Niari : un véhicule de l’armée finit sa course dans une maison

Le véhicule serait celui d’un militaire, de marque BJ du détachement mixte territorial en charge de la sécurisation des Frontières du Congo avec l’Angola.

Monsieur Kinga et sa famille ont été réveillés par un grand bruit mercredi matin à Kimongo dans le Niari (sud) : une voiture venait de pénétrer dans leur salle à manger ! Le véhicule serait celui d’un militaire, de marque BJ du détachement mixte territorial en charge de la sécurisation des Frontières du Congo avec l’Angola.

Le conducteur très ivre aurait perdu le contrôle du véhicule « probablement à cause d’une vitesse excessive », explique une source proche de l’enquête.

Le véhicule a totalement détruit la façade de la demeure avant de terminer sa course dans le salon.

Les occupants dormaient et n’ont pas été blessés, tout comme les militaires à l’intérieur du véhicule. Mais les dégâts sont impressionnants.

Brazzaville : reprise timide des activités après les fêtes de fin d’année

La reprise du travail a été timide, le 2 janvier à Brazzaville. Dans les administrations, plusieurs bureaux étaient vides.

Nous sommes à Brazzaville, ce 2 janvier 2019, lendemain du jour de fête de fin d’année. La journée n’a pas été déclarée férié mais bon nombre de Congolais ne se sont pas présenté dans leur lieu de travail. Certains ont bien voulu se reposer après une journée de fête.

Dans certains bureaux par contre, le travail a repris son cours normal. Du côté des mairies de Bacongo et de Moungali, il y a eu une forte présence des agents. Tous les services étaient ouverts. Ainsi que les services de Congo Télécom. A la Mairie de Poto-Poto, par contre, la majorité des bureaux étaient fermés. Pour cause de salaires impayés, les agents de cette administration ne venaient déjà pas travailler. Seul le cabinet du Maire reste ouvert.

« L’absence des agents municipaux sur leur lieu de travail est le fait de la grève qu’ils observent depuis le 17 décembre après leur assemblée Général. Ces deniers ont accumulé sept mois d’impayés. Leur souhait était de percevoir aux moins deux mois de salaire. Mais, jusqu’à ce jour, ils n’ont rien perçu », a expliqué le chef des service archives et documentation, Ngakengni Ockandzé.

De son côté, le Maire de Poto-Poto, Jacques Elion a souligné que la grève des agents communaux ne pouvait pas empêcher sa structure de travailler. « Dans certains bureaux vous avez remarqué qu’il y a au moins deux à trois agents qui assurent un service minimum pour servir les habitants et permettre aux élèves en classe d’examen de constituer leurs dossiers », a-t-il précisé.

Brazzaville accueille 16000 réfugiés venus de la RDC

Ces personnes ont quitté leurs domiciles en République Démocratique du Congo, à cause des conflits interethniques qui auraient fait plus de 200 morts.

Ce sont 16000 personnes de la RDC, qui se sont réfugiés en République du Congo. Les causes de ce déplacement sont les violences qui opposent les ethnies dans certaines régions du pays. Violences qui auraient causées la mort de plus de 200 morts. Une situation qui a créé la psychose au sein des familles.

Au nord de Brazzaville, plus précisément à Makotipoko 7000 personnes y ont trouvé refuge. Mais l’endroit est très difficilement accessible et il semble aussi oublié. Les réfugiés manquent de tout. Parmi eux, des centaines d’enfants. Ils sont rassemblés dans une cour d’école. Pas des écoliers, mais des réfugiés. Des vieilles couvertures jonchent le sol, beaucoup doivent dormir à la belle étoile.

Dans cette petite ville, la plupart des lieux publics sont aujourd’hui réquisitionnés pour l’accueil de ces réfugiés, même les bureaux en construction de la sous-préfecture. Il faut le dire ce bâtiment n’a pas encore de toit, seulement des briques.

