobéissance civile, ce n’est pas un appel à une insurrection armée. S’il avait voulu faire un coup d’Etat, il l’aurait fait depuis longtemps. Jamais le général Jean-Marie Michel Mokoko n’a dit : « Prenez les armes ».

Vous dites que le général Jean-Marie Michel Mokoko n’a jamais appelé à un coup d’Etat. Dans une vidéo tournée en 2007, dans le cabinet d’un avocat parisien, on voit le général Mokoko discuter des préparatifs d’un coup d’Etat contre le président Sassou-Nguesso. N’est-ce pas une atteinte caractéristique à la sécurité intérieure de l’Etat ?

Non. Le général Jean-Marie Michel Mokoko a parfaitement indiqué qu’il s’était fait piéger par des personnes qui se présentaient comme  agents de la DGSE. Et, de toute façon, le général Jean-Marie Michel Mokoko en a parlé avec le président Denis Sassou-Nguesso qui ensuite l’a nommé comme conseiller spécial.

Cela, c’est après 2007.

C’est après 2007, puisqu’il a occupé les fonctions de conseiller spécial de 2009 à 2014. Donc si vraiment les autorités de Brazzaville avaient considéré qu’il s’agissait d’une atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, il n’aurait pas fait l’objet de promotion et il aurait immédiatement fait l’objet de poursuites.

Le général Jean-Marie Michel Mokoko est également poursuivi pour détention illégale d’armes de guerre, ce qui laisse entendre qu’il y avait des armes à son domicile de Brazzaville lors de son arrestation en juin 2016 ?

Le gros avantage, c’est que le premier jour de la campagne électorale, le 4 mars 2016, le général Jean-Marie Michel Mokoko a été immédiatement interpellé par la DGST, la police politique du régime, et son domicile a été perquisitionné. Donc on n’a rien trouvé d’autre à son domicile que sa propre arme de service, d’officier général, et celles des quinze soldats de sa garde, détachée par le ministère de la Défense de la République du Congo, sur instruction du général président Denis Sassou-Nguesso. Donc depuis, l’accusation n’a pas été en mesure de démontrer qu’il détenait illégalement des armes de guerre. Et là, on va voir que, depuis le 16 juin 2016, la date où il a été inculpé et placé en détention provisoire, il n’y a eu que des vices de procédure. La première violation concerne la détention provisoire. A ce jour, le général Jean-Marie Michel Mokoko est en détention préventive illégale depuis 22 mois.

Entre la présidentielle du 20 mars 2016 et l’arrestation du 16 juin 2016, il se passe trois mois pendant lesquels le général Jean-Marie Michel Mokoko est coincé à son domicile. Mais il n’est pas encore en prison. Pourquoi ce flottement ? Est-ce que le régime congolais a tenté de l’amadouer ?

Le général Jean-Marie Michel Mokoko, à compter du 4 avril 2016 et jusqu’au 16 juin 2016, a été encerclé par la police à son domicile. Les seules personnes qui étaient autorisées à rentrer dans le domicile du général Jean-Marie Michel Mokoko, c’étaient des envoyés du régime du général Denis Sassou-Nguesso.

Qui par exemple ?

Il a reçu des hauts dignitaires du régime -je ne citerai pas leur nom parce que les accusations sont graves-, qui sont venus le menacer en disant : « Nous allons tuer ta mère si tu ne veux pas accepter de dire que le président Sassou-Nguesso a quand même gagné les élections du 20 mars ». Il a même reçu des visites de certaines personnalités françaises qui sont aussi venues lui faire le même type de pressions pitoyables. Et chaque fois, le général Jean-Marie Michel Mokoko a dit à ces personnes-là : « Il n’est pas question que j’accepte quelque chose qui est contraire à la vérité ».

Parmi les émissaires qu’il a reçus, vous avez cité ce mercredi 2 mai, en conférence de presse à Paris, l’homme d’affaires Jean-Yves Ollivier.

C’est exact puisque vous m’obligez à le citer, c’est parfaitement exact.

Quand le régime a vu qu’il n’arrivait pas à amadouer le général, a-t-il essayé de le convaincre de quitter le pays ?

Là, c’est parfaitement exact. Là aussi, il y a eu des pressions qui ont été faites sur le général pour dire : « Si vous voulez que votre famille reste en vie, le mieux c’est d’organiser votre exil et on peut négocier par exemple avec les autorités françaises pour que vous puissiez quitter le pays avec des membres de votre famille ».

