Congo : la société Forspak menacée de mise en demeure

C’est une déclaration de la ministre du tourisme et de l’environnement, Arlette Soudan-Nonault après sa visite dans les locaux de cette société de cimenterie.

Trois, c’est le nombre de moi donné à la société Forspak, par la ministre du tourisme et de l’environnement, Arlette Soudan-Nonault. Cette société de cimenterie située au village Moubeyi dans le département du Niari est accusée de ne pas être conforme aux textes régissant l’environnement du Congo. Forspak a donc trois mois pour se conformer.

 La ministre lors de sa visite qui avait pour objectif de savoir comment est appliqué le plan de gestion environnemental au sein de cette société. Elle a déploré le fait que Forspak n’a aucun responsable chargé des questions environnementales, alors que c’est le domaine le plus sensible. « Je n’ai pas vu celui qui s’occupe de l’environnement. Ce qui justifie ma présence ici, ce sont des questions d’environnement », a-t-elle fait savoir.

En effet, en 2018, Arlette Soudan-Nonault avertissait les responsables de Forspak tout en les interdisant d’arrêter l’utilisation du charbon. Deux ans après, elle revient au galop et constate que les mesures prises en 2018 ne sont pas mises en application. Dès lors, les sanctions devraient tombées.

Il faut rappeler que l’unité de production de cimenterie Forspak, située au village Moubeyi dans la sous-préfecture de Louvakou (département du Niari), a été ouverte en 2013 et emploie deux cent cinquante Congolais. Pendant quarante jours, elle avait interrompu la production à cause du confinement, en vue d’éviter la propagation de la covid-19.

Congo : vers la réhabilitation des feux de signalisation à Pointe-Noire

Ce projet a pour objectif de moderniser et de fluidifier la circulation routière afin d’assurer la sécurité des usagers et de leurs biens.

Dix-sept carrefours seront dotés des feux tricolores intelligents et modernes dans la ville côtière du Congo. Les travaux qui ont commencé il y a quelques jours, sont exécutés par l’entreprise Acep Congo (Automatisme construction engeneering process).

Dans le cadre de ce projet, d’autres travaux de voierie sont également programmés, notamment la construction de nouveaux carrefours, notamment au niveau de l’hôtel Kactus, du consulat de l’Angola, de la CNSS, du Foyer féminin, de l’hôpital de base de Tié-Tié, de la pharmacie Pascal, de Gaz-Gaz, du bar Vonvon et au niveau de la Coraf.

Des arrêts de bus seront également placés sur le boulevard Moe-Kaat-Matou, entre le rond-point de la République et le rond-point Kassai ainsi que l’aménagement des cassis ralentisseurs couramment appelés dos-d’âne, sur certaines voies bitumées, notamment sur l’avenue Joseph-Sinald, la route Aéro Service dans le premier arrondissement, les avenues Bouanga-Kalou et Sainte-Bernadette.

Dans le deuxième arrondissement, il s’agira de l’avenue de la Liberté, à Voungou, dans le troisième arrondissement; les avenues Mgr Ernest-Kombo et Maurice-Mountou-Sambou dans le quatrième arrondissement; la rue Kouboukouta, la zone Manguier à Siafoumou, l’avenue des Mwéni (Voie d’accès au CEG Mbota-Raffinerie), l’avenue Marcel-Tchionvo, la rue Tchiboul’Ngoma, la zone Makayabou Zéphirin dans le cinquième arrondissement. Rappelons que les feux de signalisation implantés sur les grandes artères de la ville de Pointe-Noire sont restés hors service depuis plusieurs années. Ces feux tricolores, une fois réhabilités, vont réguler la circulation en fonction de sa densité. Ce projet est le point de départ de rénovation de la ville.

Congo : inquiétude autour de la reprise du trafic fluvial

Cette crainte est dû au fait que les moyens mis à la disposition de l’opérateur en charge d’entretien des voies navigables soient limités.

Le trafic sur le corridor Bangui-Brazzaville devrait reprendre à partir du 10 juin prochain. Mais, les moyens mis à disposition de l’opérateur en charge d’entretien des voies navigables sont limités cette année pour assurer la fluidité et la sécurité de la navigation fluviale.