Selon les chefs de villages, ces réfugiés ne rentreront pas chez eux d’aussitôt. Il y a eu moins de violences ces derniers jours, mais ils ne se sentent pas protégés par les autorités de la RDC. « Depuis que nous sommes agressés, il n’y a aucune occupation du gouvernement congolais. Même ne serait-ce que venir nous voir. Les cadavres peuvent durer pendant près de 12 à 13 jours avant d’être enterrés », explique un homme.

RFI perturbé à Brazzaville

Le signal de la fréquence de RFI est brouillé dans la capitale congolaise.

Comme leurs voisins de l’autre côté de la RDC, les congolais (Congo-Brazzaville), ont du mal à recevoir le signal de la Radio France Internationale. Ils sont nombreux ces auditeurs qui sont pénalisés par ce qui semble être un brouillage. Ils entendent un sifflement même jusque dans les quartiers nord de Brazzaville. Interrogée par RFI, une source gouvernementale de la République du Congo dément être à l’origine de ces interférences sur notre fréquence. Cette source dit toutefois avoir pu elle-même constater ces perturbations.

Une autre source officielle, spécialisée dans les questions techniques, proche des radiodiffuseurs du Congo-Brazzaville, estime que ce brouillage pourrait venir d’un des trois émetteurs de la RDC localisé à Binza, à Kinshasa. « Ils en ont trois. Un de 2 kg de puissance qui n’empiète pas sur la fréquence de RFI à Brazzaville et deux autres plus puissants de 5 et de 10 kg qui peuvent produire ce genre de sifflement », explique encore cette source officielle technique jointe à Brazzaville.

La même source ajoute : « On attend de savoir quelle sera la position de notre gouvernement, mais cela pourrait être considéré comme illégal par l’Union internationale des télécommunications, voire comme un geste inamical ou même une violation de notre souveraineté », estime encore cet officiel proche des radiodiffuseurs de Brazzaville.

Détournements des fonds publics : les membres du gouvernement dans le collimateur

Le ministre congolais de la Justice, Aimé Ange Wilfrid Bininga a annoncé que la règle de droit sera appliquée avec toute sa rigueur, à l’encontre des Congolais dont les soupçons de détournement d’argent de l’Etat sont avérés.

« La mesure sera appliquée avec la même rigueur sur toute personne, qu’elle soit dignitaire du pouvoir ou cadre dans l’administration publique », a déclaré le garde des sceaux lors d’un point de presse à Brazzaville.

« La justice tiendra plutôt compte de l’infraction commise et non de la qualité de la personne mais, dans le strict respect de la présomption d’innocence. Il ne s’agit pas d’organiser la chasse aux sorcières pour quelques individus, plutôt d’appliquer la règle de droit, avec la même rigueur, sur tous les citoyens », a précisé Aimé Ange Wilfrid Bininga.

« Nous sommes en train d’aller, de manière ferme, vers la mise en œuvre des instructions du président de la République et nous pensons que le décor est déjà planté pour mener à bien cette mission », a conclu Aimé Ange Wilfrid Bininga.

Dans son message sur l’état de la Nation du 29 décembre dernier, le président congolais a déclaré que « Face aux antivaleurs, il n’y aura ni bouclier de protection pour les uns, ni rampe de sanctions pour les autres. Il n’y aura ni menus fretins, ni gros poissons, tout passera dans la nasse de la justice ».

Ces mots ont entre-autres passages de son discours, soulevé un tonnerre d’applaudissements au Palais du parlement.

Denis Sassou Nguesso a rappelé que la Haute Cour de Justice qui venait d’être installée dans ses attributions devait être urgemment dotée de textes de fonctionnement, afin de s’atteler à sa mission de poursuites de hauts fonctionnaires en délicatesse avec la loi. Aussi a-t-il exhorté ses membres à assumer leurs responsabilités avec efficacité.

« Désormais, à tous les échelons de l’État, chaque acteur est exposé à la rigueur de la loi », a-t-il dit.

Les têtes tomberont certes, mais dans le respect d’une justice indépendante, expurgée de toute pression.

