Congo : Aimé Ange Wilfrid Bininga réaffirme l’engagement du pays en faveur des droits humains

Le ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones, Aimé Ange Wilfrid Bininga, prend part à la 89ᵉ session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, organisée à Dakar, au Sénégal, du 12 au 21 octobre 2026.

 

À la tête d’une délégation officielle, Aimé Ange Wilfrid Bininga participe aux travaux de cette rencontre consacrée aux questions relatives à la promotion et à la protection des droits de l’homme sur le continent africain.

À cette occasion, le ministre a souligné que, malgré les avancées enregistrées par la République du Congo dans ce domaine, les efforts doivent se poursuivre. Il a notamment rappelé que la protection effective des droits de l’homme demeure une œuvre permanente, qui nécessite un engagement constant des pouvoirs publics et de l’ensemble des acteurs concernés.

La participation du Congo à cette session constitue ainsi une occasion de prendre part aux échanges sur les défis liés au respect des droits fondamentaux, au renforcement des mécanismes de protection et à la mise en œuvre des engagements pris par les États africains.

La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, organe de l’Union africaine, contribue à la promotion des droits humains et veille à leur protection sur le continent. Ses sessions ordinaires permettent aux représentants des États, aux institutions nationales des droits de l’homme et aux organisations de la société civile d’examiner les progrès accomplis et les difficultés persistantes.

Détournements des fonds publics : les membres du gouvernement dans le collimateur

Le ministre congolais de la Justice, Aimé Ange Wilfrid Bininga a annoncé que la règle de droit sera appliquée avec toute sa rigueur, à l’encontre des Congolais dont les soupçons de détournement d’argent de l’Etat sont avérés.

« La mesure sera appliquée avec la même rigueur sur toute personne, qu’elle soit dignitaire du pouvoir ou cadre dans l’administration publique », a déclaré le garde des sceaux lors d’un point de presse à Brazzaville.

« La justice tiendra plutôt compte de l’infraction commise et non de la qualité de la personne mais, dans le strict respect de la présomption d’innocence. Il ne s’agit pas d’organiser la chasse aux sorcières pour quelques individus, plutôt d’appliquer la règle de droit, avec la même rigueur, sur tous les citoyens », a précisé Aimé Ange Wilfrid Bininga.

« Nous sommes en train d’aller, de manière ferme, vers la mise en œuvre des instructions du président de la République et nous pensons que le décor est déjà planté pour mener à bien cette mission », a conclu Aimé Ange Wilfrid Bininga.

Dans son message sur l’état de la Nation du 29 décembre dernier, le président congolais a déclaré que « Face aux antivaleurs, il n’y aura ni bouclier de protection pour les uns, ni rampe de sanctions pour les autres. Il n’y aura ni menus fretins, ni gros poissons, tout passera dans la nasse de la justice ».

Ces mots ont entre-autres passages de son discours, soulevé un tonnerre d’applaudissements au Palais du parlement.

Denis Sassou Nguesso a rappelé que la Haute Cour de Justice qui venait d’être installée dans ses attributions devait être urgemment dotée de textes de fonctionnement, afin de s’atteler à sa mission de poursuites de hauts fonctionnaires en délicatesse avec la loi. Aussi a-t-il exhorté ses membres à assumer leurs responsabilités avec efficacité.

« Désormais, à tous les échelons de l’État, chaque acteur est exposé à la rigueur de la loi », a-t-il dit.

Les têtes tomberont certes, mais dans le respect d’une justice indépendante, expurgée de toute pression.