Les opérations de balisage sur les voies navigables ont commencé cette année avec un léger retard. Un baliseur a quitté Brazzaville, le 21 avril, pour Ouesso via le fleuve Congo et la rivière Sangha. Après cette étape, il va remonter sur le fleuve Oubangui jusqu’en Bangui en République centrafricaine (RCA), a indiqué le coordonnateur du Groupement d’intérêt économique et du service commun d’entretien des voies navigables (GIE-SCEVN), Alexis Dekoïsset.

Le corridor fleuve Congo-Oubangui est un axe vital pour les échanges commerciaux entre la République du Congo et la RCA. Plus de la moitié des besoins en carburant de la RCA et d’autres produits de première nécessité transitent par le fleuve.

Avec la crise sanitaire de coronavirus (Covid-19) et la baisse des subventions destinées à l’opérateur d’entretien, les mois et années venir seront difficiles pour ce secteur.

Congo : vers la réhabilitation du réseau d’eau au CHU

Les offres relatives au projet de rénovation des infrastructures d’eau et d’assainissement du centre hospitalier et universitaire de Brazzaville (CHU-B) ont été ouvertes le 25 mai, au siège du ministère de l’Aménagement, de l’Equipement du territoire et des Grands travaux.

Ce projet porte sur la réalisation d’un nouveau réservoir d’eau potable de 500m3 semi-enterré assorti d’un dispositif de chloration, d’un forage de 30m3 d’eau par heure ; le remplacement d’une partie des réseaux d’eaux pluviales dans les bâtiments, etc.

Les sociétés Razel Bec Congo et SGE- C Congo ont soumissionné à la réalisation du projet avec des offres dont les montants dépassent cinq milliards de francs CFA pour une durée prévisionnelle des travaux de 24 mois.

Selon la coordonnatrice des marchés publics et de la réglementation, Caddy-Elisabeth Ndala, les offres reçues seront soumises à une analyse et évaluation suivant les prescriptions d’impartialité, d’équité, de transparence, de confidentialité dans le strict respect des règles édictées par le code des marchés publics mais également celles concernant les instructions aux candidats.

Le directeur général du CHU-B, Sylvain Villiard, a salué cette initiative visant à améliorer la gouvernance hospitalière.  « Je suis très heureux pour les Congolais et particulièrement les patients du CHU, ainsi que les employés qui travaillent depuis plusieurs années dans des conditions assez difficiles qui seront améliorées. Nous pouvons alors dire que nous voyons la lumière au bout du tunnel. Nous sommes très heureux pour ces deux solutions recevables », a-t-il déclaré.

Notons que la rencontre a connu la participation des représentants des soumissionnaires, du ministère de la Santé, du CHU (bénéficiaire final), de l’Agence française de développement (AFD), de la société EGIS international et des membres de la commission d’ouverture d’offres.

Congo : la neuvième session ordinaire du parlement s’ouvre le 02 juin

C’est ce qui en ressort de la conférence  des présidents des commissions du Sénat et de l’Assemblée nationale, qui s’est tenue ce mardi 26 mai 2020.

Les présidents des commissions de l’Assemblée nationale et du Sénat se sont retrouvés ce mardi à Brazzaville. Cette rencontre a porté sur les affaires inscrites à l’ordre du jour de la neuvième session ordinaire du Parlement qui s’ouvrira le 2 juin 2020.

Au niveau de la chambre haute, la neuvième session ordinaire a inscrit à son ordre du jour, vingt-quatre affaires dont deux nouvelles reçues du gouvernement. Il s’agit notamment du projet portant ratification d’un accord sur le transport aérien et une autre sur les questions de sécurité, de gardiennage.

Quant à l’Assemblée nationale, elle a retenu dix-neuf affaires dont dix-sept projets de lois non examinés à la précédente session, ainsi que les traditionnelles questions d’actualité et questions orales avec débat au gouvernement.

Notons que cette conférence des présidents, dirigée respectivement par Pierre Ngolo, président du Sénat, et Isidore Mvouba, président de l’Assemblée nationale, a aussi fixé certaines dispositions permettant le bon déroulement de la session.

