Congo : le gouvernement veut mettre fin à la prostitution des filles mineures

Comment « sortir » de la prostitution et se « (ré)insérer » ? Les notions d’intégration et d’insertion (et donc d’exclusion) sont au cœur de nombreux débats au Congo.

La ministre de la Promotion de la femme et de l’Intégration de la femme au développement, Inès Nefer Bertille Ingani, a échangé à Brazzaville, avec les filles prostituées arrêtées par la police pour prostitution juvénile. La ministre a décidé prendre en charge des filles mineures dans des centres de rééducation et des filles majeures dans les centres de formation qualifiante.

Il s’agit des filles dont l’âge varie entre 12 et 20 ans qui se livrent à la prostitution dans les grandes villes du pays, notamment Brazzaville et Pointe-Noire.

Au Congo-Brazzaville, la pauvreté a un visage féminin. Les filles économiquement faibles sont obligées de jouer les maîtresses des hommes mariés pour s’en sortir.

La prostitution, considérée comme le plus vieux métier du monde, est une profession libérale exercée par bon nombre des filles et des femmes à Brazzaville ou à Pointe-Noire et dont l’âge varie très souvent entre 13 ans et 42 ans et qui trouvent par là l’occasion de gagner d’une manière ou d’une autre leur vie, comme tout individu qui peut être libre de choisir tel ou tel travail ou métier en fonction des avantages ou bénéfices qu’il pense tirer dans celui-ci.

A Brazzaville ou à Pointe-Noire, les travailleuses ou professionnelles du sexe sont répandues dans plusieurs quartiers en des lieux et zones précis. Ce qui explique la catégorisation des travailleuses du sexe en fonction des lieux et conditions où on les retrouve.

Le phénomène a atteint des proportions très élevées depuis les conflits socio-politiques (guerre civile) entre 1993 et 2002 sans oublier la crise économique ou financière qui frappe le pays depuis 2014.

Pour arrondir les fins de mois ou accéder à un mode de vie supérieure, les jeunes filles échangent leurs charmes contre de petites sommes d’argent pour acheter des pacotilles, perruques et vêtements coûteux.

Les jeunes filles qui se livrent à ce commerce devant des hôtels et night-clubs les plus fréquentés, sont souvent très naïves. Leur seul plaisir est de se faire de l’argent sans vraiment souffrir. Elles déambulent dans les rues, presque nues, dos et cuisses exposés, vêtements très «soft» et qui ne peuvent qu’être facteur d’excitation.

D’autres ont en outre des habits qui font ressortir les seins, éléments et «objets» par excellence de vive convoitise. Tout cet accoutrement léger et libéral, ne peut qu’attirer l’abeille qu’est la gent masculine.

Une fois excités, les hommes se jettent sur elles et bonjour les dégâts. Les assoiffés munis d’une puissance verbale remarquable, vont sans vergogne assouvir leurs désirs. Le plus triste dans cette situation est le sort réservé aux jeunes filles mineures. Elles vont d’homme en homme en quête du pain quotidien.

Beaucoup d’entre elles s’impliquent dans des activités sexuelles prématurées, qui éventuellement posent des menaces non seulement à leur bien-être, mais aussi au développement de leurs communautés par extension. C’est un défi majeur car ce phénomène affaiblit les efforts du gouvernement dans son combat d’assurer un service de santé publique de qualité aux populations.

La question au Congo est un véritable coup de poing pour la société. Elle passe par plusieurs formes : on observe la prostitution professionnelle pratiquée par des femmes qui y ont dédié leur vie entière et la prostitution occasionnelle souvent pratiquée par des jeunes âgées de 13 à 18 ans.

Congo : Guillaume Soro à Brazzaville

Le président de l’Assemblée Nationale ivoirien a été reçu ce lundi 10 décembre, au Palais du Peuple par le président Congolais, Denis Sassou Nguesso.

Guillaume Soro avait précisé dans un post depuis la France, qu’il de rendait au Congo à titre privé.

« Blandine la fille de la Première Dame marie sa fille. Vous ne savez peut-être pas qu’avec le Président Sassou Nguesso, me lie depuis pratiquement les années 2004-2005, une relation filiale, par-delà les postures institutionnelles ou diplomatiques. J’ai connu le Président Sassou Nguesso Rechercher Sassou Nguesso à cette époque-là et nos relations sont restées vivantes, affectueuses et loyales depuis lors, sans coup férir », a expliqué l’ancien Premier Ministre, avant de poursuivre.

