Coronavirus : le Congo attend de nouveaux équipements

La ministre de la Santé, Jacqueline Lydia Mikolo, l’a annoncé le 13 mai à Brazzaville, au cours d’un échange avec la Commission santé, affaires sociales, genre et développement durable du Sénat.

Ces équipements seront mis à la disposition des villes de Brazzaville, Pointe-Noire et d’autres situées au centre et au nord du pays afin de porter la capacité nationale de dépistage à 1500 tests par jour contre 400 actuellement. Grâce à ceux-ci, les résultats des tests seront disponibles une heure en moyenne contre trois à quatre jours aujourd’hui.

Avec l’acquisition de ce matériel, le gouvernement vise, à moyen terme, à réaliser plus d’un million de tests.

« Nous avons connu des dysfonctionnements parce qu’au moment où la pandémie survient, le Congo n’est pas capable de par son plateau technique de détecter le coronavirus. Il a fallu travailler en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé et d’autres partenaires pour la remise à niveau du laboratoire national de santé publique. Aujourd’hui, le Congo a validé trois laboratoires et formé du personnel capable de diagnostiquer la pandémie. Nous sommes partis de 0 pour arriver au niveau actuel », a expliqué la ministre Jacqueline Lydia Mikolo.

Quant au protocole thérapeutique utilisé dans les hôpitaux réquisitionnés pour soigner les malades, elle a fait savoir que « nous utilisons et ce n’est pas un secret, celui du professeur Didier Raoult avec ses trois molécules dont la chloroquine. Mais, il faut éviter l’automédication. Ce protocole ne peut être efficace sans contrôle médical ».

La ministre de la Santé a, en outre, invité les personnes porteuses des symptômes de la maladie à se rendre dans les structures de santé en vue d’une prise en charge précoce. Selon elle, le Congo compte à la date du 11 mai, 341 cas confirmés du Covid-19 dont 74 guéris et 11 décès.

Congo-coronavirus : le secteur informel entend sortir du confinement

Les coiffeurs, chauffeurs de taxis, tenanciers des restaurants et autres établissements prennent des dispositions nécessaires pour relancer leur business.

A Brazzaville, le secteur informel est à l’arrêt depuis le confinement qui a débuté le 31 mars. L’annonce faite par les autorités gouvernementales de déconfiner par paliers à compter du 16 mai nourrit les espoirs.

Lionel Ndombi est étudiant à la faculté des sciences économiques de l’Université Marien Ngouabi. Mais il dépend en grande partie de son salon de coiffure, presque à ciel ouvert, installé dans le quartier périphérique de Massengo, fermé depuis que le confinement est en vigueur.

« Je ne fonctionne plus depuis près de 45 jours, mon activité est bloquée. Cela se passe très mal parce que depuis 45 jours mes ciseaux sont rangés : je ne fonctionne plus, je n’ai plus de clientèle. Le confinement est un moment très défavorable pour moi parce que je ne gagne absolument rien, je n’ai plus de clientèle et plus de recettes non plus », témoigne Lionel, le cœur serré.

C’est avec impatience que Lionel attend le déconfinement : « Je suis prêt pour le déconfinement : là, par exemple, vous me voyez en train de nettoyer mes ciseaux et je me prépare déjà pour ce déconfienement », annonce-t-il.

L’attente du secteur du transport

Respectant à la lettre les mesures gouvernementales pour faire face au coronavirus, Wayi Gonféré n’a plus touché au volant de son taxi depuis un mois et demi. Il vient de vidanger le moteur de son engin dans l’espoir que les transports publics feront partie du premier palier à deconfiner.

« C’est ce métier qui me permet d’être et de prendre soin de ma famille. Certains de mes amis se retrouvent dans les gares routières où ils transportent, moyennant finances, des objets dans les brouettes. Mais, nous autres qui n’avons pas cette force attendons seulement que notre propre activité reprenne », déclare monsieur Gonféré.

À quelques encablures du célèbre boulevard Alfred Raoul, Alphonse Ndongo tient le restaurant le « Plat d’or » qui valorise la cuisine africaine. L’établissement est bien cadenassé à cause du confinement.