Il s’agit, entre autres, de la répartition des affaires par commission permanente, le calendrier des travaux de la session, les dispositions à prendre en cette période de coronavirus.

Congo-Coronavirus : l’utilisation de la technologie pour contrôler l’évolution de la maladie

Les innovateurs congolais mettent tout en œuvre pour limiter la propagation du coronavirus en république du Congo.

Appareils semi-automatiques de lavage de mains, solutions digitales pour contrôler l’évolution de la pandémie, autant de créations innovantes conçues par des Congolais pour lutter contre le coronavirus. Ceux-ci ont été présentés au ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavounbgou, le 25 mai à Brazzaville.

« Le génie créateur congolais n’est pas resté en marge de la lutte contre la Covid-19. Ces jeunes inventeurs se sont en effet mobilisés pour trouver des solutions innovantes afin de contrer la pandémie », a indiqué le directeur général de l’innovation technologique, Bertrand Madiele Mabika.

Il faut dire que ces solutions sont des inventions nées de la créativité es jeunes congolais dans le cadre de la lutte contre la Covid-19.

Chirel Mongo a, en effet, crée un drone capable de livrer, dans les zones inaccessibles, les masques qui combinent tissu pour les voies respiratoires et plastique pour le visage inventés par ce dernier.  Par ailleurs, Yves Ngafere a mis en place une application dénommée « Stop Covid-19 ». « Celle-ci permet aux acteurs impliqués dans la riposte à la Covid-19 de suivre en temps réel son évolution dans le pays, de connaître le profil des personnes les plus vulnérables, de retracer les déplacements des sujets testés positifs pour mieux circonscrire la pandémie », a expliqué, avec démonstration, l’inventeur de cette technologie.

Par ailleurs, Christ Obiey a inventé un appareil semi-automatique de lavage de mains. La particularité de ce dispositif c’est qu’il n’y a pas de contact physique entre l’utilisateur et l’appareil étant donné que le contact, par les mains, peut être source d’une nouvelle contamination. Aussi, le ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique a fait connaissance d’un portique de désinfection automatique inventé par Luvick Otoka. L’appareil peut être placé à l’entrée des établissements publics ou privés. Il sert également de système de désinfection des voitures, bureaux, salles de réunion…

Pour sa part, Huster Akiera Obambe fabrique des masques plastiques 3D qui protègent tout le visage. Ils sont destinés aux personnels soignants, commerçants dans les marchés domaniaux, les supermarchés et les pharmacies.

 

Congo-Confinement : un député propose l’ouverture des banques de vivres

Jean François Kando s’est exprimé samedi 24 mai lors d’une cérémonie de remise de kits alimentaires aux personnes vulnérables, initié par lui-même.

Le confinement institué au Congo en vue de contrer la propagation de la Covid-19 a suscité un élan de cœur de la part du député Jean François Kanto à l’endroit des personnes vulnérables de l’arrondissement 5 Mongo Mpoukou. Lors de la cérémonie de lancement de l’opération de distribution des kits alimentaires aux personnes vulnérables, mis sur pieds par lui-même.

Jean François Kando, député maire de la ville océane, a souhaité que l’assistance vis-à-vis de ces personnes soit pérennisée à travers ces banques.

Ces dons étaient constitués de sacs de riz, de cartons de poulet, de tomate concentrée, de savons, de pâtes alimentaires et d’huile remis symboliquement à Jean Louis Boukou, président du comité PCT Mongo Mpoukou. Il sera distribué à près de 2700 familles.

Coronavirus : la Chine et le Congo, une collaboration contre la pandémie

La détection du virus et les protocoles thérapeutiques ont fait partie de multiples aspects évoqués, le 25 mai, à Brazzaville lors de la séance de travail entre les épidémiologistes chinois et les responsables des commissions impliquées dans la riposte au coronavirus.

«La covid-19 n’a pas de frontière. Seuls les efforts communs et l’assistance mutuelle peuvent nous permettre de l’éradiquer », a indiqué le Dr Han Guang Yue, exposant sur le mécanisme national chinois de prévention et de contrôle des épidémies. Sur le traitement scientifique et ciblé de la covid-19, Han Guang Yue a souligné que son pays a fait une combinaison de la médecine moderne et la médecine traditionnelle chinoise. Les protocoles de contrôle et de prévention ont été, quant à eux, rectifiés au moins six fois pour avoir la version la plus efficace.

