Congo : Michel Djombo Balombelly passe au crible la filière cimentière nationale

Le ministre du Développement industriel, des Zones économiques spéciales et de la Promotion du secteur privé, Michel Djombo Balombelly, a entamé le 27 juillet une tournée d’inspection des principales cimenteries du Congo.

 

Le ministre du Développement industriel, des Zones économiques spéciales et de la Promotion du secteur privé, Michel Djombo Balombelly, a lancé, le 27 juillet, une mission de terrain consacrée à l’évaluation de la filière cimentière nationale. Cette tournée, qui couvre les principaux sites de production du pays, a débuté dans le département du Niari avec les visites de la future cimenterie publique de Tao-Tao, à Mafoubou, et de la société FORSPAK.

À Tao-Tao, le membre du gouvernement s’est rendu sur le chantier de la future cimenterie publique dont le niveau d’exécution des travaux est estimé entre 85 % et 90 %. Aux côtés de l’ambassadeur de l’Inde au Congo, Madan Lal Raigar, et des partenaires techniques indiens impliqués dans le projet, il a fait le point sur les dernières contraintes à lever avant la mise en exploitation de cette infrastructure. Les échanges ont notamment mis en évidence la nécessité d’assurer une alimentation électrique fiable, condition essentielle à la mise en service de l’usine.

Cette cimenterie publique constitue l’un des projets industriels majeurs du gouvernement, appelé à renforcer les capacités nationales de production de ciment et à soutenir la transformation locale des ressources.

La délégation ministérielle a ensuite poursuivi sa mission à la cimenterie FORSPAK. Les discussions ont porté sur les principaux défis auxquels fait face l’industrie cimentière congolaise, notamment les coûts de production, la compétitivité des entreprises, les perspectives d’exportation du clinker ainsi que l’intégration de la future cimenterie de Tao-Tao dans un marché dont les capacités de production sont déjà importantes.

À travers cette tournée, Michel Djombo Balombelly entend disposer d’une vision précise de la situation de l’ensemble de la filière afin d’orienter les futures décisions publiques sur la base des réalités observées sur le terrain. L’objectif affiché est d’améliorer la compétitivité des entreprises, de consolider la souveraineté industrielle du Congo et de favoriser la création durable d’emplois.

La mission gouvernementale se poursuivra dans le département de la Bouenza avec les visites des cimenteries Dangote Cement Congo et SONOCC, dernière étape de cette évaluation nationale destinée à dresser un état des lieux complet de la filière cimentière congolaise.

Congo-pénurie de ciment : la Sonocc reprend sa production à partir du 31 janvier

L’annonce a été faite lundi 24 janvier dernier par le directeur général de la Société nouvelle des ciments du Congo (Sonocc).

 

Les Congolais observent depuis un certain moment l’augmentation vertigineuse du prix du sac de ciment qui est passé du simple au double, voire au triple.  Une situation qui préoccupe également le gouvernement qui a rencontré, le 24 avril, les responsables des sociétés de production de ciment, notamment Dangoté, Forspak et Sonocc. En effet, de ces trois cimenteries, seule Forspak fonctionne actuellement mais ne pouvant pas couvrir toute la demande nationale.

« Du côté de la Sonocc, le téléphérique est en panne, à cause de la crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19, la commande que nous avons passée en France tarde à arriver. Mais, nous cherchons des véhicules pour assurer le transport du calcaire de la carrière à l’usine », a expliqué II Xingtao à la presse.

Selon lui, un accord est envisagé avec le directeur général de Dangoté pour que la Sonocc puisse s’approvisionner en calcaire à partir de l’usine de Dangoté. « C’est le moyen pour résoudre le problème actuellement. Pour la Sonocc, nous allons reprendre la production dès le lundi prochain afin de baisser les prix », a-t-il annoncé.

En effet, le ministre du Développement industriel a convoqué cette réunion pour savoir pourquoi la Sonocc et Dangoté ont arrêté la production. A l’issue de la rencontre, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint Eudes a pris l’engagement de résoudre le problème de ces deux sociétés afin de faire baisser le prix de ciment tout en gardant à l’esprit l’aspect bénéfice du côté des cimenteries.

Notons que la question de la spéculation du prix du ciment a interpellé les députés le 21 janvier dernier. Le député Venance Mania, donnant l’information à la plénière, a souhaité que le gouvernement s’en explique devant la représentation nationale. « Au mois de novembre 2021, la tonne de ciment coûtait 70 000 FCFA. Ce matin si nous vérifions chez les marchands, d’abord le ciment est devenu rare, le prix à ce jour est à 120 000 FCFA. C’est un problème sur lequel le gouvernement devrait nous éclairer parce qu’il est bien évident que nous ne pouvons pas gérer cette situation comme au début des années 2000. On ne peut pas passer de 70 à 120 000 FCFA la tonne en deux mois », s’est il indigné.

Congo : la société Forspak menacée de mise en demeure

C’est une déclaration de la ministre du tourisme et de l’environnement, Arlette Soudan-Nonault après sa visite dans les locaux de cette société de cimenterie.

Trois, c’est le nombre de moi donné à la société Forspak, par la ministre du tourisme et de l’environnement, Arlette Soudan-Nonault. Cette société de cimenterie située au village Moubeyi dans le département du Niari est accusée de ne pas être conforme aux textes régissant l’environnement du Congo. Forspak a donc trois mois pour se conformer.

 La ministre lors de sa visite qui avait pour objectif de savoir comment est appliqué le plan de gestion environnemental au sein de cette société. Elle a déploré le fait que Forspak n’a aucun responsable chargé des questions environnementales, alors que c’est le domaine le plus sensible. « Je n’ai pas vu celui qui s’occupe de l’environnement. Ce qui justifie ma présence ici, ce sont des questions d’environnement », a-t-elle fait savoir.

En effet, en 2018, Arlette Soudan-Nonault avertissait les responsables de Forspak tout en les interdisant d’arrêter l’utilisation du charbon. Deux ans après, elle revient au galop et constate que les mesures prises en 2018 ne sont pas mises en application. Dès lors, les sanctions devraient tombées.

Il faut rappeler que l’unité de production de cimenterie Forspak, située au village Moubeyi dans la sous-préfecture de Louvakou (département du Niari), a été ouverte en 2013 et emploie deux cent cinquante Congolais. Pendant quarante jours, elle avait interrompu la production à cause du confinement, en vue d’éviter la propagation de la covid-19.