Là, nous sommes toujours en avril 2016 ?

Là, nous sommes au mois de mai 2016. Et là, je peux en témoigner parce que j’ai eu des entretiens avec des hauts représentants de la diplomatie française et, à un moment donné, les autorités françaises ont envisagé la possibilité que le médecin de l’ambassade de France à Brazzaville puisse, dans la voiture diplomatique de l’ambassadeur,  venir chercher le général Jean-Marie Michel Mokoko à son domicile, et l’exfiltrer pour des raisons sanitaires. Et ça, avec l’accord du régime Sassou-Nguesso.

Donc une sorte d’exfiltration ?

Une sorte d’exfiltration. J’ai eu de longs entretiens téléphoniques avec mon client le général Jean-Marie Michel Mokoko à ce moment-là et il m’a dit : « Maître, il n’est pas question que j’accepte ça ; je ne peux pas quitter mon pays pendant qu’on continue de bombarder dans le Pool, pendant qu’on emprisonne à tout-va ; et je serai comme Nelson Mandela et je sortirai de prison pour faciliter l’alternance démocratique et de vraies élections libres ».

A votre conférence de presse de ce mercredi à Paris, vous avez précisé que vous avez eu des échanges lors de ce mois de mai 2016 avec le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault…

C’est exact. Effectivement, Jean-Marc Ayrault s’inquiétait à juste titre pour la santé et la sécurité du général Jean-Marie Michel Mokoko, parce qu’il savait qu’il n’avait pas accès à ses médicaments qu’il doit prendre régulièrement pour lutter contre l’hypertension. Et il a eu une démarche humaniste. On a eu d’excellents échanges à ce sujet.

Des échanges directs ? Il vous a reçu dans son bureau ?

Non. Il ne m’a pas reçu dans son bureau. Par contre…

Au téléphone ?

Voilà, par téléphone. J’avais son téléphone mobile, par SMS, par mail. Mais tout cela, ça reste couvert par la confidentialité, je n’entrerai pas dans le détail. Je dirais que le général Jean-Marie Michel Mokoko lui était reconnaissant, mais pensait qu’il sous-estimait l’ampleur des bombardements dans la région du Pool où sévissent des mercenaires,  etc. Et c’est pour cela que le général Jean-Marie Michel Mokoko a refusé toute proposition d’exfiltration.

La prison plutôt que l’exil…

Exactement.

Voilà donc près de deux ans que votre client est en détention préventive, alors que le délai maximum de la préventive est de six mois. Mais le ministre de la Communication et des médias, Thierry Moungalla, vous interpelle en disant : « Plus on conteste une procédure et une instruction, plus celle-ci ralentit »…

Alors, ce n’est pas du tout le cas, puisque la procédure d’instruction a tout le temps été instruite, uniquement à charge, et pas à décharge. Donc ce n’est pas la défense, dont les droits ont été constamment violés, qui a retardé la procédure. La procédure a traîné parce qu’elle est lente et que souvent on ne savait pas quelle question poser au général Jean-Marie Michel Mokoko, tellement le dossier est creux et vide. Et d’ailleurs, le régime a consulté d’autres confrères avocats parisiens qui sont venus sur place constater que le dossier était vide et qui ont préféré ne pas défendre les intérêts de l’Etat congolais.

Vous faites allusion à Eric Dupond-Moretti…

Voilà. C’est lui, je ne voulais pas le citer. Mais effectivement, lui aussi s’est déplacé. D’ailleurs, je lui en suis très reconnaissant. C’est une marque d’intégrité de sa part d’avoir refusé de se prêter à une mascarade judiciaire alors qu’il n’y a aucune charge et aucune preuve dans le dossier.

Depuis quelques jours, vous multipliez les saisines des instances internationales, comme le groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire et la Commission africaine des droits de l’homme. Est-ce à dire que vous n’avez aucune confiance dans le procès qui doit s’ouvrir très prochainement à Brazzaville ?

C’est parfaitement exact. Et nous suivons les instructions de notre client, le général Jean-Marie Michel Mokoko. Chaque fois que mes confrères de Brazzaville viennent lui rendre visite dans sa prison, il leur donne des instructions très précises : « Ce que je vous demande, c’est de m’aider à saisir l’opinion publique nationale congolaise et l’opinion publique internationale ».

Ces instances internationales que vous saisissez, elles n’ont pas le droit de rendre des décisions impératives. Alors, pourquoi les saisir ?