« Nous vivons au jour le jour »

« Le plus difficile encore, affirme Alphonse Ndongo, ce sont nos travailleurs qui sont mis en congés techniques. Nous vivons au jour le jour et ne sommes pas comme des sociétés qui sont bien organisées. Vous voyez aujourd’hui que tous ces gens se retrouvent sur le pavé sans moyens. C’est très très difficile. Là nous avons aussi des charges locatives auxquelles il faut faire face », se lamente monsieur Ndongo.

Alphonse Ndongo a déjà pris toutes les dispositions nécessaires pour relancer son activité. « Je suis présentement au restaurant où on est ne train de mettre la propreté, nettoyer les tapis, les meubles. Nous avons déjà fait venir une société qui s’occupe de la désinfection. Ensuite, nous sommes en train de voir comment nous pouvons reconstituer nos stocks », précise-t-il.

Tous les analystes s’accordent à dire qu’après le confinement du secteur informel, l’économie congolaise va prendre un grand coup.

Congo : Nadia Nsayi publie « Fille de la décolonisation »

La politologue relate son expérience personnelle de Belge d’origine congolaise, l’histoire de sa famille en lien avec l’histoire de la période coloniale belge.

Dans « Fille de la décolonisation », Nadia Nsayi revient sur le système fondamentalement injuste appelé colonisation, sur l’héritage colonial en Belgique et de l’importance des excuses belges, couplé à un véritable processus de décolonisation. Elle évoque ainsi la colonisation belge, la situation actuelle ainsi que les défis et termine par un plaidoyer sur l’importance de la décolonisation, soixante ans après l’indépendance du Congo.

Née en 1984, Nadia Nsayi est arrivée en Belgique en 1989 à l’âge de 5 ans avec sa mère. Elle a obtenu, en 2008, un master en politique internationale à la KU Leuven, version flamande de l’université catholique de Louvain en 2008. Après un stage (2008-2009) à EURAC, le réseau européen pour l’Afrique centrale, elle a travaillé comme assistante parlementaire (2008-2010) et a été, pendant près de 10 ans, responsable des politiques pour le Congo au sein de « Broederlijk Delen », une organisation flamande de coopération au développement, ainsi qu’au sein du mouvement pour la paix « Pax Christi Flandre ».

Elle y faisait le suivi du Congo:situation politique et sécuritaire, relations du Congo avec la communauté internationale, en particulier avec la Belgique et l’Union européenne, en plus du débat sur la période coloniale et le mouvement de décolonisation en Belgique. Elle faisait également un suivi de la situation dans les pays voisins comme le Rwanda et le Burundi. Depuis 2019, Nadia Nsayi travaille comme conservatrice au Museum aan de Stroom (MAS-Musée sur le cours d’eau) à Anvers, dans le cadre de l’exposition ‘100 X Congo.

Congo-Ccvid19: huit nouveaux cas testés positifs

Le Congo totalise aujourd’hui 341 cas confirmés, 53 cas guéris et 11 décès dus au coronavirus, au mercredi 13 mai 2020.

Le coordonnateur technique du comité de riposte contre le Coronavirus, Dr Gilbert Ndziessi, a annoncé, à Brazzaville, que le pays a enregistré, mercredi 13 mai, huit nouveaux cas confirmés de coronavirus.

Le Congo totalise aujourd’hui 341 cas confirmés, 53 cas guéris et 11 décès dus au coronavirus. Selon Dr Gilbert Ndziessi, les deux principales agglomérations du pays sont les plus touchées par la pandémie de la COVID-19.

Le coordonnateur technique du comité national de riposte contre le Coronavirus a réitéré son appel à observer les mesures barrières de lutte contre la propagation contre la COVID-19.

Congo-Coronavirus : des entreprises chinoises font un don d’équipements

Des masques, des tests et d’autres intrants utiles dans la lutte contre la pandémie, constituaient le offert par deux entreprises chinoises au gouvernement congolais.

La ministre en charge de la Santé, Jacqueline Lydia Mikolo et celui de l’Aménagement du territoire, Jean-Jacques Bouya, ont réceptionné le 13 mai à Brazzaville.

« Ce geste est une manière pour nous de témoigner notre solidarité avec le Congo dans la riposte au Covid-19 », a expliqué le directeur de la société chinoise Jiangsu provincial construction. Cette société construit le nouveau siège du Parlement congolais en plein cœur de Brazzaville. L’autre entreprise, Cemg a apporté un lot d’équipements.

