Congo : c’est parti pour six semaines de cours avant les examens

La reprise des cours ce 2 juin, après quarante-six jours de confinement, est le dernier virage amorcé par les élèves qui se préparent pour les examens d’Etat prévus à partir du 14 juillet.

« Les élèves ont pris d’assaut les salles de classe. Les parents ont fait de leur mieux en les dotant des masques bien avant que le gouvernement ne commence la distribution. Cela prouve que toute la République attendait impatiemment que les cours reprennent pour permettre aux élèves de passer les examens d’Etat », a déclaré le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Anatole Collinet Makosso, après avoir constaté l’effectivité de la reprise des cours dans quelques établissements scolaires de la capitale dans la matinée du 2 juin.

Pédagogiquement, les cours pour ce dernier trimestre vont durer six semaines pour couvrir le volume horaire total d’une année scolaire, a expliqué le ministre. 150 heures pour le primaire, 168 heures pour le collège et 180 heures pour le lycée. C’est assurément pour gagner en temps que les élèves, notamment au lycée Sébastien Mafouta, se sont présentés avec les cours polycopiés reçus pendant la période de confinement à travers l’initiative de « l’école à domicile ». Le support de cours étant déjà à la disposition des élèves, les enseignants procèdent aux explications et aux travaux pratiques. Par ailleurs, à l’école primaire du même établissement les enseignements ont porté sur les mesures barrières pour éviter la propagation de la Covid-19.

Les élèves en classe d’examens : CM2, Troisième et Terminale, auxquels cette reprise de cours est dédiée se disent satisfaits de cette mesure gouvernementale. « Quand le confinement a été déclaré à cause du coronavirus, nous nous sommes inquiétés en se disant qu’on n’allait peut-être pas faire les examens d’Etat et perdre toute une année. La reprise des cours aujourd’hui nous remet en confiance pour la suite de notre parcours scolaire. C’est à nous de tout faire pour obtenir le diplôme », a indiqué Eniaka, un élève en Terminale D au lycée Sébastien Mafouta.

Rappelons que dans tous les établissements qui ont ouvert leur porte, le protocole sanitaire sur les mesures barrières est respecté : port de masque, dispositifs de lavage de mains, distanciation physique. Tout est fait pour que l’école ne soit pas un lieu de contamination,  a souligné le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation.

Congo : le décès d’une femme enceinte mal prise en charge

Elle aurait été présentée comme un cas positif au départ alors que le test post- mortem s’est révélé négatif, provoquant la colère de sa famille qui a porté plainte.

La mort d’une femme enceinte de huit mois survenue vendredi 29 mai  dans un centre de coronavirus, où elle devait subir une césarienne, a provoqué une vive polémique au Congo. Une enquête judiciaire a été ouverte, selon les autorités

Âgée de 29 ans, Chloé Bafouidinsoni est restée trois jours durant à l’hôpital de Makélékélé pour une acné qui aurait compliqué son état de grossesse, nécessitant alors une césarienne.

Transférée jeudi à l’hôpital Mère et Enfant Blanche Gomes, puis orientée le même jour, pour des besoins d’oxygène, à la clinique municipale Albert Leyono qui ne s’occupe plus que de la prise en charge des malades du Covid-19, Chloé, un peu abandonnée selon les témoignages de ses parents, a rendu l’âme vendredi matin après quelques légers soins comme l’explique son cousin germain sous couvert d’anonymat :

« Une fois arrivée à la clinique Leyono, le docteur (qui nous a reçus), étant humain comme nous, nous dit qu’on ne peut pas laisser la malade dans cet état et il faut intervenir. Ils ont désinfecté une salle et quand ils ont essayé de sauver ma sœur, elle est décédée vendredi à 4h du matin. Ce matin (du samedi), nous sommes allés récupérer le corps, mais il nous a été refusé sous prétexte que c’est un cas de Covid-19 », a-t-il détaillé.

On l’a fait passer pour un cas Covid-19, mais le test réalisé sur la dépouille s’est révélé négatif. Une source à la clinique Leyono n’a pas souhaité commenter  les faits. Une autre au Comité de riposte a déploré « une négligence » entre les hôpitaux et annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire pour établir les responsabilités.

Après moult tractations entre les autorités sanitaires, la police et la famille, le corps de la jeune dame, qui devait donner naissance à son deuxième enfant, a été déposé samedi à la morgue municipale de Brazzaville. Ses parents promettent des obsèques dignes.

Congo-covid 19 : les cours reprennent le 2 juin 2020

Seuls les élèves du CM2, de la troisième et de la terminale, candidats aux examens d’État, sont concernés par cette reprise.

Fermées depuis le 19 mars à cause l’apparition du coronavirus alors que les élèves passaient les compositions du second trimestre, les écoles vont rouvrir partiellement au Congo-Brazzaville ce mardi 2 juin. Seuls les élèves du CM2, de la troisième et de la terminale, candidats aux examens d’État, vont revenir en classe.

