Ali Bongo de retour au Gabon

Le président, absent de son pays depuis le 24 octobre dernier suite à un accident vasculaire cérébral (AVC), a interrompu sa convalescence à Rabat, au Maroc.

Dans la nuit du 14 au 15 janvier 2019, en toute discrétion, Ali Bongo est arrivé au Gabon, une semaine après la tentative de coup d’Etat du 7 janvier. Le président, absent de son pays depuis le 24 octobre dernier suite à un accident vasculaire cérébral (AVC), a interrompu sa convalescence à Rabat, au Maroc. La télévision nationale a confirmé que la cérémonie de prestation de serment des 38 membres du nouveau gouvernement aurait lieu ce mardi au palais présidentiel de Libreville.

Le protocole présidentiel gabonais a visiblement choisi un retour discret pour le président. Après deux mois et demi d’incertitudes, de rumeurs les plus folles et de polémiques, Ali Bongo est de retour au Palais du bord de mer. Les Gabonais vont maintenant scruter la capacité de leur chef d’Etat à tenir la cérémonie de prestation de serment prévue ce mardi. Ce sera la première apparition publique d’Ali Bongo devant ses concitoyens.

Pour la présidence, ce retour est placé sous le signe de « la normalisation », après la nomination du nouveau gouvernement et l’entrée en fonction de la nouvelle Assemblée nationale, qui avait été dissoute en avril dernier par la Cour constitutionnelle, ses pouvoirs étant transférés au Sénat.

Depuis le 24 octobre, un seul Conseil des ministres s’est tenu à Libreville, aucune loi n’a été promulguée. Selon une source proche du pouvoir, « ce retour est une réponse à tous ceux qui avaient l’impression que le pays était en pilotage automatique ».

L’objet de ce retour, c’est d’abord la prestation de serment du gouvernement

Reste une question : M. Bongo va-t-il rester au Gabon, ou va-t-il repartir à Rabat y poursuivre sa convalescence ? Les informations sont contradictoires pour le moment. Pour Marc Ona, coordinateur de Tournons la page, « si le chef de l’Etat retourne au Maroc, cela n’a aucun sens ».

« S’il ne peut pas assumer ses fonctions à Libreville, ils n’ont qu’à déclarer la vacance du pouvoir », s’exclame-t-il. « J’arrête pour ma part de me poser des questions et je regarde où tout cela va nous mener », confie un opposant. « Tout est fait à l’envers et en dépit du bon sens », ajoute-t-il.

Du côté du pouvoir, on rappelle que l’objet de ce retour, c’est d’abord et avant tout cette cérémonie de prestation de serment afin de permettre au nouveau gouvernement d’entrer en fonction, comme le prévoit l’article 15 de la Constitution.

La population de Mossendjo est dans le noir

Les deux groupes électrogènes qui alimentent la deuxième ville du Niari (sud) sont en panne.

Depuis 6 jours, les habitants de la ville de Mossendjo n’ont pas d’électricité. La cause de cette situation n’est rien d’autre que la panne des deux groupes électrogènes qui alimentent la ville.

Les nuits sont longues pour ceux qui y vivent. Dès la tombée de la nuit, la ville est plongée dans une obscurité totale. Les habitants résignés se retirent petit à petit chez eux en attendant le levé du jour.

Une situation « insupportable », a dénoncé cette population. En attendant un changement de la situation, la vie continue paisiblement à Mossendjo.

 

Congo : Denis Sassou Nguesso promet la guerre aux corrompus

Le chef de l’Etat avait fait cette promesse le 28 décembre dernier, devant l’Assemblée nationale réunis en Congrès.

Devant l’Assemblée nationale réunie en Congrès, le chef de l’Etat congolais Denis Sassou Nguesso s’est incliné le 28 décembre dernier. Pour demander pardon. Notamment à l’endroit des familles endeuillées dans le Pool, il a formulé l’expression de toute sa compassion en réitérant l’hommage posthume de la Nation. Il promet désormais de faire la guerre aux corrompus dans ces temps difficiles. Et promet de faire un audit de la SNPC tel que souhaité par le FMI.

A en croire Denis Sassou, le Congo ne pourra sortir de sa léthargie s’il n’y a pas un véritable changement : des mentalités, et des habitudes de l’administration. « Nous devons couper les têtes du serpent. Et mettre fin au tribalisme et à la gabégie financière » a-t-il déclaré.