« Le Président Sassou Nguesso Rechercher Sassou Nguesso est de la race des personnes fidèles, courageuses, loyales en amitié et j’en suis la preuve et j’en ai la preuve. Quand j’ai donc appris l’annonce du mariage de la fille de Blandine, c’est un événement que je ne pouvais rater. Cela fait pratiquement trois ans que je ne me suis pas rendu à Brazzaville. Ce seront donc des retrouvailles pleines d’émotion et de fraternité vraie. Et franchement, dans la vie, il n’y a pas que la politique. Il y a avant tout et après tout, les relations humaines qui sont le sel de ce monde. Sachons les chérir. »

CAN seniors dames volley : le Congo se retire de la course

Les Diables rouges du Congo ont été battues le 9 décembre (21-22) en quarts de finale de la 23e édition de la CAN seniors dames à Brazzaville par les Lionnes indomptables du Cameroun.

Les filles de Thierry Vincent sont passées à côté de leur objectif. Cette défaite empêche au pays hôte de monter sur le podium de cette compétition continentale et de se qualifier à la Coupe du monde 2019.

« Le match s’est joué sur des détails qui ont été en notre défaveur. En effet, si la gardienne de l’équipe adverse a été élue meilleure joueuse du match c’est parce que mes filles ont été maladroites devant les buts du Cameroun pendant les moments forts du match. Ensuite, nous avons commis parfois des fautes de débutantes et cela ne pardonne pas dans une rencontre de ce niveau », a expliqué Thierry Vincent.

Le technicien français a rappelé que le manque de préparation efficiente à l’extérieur, face aux équipes aguerries, a été un sérieux handicap pour les Diables Rouges qui ne se sont entraînées que localement.

Cette grosse contre-performance du Congo à domicile ramène en surface la question de l’inorganisation du handball congolais qui manque de moyens financiers et n’intègre pas encore la formation des futures élites au sein des clubs.

Todd Haskell exhorte le gouvernement à mettre fin à l’esclavage des mineurs et des adultes

L’ambassadeur des Etats Unis d’Amérique au Congo s’est exprimé à l’occasion d’un atelier de formation sur des personnes à Brazzaville le 11 décembre 2018.

Trouver des stratégies pour lutter contre l’esclavage des mineurs et des adultes. Le sujet était au centre d’un atelier de formation à Brazzaville. L’initiative était du gouvernement Américain. Todd Haskell a profité de l’occasion pour demander au gouvernement congolais d’intensifier les enquêtes, les poursuites judiciaires et les condamnations des trafiquants et de mettre en place des équipes spécialisées aux frontières pour empêcher les mineurs d’entrer au Congo sans leurs parents afin de lutter contre ce phénomène.

« On estime aujourd’hui à 25 millions le nombre de victimes du travail forcé dans le monde, dont un quart sont des enfants. La lutte efficace contre la traite des personnes nécessite une coopération avec la société civile. Nous partageons tous la responsabilité de mettre fin à cette misère humaine et les Etats unis restent déterminés à faire leur part », a indiqué Todd Haskell.

Pour le directeur des affaires criminelles et des grâces au ministère de la Justice, Privat Etsan, « La place des magistrats dans ce phénomène est capitale et grâce à leur travail on aura la possibilité de mettre la main sur les trafiquants qui exploitent les autres dans les travaux forcés ».

Tsembo : les accidents de chasse inquiètent

Un chasseur a été touché par la balle d’un autre chasseur dans la nuit de samedi à dimanche dernier dans le village Tsembo.

Dans la nuit de samedi à dimanche dernier, Satus Iviga Massoussa, 20 ans, chasseur de nationalité congolaise, a été touché au niveau de la poitrine par la balle d’un autre chasseur, Nesta Ndombissa qui avait ouvert le feu au moment où, selon son récit, l’animal passait, au village Tsembo à 40 km du district de Banda.

La victime a été évacuée à l’hôpital général de Dolisie. L’auteur présumé du tir a été placé en garde à vue. Il n’explique pas comment la balle a pu atteindre son camarade qui se trouvait à une soixantaine de mètres et évoque un possible ricochet sur un rocher.

Des enquêtes auprès de la police ont été ouvertes pour comprendre comment cet accident de chasse a pu arriver.

Il s’agit du second accident de chasse dans la contrée.