Les autorités gouvernementales assurent qu’elles ont pris des dispositions pour qu’aucun enfant ne soit exposé à la maladie du Covid-19 qui touche déjà près de 600 personnes dans le pays. Le Mouvement des élèves et étudiants du Congo (MEEC) joue aux observateurs.

Congo : un vol pour les congolais bloqués en France

L’ambassade du Congo en France met un avion à la disposition des congolais bloqués en France à cause des frontières fermées suite à la pandémie du Coronavirus.

Ils sont nombreux ces congolais, qui attendaient impatiemment une occasion pour pouvoir enfin rentrer au pays. Il leurs seront donc affrété un avion samedi 06 juin prochain, qui les ramènera dans leur pays. Parmi eux, des fonctionnaires en fin de mission, des commerçants ou autres parents ayant rendu visite à la famille vivant en France.

Ce vol du samedi 6 juin 2020, sera assuré par la compagnie Air France.

Dès l’arrivée à Brazzaville de ces congolais, outre les contrôles sanitaires d’usage auxquels ils seront soumis, les voyageurs seront astreints à une mise en quarantaine.

Tensions à la frontière entre la RDC et la Zambie : le Congo joue le médiateur

Le ministre des Affaires étrangères de la République du Congo, Jean-Claude Ngakosso a été reçu par le Président de la RDC, Félix Tshisekedi  jeudi 28 mai 2020.

La rencontre entre Félix Tshisekedi et Jean-Claude Ngakosso a porté sur les possibilités de trouver une solution pacifique au différend frontalier qui oppose la RDC à la Zambie. Cette information a été rapportée sur le compte twitter de la présidence.

Selon le chef de la diplomatie de la République du Congo, les dirigeants africains doivent travailler au développent de l’économique dans la sous-région, au bénéfice des populations et, de ce fait, ne peuvent pas dépenser de l’argent dans des conflits fratricides inutiles.

« Nous sommes venus traduire nos sentiments de solidarité fraternelle au président de la République. Nous avons également évoqué ce qui pourrait ressembler à un différend frontalier entre la RDC et la Zambie. Parce que nous avons des choses plus importantes à faire dans notre sous-région : le développement économique au bénéfice de nos populations. Nous ne pouvons pas nous permettre de dépenser de l’argent pour des conflits fratricides ; nous travaillons pour qu’il y ait l’apaisement au niveau de cette frontière entre la RDC et la Zambie », a expliqué Jean-Claude Ngakosso.

Le ministre Ngakosso a aussi été reçu par le Président Edgard Lungu de la Zambie. Ce vendredi 29 mai, il sera reçu par le Président Emerson Mnagagwa du Zimbabwe pour le compte de la SADC.

Congo : les commerçants expulsés du Grand-Marché ce jeudi 28 mai

Après avoir observé la journée du mercredi à la maison comme prévu dans le décret signé par le ministre de l’Intérieur sur les jours de marché, les vendeurs de ce marché de Pointe-Noire ont été surpris jeudi matin par la présence des agents de la police qui leur ont interdit de vendre.

Le non-respect de l’heure de fermeture des marchés instituée par le gouvernement pour riposter au coronavirus serait à l’origine de l’expulsion des vendeurs du Grand-Marché. « Le mardi 26 mai, certains vendeurs n’avaient pas observé l’heure de fermeture du marché comme exigé par le ministère à 16h. Quelque temps après, la police s’est déportée sur les lieux pour faire respecter la loi. Une vendeuse a été frappée par un agent de police pour avoir résisté.  Et les jeunes du marché ont porté main à l’agent de police voilà pourquoi ils nous demandent d’aller vendre au marché de l’OCH », a témoigné une vendeuse.

D’après les agents de la police interrogés sur place, l’ordre de faire partir les vendeurs de ce site a été donné par le Maire de l’arrondissement I Lumumba  pour qu’ils rejoignent le marché de l’OCH.  Soulignons que cette opération n’a pas concerné les boutiques d’alimentation, les boucheries et chambres froides. Un autre vendeur a souligné : « C’est juste une punition pour la journée d’aujourd’hui par rapport à ce qui s’est passé mardi. Nous reviendrons certainement vendredi. Je profite de votre micro pour solliciter au nom de tous les vendeurs l’indulgence des autorités. Nous veillerons désormais au respect des mesures prises par l’état.». Rappelons qu’après la fermeture des marchés domaniaux de la ville océane pour les travaux, l’ordre était donné aux vendeurs de rejoindre le marché de l’OCH.

Coronavirus : les deux Congo unissent leurs forces

La République démocratique du Congo et la République du Congo ont institué un cadre de collaboration pour trouver des solutions idoines en vue d’endiguer l’épidémie.