Cela fait partie de la pression internationale, nous suivons les instructions de notre client qui nous a dit : « Le régime s’est lui-même isolé de la population congolaise ; il s’est lui-même progressivement isolé de la communauté internationale en truquant les comptes nationaux ; donc le régime est en train d’organiser l’asphyxie de tout un pays et de se décrédibiliser vis-à-vis de la communauté internationale et des bailleurs de fonds internationaux ». Le général Jean-Marie Michel Mokoko nous demande également de faciliter un isolement diplomatique.

Y a-t-il eu ces dernières années, dans d’autres pays africains, des décisions du groupe de travail de l’ONU qui ont été suivies d’effet, directement ou indirectement ?

C’est parfaitement le cas au Sénégal pour l’affaire Karim Wade, parce que si, effectivement il n’y avait pas eu cette recommandation, même si elle n’a pas été suivie immédiatement d’effet, on n’aurait pas abouti à la victoire judiciaire que vous connaissez. Donc cela a facilité.

Karim Wade a été condamné, mais gracié…

Voilà, il a été condamné, mais gracié, ce qui est quand même on va dire une semi-victoire si vous voulez.

Le général Jean-Marie Michel Mokoko vient d’annoncer que, lors de son procès à venir à Brazzaville, il exercera son droit au silence. Est-ce à dire que vous, les avocats, vous allez boycotter ce procès ?

Là, la décision n’a pas encore été prise. Mais comme nous n’avons même pas la certitude que le procès peut se tenir en public, comme nous n’avons même pas la certitude qu’on nous réserve un temps de parole équitable à la défense, et que tout cela est une parodie, il n’est pas exclu qu’on suive le premier sentiment de notre client qui est peut-être de boycotter le procès.

Du temps du président François Hollande, vous aviez un soutien discret de la France. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Nous avons quand même noté avec satisfaction, il y a à peu près trois semaines, que le porte-parole du gouvernement, monsieur Benjamin Griveaux, s’est posé sur un réseau social la question de savoir qu’il était un peu difficile pour le gouvernement français d’envisager de maintenir des relations durables avec le gouvernement de la République du Congo-Brazzaville qui emprisonne systématiquement ses opposants. Donc nous pensons qu’il a posé une très bonne question. En tout cas, la seule chose que j’ai remarquée, c’est que monsieur Thierry Moungalla, que vous évoquiez précédemment, le porte-parole de l’actuel régime de Brazzaville, lui, a demandé des explications qu’il n’a jamais obtenues.

Coupe d’Afrique militaire de Basket : les lions sport du Congo en préparation à Kinshasa

Afin d’être prêt pour la compétition, l’équipe nationale de basketball se trouve à Kinshasa en ce moment, où elle livrera des matchs amicaux.

Brazzaville la capitale du Congo accueillera la coupe d’Afrique militaire de Basketball du 11 au 21 juin 2018. Les Lions sport du Congo, sont depuis trois semaines entrés en cage pour une préparation. Cette équipe a effectué le déplacement de Kinshasa, le 3 mai, où elle disputera des matchs amicaux pour peaufiner les réglages techniques. « Pendant la phase de préparation au plan national, nous avons travaillé sur quasiment tous les aspects physiques et techniques, notamment les fondamentaux individuels et collectifs », a indiqué l’entraîneur de l’équipe nationale, Benjamin Bouzanga. Il a annoncé l’arrivée d’un entraîneur congolais, basé à Libreville, au Gabon, dans le groupe pour apporter son expertise.

Le commandant Rock Bakat, capitaine de l’équipe nationale, a indiqué que l’objectif est de terminer la compétition sur la première marche du podium. « Nous sommes en train de tout faire pour nous mettre à la hauteur des exigences des entraîneurs. La compétition se joue chez nous et nous avons l’obligation de l’emporter », a-t-il dit.

Plusieurs pays ont confirmé leur participation, à cette coupe d’Afrique militaire de basketball notamment l’Algérie; l’Angola; le Cameroun; la Côte d’Ivoire; la Guinée, le Kenya; le Mali; le Sénégal et le Zimbabwe. La RDC et le Burkina Faso ne se sont pas encore prononcés.

Le Pr Joseph Itoua présente « Les anciennes monarchies congolaises »

Cet ouvrage édité par Publibook, revient sur l’histoire précoloniale de la République du Congo.