Le rapport 2018 de la Banque mondiale sur la pauvreté et la prospérité

« L’action gouvernementale requiert rigueur et abnégation, surtout dans l’exécution des politiques publiques et la gestion des proximités avec nos concitoyens. Cet environnement conforte la nécessité d’instaurer une expression plus étendue et mieux régulée de l’Etat de droit » poursuit le président congolais Denis Sassou.

Les pressions du FMI pour plus de rigueur dans la gestion des fonds publics se font de plus en plus importante. Alors que le trésor public peine à payer les salaires depuis près d’un an. Le pays est au bord de l’explosion, au sein même des plus fidèles du camp présidentiel.

Sacrifier les Mbochis pour le FMI

Les responsables de régis financières des Impôts (Antoine Ngakosso) et Douanes (Jean Alfred Onanga) viennent d’être sacrifiés illico pour le FMI. C’est une question de vie ou de mort pour le régime. Originaires de l’axe Oyo-Boundji-Olombo, ils sont les premiers que le régime a choisis pour faire un exemple.

Pour cela, une commission d’enquête (encore secrète) est mise en place afin d’expédier un pseudo procès politique. L’objectif sera de montrer au FMI la bonne volonté de l’Etat congolais d’assainir les comptes publics et d’en finir avec la corruption. La pression de la Banque Mondiale n’est que plus grandissante envers le Congo. Surtout après la découverte de nouvelles dettes cachées.

Accord pour auditer la SNPC

Afin de reprendre en main les négociations, Denis Sassou Nguesso est prêt à donner un gage supplémentaire à la Banque Mondiale. Sur recommandation de Dominique Strauss Khan, un audit indépendant des comptes de la SNPC sera effectué pour permettre sa restructuration définitive.

Dolisie : la police affronte les lycéens d’un établissement de la place

Le ton est monté ce lundi matin entre les forces de l’ordre et les élèves du lycée Victor Sathoud de Dolisie dans le Niari (sud), suite aux obsèques de l’élève Cécilia Cyprienne Tsimba de la classe de terminal A.

Tout a commencé vers 09h30 quand plusieurs élèves du lycée Victor Sathoud se sont déportés au lieu de la veillée funèbre. Ils ont cassé les vitres et fenêtres de l’hôtel La Dolisienne.

Les policiers sont intervenus pour les disperser le ton est monté et les forces de l’ordre ont dû faire usage de gaz lacrymogènes, d’après des lycéens, pour rétablir l’ordre.

La situation était revenue à la normale vers 10h. Mais quelques minutes plus tard quand les policiers étaient partis, des petits groupes de jeunes ont à nouveau ralenti la circulation. Une patrouille de police se trouvant non loin, les fonctionnaires sont intervenus dans la minute afin de disperser une nouvelle fois le groupe. Une fois la patrouille partie, certains élèves ont remis le couvert jusqu’à ce que les policiers reviennent deux minutes plus tard.

A 12h, tout est rentrée dans l’ordre. Des lycéens voulaient recommencer à bloquer la circulation, ils semblent avoir finalement renoncé.

Pointe-Noire : un homme « viole » sa fille

Ce père de famille âgé de 50 ans, dit avoir confondu sa fille de 21 ans à sa femme.

L’histoire se passe Mawata, un des quartiers de Pointe-Noire, le samedi 12 janvier 2019. Le présumé violeur serait allé fêter son 50ème anniversaire. Du retour à la maison après la commémoration de son anniversaire, sa fille et son épouse étaient déjà endormis chacune dans sa chambre.

Le père serait allé se coucher dans le lit de sa fille où celle-ci s’y trouvait déjà. Aux environs de 03h du matin, le père se serait agrippé à sa fille et a commis son forfait. Quelques heures plus tard, le père s’est excusé par SMS qu’il aurait envoyé à sa fille en lui expliquant qu’il croyait qu’il s’agissait de sa femme, la mère de l’épouse.

La jeune fille aurait dit à son père, qu’elle ne souhaitait plus jamais le revoir. Les femmes se seraient réunies pour trouver un terrain d’entente. Mais l’épouse du monsieur, menace de divorcer.

