Congo-Ciment : les prix homologués maintenus

4 900 FCFA à Brazzaville, 4 700 FCFA à Pointe-Noire et jusqu’à 5 500 FCFA à Ouesso pour le sac de 50 kg, les prix du ciment restent inchangés au Congo, malgré la demande des producteurs d’une hausse des tarifs.

 

Réunis mercredi 19 août à Brazzaville avec la ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, chargée de la Zlécaf, les trois principaux producteurs de ciment du Congo, Dangote, Sonocc et Forspak, ont convenu de maintenir les prix homologués en 2024.

Pour le sac de 50 kg, les tarifs restent fixés à 4 900 FCFA à Brazzaville, 4 700 FCFA à Pointe-Noire, 4 150 FCFA à Dolisie, 4 000 FCFA à Madingou, 4 300 FCFA à Sibiti, 4 300 FCFA à Mindouli, 4 850 FCFA à Kintélé, 5 075 FCFA à Kinkala, 5 200 FCFA à Ewo, 5 100 FCFA à Oyo et 5 500 FCFA à Ouesso.

Les prix à la tonne restent également inchangés. Ils s’établissent à 89 956 FCFA à Brazzaville, 87 956 FCFA à Pointe-Noire, 78 956 FCFA à Dolisie, 75 956 FCFA à Madingou, 80 956 FCFA à Sibiti, 80 956 FCFA à Mindouli, 88 956 FCFA à Kintélé, 95 456 FCFA à Kinkala, 103 956 FCFA à Ewo, 97 956 FCFA à Oyo et 105 956 FCFA à Ouesso.

Cette décision intervient alors que les cimentiers avaient saisi le ministère pour demander une révision à la hausse des prix homologués en 2024, en invoquant l’évolution de leurs coûts de revient.

La demande n’est toutefois pas définitivement écartée. Dangote, Sonocc et Forspak ont été invités à transmettre au ministère l’ensemble des éléments justificatifs relatifs à l’évolution de leurs coûts de revient.

Ces données seront examinées lors d’un prochain comité interministériel, qui devra apprécier le bien-fondé de la demande et décider, le cas échéant, d’une éventuelle révision des tarifs.

En attendant cet examen, aucune hausse n’est donc appliquée et les prix homologués en 2024 demeurent en vigueur sur l’ensemble des localités concernées.

Congo-pénurie de ciment : la Sonocc reprend sa production à partir du 31 janvier

L’annonce a été faite lundi 24 janvier dernier par le directeur général de la Société nouvelle des ciments du Congo (Sonocc).

 

Les Congolais observent depuis un certain moment l’augmentation vertigineuse du prix du sac de ciment qui est passé du simple au double, voire au triple.  Une situation qui préoccupe également le gouvernement qui a rencontré, le 24 avril, les responsables des sociétés de production de ciment, notamment Dangoté, Forspak et Sonocc. En effet, de ces trois cimenteries, seule Forspak fonctionne actuellement mais ne pouvant pas couvrir toute la demande nationale.

« Du côté de la Sonocc, le téléphérique est en panne, à cause de la crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19, la commande que nous avons passée en France tarde à arriver. Mais, nous cherchons des véhicules pour assurer le transport du calcaire de la carrière à l’usine », a expliqué II Xingtao à la presse.

Selon lui, un accord est envisagé avec le directeur général de Dangoté pour que la Sonocc puisse s’approvisionner en calcaire à partir de l’usine de Dangoté. « C’est le moyen pour résoudre le problème actuellement. Pour la Sonocc, nous allons reprendre la production dès le lundi prochain afin de baisser les prix », a-t-il annoncé.

En effet, le ministre du Développement industriel a convoqué cette réunion pour savoir pourquoi la Sonocc et Dangoté ont arrêté la production. A l’issue de la rencontre, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint Eudes a pris l’engagement de résoudre le problème de ces deux sociétés afin de faire baisser le prix de ciment tout en gardant à l’esprit l’aspect bénéfice du côté des cimenteries.

Notons que la question de la spéculation du prix du ciment a interpellé les députés le 21 janvier dernier. Le député Venance Mania, donnant l’information à la plénière, a souhaité que le gouvernement s’en explique devant la représentation nationale. « Au mois de novembre 2021, la tonne de ciment coûtait 70 000 FCFA. Ce matin si nous vérifions chez les marchands, d’abord le ciment est devenu rare, le prix à ce jour est à 120 000 FCFA. C’est un problème sur lequel le gouvernement devrait nous éclairer parce qu’il est bien évident que nous ne pouvons pas gérer cette situation comme au début des années 2000. On ne peut pas passer de 70 à 120 000 FCFA la tonne en deux mois », s’est il indigné.