Par ailleurs, le déploiement coordonné des ressources médicales pour une prise en charge rationnelle et efficace, les méthodes de prélèvement des échantillons pour les tests en laboratoire, les réseaux de surveillance pour circonscrire les différents types de cas covid-19 : suspects, contacts et confirmés, les enquêtes épidémiologiques ont également été évoqués. « En cas de symptômes, il faut combiner la recherche du virus par le test d’acides nucléiques avec le test sérologique afin d’éviter les faux résultats », a expliqué l’expert chinois. Une série de questions-réponses sur des aspects techniques et pratiques ont permis d’éclairer la lanterne des uns et des autres dans le cadre de cet échange d’expérience sino-congolaise.

Selon Cornelie Adou Ngapi, chargée de missions au ministère chargé de la Santé, représentant la ministre de tutelle, le Congo et la Chine ont signé un accord le 6 mai 2020 dans le cadre de la riposte à la covid-19. « Cet accord dispose que les experts chinois ne feront pas de diagnostics et ne soigneront pas les patients congolais de façon directe », a-t-elle déclaré justifiant le séjour de travail de la délégation médicale chinoise en terre congolaise. Ladite délégation travaille selon les besoins exprimés par les services de santé de la partie congolaise. Son séjour de travail prévoit, entre autres, les visites des centres de prise en charge, des sessions de formation des médecins congolais… Le travail qui vient de commencer à Brazzaville se poursuivra à Pointe-Noire. Les deux villes, rappelons-le, sont les plus touchées par la pandémie au Congo.

Congo : Sambadio lance un cri de détresse

L’auteur du titre à succès « Tadie » souffre depuis plus d’un an d’un cancer.

L’artiste congolais Sambadio en appelle à la sollicitude de ses fans. Lui qui avait tenu le haut de l’affiche aux côtés d’autres jeunes prodiges des années 90, est malade, très malade. L’artiste traine depuis plus d’un an, un cancer qui nécessite une prise en charge médicale onéreuse, à laquelle ni lui, ni sa famille ne peuvent plus subvenir désormais.

C’est dans ce désespoir que Sambadio réitère son sa volonté d’être aidé à l’endroit des personnes de bonne volonté.

L’on se souvient de ce talent, l’un des meilleurs de sa génération, Sambadio avait fait une entrée remarquée dans le monde de la musique congolaise dans les années 1990, par la chanson « Tadie », avec son orchestre Vivacité Melodia.

Coronavirus : des experts chinois annoncés au Congo

Ces chinois viendront pour échanger sur les protocoles médicaux utilisés en Chine dans la prise en charge des cas de coronavirus.

Des experts chinois sont attendus en République du Congo dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. L’information est de l’ambassadeur de Chine au Congo, Ma Fulin. Il faut tout de même préciser que ceux-ci ne viennent pas pour guérir les malades de coronavirus contrairement à aux mauvaises langues. C’est du moins une précision qu’a tenu à faire Ma Fulin. Cette équipe chinoise vient partager leur expérience sur les protocoles médicaux utilisés en Chine dans la prise en charge du Coronavirus.

Selon  l’ambassadeur  il s’agit de la même équipe médicale chinoise qui séjourne actuellement à Kinshasa en RDC. Au terme de sa mission de l’autre côté du fleuve, elle traversera le Pool Malebo pour Brazzaville.

Ces échanges sous forme de réunion technique et administrative auront l’avantage de donner plus de connaissances aux médecins congolais qui apprennent encore de cette maladie virale très virulente.

Ladite équipe après Brazzaville se rendra à Pointe-Noire. Brazzaville et Pointe-Noire constituent l’épicentre de la pandémie dans le pays. Plusieurs personnes y sont contaminées et les autorités sanitaires concentrent leurs efforts de sensibilisation, de dépistage et de prise en charge sur ces deux principales villes. Brazzaville et Pointe-Noire ont d’ailleurs été isolées du reste, selon le plan de déconfinement progressif.