Le Pr Joseph Itoua vient de commettre un ouvrage intitulé « Les anciennes Monarchies congolaises ». Edité par publibook, le livre raconte l’histoire des monarchies de la République du Congo. Comment les anciennes monarchies congolaises sont-elles nées ? Comment l’autorité était-elle exercée par le monarque et par ses délégués ? De quelle manière ces monarchies ont-t-elles résisté et faibli au contact des peuples voisins et, plus tard, du colonisateur blanc ? Ce sont quelques questions que l’auteur tente d’apporter des éléments de réponse.

Dans la rédaction de son livre, le Pr Itoua a pensé non seulement à ceux qui veulent comprendre l’histoire des organisations politiques africaines mais aussi ceux qui recherchent une présentation détaillée des organisations politiques anciennes où sont ancrées celles des monarchies congolaises. Il s’adresse aussi aux historiens, sociologues, politologues, anthropologues ou encore juristes.

L’ouvrage « Les anciennes monarchies congolaises » est vendu à 19,95 euros soit environ 13 000 FCFA en version papier et 9,99 euros soit environ 6 500 FCFA en version numérique au format PDF.

Joseph Itoua 

Le Pr Joseph Itoua est Maitre de conférences Cames. C’est un spécialiste de l’histoire et civilisations africaines. Itoua est un enseignant chercheur de l’École normale supérieure de l’université Marien-Ngouabi, directeur général du Patrimoine et des archives au ministère de la Culture et des arts. Sur le plan littéraire, Joseph Itoua a publié plusieurs ouvrages, parmi lesquels « Les Mbosi au Congo : peuple et civilisation », paru à L’Harmattan en 2006 ; « Institution traditionnelle Otwéré chez les Mbosi », L’Harmattan 2010 ; « Otwéré et justice chez les Mbosi », L’Harmattan, 2011 ; « Pouvoir traditionnel et société Mbosi », publié aux éditions Publibook 20011 ; « La Sape au Congo-Brazzaville, élément du patrimoine culturel immatériel », publié aux éditions Les Lettres Mouchetées (Pointe-Noire en République du Congo). Il s’apprête à publier avant la fin de l’année, « La Part Mbosi dans la civilisation bantoue ».

Congo : les jeunes appellent les autorités à lutter efficacement contre la corruption

Réunis mercredi 02 mai, ils se sont exprimés à travers la plateforme « le Congo que nous voulons demain », qu’ils ont eux même initié pour l’occasion.

Mercredi 02 mai à Brazzaville, plusieurs jeunes Congolais venus de divers horizons ont lancé l’initiative « Le Congo que nous voulons demain ». C’est un moyen pour cette jeunesse de demander, aux autorités congolaises de mettre les bouchées doubles afin de mettre un terme à l’impunité et de lutter efficacement contre la corruption qui gangrène le pays.

En présence des membres du gouvernement et des parlementaires, les jeunes étudiants, diplômés sans emploi, entrepreneurs et politiques ont lancé leur initiative « Le Congo que nous voulons demain ».

Ces jeunes sont conduits par Exaucé Ngambili Ibam, lui-même député de la majorité : « Le Congo que nous voulons demain, c’est le Congo débarrassé de l’injustice, de l’impunité, du repli identitaire. C’est le Congo où quand quelqu’un a fauté, il est sanctionné, c’est le Congo où chacun apporte sa contribution. »

Les attentes de ces jeunes sont multiples. Leur démarche, souligne-t-il, est une chirurgie : « C’est un Congo où la justice sociale est équitable pour tous, un Congo où nous avons accès à une formation de base de qualité, où nous avons accès aux soins de santé primaires. Il y a cette foule de jeunes intellectuels qui se sont mis ensemble pour produire cette idée, pour non pas seulement réveiller la conscience des jeunes, mais pour montrer à nos gouvernants que nous sommes prêts à leur succéder demain. »

 

L’Arpce au Salon international des technologies de l’information et de l’innovation

La participation de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques était une occasion selon l’équipe dirigeante de cette société de faire entrer le Congo dans le top 5 des pays africains leaders de ce secteur.

L’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE) a participé à la deuxième édition du Salon international des technologies de l’information et de l’innovation (OSIANE) qui s’est tenue du 17 au 19 avril dernier au Palais des Congrès à Brazzaville./

La participation de l’ARPCE à ce rendez-vous, organisé à l’initiative de l’Association PRATIC, s’inscrit dans la vision de l’équipe dirigeante de l’autorité de Régulation qui est de faire entrer le Congo dans le top 5 des pays africains leaders dans le secteur des Postes et des communications électroniques, a indiqué l’organisme public.

