Congo : Warka Gang prépare son premier album

Ce groupe de Pointe-Noire prépare la venue de son tout premier opus qui va s’intituler « Contrôle ». Warka Gang est encore en studio pourtant il fait déjà parlé de lui.

L’album qui contera dix titres est déjà attendu par les pontenégrins. Produit par la maison Sky Vision Musik label, le groupe est en train de finaliser cet opus dont la sortie officielle est annoncée pour les prochains jours.

Le groupe Warka Gang fait dans la musique urbain, l’afro trap et du rap. « Nous l’appelons Contrôle parce que nous sommes maintenant capables de nous défendre. Car tous les jours nous avons des défis à relever. Dans cet album, nous allons parler de la vie que nous menons au quotidien : d’où venons-nous ? Où allons-nous ? », a expliqué Djames Crazy, un des membres du groupe.

Dirigé par MC Kulzer, le groupe entend mettre cet album sur le marché et sur les plateformes de téléchargement légales le plus tôt possible. Le déconfinement par palier amorcé par les pouvoirs publics, faisant de Brazzaville et Pointe-Noire deux localités fermées aux autres, n’aide en rien les artistes musiciens qui optent maintenant pour les réseaux sociaux.

Warka Gang est l’un des dernières formations nées de la ville océane. Il comptait au départ des artistes comme Djams Crazy, Idolostrice, Singou Djem’s, Guelor Francisco, Siboy et Léo Marcus.

« Après les autres ont quitté le groupe, nous sommes restés à deux : D. Crazy et Mc Kulzer. Depuis leur départ, nous continuons à travailler pour l’essor du groupe », a précisé Djames Crazy.

Notons que Warka Gang nourrit d’autres projets, entre autres ouvrir un studio d’enregistrement à Pointe-Noire. Il se réjouit d’avoir travaillé avec des artistes qui ont pignon sur rue dans la ville économique  comme Super Cvm, Czer, Skalbo de Arsenal 242, Proto Mwan Bwal de Br. Squad musik, Mc Killer, Congolino et Boozy.

Congo-déconfinement : le port du masque obligatoire toujours pas respecté

Après un mois et demi de confinement total à cause du coronavirus, les pouvoirs publics ont misé sur le port obligatoire des masques de protection pour limiter la propagation de la maladie au Congo.

Depuis lundi 18 mai, la république du Congo est sous déconfinement partiel. Mais il faut dire que ce déconfinement est accompagné par la mesure du port obligatoire du masque avec comme moyen de répression des amendes à ceux qui ne respecteraient pas les recommandations. Une mesure que plusieurs congolais jusqu’ici ne respectent pas. Le constat est amer lorsqu’on se rend dans des endroits tels que les marchés. Pour ces rares personnes qui en ont,  ils les mettent sur le menton au lieu de couvrir la bouche et le nez.

A ce comportement d’incivisme de la population, s’ajoute une teinte d’incrédulité qui ne croit pas à l’existence de cette maladie d’une part et à la propagation rapide de celle-ci d’autre part. il faut craindre que le nombre de contaminés explose si les mesures drastiques en termes de prévention ne sont pas déployées.

Dans un décret signé mardi par le ministre de l’Intérieur, la police devra s’assurer du port des masques que ce soit chez les piétons que dans les transports. Une vigilance certes saluée mais qui doit s’accompagner d’une campagne permanente de sensibilisation communautaire. Car s’il vrai que d’autres évoquent l’absence de moyens pour se procurer des masques locaux fabriqués par des artisans et vendues entre 500 et 1000 FCFA, la faiblesse d’une communication adaptée dans la lutte contre la pandémie est citée comme facteur ramollissant les efforts déjà déployées.

Le gouvernement qui a fait confectionner 1.500.000 masques entend commencer la distribution de ceux-ci aux personnes ciblées pour que soit opérante cette mesure sans laquelle le plan de deconfinement progressif mis en place serait un échec.

En attendant le début d’un dépistage de masse annoncé par le Premier ministre, le Congo qui compte déjà plus de quatre cents cas de contaminés mise sur la prévention pour stopper la pandémie.

 

Congo : les transports en commun doublent les tarifs

Pour compenser le manque à gagner dû au respect des mesures barrières qui limitent le nombre de passagers dans les transports en commun les conducteurs font des demi-terrains au grand dam de la population.