Le 3 octobre dernier, un chasseur de 46 ans, qui avait été pris pour une antilope, était également tombé sous les balles de son coéquipier.

Selon un bilan établi par les services des Eaux et Forêts du Niari, le nombre d’accidents de chasse relevés s’était établi à 43, dont 18 mortels, au cours de la saison 2016-2017 (entre le 1er juin 2016 et le 31 mai 2017).

Fêtes de fin d’année : la police lance l’opération « Uppercut 2018 »

Cette mesure vise à contrer la résurgence des malfrats et autres bandits pendant cette période festive où il y a affluence.

Les fêtes de fin d’année riment très souvent avec la résurgence du banditisme dans les grandes métropoles. Pour empêcher les bandits de mener leurs actions, la police a mis sur pieds l’opération « Uppercut 2018 ». Uppercut 2018 qui vient de lancer officiellement vise à sécuriser la population et ses biens.

L’opération a démarré lundi 10 décembre 2018 à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo, à l’occasion du rassemblement régimentaire dirigé par le colonel de police, Serge Pépin Itoua Poto, directeur départemental de la police au Kouilou et à Pointe-Noire, contrôleur opérationnel de cette opération.

Ainsi, les forces de l’ordre et de sécurité ont été invitées à multiplier entre autres, les patrouilles et les contrôles de police dans les quartiers tant les jours que les nuits et la population a été invitée quant à elle de leur faciliter ce travail.

Le numéro vert 117 va permettre à la population d’appeler directement les services de police en cas de besoin.

Cependant, le colonel de police, Serge Pépin Itoua Poto a mis en garde les agents impliqués dans cette opération sur les actes d’antivaleurs et les comportements qui peuvent nuire ou ternir l’image de la force publique.

RDC : Denis Mukwege dénonce les massacres qui perdurent dans son pays

Surnommé l’homme qui répare les femmes, le gynécologue de Bukavu, est devenu depuis lundi 10 décembre, co-lauréat du prix Nobel de la paix.

C’est fait, la République démocratique du Congo a son prix Nobel de la paix. Le docteur Denis Mukwege, le gynécologue de Bukavu, est devenu depuis hier co-lauréat de ce prix. Dans son discours d’acceptation, un discours à la fois émouvant et cinglant, le docteur Mukwege a dénoncé les violences qui perdurent dans son pays, plus de 20 ans d’impunité, de massacres et de viols et trop souvent encore, le silence de la communauté internationale. Mais l’homme qui répare les femmes, c’est son surnom, n’est pas venu à Oslo uniquement pour dénoncer, il en a profité, pour faire plusieurs recommandations.

C’est un véritable appel à l’action et pas seulement à la dénonciation que le docteur Denis Mukwege a lancé hier lundi. Il a d’ailleurs insisté là-dessus: agir, ce serait pour lui par exemple : ne pas dérouler le tapis rouge aux dirigeants responsables des violences dans son pays et surtout pas ceux qui ont utilisé le viol comme arme de guerre. Il demande à la communauté internationale de tracer « une ligne rouge »… ce sont ses mots.

En clair, le prix Nobel de la paix congolais veut « des sanctions politiques, économiques et des poursuites judiciaires » contre tous les responsables des exactions, congolais comme étrangers. Et pour cela, Denis Mukwege a appelé l’ONU à ne plus conserver leur identité secrète. Dans le cadre de son projet mapping, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme avait recensé pas moins de 617 crimes de guerre et crimes contre l’humanité, commis au Congo entre 1993 et 2003.

Mais les noms des responsables de ces violences n’ont jamais été révélés. Huit ans après la publication de ce rapport, aucun crime n’a été jugé, ses recommandations sont restées lettre morte, c’est ce que le docteur Mukwege veut voir changer.  Il a aussi appelé à soutenir la création d’un fonds global de réparation pour les victimes de violences sexuelles, mais aussi le public à être plus vigilant dans le choix de ses belles voitures, bijoux et autres gadgets et de s’assurer qu’ils aient été produits dans le respect de la dignité humaine…

En réaction du discours de Denis Mukwege, et à l’interview qu’il nous accordée, le porte-parole de la majorité présidentielle de République démocratique du Congo, Alain-André Atundu, estime qu’avec ses prises de position le prix Nobel sortirait de son rôle en se mêlant de politique.