Elections en RDC : Denis Sassou Nguesso propose un nouveau décompte des voix

Dans une déclaration publiée ce dimanche 13 janvier 2019, le président en exercice de la CIRGL, a demandé à la République démocratique du Congo.

Suite à la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle en République démocratique du Congo, la conférence internationale sur la région des grands lacs (CIRGL), s’est prononcée. Le président congolais, Denis Sassou Nguesso, président en exercice de la CIRGL, a suggéré lors d’une assise ce dimanche 13 janvier 2019, dans une déclaration, aux structures compétentes d’envisager le décompte des voix. L’objectif serait de garantir la transparence des résultats de l’élection présidentielle contestée en RDCongo.

Denis Sassou Nguesso n’a pas caché son inquiétude face au risque d’une crise post-électorale, et des répercussions que ces résultats contestés pourraient avoir dans la sous-région. Il a également demandé aux structures compétentes de fournir l’assurance nécessaire aux gagnants et aux perdants.

Cette déclaration arrive quelques jours après la sortie du porte-parole du gouvernement congolais. Thierry Moungalla avait affirmé que, le président Denis Sassou Nguesso relève que la CIRGL prend note de la proclamation de la victoire de Félix Tshisekedi et invite les parties à observer les procédures et voies de recours légales.

Congo : Ignace Nkounkou “master Mwana Congo” est mort

Ce pionnier de la musique congolaise moderne a succombé à une maladie de l’éléphantiasis au pied droit depuis plus d’une décennie.

De nombreux SOS lancés sur les réseaux sociaux et dans la presse écrite pour lui permettre d’obtenir des soins appropriés à l’étranger, sont restés sans suite. Toutefois, il y a lieu de remercier ses amis et fans pour leur amour et leur soutien tout au long de son calvaire.

“Master Mwana Congo” était avant tout un guitariste virtuose et dont les chansons les plus populaires sont : “Massamba” , “Brigitte”, “Tika ndeko”, “Marie Monique” et “Zwa ya bolole“. Toute sa vie il a rêvé d’être reconnu pour sa sensibilité.

Il était, un des acteurs de l’orchestre Mando Negro “Kwalakwa” les plus importants de tous les temps. Il a marqué effectivement la période de gloire de cet orchestre, après avoir remplacé en 1963 le soliste Alphonse Passi “Mermans”, qui s’est retrouvé dans l’orchestre Les Bantous de la capitale après la défection de Nedule “Papa Noël”.

Après la dislocation de Mando Negro en 1970, “Master” s’est installé peu de temps après en France – pour une carrière solo – où il est devenu à partir des années 80 un des grands noms du genre rumba et  soukous, plus électrique et animé, aux côtés de nombreux célèbres noms de la musique congolaise. Il a prêté son savoir dans plusieurs enregistrements pour lesquels il a contribué à la fantastique réussite des musiciens comme: Pierre Mountouari (“Missengue”…), Pamelo Mounk’a(“l’argent appelle l’argent”, “Ce n’est que ma secrétaire”, “Amour à Noumakele”,”Bouala ya mambo”…),Théo Blaise Kounkou (“Eden”, “Belle Amicha”,”Chouchou”…), Ballou Canta, Tshala Muana “La reine de Muntuansi”, Abeti Masikini,  et tant d’autres. On peut dire que c’est pendant cette période de la carrière solo en France que “Master” a véritablement explosé.

Plusieurs magazines de référence avaient retenu Ignace Nkounkou, alias “Manatcha”, “Master Mwana Congo” en bonne place de leur classement des plus grands guitaristes congolais de l’histoire.

Depuis, 2013 “Manatcha”, “Master mwana Congo” est revenu s’installer à Brazzaville où il a monté un studio d’enregistrement qui a confortablement fonctionné jusqu’à sa mort.

Ignace Nkounkou alias “Manatcha”, “Master mwana Congo” était notre frère, et un grand parolier et guitariste. Nous savons qu’il va retrouver ceux qui sont allés avant lui au Paradis de la Rumba et du Soukous.

Triathlon : le Congo à la présidence de la zone 4

Le président de la Fédération congolaise, Bertrand Mbioko, a été désigné pour diriger la discipline au niveau de l’Afrique centrale. Dans son agenda, plusieurs défis à relever.