Le 18 mai, premier jour de déconfinement, les moyens de transport en commun, notamment les bus et taxis, n’ont pas inondé les artères de Brazzaville comme s’y attendaient les usagers. La circulation a repris timidement, les arrêts de bus sont remplis de passagers dans l’attente des moyens de transport qui arrivent au compte-gouttes, les trajets habituels sont segmentés obligeant les passagers de payer doublement pour atteindre la destination finale. « De Texaco jusqu’à l’arrêt Blacher, j’ai payé 150 FCFA. Pour arriver jusqu’à la gare ferroviaire, j’ai ajouté le même montant, soit 300FCFA au total alors qu’avant on ne payait que 150FCFA sur l’ensemble du trajet », s’est indigné un employé dans un magasin au centre-ville. Les embouteillages observés par endroit dans la capitale sont causés par des véhicules personnels.

De leur côté, les conducteurs sont satisfaits de renouer avec le travail même si les contraintes liées aux mesures barrières ne leur permettent pas de réaliser les recettes journalières. « Nous sommes conscients du danger que constitue la pandémie du Covid-19. Nous portons nos masques en limitant le nombre de passagers tel que prévu par le gouvernement. Mais nous sommes obligés de faire des demi-terrains pour totaliser les recettes et ne pas tourner à perte», a expliqué Armand Matondo, un conducteur de bus desservant l’axe Château-d’eau – La gare à un rythme segmenté.

Lors de l’annonce du plan de déconfinement, le Premier ministre, Clément Mouamba, a rappelé les mesures barrières à respecter dans les transports en commun. « La limitation du nombre des passagers à dix dans les bus de type « Hiace », à deux passagers assis par rangée dans les bus « Coaster », à trente passagers assis dans les petits bus de la STPU et à cinquante passagers assis dans les grands bus de la STPU ; enfin à trois passagers, y compris le chauffeur pour les taxis », a déclaré le chef du gouvernement.

Le port obligatoire du masque pour les chauffeurs, les contrôleurs et les passagers ainsi que la mise à disposition permanente du gel hydroalcoolique pour le chauffeur et le contrôleur dans tous les bus et taxis complètent les mesures barrières à observer dans les transports en commun. A ce sujet, la majorité des transporteurs a respecté les consignes. Ceux qui sont allés à l’encontre des mesures édictées ont été ramenés à l’ordre par les gendarmes et policiers qui, sur le terrain, font respecter la loi pour la sécurité sanitaire de tous.

Congo-déconfinement : les frontières restent fermées

C’est l’un des points du plan de déconfinement qui a été présenté aux congolais ce week-end.

Le Congo est sortie de son confinement ce lundi 18 mai 2020, après près de deux mois de restriction de déplacement à cause de la pandémie de coronavirus.

Mais ce retour à la normale n’est pas total. Il s’agira d’un « déconfinement progressif et par paliers », a indiqué ce week-end le Premier ministre, Clément Mouamba. Les frontières resteront donc fermées et les deux principales villes, Brazzaville et Pointe-Noire, resteront isolées du reste du pays.

Ces deux villes sont classées en « zone 1 », c’est-à-dire les plus touchées par la maladie. Dans cette zone, le gouvernement a autorisé « la reprise du travail aux heures aménagées par les employeurs, sans enfreindre le couvre-feu, pour les activités non indispensables ». Le couvre-feu de 20h à 5h du matin y est maintenu ainsi que sur toute l’étendue du territoire congolais, «dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire».

Pour le reste du pays classé en « zone 2 », « toutes les mesures restrictives sont levées, à l’exception du couvre-feu ».

Notons que la république du Congo compte officiellement 412 cas confirmés de coronavirus, 110 guérisons et 15 décès.

Coronavirus : le Congo reçoit plus de 805 mille masques de fabrication locale

Les artisans congolais ont livré, le 18 mai, à la ministre des Petites et moyennes entreprises, Yvonne Adelaïde Mougany, un dernier lot de 805 mille 949 masques de fabrication locale.

C’est un pari gagné pour les couturiers congolais. Ceux-ci viennent de livrer un dernier lot de 805 mille 949 masques de fabrication locale. Ils avaient été retenus pour produire 1,5 million de masques dans un délai précis.

« Le gouvernement, par le bien du chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, avait donné mission aux artisans de produire 1,5 million de masques. Je suis contente de ce que les artisans ont réussi à couvrir la commande en si peu de temps, avec un surplus de quatre-vingt mille masques », s’est réjouie Yvonne Adélaïde Mougany.

En plus de la commande officielle, ces derniers ont confectionné quatre-vingt-trois mille masques supplémentaires. Ce qui porte le nombre total à un million cinq cent quatre-vingt-trois mille.

