Congo : début des travaux de réhabilitation du parc immobilier du Pasteur Ntoumi

Le gouvernement congolais a engagé le chantier de cet espace situé dans le village Mienanzambi à 10km de Mayama.

L’ex chef rebelle Ninja, Pasteur Ntoumi, avait en août dernier, formulé ces préoccupations aux gouvernement congolais. C’était face à la Commission ad hoc mixte paritaire (CAMP), chargée de mettre en œuvre l’accord de paix de Kinkala. Il avait évoqué notamment le manque de logement, le fait que ses domaines et résidences demeurent occupés par des éléments de la Force publique. Brazzaville s’est alors engagé à faire sa priorité la réhabilitation du parc immobilier de cet ex-rebelle.

Le parc immobilier du pasteur Ntoumi aménagé dans le département du Pool. Ce département a été le théâtre de deux ans de conflit, par des rebelles Ninjas.

RDC : Félix Tshisekedi vainqueur de la présidentielle avec 38,57%

Selon les résultats provisoires annoncés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) dans la nuit de mercredi à jeudi, cet opposant est arrivé en tête de l’élection présidentielle du 30 décembre dernier.

L’attente a été longue. Tout avait été mis en place dans l’après-midi du mercredi 09 janvier 2019. La salle Malu Maluavait été apprêté pour la circonstance. Les journalistes accrédités avaient installé leurs matériels pour la retransmission en direct. La police avait fait le grand jeu, un important dispositif sécuritaire avait été placé à des coins considérés comme stratégiques à Kinshasa, par mesure de sécurité. C’est finalement vers 03 heures du matin ce jeudi 10 janvier que, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a annoncé les résultats provisoires de l’élection présidentielle.

L’annonce est faite, Félix Tshisékedi arrive en tête de cette présidentielle. La nouvelle est allée telle une traînée de poudre.

Roger Nkodo Dang en visite au Congo

Le président du Parlement panafricain, a été reçu par le président congolais du Sénat, Pierre Ngolo, lundi 07 janvier 2019 à Brazzaville.

Cette visite avait pour objectif d’exprimer sa gratitude au parlement congolais. Qui selon lui, a joué un rôle déterminant pour qu’il soit, il y a six mois, réélu à la tête du parlement panafricain. Roger Nkodo Dang avait été reçu par le président congolais du Sénat, Pierre Ngolo, Roger Nkodo Dang.

« En tant que membre à part entière du parlement congolais, à chaque début d’année et à chaque début de législature, je viens rencontrer les présidents des chambres parlementaires, pour que nous échangions sur l’année législative que nous allons engager », a-t-il laissé entendre.

« Le président du Sénat, Pierre Ngolo et celui de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, ont été les acteurs principaux de ma réélection. C’est pour cela que je suis venu remercier le Chef de l’Etat congolais pour son apport indéfectible », a poursuivi Roger Kodo Ndong.

Emmanuel Ilunga Ngoie Kasongo prête une oreille aux déplacés de Yumbi

Le ministre délégué en charge des Congolais de l’étranger, s’est rendu à Mpuya au Congo-Brazzaville, pour assistés ses compatriotes déplacés.

Ils se sont retrouvés en République du Congo, pour échapper aux violences interethniques dans leur provinces. Emmanuel Ilunga Ngoie Kasongo, ministre délégué en charge des Congolais de l’étranger, s’est donc rendu à Mpuya au Congo/Brazzaville,mardi dernier,  afin d’assister ces congolais. Ceux-ci viennent du territoire de Yumbi/Bolobo dans la province du Mai-Ndombe, tous victimes d’affrontements entre les tribus Batende et Banunu.

L’objectif de cette visite, était selon le ministre délégué, d’évaluer et quantifier l’état de besoin en vivres et non vivres de cette population en situation de détresse dans un pays étranger.  Emmanuel Ilunga Ngoie Kasongo a précisé que le gouvernement (Congo-Brazzaville), avait déjà envoyé une barge contenant du nécessaire pour soulager ces Congo.

Depuis deux mois, les tribus Batende et Banunu, s’affrontent, et cette situation est à l’origine des déplacements de la population vers la République du Congo, pays voisin.