Selon son directeur général, Yves Castanou, même si statutairement l’agence n’est pas obligé d’appuyer de telles initiatives, l’ARPCE y consacre du temps et des ressources « parce qu’elles contribuent à booster le secteur des TICS que nous régulons ».

Placée sous le thème « le développement économique et le défi de l’industrie du futur », la deuxième édition du Salon OSIANE a rassemblé cette année près de 3000 participants. Cette édition a mis en lumière pendant trois jours, l’écosystème numérique local et sous régional à travers plusieurs conférences et ateliers au palais des congrès de Brazzaville, souligne un communiqué de l’agence.

Soulignons qu’au programme de cette édition figurait un atelier sous régional organisé par l’Union international des télécommunications (UIT) et l’ICANN sur le thème « le défi de la gestion des données et des points d’échange en Afrique ».

Présidé par l’Agence, cet atelier a permis la signature d’un mémorandum entre la République du Congo et le Gabon sur l’interconnexion de leur point d’échange visant à favoriser le développement de l’internet en Afrique, explique l’Agence. Il est à souligner que ce salon est organisé avec l’appui de l’ARPCE.

Placée sous la tutelle du ministère en charge des Postes et des Communications électroniques, l’ARPCE est l’Autorité congolaise de contrôle, de suivi et de régulation des secteurs des Postes et des communications électroniques.

Sassou N’Guesso et Mohammed VI lancent les travaux d’aménagement du port de Yoro

Les deux chefs d’Etat ont officiellement donné le coup d’envoi, le 30 avril, du chantier de construction d’un point de débarquement aménagé des pêcheurs, dans le sixième arrondissement de Brazzaville, Talangaï.

Estimé à trente millions de dirhams, soit environ deux milliards francs CFA, le projet est entièrement financé par le royaume chérifien à travers son agence de coopération internationale. L’ouvrage, d’une superficie d’un hectare sept cents mètres, comporte des zones d’activités, de commercialisation et de transformation des produits de la pêche, des locaux administratifs et sociaux.

La future zone d’activités comprendra plus de cent cinquante magasins des pêcheurs, un local des équipements de pêche et deux ateliers de mécanique et de réparation de pirogues. Quant au point de commercialisation, il y sera construit:  une halle aux poissons; une chambre froide; une fabrique de glace; un marché de vente au détail, des espaces socio-collectifs, etc. Les travaux sont censés durer vingt-quatre mois.

Projet à caractère socio-économique, il devra participer, à terme, au redressement du secteur de la pêche artisanale au Congo, à travers l’organisation et l’encadrement de la profession, la valorisation et l’amélioration de la qualité du produit, y compris la promotion des conditions de vie et de travail des pêcheurs locaux.  

Il est destiné à quelque cinq cents marins pêcheurs, six cents mareyeuses-grossistes et trois mille mareyeuses détaillantes. Avec l’aménagement d’une flotte de pêche, deux cents pirogues sédentaires et trois cents joueurs de pêche pourront également accéder au port de Yoro.  

Signalons que le port de Yoro est l’un des principaux points d’entrée des denrées alimentaires de Brazzaville, surtout des produits de pêche. L’endroit tire son nom de Yéro Thiam, un pêcheur sénégalais propriétaire du site dans les années 1950. Mais ces dernières années, ce port historique a quelque peu été abandonné. Sa réhabilitation par l’agence marocaine va, sans doute, renforcer les liens d’amitié et la coopération maroco-congolaise.

Fête du travail : la CSTC demande à l’Etat de revoir la grille salariale des Fonctionnaires

C’était une doléance de la Confédération syndicale des travailleurs du Congo (CSTC), à l’occasion de la fête du travail le 1er mai 2018.

La Confédération syndicale des travailleurs du Congo (CSTC) a invité l’Etat à trouver une solution au dysfonctionnement de la grille actuelle des salaires ; à publier aussi bien le texte portant relèvement du salaire minimum de la Fonction publique à 80 600 francs CFA que les statuts particuliers des personnels de l’enseignement et à payer les rappels des soldes d’activités et des indemnités de fin de carrière des enseignants.