L’objectif du gouvernement est de permettre à chaque Congolais, surtout les plus démunis, de disposer d’un masque afin de se protéger contre la pandémie du coronavirus. La commande des masques fait partie des stratégies adoptées par le gouvernement pour renforcer la riposte à la pandémie et briser la chaîne de contamination.

Pour contribuer à la lutte contre le coronavirus, les artisans congolais ont collecté trois millions francs CFA qu’ils ont remis à la ministre des Petites et moyennes entreprises.

Congo : la direction générale de l’administration pénitentiaire reçoit un don de l’UNHCR

Cent dispositifs lave-mains, six mille six cent dix-huit masques, trois mille trois cent neuf gels hydroalcoolisés et autre constituaient l’ensemble du don.

Vendredi 15 mai, la direction générale de l’administration pénitentiaire a reçu du matériel de protection contre le coronavirus. C’est un don de la représentation du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), en partenariat avec le comité national des droits de l’homme (CNDH).

Celui-ci était constitué de cent dispositifs lave-mains, six mille six cent dix-huit masques, trois mille trois cent neuf gels hydroalcoolisés, deux cent huit cartons de savons, quatre-vingt-dix-neuf sous-vêtements féminins et quatre-vingt-dix-neuf serviettes hygiéniques. Il a été réceptionné par Jean Blaise Komo, directeur général de l’administration pénitentiaire.

Evalués à dix-huit millions quatre cent soixante-dix-neuf mille deux cent soixante-seize francs CFA, ces produits seront distribués à mille cent trois détenus dont vingt et trois refugiés. « Le milieu carcéral étant très sensible, c’est de bon droit que le HCR en partenariat avec le CNDH a choisi de soutenir les détenus en République du Congo, afin de lutter contre la propagation du coronavirus. Nous poursuivons la donation à d’autres maisons d’arrêt du pays pour accompagner le Congo et répondre à l’appel du chef de l’Etat », a indiqué

Congo : les classes d’examens reprennent les cours le 1er juin

Cette décision est l’une des annonces fortes du plan de déconfinement qui a été présenté aux congolais ce week-end.

Les élèves concernés devront compter au moins six semaines après le début des cours prévu le 1er juin prochain pour commencer les examens. C’est une estimation du ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Anatole Collinet Makosso.

Pendant qu’il annonçait le déconfinement progressif et les mesures garantissant son succès, le Premier ministre, Clément Mouamba, a indiqué ce week-end que dans le secteur de l’éducation les élèves des classes d’examen, notamment CM2, 3ème et terminale, vont renouer avec le chemin de l’école à partir du 1er juin dans le strict respect des mesures barrières contre le coronavirus (Covid-19) : distanciation sociale, port obligatoire de masque, lavage régulier des mains.

Pour le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, les examens d’Etat se tiendront en mi-juillet. « Le CEPE peut avoir lieu entre le 7 et le 14 juillet, le baccalauréat entre le 14 et 21 juillet et le BEPC entre fin juillet début août », a-t-il supposé précisant qu’il revient au gouvernement de fixer de façon précise le calendrier définitif des examens d’Etat.

Anatole Collinet Makosso a, par ailleurs, expliqué que les cours qui reprendront le 1er juin permettront de compléter le volume horaire requis, selon la norme pédagogique d’une année scolaire régulière, avant que les élèves ne fassent les examens.

En effet, les cours ont été arrêtés le 18 mars dernier sur l’ensemble du territoire à cause de la pandémie du coronavirus. Le troisième trimestre qui devrait commencer le 6 avril dans l’objectif de totaliser les six semaines pour boucler la totalité de l’année scolaire n’a plus eu lieu. « Ce sont les six semaines restantes que nous reprendrons à partir du 1er juin », a précisé le ministre Anatole Collinet Makosso.

En attendant la reprise des cours, les acteurs du secteur de l’éducation font les derniers réglages de sorte que les mesures barrières soient respectées à la lettre dans les salles de classe.

Congo-Coronavirus : des parlementaires demandent l’annulation de la dette des pays pauvres

Face aux conséquences économiques potentielles de la pandémie du Covid-19, plus de trois cents parlementaires d’une vingtaine de pays ont appelé le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale à annuler la dette des pays pauvres.

Pour ces parlementaires, il ne suffit pas de suspendre la dette des pays pauvres, mais plutôt de l’annuler tout simplement. « Annuler la dette, c’est la moindre des choses que peuvent faire la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et d’autres institutions financières internationales », affirment les parlementaires emmenés par le sénateur américain Bernie Sanders et la représentante démocrate Ilhan Omar.