Pour la ministre en charge de la Santé, ce don, notamment les intrants, permettront de faire les tests. Le gouvernement s’est, en effet, engagé dans un processus visant à réaliser un dépistage à grande échelle. Ces équipements seront utilisés dans la prise en charge des malades et la protection des personnels de santé.

De son côté, le ministre Jean-Jacques Bouya a souligné que le geste des entreprises chinoises était l’expression de l’excellence des relations entre les deux pays. Il a également salué les efforts de l’ambassade de Chine qui mobilise les partenariats publics et privés pour accompagner le Congo dans la riposte au Covid-19.

Congo-covid-19 : Sassou Nguesso proroge l’Etat d’urgence

Le président congolais a décidé de proroger jusqu’à la fin du mois, l’état d’urgence sanitaire lié au Coronavirus, malgré une détérioration croissante de la situation économique du pays.

Les Congolais devront encore vivre dans le confinement jusqu’au 31 mai prochain suite à une décision du Président de la République Dénis Sassou Nguesso prorogeant jusqu’à cette date, l’état d’urgence déclaré depuis le 30 mars 2020.

Une décision diversement appréciée, mais qui pour les autorités congolaises, participe de la riposte contre le Covid-19 dont l’évolution de la maladie au-delà de Brazzaville, la capitale suscite l’inquiétude.

Malgré des manifestations de contestation de la population contre le confinement décidé par les autorités, ces dernières ont maintenu le cap, alors que de nombreux Congolais dont plus de 50% vivent de l’informel, se plaignent des difficultés économiques, indépendamment des mesures d’accompagnement annoncées par le Gouvernement.

Déjà avant cette crise sanitaire qui impacte sérieusement sur l’outil de production, la situation économique du Congo n’était pas si reluisante. Le pays croule sur une énorme dette et a du mal à négocier avec succès, les programmes économiques avec les bailleurs de fonds, à l’instar des échecs accumulés de Brazzaville pour accéder à la Facilité élargie de crédit (FEC) auprès du Fonds monétaire international (FMI).

Par ailleurs, la dépréciation des cours du pétrole sur le marché mondial est une catastrophe pour le Congo dont le pétrole constitue plus de 80% de revenus du pays. Une actualité qui a fait dire à certains observateurs que « le Congo est faillite », suscitant une vive réaction des autorités congolaises qui ont qualifié ces informations « d’allégations mensongères ».

Déclaré le 30 mars et prorogé le 20 avril, l’état d’urgence sanitaire va courir jusqu’au 31 mai, à compter du 11 mai 2020 alors que les sources officielles dénombrent à ce jour 333 cas positifs au coronavirus dont 53 guéris et 11 décès.

Brazzaville : l’élection du nouveau maire est programmé au 22 mai

Le maire de la capitale congolaise sera élu au cours de la session extraordinaire du conseil municipal et départemental de la ville.

Une session extraordinaire du Conseil municipal et départemental de Brazzaville aura lieu le 22 mai 2020. L’objectif étant d’élire le nouveau président du Conseil municipal et départemental, maire de la ville capitale, selon une note signée du ministre délégué chargé de la Décentralisation et du Développement local, Charles Ngafouomo.

L’ancien maire, Christian Roger Okemba, avait été suspendu de ses fonctions le 28 février dernier par un décret du ministre de l’Intérieur pour un présumé détournement des fonds publics.

Le 18 avril 2020, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret ayant scellé sa révocation. Il fait l’objet des poursuites judiciaires à ce jour.

Depuis mars dernier, la Mairie de Brazzaville est dirigée par le premier adjoint au maire, Guy Marius Okana, en qualité d’intérimaire.

Congo : le FMI examine la demande d’aide d’urgence

Le Congo-Brazzaville est frappé par la baisse de cette recette pétrolière en cette période de pandémie. Comment se déroulent les négociations, alors que les relations entre le FMI et Brazzaville ne sont pas au beau fixe ?

Selon certaines informations, la demande d’aide introduite par Brazzaville auprès du FMI porte sur 300 millions de dollars. La semaine dernière, le président Denis Sassou-Nguesso a affirmé au cours d’un entretien à RFI que les négociations étaient en cours.