Les congolais appelés à lutter contre les antivaleurs

Le chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso, dans son discours à l’occasion de la cérémonie des échanges des vœux, mardi 01 janvier dernier, a demandé aux congolais de dire non aux antivaleurs.

Mardi 01 janvier 2019, le président Denis Sassou N’Guesso, à Brazzaville, a invité ses concitoyens à se mobiliser pour lutter contre « les antivaleurs de toute nature et les violences dans les grandes agglomérations du pays ».

« J’invite les organisations professionnelles, les partis politiques, les regroupements d’intérêt économique ou socio-culturel à se mobiliser pour lutter contre les antivaleurs de toutes nature, y compris les nouvelles formes de violences constatées dans les périphéries de nos grandes agglomérations », a dit Denis Sassou N’Guesso.

Il a émis le vœu de voir les forces vives du pays « redoubler d’imagination afin que les épisodes de violences comme celles qu’a connues le département du Pool ne deviennent ni cycliques ni récurrents comme une maladie ».

C’était aussi l’occasion pour lui d’exhorter les acteurs de la société civile à se joindre aux efforts de conscientisation et de réarmement moral des Congolais, notamment des jeunes et des femmes, en cette étape délicate de la marche du Congo vers son développement.

Tout en réitérant son engagement à soutenir les actions de la société civile, le chef de l’Etat a invité cette dernière à « davantage de concertation par des propositions pertinentes, en mesure d’impulser la prise en charge et la résolution des préoccupations auxquelles le Congo se trouve confronté ».

PCT : incompréhension entre les membres du parti

La huitième session ordinaire du comité central du Parti Congolais du Travail, consacrant la fin de l’année 2018 aurait fait apparaître de profondes dissensions au sein du parti de Marien Ngouabi, tant les membres du comité central n’ont pu s’accorder sur des questions de principes, notamment le cas des ‘’cumulards’’ qui versent dans les antivaleurs, telles que fustigées dans le discours sur l’état de la Nation, du président Denis Sassou Nguesso, le 29 décembre dernier.

Alors qu’il aurait pu assurer le ‘’service après-vente’’ du dernier discours du chef de l’État et en faire un document-programme dans la lutte contre les antivaleurs, en « donnant le ton, en imprimant le rythme et en marquant la cadence », le PCT ou tout au moins, certains de ses membres dirigeants, semble se détourner des prescrits de Denis Sassou N’Guesso.

La dernière session du comité central a fait apparaître des schismes dans la manière de conduire l’action du parti dans la lutte contre les antivaleurs, sur fond d’arrière-goût ‘’d’autoritarisme’’ dans la conduite des débats, tant les questions de fond de l’heure, ont été renvoyées aux calendes grecques, au prochain congrès dont la tenue n’est même pas actée, alors que, agissant statutairement en l’intervalle des congrès, le comité central du parti eût été habileté à les solutionner.

Les débats houleux ont achoppé autour des cumulards, ceux qui, additionnant des fonctions institutionnelles et politiques aux émoluments faramineux, refusent d’être déchargés, alors que le PCT aurait pu briller par l’exemple.

Des « camarades » ont évoqué le cas de chef d’institution, cumulant deux salaires de ministre d’État, soit 15 millions de francs CFA, fois 2. Comment dans ces conditions, lutter contre les antivaleurs, quand on en est quasiment l’exemple patent. Des nostalgiques ont évoqué le cas d’Ambroise Édouard Noumazalaye, oubliant allègrement qu’autres temps, autres mœurs et que les conditions économiques actuelles ne l’édictent plus.

Sur ce débat aux fondements idéologiques et moraux, le secrétaire général aurait renvoyé l’examen de la question au congrès, comme si le président du comité central, Denis Sassou N’Guesso s’entend, avait prêché dans le désert, car dans son propre parti, certains cadres tout au moins sont réfractaires au changement de cap qu’il veut impulser.

Un autre problème qui aurait laissé pantois de nombreux membres du comité central, c’est la promotion à des échelons du parti, de camarade en délicatesse avec la justice.