Hôpital général de Dolisie : les prestataires en grève

Les grévistes réclament plusieurs mois de salaires impayés et leur immatriculation à la Caisse nationale de sécurité sociale.

Plusieurs mois de salaires et les sécurités sociales, sont entre autres ce que les prestataires de l’hôpital général de Dolisie. Depuis le 24 décembre, cet institut hospitalier dans le Niari, fonctionne au ralenti.

«Tous les prestataires observent une grève depuis le 24 décembre 2018. Nous sommes à vingt-quatre (24) mois de salaires impayés et pire, nous ne sommes pas immatriculés à la Caisse nationale de sécurité sociale », a déclaré Jules Oboyo, représentant de la Fédération nationale des agents de la santé et des affaires sociales (Fenasas).

Pour rappel, l’hôpital général de Dolisie emploie quatre cents (400) travailleurs dont cent (100) fonctionnaires et trois cents (300) prestataires.

Mayoko : Simon Sita-Pembé demande pardon aux populations

Le sous-préfet de cette localité avait été accusé en octobre 2017 de « détournement » de fonds et dons octroyés par des sociétés forestières pour la construction d’une école, un dispensaire…

Le mardi 01 janvier 2019, le sous-préfet de Mayoko dans le Niari (sud), Simon Sita-Pembé a offert un repas aux chefs des villages, sages et notables des villages de ladite localité. C’est à cette occasion que Simon Sita-Pembé a demandé pardon suite aux « contradictions et malentendus » avec les populations qui lui ont chassé de Mayoko.

Il avait accusé en octobre 2017 de «détournement de fonds et dons octroyés par des sociétés forestières pour la construction d’une école, un dispensaire et 1000 litres de carburant servant à l’électrification de la ville de Mayoko. Il avait été chassé par les populations en furie.

Les populations lui reprochent aussi d’être à «l’origine de plusieurs divorces dans la ville » a retrouvé son poste de travail la dernière semaine du mois de décembre 2018.

Le Fawe-Congo a sa nouvelle présidente

Aline Olga Lonzaniabéka a affirmé le 28 décembre à Brazzaville.

La nouvelle présidente du Forum des éducatrices africaines (FAWE-Congo), Aline Olga Lonzaniabéka a affirmé le 28 décembre à Brazzaville qu’elle poursuivrait avec acharnement la mission d’émanciper la femme Congolaise. Elue pour un mandat de 3 ans, elle succède 10 ans après à Rosalie Kama Niamayoua, l’actuelle ambassadrice du Congo à Cuba.

« Il est impératif de mettre en valeur le potentiel démographique avec un investissement dans la jeunesse. La fille d’aujord’hui étant l’élite de demain », a déclaré Aline Olga Lonzaniabéka à l’assemblée générale élective, tenue sous le thème « Contribution de la jeunesse et de la femme au développement de la société Congolaise, promouvoir l’éducation de la fille pour le développement ».

Aline Olga Lonzaniabéka a indiqué que la fille était un capital de vie qui a besoin d’être encadré, éduqué, orienté. Et qu’elle possédait une capacité d’ingéniosité et de créativité comparables à celles des garçons.

Après 2 mandats successifs, la présidente sortante, Rosalie Kama Niamayoua a défini les priorités de cette structure qui se consacre à autonomiser la femme. « La femme représente plus de la moitié des habitants du Congo », a-t-elle notifié. Elle a expliqué que ses priorités ne se définissaient qu’à partir des clubs « Tosolola », une cellule d’écoute.

« Vingt clubs  «Tosolola » sont instaurés dans 3 départements du pays, dans le cadre des échanges sur l’éducation de la jeune fille dans sa globalité », a complété Rosalie Kama Niamayoua. Ce, a-t-elle poursuivi, dans le but de trouver des solutions y afférentes. « La sexualité et la scolarité sont les domaines les plus affectés. Plus de 7.000 collégiennes et lycéennes ont déjà été sensibilisées aux grossesses précoces», a indiqué Rosalie Kama Niamayoua.