Le FMI a demandé à Brazzaville de lui fournir un certain nombre de « garanties », explique une source au sein de l’institution : notamment le détail de ses opérations financières au premier trimestre, ainsi que celui des mesures de soutien aux entreprises en cette période de pandémie. La décision d’accorder ou non cette aide est en revanche « dissociée », assure cette source au sein du FMI, de l’épineuse question de la dette contractée par le Congo auprès de plusieurs négociants en pétrole. Une dette d’1,5 milliard de dollars qui empoisonne depuis longtemps les relations entre le Fonds et Brazzaville…

Lorsqu’en juillet dernier, le FMI avait finalement accepté de voler au secours du Congo en lui accordant un prêt de 448,6 millions de dollars sur trois ans, c’était à la condition que Brazzaville négocie une décote de 30% de cette dette avec ces pétroliers afin de rendre cette dette « soutenable », explique un économiste. Une condition toujours pas remplie… dix mois plus tard. Cela a poussé en décembre le FMI à suspendre ses versements.

« Nous avons confiance » a déclaré à ce sujet le président Denis Sassou-Nguesso à RFI la semaine passée. Mais ce contexte de négociation en inquiète plus d’un en cette période de grande turbulence pour l’économie du pays : « Nous avons perdu la confiance des institutions financières internationales » redoute une source congolaise proche de ce dossier.

Tchad : le frère cadet du président impliqué dans une affaire de mort

Salaye Déby, est accusé d’avoir provoqué il y a deux semaines la mort d’un jeune berger.

Ce berger  se serait noyé dans une digue après que Salaye Déby, frère cadet du président de la république, a tiré pour le faire fuir, lui et son troupeau.

La scène se déroule le 28 avril dernier à Bardé, à 30 kilomètres au sud-est de la capitale tchadienne Ndjamena. Plusieurs troupeaux de chameaux s’abreuvent à un point d’eau, situé à quelques mètres du jardin de Salaye Déby. Le frère cadet du président Idriss Déby, très craint dans la zone, n’apprécie généralement pas que les bergers viennent ici avec leurs bêtes.

Selon un témoin présent au moment des faits, Salaye Déby sort alors de son domicile avec une arme et tire en direction des bergers pour les faire fuir. Aucun d’entre eux n’est touché, mais en s’échappant, Moussa, l’un d’eux, tombe dans une digue et se noie. Salaye Déby a alors refusé d’être interpellé par les gendarmes, selon la Convention tchadienne pour la défense des droits de l’homme (CTDDH).

La Convention tchadienne pour la défense des droits de l’homme (CTDDH) est sur le point de former une coalition avec d’autres organisations afin d’exiger son arrestation.

Djimet Arabi, le ministre de la Justice, assure qu’une information judiciaire a été ouverte et que l’enquête a été confiée à une unité de gendarmerie, la Section nationale de recherche judiciaire (SNRJ) qui doit, toujours selon le ministre, rendre ses conclusions en ce début de semaine.

Affirmations que rejette la CTDDH, pour qui aucune enquête n’est en cours.

Covid 19 : le Congo reçoit 777000 masques de protection

Le ministère des Petites et moyennes entreprises, de l’Artisanat et du Secteur informel a livré, le 11 mai, au Premier ministre, Clément Mouamba, 777000 masques qui représentent le premier lot d’une commande d’un million cinq cent mille.

Ces masques de protection seront distribués gratuitement à la population. Au total, plus de cinq cents artisans s’affairent à la confection de ces masques. En dix jours, ces couturiers ont produit 777000 masques sur un total de 1,5 million.

Le chef du gouvernement, Clément Mouamba, a reçu le lot de masques des mains de la ministre en charge des Petites et moyennes entreprises, Yvonne Adelaïde Mougany.

« Avec les artisans, nous nous sommes accordés sur le cahier des charges dans le lequel nous avons pris compte des éléments permettant à ce que les masques produits puissent répondre aux normes. Le travail fait est de qualité et en quelques jours, ils ont produit 777000 masques correspondant à la première tranche. Le deuxième lot pourra être prêt dans les dix prochains jours », a expliqué la ministre Yvonne Adélaïde Mougany.

Selon le Premier ministre, il sera mis en place un plan de distribution gratuite de ces masques à la population. L’objectif est d’offrir à chaque congolais au moins un masque protecteur afin de lui permettre de se protéger contre la maladie.

En rappel, le Congo est placé en état d’urgence sanitaire depuis le 1er avril dernier. Le pays compte à ce jour 333 cas positifs au coronavirus dont 53 guéris et 11 décès.