Même si le sacro-saint principe de la présomption d’innocence reste la règle pour des personnes, citées dans des affaires judiciaires, fussent-elles de hauts cadres du parti, l’exception aurait été que celles-ci fussent exemptées à titre conservatoire de toute promotion, même au sein du parti, le temps que la justice passe. À moins que leur promotion ne s’apparente à une espèce d’immunité de fait ayant pour but de retarder l’action de la justice.

Quoi qu’il en soit, même si la tranche de dirigeants réfractaires au changement de cap reste marginale, il n’en demeure pas moins, qu’ainsi que le dénonçait en son temps le président Marien Ngouabi, il y a bien une résurgence de « tortues à double carapaces » dans les rangs du parti. Le peuple qui les a à l’œil, les attend au tournant.

Congo: plus 131 millions de barils de pétrole brut attendus en 2019

Cette production annuelle escomptée par le gouvernement est en hausse par rapport aux 117 millions de barils de l’année 2018.

La République du Congo attend en 2019 une production pétrolière de 131,983 millions de barils, contre 117 millions de barils en 2018, selon les prévisions budgétaires du gouvernement, selon les informations données le 04 janvier 2019 à Brazzaville de source parlementaire.

Le pétrole est la première source de revenu du Congo qui se classe au 4ème rang des producteurs de l’Afrique subsaharienne. Il représente les deux tiers du Produit intérieur brut (PIB), 75% des recettes publiques et 90% des recettes d’exportation.

Présente au Congo depuis 1969, la firme française Total y est le premier opérateur pétrolier avec près des 2/3 de la production nationale.

Tentative de coup d’Etat au Gabon : la CEMAC condamne l’action

Le président en exercice de la Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (CEMAC), Idriss Déby Itno, s’est exprimé dans un communiqué, le lundi 07 janvier 2019.

Un groupe de militaires gabonais ont tenté de faire un coup d’Etat, lundi 07 janvier 2019. Mais ceux-ci ont été neutralisé. Dans un communiqué de presse publié le même lundi, le président tchadien, Idriss Déby Itno, par ailleurs président en exercice de la Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (CEMAC), a condamné la tentative de coup d’Etat et a dénoncé toute prise de pouvoir par les armes.

« En tant que président en exercice de la CEMAC, je condamne fermement cette action et rappelle que tout changement anticonstitutionnel ou toute prise de pouvoir par les armes constitue une aberration et une violation des principes fondateurs de l’Union africaine. Je salue la prompte réaction des loyales forces de défenses et de sécurité qui ont mis en échec cette visée subversive », a déclaré Déby.

« J’apporte mon soutien et celui de toute la communauté de la CEMAC au président gabonais Ali Bongo Ondimba et au peuple gabonais », a ajouté le chef de l’Etat tchadien.

Pour rappel, la CEMAC regroupe six pays : le Gabon, la Guinée équatoriale, le Cameroun, le Congo-Brazzaville, la République centrafricaine, et le Tchad.

Congo : difficile accès de la route nationale N°2

Principale voie d’évacuation des produits agricoles et des marchandises diverses vers les centres de consommation et d’exportation, est dans un piteux état.

Nids-de-poule, bourbiers, traverser la nationale 2 risque, est un parcours de combattant. Il faut s’y attarder au risque de perdre l’essentiel de sa chaussée et d’isoler Brazzaville des localités de la partie septentrionale du pays. Principale voie d’évacuation des produits agricoles et des marchandises diverses vers les centres de consommation et d’exportation, la nationale n°2 s’est abîmée à plusieurs endroits, notamment dans les départements du Pool et des Plateaux.

La saison des pluies ne facilite les choses. En cette période, la chaussée et des ouvrages d’assainissement se détériorent à une vitesse vertigineuse qui appelle à une réponse rapide et appropriée des pouvoirs publics.

Sassou Nguesso : « la diplomatique congolaise reste ouverte à l’Afrique »

C’était au cours de la cérémonie d’échange de vœux entre le cours diplomatique et le chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso, le samedi 05 janvier 2019.