« Le FAWE-Congo organise également des compétions dans les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques. C’est dans cette optique que le Congo a fait participer des lycéennes aux différentes compétitions sur des métiers sur le numérique, la science, l’ingénierie et les mathématiques », a-t-elle ajouté.

Crée en 1992, le forum des éducatrices africaines est une organisation panafricaine dont le siège est à Nairobi au Kenya et regroupe 37 pays.

Sassou annonce le lancement de la troisième turbine de 170 mégawatts de la Centrale électrique du Congo

Dans son discours adressé à la nation le 29 décembre dernier, le chef de l’Etat congolais est revenu sur l’intérêt de la demande approuvée par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole en juin 2018.

Le président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, a justifié l’adhésion du Congo à Opep. Il a aussi saisie l’occasion pour dévoiler les différents programmes économiques du devant le Parlement réuni en congrès.

Dans le secteur pétrolier, le président congolais a indiqué qu’après être devenu membre de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) en juin 2018, le pays, quatrième plus grand producteur de pétrole de l’Afrique subsaharienne avec environ 350 000 barils de brut par jour, est désormais « appelé à assumer de nouvelles responsabilités dans la prise de décisions conjointes sur les quotas de production et les prix de vente du pétrole ».

Sassou-Nguesso a par ailleurs annoncé le lancement, en 2019, de la troisième turbine de 170 mégawatts de la Centrale électrique du Congo, qui dispose déjà de deux turbines ayant une capacité totale de 300 mégawatts.

Toujours dans le domaine de l’énergie, le président a annoncé la construction de nouvelles lignes électriques dans le pays notamment dans les zones rurales.

« Le secteur de l’énergie ne peut persister dans la fourniture discontinue de l’électricité au gré d’une production bien insuffisante au regard de nos besoins de développement », a-t-il souligné.

RDC: plus de 1000 bureaux de vote fermés à Kinshasa

La Commission électorale nationale indépendante assure n’avoir pas suffisamment de machines à voter pour ouvrir l’ensemble des bureaux de vote prévus dans la capitale congolaise.

A deux jours de la tenue des élections en République Démocratique du Congo, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) ferme plus de 1000 bureaux de vote à Kinshasa. La Céni assure n’avoir pas suffisamment de machines à voter pour ouvrir l’ensemble des bureaux de vote prévus dans la capitale congolaise. L’opposition dénonce une nouvelle stratégie pour empêcher ses partisans de voter, alors que la capitale lui est réputée proche.

Après l’incendie de l’un de ses principaux entrepôts à Kinshasa, mi-décembre, 8 000 machines à voter sont parties en fumée, affirme la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Sur les 10 300 et quelques, il n’en restait donc plus que 2 300. Aujourd’hui, elle affirme en avoir réuni 9 000. En récupérant entre autres certaines machines dans le Haut-Katanga.

Mais, selon la Céni, ce n’est toujours pas assez pour les 7 939 bureaux de vote prévus dans la capitale. Résultat : elle a réduit le nombre de bureaux de vote de près de 14 %, soit 1 092 bureaux en moins.

Le rapporteur de la Céni, Jean-Pierre Kalamba assure que ça ne pose « aucun problème », citant cet exemple : au lieu de dix bureaux de vote dans une école, il n’y en aura que neuf. Au lieu de 600 électeurs par bureau, il y en aura 700. Mais là encore, pas de problème, assure la Céni : « Tous ceux qui seront dans la file d’attente pourront voter », insiste-t-il.

Reste que 100 électeurs de plus par bureau de vote, c’est forcément des files d’attente plus grandes et le risque que certains électeurs ne se découragent et ne rentrent chez eux.

Autre problème : les électeurs sauront-ils où aller voter avec cette réorganisation tardive ? Enfin, si les votants passent de 600 à 700 par bureaux de vote, il faut réimprimer les listes d’électeurs. Une autre contrainte logistique de taille quand on parle de 4,457 millions électeurs pour Kinshasa, soit 11 % de l’électorat du pays.