Congo : plus de 4000 nouveaux réfugiés de la RDC à Brazzaville

L’information a été révélé mardi 18 décembre, par François Ntsuini, sous-préfet de Makotimpoko.

Depuis dimanche 16 décembre, plus de 4.000 réfugiés de la République Démocratique du Congo, se sont installés au Congo. Certains d’entre eux sont arrivés blessés et trois ont trouvé la mort lors du déplacement. Tous fuyaient un conflit intercommunautaire, dans cette province du nord de Kinshasa. Des membres de l’ethnie banunu du Mai-Ndombe (ouest de la RDC, au nord de Kinshasa) seraient pourchassés par les Batendé

Selon les informations qui ont été données par François Ntsuini, sous-préfet de Makotimpoko, au total 4.358 réfugiés sont arrivés dans une région à plus de 300 km au nord de Brazzaville.

« Aujourd’hui (mardi) nous avons enregistré trois morts : deux enfants d’un et trois ans des suites de leurs blessures, puis une femme », a ajouté le sous-préfet.

« Nous avons également reçu 53 blessés essentiellement par balle de fusil de chasse. Ils sont actuellement pris en charge dans un Centre de santé intégré (CSI) », a-t-il affirmé.

Les ministres congolais de l’Intérieur Raymond Mboulou et sa collègue Antoine Ndinga Nzondo de l’action humanitaire se sont rendus mardi à Makotimpoko, pour constater la situation.

Pool : mise sur pieds des plates-formes de dialogue intra-communautaire

L’objectif de cette initiative est de favoriser la réconciliation entre les populations qui se sont divisées pendant les violences entre l’armée et les ex-miliciens Ninjas.

Le haut commissaire à la réinsertion des ex-combattants de la République du Congo, Euloge Landry Kolélas, a lancé mardi 18 décembre à Kinkala, chef-lieu du département congolais du Pool (sud), les plates-formes de dialogue et de concertation intra-communautaires pour réconcilier les populations. Ces populations qui se sont divisées lors des violences entre l’armée et les ex-miliciens de l’ancien chef rebelle, le pasteur Ntoumi.

« Un dialogue de concertation et d’échanges intra-communautaires est entamé dans le département du Pool, dans le but de contribuer à la consolidation de la paix », a déclaré Kolélas lors de la cérémonie de lancement.

« Ces plates-formes ont pour vocation d’œuvrer en faveur de l’instauration ou la restauration d’un environnement de dialogue à travers la promotion des droits humains, de la cohésion sociale et de la paix au sein de la communauté », a-t-il souligné.

Les populations du Pool ont, pendant près de deux ans de 2016 à 2017, subi les violences lors des affrontements entre l’armée et les miliciens Ninjas du pasteur Ntoumi.

Pour rappel, les belligérants ont conclu en décembre 2017 un accord de cessez-le-feu qui a permis le rétablissement de la paix dans ce département et l’opération en cours de désarmement, démobilisation et réinsertion de 7 500 ex-miliciens Ninjas, selon les chiffres officiels.

Les congolais appelés à se lancer dans l’exploitation agricole

Le chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso a fait cette exhortation lors de l’inauguration de l’abattoir de Mbobo, le 17 décembre 2018.

Denis Sassou Nguesso, a exhorté les congolais à se lancer dans l’exploitation agricole pour rendre le pays autonome en matière d’alimentation. «On peut prêter des bœufs aux congolais qui veulent se lancer dans l’élevage pour nous rembourser après», a déclaré le président Denis Sassou Nguesso.

Le président congolais lui-même dispose de près de 10.300 têtes de bœuf, de 200 autruches dans ses différentes fermes de Kila et d’Olenga, au nord du pays.

Il faut noter que l’économie congolaise affiche ces derniers temps des signes d’essoufflement qui rendent impérieuse sa transformation. Et pour Denis Sassou Nguesso, la diversification peut-être source de dynamisme de l’économie nationale.

Le pétrole ne pourra pas indéfiniment jouer le rôle de locomotive de l’économie congolaise.

L’instabilité de son marché impose aux autorités congolaises d’opérer une diversification de leur économie en mettant l’accent sur des secteurs porteurs tels, l’agriculture, l’élevage, la pêche, le tourisme et autres secteurs.

Sam Talanis fait son come-back

L’artiste signe son retour avec son nouvel album intitulé Symbiose et comporte 12 titres.

Chose promise chose due, l’album symbiose est désormais disponible. Le nouvel album de l’artiste franco-congolais, Sam Talanis est sur les plateformes légales de téléchargement et physiquement dans les discothèques.

Il continue de faire parler de lui, l’un des poids lourds de la rumba congolaise du moment, avec sa voix puissante, vibrante et ultra-présente.

« Il y’a des jours comme où les choses prennent forme. Après de longues périodes d’incertitude, d’interrogations, de questionnement sur soi, voire de déprime, enfin, on peut voir le bout du tunnel. Comme une chose qui paraissait chimérique et qui prend tout d’un coup forme, au point que l’on puisse la toucher. Oui, si on était en maternité on aurait dit : elle est née, car c’est une fille (qui j’espère va plaire à tout le monde). Elle s’appelle Symbiose. Alors, on est sans voix. Juste dire merci au créateur, le maître de nos destins. Merci d’avance à vous mes amis et autres mélomanes de réserver un accueil chaleureux à cette nouvelle venue que je vous propose », a confié le chanteur.