Un protocole concernant le niveau de recherche sur le coronavirus est en étude entre les experts de la RDC et du Congo. Cette information a été confirmée par le Premier ministre de la RDC, Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

« Un protocole a été rédigé et partagé avec les scientifiques de Congo-Brazzaville », a affirmé Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

Le Premier ministre de la RDC a soutenu que les deux pays ont institué un cadre de collaboration pour trouver des solutions idoines en vue d’endiguer l’épidémie. Il a rassuré que ledit protocole sera soumis aux comités éthiques des deux pays pour approbation avant des essais cliniques.

Congo-Coronavirus : le Congo multiplie les actions pour faire face à la pandémie

Arrivée d’experts chinois, achat d’importantes quantités de masques, dépistage de masse,… Le Congo entend sonner la fin du coronavirus. Et partant renouer sous peu avec la vie « normale ».

La république du Congo a reçu près d’un million de masques, plus de 40 000 tests, des automates de laboratoires et bien d’autres instruments de lutte contre la pandémie de covid-19.

Avec les 40 000 tests, les dépistages de masse devraient passer de 500 à plus de 1500 tests par jour comme l’a expliqué un responsable du comité de riposte. Cerise sur le gâteau : ces tests ne devraient pas se limiter à la zone dite 1, c’est-à-dire Brazzaville et Pointe-Noire qui concentrent plus de 90 % de cas. Ils s‘étendront à d’autres localités.

Si l’on doit s’attendre à une explosion de cas du fait de ces tests de masse, le Congo pourrait toutefois marquer un pas important vers la circonscription optimale et efficiente du coronavirus.

Le coronavirus qui, depuis la déclaration du premier cas en mi-mars dernier, a déjà touché 567 Congolais dont 161 personnes guéries et 19 décès, d’après les autorités sanitaires. Soit un taux de létalité de 3,35 % et un taux de guérison de 28 %.

Des chiffres qui font du Congo l’un des pays les moins impactés d’Afrique centrale. Un exploit que les autorités congolaises entendent maximiser en s’appuyant sur l’expertise que mettra à leur disposition une délégation de médecins chinois arrivée samedi 23 mai dernier, dans la capitale, Brazzaville.

Pays d’origine du virus, la Chine a pu contenir le coronavirus, selon des observateurs. « Nous avons pris de l’avance sur les autres », se félicitait peu avant la venue de ces médecins à Brazzaville, Ma Fulin, ambassadeur de Chine au Congo. Non sans congratuler ses homologues : « Les dirigeants ont pris de grandes mesures et à temps, ce qui met le pays dans une bonne situation pour l’instant ».

35 personnes parlent à ce sujet

En fin mars, alors que le pays ne comptait que quelque 19 cas pour zéro décès, le président Sassou-Nguesso a décrété l‘état d’urgence en prenant des mesures dont le confinement qui a duré quelque 45 jours.

Au déconfinement, le pays s’est retrouvé avec près de 412 cas dont 110 guérisons et 16 morts. Une situation qui a été imputée en grande partie au non-respect du confinement par les populations. Reste à présent le défi de la sensibilisation dans une société où préjugés et scepticisme se servent de ce que des observateurs appellent « déficit communicationnel » des pouvoirs publics pour faire échec à l’application des mesures barrières.

Congo : le ministère des Postes et des télécommunications reçoit un don de masques

C’est un don de la société chinoise Huawei qui s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la pandémie du coronavirus.

Le ministre de des postes et des télécommunications et de l’Economie numérique, Léon juste Ibombo a récemment réceptionné un don de masques. C’était celui de la société chinoise Huawei. Ce geste va en droite ligne du combat actuel contre le coronavirus dont fait face le monde en général et le Congo en particulier.

Ces masques devront permettre au personnel du ministère de renforcer davantage l’observation des mesures barrières afin de stopper la transmission interhumaine du virus.

Pour rappel depuis 2007, Huawei accompagne le Congo dans certains de ces projets.

Congo : les tarifs des bus ont augmenté à Pointe-Noire

Pour faire face à la pandémie de coronavirus, le gouvernement a pris un certain nombre de mesures notamment la réduction de nombre de clients dans les transports. Une mesure qui n’est pas sans conséquence.

A Pointe-Noire, les contrôleurs de bus ont augmenté les prix de transport des bus. Cette flambée des tarifs fait suite à la mesure prise par le gouvernement congolais de limiter le nombre de passagers dans les transports en commun. Il faut dire que celle vise à barrer la voie au cornavirus.

Par exemple de l’arrêt du carrefour de Makayabou à Loandjili jusqu’au centre-ville en passant par le grand marché, certains contrôleurs depuis la semaine dernière demanderaient aux clients 300 FCFA au lieu de 150 F.

D’aucuns parleraient d’une complicité tacite entre les propriétaires desdits bus et les contrôleurs. Ils veulent récupérer  l’argent qu’ils perdent  à cause de la réduction du nombre de passagers. La population appelle les autorités de la ville à trouver une solution.

Notons que cette situation pourrait se répandre dans tout le pays en cette période de déconfinement progressif où des mesures barrières contre le coronavirus appellent à la limitation raisonnable du nombre de passagers dans les transports en commun.