Le corps diplomatique accrédité au Congo a échangé les vœux de nouvel an avec le chef de l’Etat congolais ce 05 janvier 2019. A cette occasion, Denis Sassou N’Guesso a assuré que « la diplomatie congolaise reste ouverte, disponible pour l’Afrique et le Monde dans sa globalité. »

La cérémonie qui s’est déroulée au Palais du peuple de Brazzaville a connu deux allocutions. L’ambassadrice de la RCA au Congo, Doyenne du corps diplomatique, Charlotte Fayanga qui a ouvert le bal a rendu hommage au président congolais pour ses efforts dans résolution des conflits aussi bien en Afrique qu’ailleurs. « […], depuis de nombreuses années, vous avez un rôle qui vous va si bien. Nous le connaissons tous, c’est celui de médiateur », a affirmé la Doyenne du corps diplomatique qui a rappelé au passage que « le président congolais est sur plusieurs fronts de médiation : en Libye, en RCA, en RDC, etc. »

Madame Charlotte Fayanga n’a pas éludé la situation intérieure du Congo en reconnaissant les efforts du président de la République dans la recherche de la paix dans le département du Pool, dont les acteurs sont parvenus, le 23 décembre 2017, à la signature de l’Accord de Kinkala, relatif au cessez-le-feu et à la cessation des hostilités.

En réponse à ce tableau peint par la Doyenne du corps diplomatique, le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-N’Guesso a affiché la volonté de son pays d’offrir ses bons offices aux autres pays tant d’Afrique que du Monde, en vue de préserver la paix et la stabilité de la planète.

Dans cette perspective, Denis Sassou-N’Guesso, affirme que le Congo poursuivra sa « politique de bon voisinage, l’amitié entre les peuples, la non-ingérence et la coopération mutuellement bénéfique » qui, selon ses propos, « restent les maîtres mots intangibles » de son action à l’international. Denis Sassou-N’Guesso a exprimé son espoir de voir en 2019, un monde juste, plus apaisé, généreux et solidaire, en dépit de l’ampleur des menaces et des fléaux à éradiquer.

Denis Sassou-N’Guesso, est revenu sur la problématique des changements climatiques pour laquelle il a sollicité l’implication de la communauté internationale. « Pour endiguer le réchauffement du climat, l’implication de la communauté internationale se révèle impérative et, plus que jamais, urgente », a-t-il fait remarquer, tout en précisant qu’«il s’agit de notre survie collective, devant l’ampleur des désastres déjà observés. Même la santé mondiale est en danger, du fait des dérèglements climatiques. »

Le chef de l’Etat congolais a rappelé l’organisation, par le Congo, en avril 2018, du premier sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission Climat du Bassin du Congo et du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo. Il a lancé un nouvel appel aux donateurs, afin de soutenir le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo ; initiative salutaire, a-t-il dit qui participe à la préservation de la planète. « J’exhorte la communauté internationale à une mise à disposition pressante des financements nécessaires à la gestion durable des forêts du Bassin du Congo », a déclaré le chef de l’Etat congolais, sans manquer de rappeler la découverte des tourbières dans la Cuvette centrale du Bassin du Congo.

La solution aux crises dans le monde

Les élections en RDC ont fait partie des préoccupations de Denis Sassou N’Guesso qui a lancé un appel à l’apaisement aux forces vives de la République Démocratique du Congo, dans l’esprit des conclusions du mini-sommet conjoint CIRGL – SADC, tenu le 26 décembre 2018, à Brazzaville.

Président du comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Lybie, Denis Sassou-N’Guesso, soutient que la voix de l’Afrique doit être écoutée dans la résolution de la crise que traverse ce pays depuis 2011. « Je réitère solennellement, ici, la nécessité de tenir une conférence de réconciliation inter-libyenne inclusive, préalable à un schéma consensuel de sortie de crise et, surtout, d’un processus électoral apaisé », a martelé le chef de l’Etat congolais.

En ce qui concerne, la RCA, le président congolais s’est dit favorable au déploiement des efforts dans le cadre de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation, afin de parachever le processus de retour de la paix et la quiétude en République Centrafricaine.

Denis Sassou N’Guesso a, en outre, salué l’adoption récente, à Marrakech, du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, avant de féliciter le Docteur Denis Mukwege, qui s’est vu décerner le Prix Nobel de la Paix 2018, pour son combat contre les violences faites aux femmes.

En somme, le chef de l’Etat congolais est rassuré de savoir que le Congo poursuit sa marche vers le développement en comptant aussi sur ses partenaires.