« Il ne faut pas confondre la science et la politique, rétorque Alain-André Atundu. Je crois qu’il devrait être un peu plus modeste. Il doit remercier pour la reconnaissance de la souffrance de ces dames qui au moins une fois va éclater aux yeux du monde plutôt que de se jeter dans un domaine où il n’est pas coutumier. Mr Mukwege, il n’est pas reconnu comme leader d’un parti politique et c’est à ce titre qu’il aurait été (élu) prix Nobel de la paix.

Cela signifie qu’il n’y a que les hommes politiques qui ont le droit de porter un regard sur la situation de la RDC ?

Non, mais il faut être honnête. Il ne peut pas profiter de sa situation de prix Nobel de la paix pour prendre des postures qui ne sont pas dans la nature du prix Nobel de la paix.

Sur le fond il dit aussi que c’est une parodie d’élection qui se prépare le 23 décembre en RDC

Puisque c’est une parodie, nous sommes tous des comédiens, tous les 21 acteurs, il serait donc le seul éclairé dans cette cité de Galilée ! Soyons modestes. Que chacun fasse son travail et le pays va avancer ».

CAN 2019: le Congo-Brazzaville n’est pas candidat à l’organisation

Le 2e vice-président de la Confédération africaine de football (CAF), Constant Omari, invité de l’émission Radio Foot Internationale vendredi 7 décembre 2018 sur RFI, avait indiqué que le Congo-Brazzaville était candidat à l’organisation de la CAN 2019. Hugues Ngouélondélé, ministre des Sports et de l’éducation physique, a démenti cette information le samedi 8 décembre.

Le 2e vice-président de la Confédération africaine de football (CAF), Constant Omari, était l’invité de l’émission Radio Foot Internationale vendredi 7 décembre 2018 sur RFI. « Il y en a un qui a déjà écrit, le Congo-Brazzaville. Notre secrétaire général adjoint Anthony Baffoe m’a dit qu’il allait me parler d’une deuxième candidature », avait-il déclaré alors que le Cameroun ne sera plus l’organisateur.

« Le Congo-Brazzaville ne sera pas candidat »

Joint par téléphone samedi 8 décembre, Hugues Ngouélondélé, actuel ministre des Sports et de l’éducation physique, a démenti cette information. « Nous sommes à six mois de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations et il ne sera pas possible pour nous de l’organiser avec honneur et dignité. C’est plutôt le contraire, le Congo-Brazzaville ne sera pas candidat. Cela ne sera pas possible », déclare-t-il.

« Un jour peut-être nous serons candidat, avance Hugues Ngouélondélé. Mais pour le moment ce n’est pas au programme de notre gouvernement. Peut-être que l’idée a circulé, mais face à la réalité, nous ne pouvons pas organiser une grande fête comme celle-ci. Nous n’avons pas les structures pour le moment. »

Hugues Ngouélondélé a pointé le manque d’infrastructures pour accueillir la compétition. Comme les hôtels dans la ville d Dolisie. « Nous n’allons pas nous lancer dans un telle aventure pour que la fête ne soit pas belle et déshonorer notre pays. Le Congo n’est pas prêt ». Actuellement, le Congo-Brazzaville n’a pas la possibilité d’ssumer le coût de l’organisation.  « La crise est mondiale et nous avons d’autres priorités que d’organiser la CAN pour le moment », explique Hugues Ngouélondélé. Celui-ci précise aussi que le Congo-Brazzaville n’a pas été sollicité par la Confédération africaine de football, tout en souhaitant « bonne chance » au pays organisateur.

Un plan B avant le 31 décembre

En 2014, la CAF, alors présidée par le Camerounais Issa Hayatou, avait attribué les trois prochaines CAN d’un coup : 2019 au Cameroun, 2021 à la Côte d’Ivoire et 2023 à la Guinée. La semaine dernière, la CAF a retiré l’organisation de 2019 au Cameroun, pénalisé par des retards dans les travaux et par une situation fragile sur le plan sécuritaire, au profit d’un plan B déterminé « d’ici le 31 décembre ».

Le dossier le plus urgent reste donc de trouver le remplaçant du Cameroun pour la première CAN à 24 équipes, programmée du 15 juin au 13 juillet. L’Afrique du Sud, seul pays africain à avoir déjà organisé une Coupe du monde en 2010 et le Maroc sont souvent présentés comme le recours idéal à l’organisation de la CAN 2019.