Les signataires, originaires de tous les continents, jugent que le remboursement de la dette des pays les plus pauvres devrait être complètement annulé plutôt que simplement suspendu, comme l’a décidé le G20 en avril. Certes, affirment les signataires, « le G20 a décidé en avril dernier de suspendre la dette des pays les plus pauvres. Mais le but est d’empêcher un accroissement inimaginable de la pauvreté, de la faim et des maladies qui menace des centaines de millions de personnes. Il faut donc que le remboursement de la dette soit complètement annulé au lieu d’être simplement suspendu. Et pour ce faire, il faut augmenter les ressources de la Banque mondiale et du FMI ».

Parmi les signataires figurent aussi l’ancien leader travailliste, Jeremy Corbyn, ou encore l’ancien président de l’Argentine, Carlos Menem. Pour sa part, la Banque mondiale a déclaré qu’elle allait réfléchir aux moyens de renforcer son soutien aux pays les plus pauvres mais que l’annulation des dettes pourrait nuire à sa réputation de prêteur et affaiblirait ses capacités d’action dans le futur.

Congo-Coronavirus: début du plan de déconfinement

Le Premier ministre Clément Mouamba a annoncé ce samedi 16 mai 2020 un plan de déconfinement progressif et par palier, qui devrait entrer en vigueur le lundi 18 mai.

Alors que de nombreux Congolais l’attendaient dans la soirée, c’est finalement dans la mi-journée que Clément Mouamba a dévoilé le plan de déconfinement progressif et par pallier annoncé il y a quelque 48 heures par la Coordination nationale de gestion de la pandémie du coronavirus.

Dans son adresse, le Premier ministre a fait savoir que ce déconfinement devrait se dérouler en tenant compte de la situation dans deux zones. La zone 1 composée de Brazzaville et Pointe-Noire, les deux principales villes qui, à elles seules, enregistrent près de 90 % des cas de covid-19 recensés dans le pays.

Dans cette zone, on devrait par exemple assister à une reprise des transports en commun, avec obligation du port de masque pour les équipages et les passagers. Les jours d’ouverture de marchés domaniaux passent de trois à cinq. Les voyages entre Brazzaville et Pointe-Noire sont pour l’instant suspendus, sauf nécessité.

La zone 2 quant à elle, concerne les localités peu ou pas impactées par le coronavirus. Ici, le confinement total a été levé. Le couvre-feu par contre demeure en vigueur sur toute l‘étendue du territoire.

Annonçant une grande entreprise de sensibilisation aux gestes barrières par l’implication des « forces vives de la Nation » (ONG, religieux, etc.), Mouamba a également indiqué que le gouvernement se réserve le droit de renforcer les mesures en cas d’aggravation de la situation épidémiologique.

Voilà qui devrait sonner comme un message du Graal pour les quelque 5 millions de Congolais, dont les ahans se faisaient déjà entendre sur les réseaux sociaux et les médias traditionnels pour exprimer leur ras-le-bol face à un confinement qui commençait à les affamer.

La situation épidémiologique dans ce pays d’Afrique centrale, très riche en ressources naturelles, fait état de 412 cas dont 110 guérisons et 15 décès. Avant le confinement et d’autres mesures relatives à l‘état d’urgence décrété le 28 mars dernier, le Congo comptait près de 19 cas de covid-19 et zéro décès.

Congo-Covid-19 : le plan de déconfinement sera connu ce samedi

Ledit plan a été adopté à l’issue de la troisième réunion de la Coordination nationale de gestion de la pandémie du Covid-19 présidée par le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, en visio-conférence, le 14 mai, à Brazzaville.

Les conclusions de la troisième réunion de la Coordination nationale de gestion de la pandémie du Covid-19 rendues publiques par le ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla, soulignent que le Premier ministre dévoilera le plan progressif de déconfinement dans 48h.

La décision de déconfiner de manière progressive implique la mise en œuvre préalable des mesures visant à garantir la protection de la population. Il s’agit notamment de la sensibilisation par les forces vives de la société civile et les confessions religieuses au strict respect des mesures barrières.  Aussi  est-il question de mettre à la disposition de la population, gratuitement ou à bas prix, les masques de protection de qualité et en grande quantité tant par l’Etat que par les administrations ainsi que les entreprises publiques et privées. La mesure renvoie à la mise en œuvre effective du port obligatoire de masque. « Cette mesure devra être rigoureusement mise en application alors que la circulation sera rendue plus libre pendant la période de déconfinement par palier », a indiqué Thierry Lézin. L’amélioration de la capacité de prise en charge des malades du Covid-19 par la finalisation rapide des travaux de réhabilitation des structures sanitaires retenues par le gouvernement figure parmi les conditions fixées.