La CSTC voudrait également que soit diligenté le traitement des dossiers des retraités afin d’aboutir au paiement de leurs pensions. Elle réclame aussi la tenue régulière des commissions administratives paritaires, en application de la loi n°021-89 du 14 novembre 1989.

S’agissant des allocations familiales, l’organisation syndicale réclame l’harmonisation du paiement des retraités de la Caisse de retraite des fonctionnaires et ceux de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Pour améliorer le climat social, la CSTC souhaite que l’Etat revoie la situation des personnels d’Ecair, de la Société des transports publics urbains, de la Société des pavés du Congo, d’Air Congo ainsi que les réformes envisagées à la Société nationale d’électricité, la Société nationale de distribution d’eau et à Congo-Télécom. Les droits sociaux des entreprises liquidées et celles en cours de liquidation font également partie des préoccupations de la centrale syndicale.

« La CSTC accompagnera le gouvernement dans les réformes des sociétés dites de souveraineté nationale, pourvu que lesdites réformes ne débouchent pas sur la perte massive d’emplois », a déclaré Bellard Elault Bello.  

En ce qui concerne la protection du climat social, l’organisation syndicale a plaidé aussi pour la situation des établissements publics à budget de transfert, la dette intérieure commerciale ainsi que de la prise en charge des sinistrés de 1997 et 2012.

Dans le secteur pétrolier, la CSTC déplore « la réalisation au très bas de l’échelle des recommandations consécutives aux conclusions du 23 août 2017 ». Il s’agit notamment des cotisations sociales des sociétés de la sous-traitance et de prestation de services. Pour la main d’œuvre étrangère, la CSTC demande que soient appliquées les dispositions combinées des articles 27 et 28 de la loi n°022/88 du 17 septembre 1988 qui exigent un contrat de travail signé au préalable avant l’entrée d’un étranger au Congo.

L’organe syndical a durci le ton sur les licenciements massifs qui ont été suivis de recrutements des étrangers. Il demande à l’administration publique d’appliquer les dispositions de la loi n°022/88. En rapport avec l’application de la convention collective du secteur des services pétroliers par les sociétés ayant des activités dans le secteur pétrolier et para pétrolier, il estime que « l’appartenance à une convention collective du travail est fonction de l’objet social et de l’activité principale de l’entreprise, de même, le basculement d’une convention de travail à une autre devrait être examiné cas par cas par l’administration du travail ».

Selon la CSTC, les sociétés ont l’obligation de s’affilier, de déclarer leurs travailleurs et de reverser les cotisations sociales à la CNSS. « La CSTC recommande à l’administration publique d’effectuer des contrôles réguliers de ces entreprises et, en cas de défaillance de celles-ci, la responsabilité des sociétés donneuses d’ordre sera engagée dans le règlement des sommes dues au titre des cotisations sociales », a indiqué Bellard Elault Bello.

Pour les sociétés en autorisation temporaire d’exercice, la CSTC exige la mise en place d’une commission de l’administration publique pour procéder aux enquêtes et clarifier leur situation.

Rappelons que le Comité national du dialogue social, à peine institutionnalisé, est un cadre de concertation entre l’Etat, les syndicats et les entreprises. Par ailleurs, afin de jouer leur partition aux festivités du 1er mai, une dizaine d’organisations ont défilé, pendant une trentaine de minutes, à la place de la gare à Brazzaville.

RDC: l’AFDC se positionne dans la perspective d’une présidentielle en décembre

Le parti de Modeste Bahati Lukuebo exige désormais de participer à toutes les décisions qui seront prises au niveau de la Majorité présidentielle.

L’AFDC, l’alliance des forces démocratiques du Congo, hausse la voix. Le parti de Modeste Bahati Lukuebo exige désormais de participer à toutes les décisions qui seront prises au niveau de la Majorité présidentielle… Le ministre d’Etat au Plan n’est vraisemblablement pas assuré de ses alliés au sein de la plateforme comme en témoignent ses propos tenus ce week-end dans les installations de la Foire internationale de Kinshasa.

Cris, coups de sifflet, presque le délire… La foule immense agite les drapeaux de l’AFDC. Modeste Bahati Lukuebo, initiateur ou autorité morale de cette formation politique, accueilles-en ce seul week-end sept cents nouveaux adhérents.

L’AFDC veut prouver qu’elle est, après le PPRD, la deuxième force politique au sein de la Majorité présidentielle. « Nous voulons que ça soit clair, nous n’accepterons aucune décision qui sera prise sans nous par un groupe de gens au sein de la Majorité présidentielle… », déclare le ministre d’Etat au Plan.