CAN 2019, 2021 et 2023: les déclarations de Constant Omari

Le 2e vice-président de la Confédération africaine de football (CAF) était l’invité de l’émission Radio Foot Internationale, le 7 décembre 2018 sur RFI. Le Congolais Constant Omari a apporté des précisions sur les décisions prises par la CAF concernant les Coupes d’Afrique des nations 2019, 2021 et 2023. Voici ses principales déclarations.

Le 3 décembre, dans une interview à la chaîne Afrique Média TV, le président Ahmad a étonné en annonçant que la Confédération voulait que le Cameroun récupère l’organisation de la CAN 2021 et que la CAF soufaitait confier à la Côte d’Ivoire une édition 2023 déjà promise à la Guinée. Les autorités camerounaises, auxquelles la CAF venait de retirer la CAN 2019, et surtout ivoiriennes, censées abriter la CAN 2021, se sont déclarées très surprises par cette annonce du Malgache et ne pas avoir été consultées par la CAF.

« Par certains canaux, il y avait déjà des contacts officieux avec les deux pays, la Côte d’Ivoire et le Cameroun, a assuré Constant Omari. A partir du moment où nous n’avions pas encore reçu le répondant de la Côte d’Ivoire, notre président Ahmad n’était chargé que d’annoncer la décision [concernant le retrait de la CAN 2019 au Cameroun, Ndlr]. La nuit-même durant laquelle nous avons reçu la confirmation du Cameroun, le président a signé une lettre à l’attention du chef de l’Etat camerounais pour confirmer que les Camerounais avaient la CAN 2021.Vingt-quatre heures après, nous avons reçu le retour de la Côte d’Ivoire. Le dimanche [2 décembre], la lettre a été adressée à la Côte d’Ivoire. »

Sur le futur pays hôte de la can 2019

Surprise, le Congo-Brazzaville a déposé sa candidature pour remplacer le Cameroun, a indiqué Constant Omari. « Il y en a un qui a déjà écrit, le Congo-Brazzaville. Notre secrétaire général adjoint Anthony Baffoe m’a dit qu’il allait me parler d’une deuxième candidature. » Mais le dirigeant n’a pas voulu s’étendre sur celle-ci, le cabinet d’audit Roland Berger étant chargé de suivre le processus de désignation du successeur du Cameroun. Désignation censée intervenir avant le 31 décembre.

L’Afrique du Sud a manifesté son intérêt mais n’a pas encore emboîté le pas au Congo, aux dernières nouvelles. Quant au Maroc, souvent présenté comme le recours idéal, il n’a pas encore déclaré son intention d’accueillir la CAN 2019.

Sur le sort du Cameroun en éliminatoires de la can 2019

Le Cameroun ne sera pas disqualifié des éliminatoires de la CAN 2019, malgré l’article 92 du règlement de la compétition. Celui-ci prévoit en effet qu’un pays hôte auquel la CAF retire l’organisation du tournoi est disqualifié, si ce retrait a lieu moins d’un an avant la phase finale. Les Camerounais joueront donc leur place en phase finale face aux Comores, en mars 2019. « Ce n’est pas un tour de passe-passe. Qui peut le plus peut le moins. Le règlement a été adopté par le Comité exécutif et c’est lui qui l’applique, a justifié Constant Omari. On n’a pas appliqué le volet sanction parce qu’on a tenu compte de certains facteurs. Il y un pays qui mobilise des moyens colossaux. Mais malheureusement, il y a des aléas liés aux états d’avancement des chantiers. Donc, on ne va pas le punir deux fois. […] Au jour d’aujourd’hui, le Cameroun est qualifié. […] Si les Comores gagnent, le résultat va jouer. […] Le Cameroun n’est pas exclu. […] Ils doivent se qualifier sur le terrain ».

Sur les retards constatés par la Caf en Côte d’Ivoire pour la Can 2021

Ahmad a indiqué que les Ivoiriens ne seraient pas prêts dans deux ans et demi pour organiser la CAN 2021. Une déclaration qui a choqué en Côte d’Ivoire où l’on estime avoir suffisamment de temps pour boucler tous les chantiers. « Vous parlez à un ingénieur spécialisé, a argué Constant Omari. Un stade ne se construit pas en deux ans, ne nous leurrons pas ! Allez en Côte d’Ivoire aujourd’hui et vérifiez à quel niveau d’avancement sont les travaux du grand stade [d’Epimbé, Ndlr]. […] Concernant les hôtels et le cahier des charges de la CAF, la CAF refuse les motels et autres villas. Il faut des hôtels. L’infrastructure routière, elle, ne fait pas défaut en Côte d’Ivoire. Mais il y a des choses sur lesquelles ils sont en retard. […] »