Après « Pèlerinage For Africa», «Cri d’amour» et «Vice Versa», « Symbiose » suit la même trajectoire. Alors à tous les amoureux de la musique et tous les mélomanes, il est temps pour vous de savourer cette galette musicale.

Congo : Sassou Nguesso convoque le parlement

Il va s’agir ce 28 décembre prochain, de la prestation de serment des membres de la cour constitutionnelle et de la haute cour de justice.

Le président Denis Sassou N’Guesso a convoqué le parlement qui se réunira en congrès le vendredi 28 décembre 2018 à 11 heures. Le décret a été signé le 15 décembre à Brazzaville.

L’ordre du jour portera sur la prestation de serment des membres de la Cour constitutionnelle, ainsi que celle des membres de la Haute cour de justice.

Bon à savoir, un décret présidentiel publié à la même date nomme respectivement messieurs Auguste Iloki en qualité de président de la Cour constitutionnelle, Pierre Passi, premier vice-président, Antonin Mokoko, secrétaire général et Emmanuel Poupet, secrétaire général adjoint de la Cour constitutionnelle.

La population de Mbobo a son nouvel abattoir

Baptisé « Bon bœuf », cet ouvrage qui se situé à quelques kilomètres d’Oyo, a été inauguré par le président de la République Denis Sassou Nguesso.

Les populations de Mbobo ont leur nouvel abattoir. Cet ouvrage a été inauguré par Denis Sassou Nguesso, ce lundi 17 décembre 2018. L’abattoir de Mbobo encore appelé « Bon boeuf », est situé à quelques kilomètres d’Oyo dans le département de la Cuvette (nord).

Le coût du projet s’élève à plusieurs millions de FCFA financés par Denis Sassou Nguesso. Cet abattoir moderne aux normes internationales est aujourd’hui le fer de lance du renouveau d’une filière économique essentielle pour le département de la Cuvette. Un enjeu essentiel aussi pour l’économie nationale qui, sans les engagements forts du président Denis Sassou Nguesso, aurait été impossible.

Les responsables des ranches de Kila et d’Olenga, peuvent commercialiser maintenant leurs bêtes dans les conditions sanitaires aux normes internationales, ce qui induira le développement du nombre de têtes sur le territoire, et la vente d’une viande de qualité made in Congo.

Evalué actuellement à près de 10.300 têtes de bœuf et près de 200 autruches, le nombre d’animaux composant les différentes fermes de Kila et d’Olenga pourrait permettre au Congo de basculer progressivement vers l’agro-industrie et l’agro-alimentaire.

Ont marqué de leur en présence à cette inauguration, l’ex président béninois, Yayi Boni et de la première dame du Congo, Antoinette Sassou Nguesso.

Thierry Moungalla initie une plateforme interactive

Le but est de favoriser un échange virtuel entre le gouvernement et les populations, le gouvernement et les amis du Congo.

Le ministre congolais de la Communication et Porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla, vient d’inaugurer une communication interactive qui favorise l’échange virtuel avec les congolais et les amis du Congo.

Afin de créer des autoroutes d’échange d’informations entre les dirigeants du pays et les citoyens, Thierry Moungalla a pris l’initiative de mettre à la disposition des citoyens de son pays, une plateforme à travers laquelle ils peuvent lui poser des questions.

La première communication interactive de Thierry Moungalla portait sur la convocation du Parlement en congrès par le Président de la République Denis Sassou Nguesso.

Il y a tout de même lieu de savoir si cet espace public virtuel permettra réellement un échange entre gouverneurs et gouvernés, en offrant au peuple la possibilité de s’exprimer librement sans qu’il y ait des contraintes.

Congo : une ONG pointe les liens troubles entre Eni, Total et Kontinent Congo

Global Witness reproche aux deux compagnies de ne pas avoir rompu suffisamment tôt avec la société locale Kontinent Congo détenue l’homme d’affaires portugais, José Veiga et le Camerounais Yaya Moussa.

Au mieux un manque de vigilance, un pire une complicité passive, voilà ce que l’on peut déduire des activités des pétroliers français et italien, Total et Eni au Congo-Brazzaville entre 2013 et 2015 selon l’enquête menée par Global Witness. L’ONG britannique reproche aux deux compagnies de ne pas avoir rompu suffisamment tôt avec la société locale Kontinent Congo détenue par le sulfureux homme d’affaires portugais, José Veiga et le Camerounais Yaya Moussa.

En 2015, la compagnie pétrolière italienne Eni et la française Total cèdent, à la demande des autorités congolaises, une partie de leurs permis d’exploitation pétrolière à la société Kontinent Congo. Société alors détenue par Yaya Moussa et José Veiga, tous deux proches du président Denis Sassou-Nguesso. A cette époque, la presse portugaise a commencé à enquêter sur José Veiga, soupçonné de corruption et de blanchiment d’argent.