Modeste Bahati Lukuebo insiste ensuite sur les élections qui devront, selon lui- se tenir effectivement en décembre 2018. « Avec le seuil imposé, ajoute l’orateur, ça sera compliqué pour tout le monde et c’est pour ça que j’appelle nos candidats à rester solidaires pour gagner ce scrutin ».

L’AFDC a plusieurs fois menacé de claquer la porte de la Majorité présidentielle. Ce parti vient d’ailleurs de constituer, avec d’autres alliés, une plate-forme électorale au sein de la Majorité. Après la défection du G7, le poste de secrétaire général adjoint de la Majorité présidentielle, a été confié à l’AFDC.

RDC: la Monusco fait la découverte de charniers humains à Djugu, en Ituri

Dans un rapport publié ce mercredi 25 avril, la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo révèle la découverte de charniers dans le territoire de Djugu dans l’Ituri.

Une mission d’enquête sur des affrontements entre les communautés Hema et Lendu, qui ont eu lieu en décembre 2017, a dénombré au moins 263 morts, dont 91 femmes, 120 villages pillés et l’existence de 5 fosses communes à Blukwa Centre et Maze Waliba, creusées par les proches des victimes pour rapidement enterrer les morts et éviter les problèmes sanitaires.

D’après l’ONU, la majorité des victimes est de l’ethnie Hema. Les enquêteurs étaient sur place du 14 au 22 mars. Mais leur bilan reste provisoire car la situation est toujours tendue et les déplacements massifs de population rendent les investigations difficiles. Une enquête plus approfondie doit être lancée.

« Dans le rapport, nous avons mentionné l’existence de cinq fosses communes qui en réalité sont des tombes communes qui ont été créées pour enterrer les victimes. Certaines ont eu à faire face à une violence inouïe, des décapitations et des mutilations. Ce qui ressort de notre évaluation, c’est qu’évidemment les attaques étaient assez bien organisées et assez coordonnées. Ce qui laisse penser qu’il y a un certain délai d’organisation. Pour le reste, à l’heure actuelle, il est trop tôt pour nous de pouvoir dire concrètement s’il s’agissait d’un groupe armé, d’une milice armée. Donc nous continuons les vérifications. Je dois aussi rappeler que les autorités ont mis en place une commission qui travaille sur ces questions-là. Et également les autorités judiciaires qui font le suivi des dossiers et les enquêtes sont en train d’être préparées », explique Abdul Aziz Thioye, le directeur du Bureau de l’ONU aux droits de l’homme en RDC.

Pool : la Fondation Congo Assistance poursuit son action humanitaire

Lancé le 30 mars à Kinkala, le programme de distribution des vivres à la population du département s’est poursuivi du 24 au 26 avril dans d’autres localités, comme l’avait promis l’épouse du chef de l’Etat, Antoinette Sassou N’Guesso.

À la tête de la délégation, Michel Mongo, secrétaire général de la Fondation Congo Assistance (FCA), a effectué le déplacement du Pool et remis des vivres aux habitants d’Igné ; Ngabé ; Mayama ; Louingui ; Loumo ; Boko ; Mindounli ; Kindamba ; Vindza et Kimba. Parmi ces localités, celles d’Igné, Kinkala et Mindouli ont été choisies pour la cérémonie de remise des dons.

Ces présents, constitués essentiellement de riz, d’huile, de poisson salé, de lait, de sucre et de savon ont été remis aux sous-préfets des différentes localités, afin qu’ils procèdent, à leur tour, à la distribution aux bénéficiaires. Le préfet du Pool, Georges Kilébé, a exprimé sa gratitude à la première dame, présidente de la FCA, et manifesté l’enthousiasme qui l’anime face à ce « majestueux acte humanitaire ». Même son de cloche pour les sous-préfets de ces localités qui ont tenu à remercier l’épouse du chef de l’Etat pour ce geste.

« Nous remercions la première dame du Congo, présidente de la FCA pour ces dons. Pour la distribution, nous avons mis en place des commissions qui travailleront par rapport aux besoins de chaque village et selon le nombre d’habitants car, il y en aura assez pour tout le monde. Ce don appartient à la population et je suis convaincu que mes collègues feront aussi la même chose afin que le partage soit équitable », a expliqué le sous-préfet de Loumo, Félix Samba Miantama.