L’un des principaux axes de son mandat à la tête de la structure chargée du triathlon dans la sous-région est de le vulgariser dans les huit pays membres de la zone 4. « Nous allons travailler main dans la main avec tous les pays pour intéresser davantage les jeunes à la pratique de cette discipline qui n’est pas assez connue et pratiquée en Afrique centrale », a fait savoir Bertrand Mbioko. L’action sera ainsi mise sur la formation des athlètes et cadres techniques.

Pour atteindre les objectifs fixés, Bertrand Mbioko compte sur l’appui de la Fédération internationale. Celle-ci, en effet, demande à la présidence de la zone 4 d’élaborer un programme de développement de la discipline. Aussi le Congo devrait-il faire son baptême de feu en organisant une compétition de triathlon réunissant les pays de la sous-région à Brazzaville. Le pays a des installations qu’il faut pour abriter la compétition. La Fédération internationale, pour sa part, fournira des équipements sportifs pour accompagner le processus de vulgarisation du triathlon. Un don que bénéficiera le pays hôte.

Récemment au Cameroun, une rencontre a mis autour d’une table les responsables sous-régionaux de la discipline.  La délégation du Congo a eu du mal à faire le déplacement alors que la tutelle avait donné son aval. La Fédération s’est arrangée à s’y présenter avec moins de dix athlètes. Ils ont pris part à une animation sportive tandis que les présidents des fédérations nationales ont eu une formation visant à leur donner des outils techniques et stratégiques afin de redynamiser la discipline au niveau de la sous-région, en dehors du séminaire de coaching.

«Tintin au Congo» superstar à Brazzaville

Souvent cataloguée comme raciste, la bande dessinée d’Hergé est un motif de fierté dans la capitale du Congo.

C’est l’un des cadeaux les plus typiques à rapporter de Brazzaville, la capitale du Congo. Dans les méandres du marché artisanal, à deux pas du quartier des ambassades, grand fourre-tout de souvenirs, Tintin dispute la vedette aux masques ethniques et aux colliers de perles, entre autres. C’est l’album « Tintin au Congo », paru en 1931, qui est à l’origine de cette notoriété. Pourtant souvent catalogué comme raciste, le livre est un motif de fierté à 9000 km de Bruxelles.

Certes, l’histoire originelle se déroule de l’autre côté du fleuve Congo, sur la rive de Kinshasa, capitale de l’ex-Congo belge, anciennement Zaïre (aujourd’hui RDC). Mais la fierté des Congolais rayonne sur toute la région. Les étals regorgent de statuettes en bois à l’effigie des personnages de Tintin, du capitaine Haddock…

On trouve même la fusée d’« Objectif Lune ». Mais l’objet dérivé le plus prisé sur le marché est une toile représentant la célèbre couverture de « Tintin au Congo » que l’on peut personnifier en remplaçant « Tintin » par un autre prénom. Contre quelques francs CFA, un écrivain public se charge d’inscrire à la peinture Lola, Jules…

Congo : 1 enfant sur 2 n’a pas d’acte de naissance

Selon l’Unicef, au Congo, 1 enfant autochtone sur 2 n’a pas d’acte de naissance, alors que le taux national d’enregistrement à l’Etat civil est de 91%, selon l’Unicef.

Au niveau national, près de 12 % d’enfants meurent avant d’atteindre l’âge de cinq ans; deux fois plus d’enfants autochtones sont touchés, précise la même source.

Un enfant autochtone sur 2 souffre de malnutrition, contre 26% dans la population totale. Un adolescent autochtone (12–15 ans) sur 2 ne va pas à l’école, comparé à 39% dans la population générale.

Au regard des potentialités immenses et des ambitions de développement du Congo, cette situation d’exclusion sociale n’est pas justifiable.

Au Congo, en dépit de la richesse de leur culture, en particulier en matière de pharmacopée, de chants et de danses, supports indispensables d’identité et de mémoire, et aussi porteurs de solutions de développement, les populations autochtones sont parmi les catégories les plus pauvres et marginalisées.

Les populations autochtones souffrent de discriminations séculaires, d’exploitation économique, d’extrême pauvreté, d’accès difficile aux services sociaux de base, à la terre et aux ressources, de non reconnaissance de droits fondamentaux.

Ces graves abus et violations des droits humains sont profondément enracinés dans le logiciel mental et deviennent des normes sociales établies, au mépris de leur dignité humaine.