Selon l’ONG Global Witness, Total et Eni auraient dû être plus vigilants. « Pour nous, ça montre que la qualité de leur processus de vérification, de leur stratégie de réduction des risques ne marche pas très bien, pointe Mariana Abreu, chargée de campagne chez Global Witness. Ce n’est acceptable de faire des affaires avec des personnes qui, clairement, sont fortement soupçonnées d’être liées à la famille présidentielle congolaise. »

Il faudra attendre dix mois après l’ouverture d’une enquête par la justice portugaise contre pour que Total renonce aux licences d’exploitation pétrolière détenues conjointement avec Kontinent Congo.

Mais si Total a reconnu qu’elle était consciente des risques potentiels liés à ses partenaires, Eni persiste à affirmer qu’il n’existe aucun problème. L’Italien détient toujours un champ pétrolifère congolais conjointement avec Kontinent Congo, selon Global Witness.

 

Dolisie : le train minéralier de la société Sapro immobilisé depuis trois jours

Les travailleurs de la société minière Sapro et leur syndicat exigent le paiement intégral des arriérés de salaire.

Le train minéralier de la société Sapro en provenance de Mayoko dans le Niari (sud), est immobilisé à la gare de Dolisie depuis trois (03) jours par manque de carburant.

Selon une source digne de foi, la société Sapro est redevable également au Chemin de Fer Congo Océan (CFCO).

Une situation qui intervient au moment où les travailleurs de la société minière Sapro ont à nouveau organisé une série de grèves et de manifestations dans la ville de Mayoko, après plus de trois mois sans avoir touché leurs salaires.

Les travailleurs de la société minière Sapro et leur syndicat exigent le paiement intégral des arriérés de salaire. Actuellement, l’entreprise fait face à d’énormes difficultés en termes de mobilisation des ressources.

 

Congo Airways désapprouve l’actualisation de la liste noire des compagnies aériennes par l’UE

Le DG de Congo Airways a rassuré que des meilleures perspectives se profilent à l’horizon en faveur de Congo Airways qui, présentement, compte amorcer le processus de « TCO » en plus des avancées déjà enregistrées.

Le directeur général de Congo Airways, Désiré Balazire, a indiqué que la dernière actualisation de la liste noire des compagnies aériennes, dressée par l’Union européenne, n’a pas pris en compte des progrès significatifs enregistrés par la société ces dernières années. Il l’a fait savoir vendredi à Kinshasa, au cours d’une communication à la presse.

Ce dernier a en effet rappelé que les conclusions provisoires de la mission d’audit menée du 6 au 19 novembre par l’Organisation internationale de l’aviation civile (OACI), créditent la République Démocratique du Congo du taux de progression de 49,31 %, en termes de mise en œuvre des normes internationales en matière de sécurité de l’aviation civile, alors que le taux de conformité était de 21,1 % en janvier 2013. M. Balazire a rassuré que des perspectives meilleures se profilent à l’horizon en faveur de Congo Airways qui, présentement, compte amorcer le processus de « TCO » (opérations de surveillance aérienne) en plus des avancées déjà enregistrées.

Ce qui permettra à l’entreprise de faire des meilleures projections pour opérer dans l’espace européen en 2019, dès qu’il obtiendra la carte lui permettant de desservir le territoire européen en se faisant inscrire sur la liste annexe B. Le directeur général de Congo Airways s’est également insurgé contre le fait que les informations relayées par des médias nationaux et internationaux n’ont pas relevé que dans l’annexe A de cette même liste, il y a certaines compagnies aériennes listées, mais autorisées de voler avec des avions pris en « Wet lease » auprès des compagnies habilitées à exploiter la zone de l’UE sans restriction aucune.

Pour M. Balazire ce n’est pas Congo Airways qui est frappée par cette mesure, mais c’est plutôt le pays, soutenant que cette liste de bannissement de l’UE a été élaborée bien avant la création de Congo Airways et qu’elle s’était basée sur certains reproches formulés à l’endroit de l’Autorité de l’aviation civile de la RDC (MC).

Cette structure, selon le DG de Congo Airways, a enregistré actuellement d’énormes progrès en matière de l’aviation civile. Congo Airways, rappelle-t-on, a été créée au mois d’août 2014, elle a effectué son premier vol inaugural en octobre 2015. Après trois ans d’existence, elle a réalisé des performances qui lui ont valu l’obtention du Certificat de transporteur aérien (CTA), délivré par des experts internationaux en matière de l’aviation civile après que la société a satisfait aux différents audits de « IOSA » sur la sécurité des opérations aériennes.

Dans le même cadre, cette année Congo Airways est reconnue comme membre effectif de l’Association internationale des transporteurs africains (AITA). Au cours de cette année l’AAC vient de recevoir la mission de validation coordonnée dite ICVM, menée par l’OACI. Suite à ces performances, la Compagnie aérienne nationale dessert plusieurs villes africaines et en 2019 d’autres destinations seront lancées.