Sur le sort de la Guinée, censée accueillir la Can 2023

Les déclarations de Constant Omari ne sont pas rassurantes pour la Guinée. « Nous avons demandé à notre secrétariat général de nous ressortir le dossier [de candidature pour l’organisation de la CAN] de la Guinée, a indiqué le patron de la Fédération congolaise. Nous attendons qu’ils le sortent… Nous ne voulons pas revenir sur le mode par lequel cette CAN [2023] a été attribuée à la Guinée ». Il a ajouté, mystérieux : « Dans les archives, ce dossier n’existe pas. Il y a eu une attribution. Mais le dossier n’existe pas. Nous avons demandé au secrétariat de nous sortir le dossier de fond. » La CAN 2025 semble donc loin d’être promise aux Guinéens, en compensation de la CAN 2023…

Sur les modalités de la Can 2019

Peu de précisions sur le format du tournoi – huit groupes de trois ou six groupes de quatre équipes au premier tour ? – mais la phase finale aura bien lieu du 15 juin au 13 juillet.

Sur la condamnation d’Issa Hayatou au Caire

L’ancien président de la Confédération africaine de football, Issa Hayatou, a été condamné au Caire à payer 24,5 millions d’euros pour avoir signé un contrat au nom de la CAF avec la société française Lagardère Sports. « Depuis que le président Ahmad a été élu, nous avons fait le maximum pour ne pas parler du président Issa Hayatou, s’est défendu Constant Omari. Pourquoi ? Parce qu’il est un grand homme. On peut tout raconter sur lui. Mais c’est quelqu’un qui a fait quelque chose pour le football africain. Il a dirigé pendant 28 ans la CAF, dans un environnement et dans des circonstances données. Il a sorti le football africain et l’a amené au niveau où il se situe. C’est un honneur pour nous. Nous lui devons du respect. Si nous devons émettre un avis [sur sa condamnation, Ndlr], ce ne sera pas par voix de médias. […] Nous avons appris qu’ils [Issa Hayatou et Hicham El Amrani, Ndlr] ont interjeté appel. La CAF observe cette situation. Si elle est concernée, elle saura comment réagir. Les différentes autorités égyptiennes savent ce que la CAF pense de ce dossier-là. »

Affaire Chacona : l’Etat a ses avocats

Ils se sont constitués jeudi 6 décembre en pleine audience et ont obtenu le report du procès au 20 décembre pour prendre connaissance du dossier.

L’Etat congolais, cité à comparaître comme civilement responsable au procès des treize jeunes morts dans le commissariat de Chacona en juillet dernier, a désormais ses avocats. Ils se sont constitués jeudi 6 décembre en pleine audience et ont obtenu le report du procès au 20 décembre pour prendre connaissance du dossier. Une démarche boudée par les avocats de la partie civile et leurs clients qui veulent voir six policiers inculpés dans cette affaire être jugés au plus vite. Compte rendu de l’audience.

« On a comme l’impression que ces juges et ces avocats (de l’Etat) cherchent à nous vider nos poches. Combien de fois allons-nous payer le transport pour venir suivre les audiences d’un procès qui va de report en report », a dit un peu désemparé un parent de victime au sortir de la salle d’audience.

Peu avant, il a suivi dans la salle d’audience archicomble comment deux avocats se sont constitués pour défendre l’Etat. Ces avocats de l’Etat ont demandé et obtenu le report de l’affaire au 20 décembre ; question de leur permettre de prendre connaissance du dossier.

Il s’agit d’une démarche dilatoire parce que l’affaire des treize jeunes retrouvés morts au commissariat de Chacona n’échappe pas du tout à l’Etat, selon Me Steve Bagne de la partie civile. « L’Etat a l’entier dossier. Ils vont de report en report, c’est une façon de retarder la procédure. C’est du dilatoire. Mais, nous savons que, quelle que soit la durée de la nuit le soleil apparaîtra », a dit Me Bagne.

De leur côté les avocats de la défense ont sollicité une fois de plus la mise en liberté provisoire de leurs clients accusés notamment d’homicide involontaire et non-assistance à personne en danger. Mais, ils n’ont pas obtenu gain de cause.