Congo-Coronavirus : des jeunes apportent leur contribution

Lors d’une visioconférence tenue récemment par l’association « Les jeunes cadres », quatre Congolais ont présenté des produits innovants afin de lutter contre le coronavirus.

« Nous jugeons opportun de montrer à l’opinion publique ce que la jeunesse fait et sollicitons la valorisation de ce capital humain. Les inventions présentées sont des plus pertinentes et visent à améliorer les conditions de vie des populations. Cette pandémie impose un changement de paradigme et perceptiblement une nouvelle façon de vivre et ces jeunes proposent des alternatives adéquates afin que notre société réponde à ce nouveau défi », a indiqué Florian Koulimaya, le président de l’association « Les jeunes cadres ».

Cette visioconférence a permis à Odin Diakamona, David Nzassi, Huster Akiera et Luvick Otoka de mettre en valeur leur créativité dans le cadre de la lutte contre la covid-19. Chacun devant son ordinateur a expliqué au jury, composé d’Alain Akouala (ancien ministre), Dior Linvani (Expert-comptable), Véronica Kayembe, (chargée de la communication à l’UNFPA), Loïc Mackosso et Guy Patrick Massoloka, la quintessence et l’objectif de leur invention.

L’Initiateur de Kanda FM, Odin Diakamona a indiqué que ce media qui fonctionne à travers WhatsApp met à la disposition des Congolais des informations et conseils fiables et vérifiés sur la covid-19. Pour sa part, David Nzassi a présenté un portique désinfectant avec un dispositif de prise de température, un téléphone intégré afin d’appeler les urgences s’il y a un cas suspect, un purificateur ainsi qu’un dispositif de lavage de main le tout fonctionnant automatiquement sans une manipulation humaine en près d’une minute.

Huster Akiera, quant à lui, a conçu des visières destinées au personnel soignant ainsi que des cache-nez pour les ménages, le tout conçu par le biais d’une technologie 3D.  « Au départ, c’était pour travailler avec nos services sanitaires et mettre mon expertise à leur disposition afin de contribuer à la lutte contre la covid-19, l’idée étant de protéger nos citoyens avec du contenu local », a déclaré le jeune innovateur.

En dernier lieu, Luvick Otoka a présenté une invention dénommée Luzabu Trans Spray. « Nous ciblons tous les moyens de transport en commun comme individuel (les taxis, bus, avions, trains, bateaux et bien d’autres) qui sont les canaux les plus directs de propagation du virus », a –t- il expliqué afin de séduire le jury. Appréciant le dynamisme et l’esprit créatif de ces jeunes, Dior Linvani leur a suggéré de se rapprocher de ses services afin qu’ils conçoivent ensemble des business plans conformes et attrayants pour une probable quête de financement. Pour sa part, Michèle Karambiri a promis d’apporter son expertise dans la stratégie de communication de ces projets.

Affaire Chloé Bafouidintsoni : une enquête est ouverte

Cette femme de 29 ans souffrait d’une dyspnée qui a compliqué sa grossesse de huit mois. Elle a trouvé la mort le 30 mai à la clinique Leyono où elle aurait été prise pour une personne malade de Coronavirus.

Le Procureur de la République, André Ngakala Oko, est descendu lundi à la clinique municipale Albert Leyono, un des hôpitaux qui s’occupent de la prise en charge des malades du Coronavirus à Brazzaville.
Dans la foulée il a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire pour faire la lumière et établir les responsabilités sur la mort de Chloé Bafouidintsoni.

Deux médecins évoluant dans cette structure hospitalière ont été arrêtés.

« Il y a eu mort d’homme. Il y a une femme qui a trouvé la mort. Suite à la mort de cette dame, j’ordonne l’ouverture d’une enquête de flagrance. Il y a eu deux médecins qui sont arrêtés et doivent répondre des faits qui leur sont reprochés. Pour le moment je n’ai pas encore à dire. Attendons que l’enquête aboutisse », a déclaré le Procureur.

Chloé Bafouidissoni, une femme âgée de 29 ans souffrant d’une dyspnée qui a compliqué sa grossesse de huit mois, nécessitant alors une césarienne, a trouvé la mort le 30 mai à la clinique Leyono où elle aurait été prise pour une personne souffrant du Coronavirus, une maladie qui touche à ce jour plus de 600 Congolais.

Mais, le test post-mortem sur la victime s’est révélé négatif.

« Bon ! On remercie la justice congolaise pour tout ce qu’elle fait pour éclaircir la situation de la mort de ma sœur. C’est une très bonne nouvelle pour nous. Notre attente est que ma sœur soit enterrée dans de bonnes conditions ; que la justice congolaise puisse nous aider », espère Marco, le frère de la victime.

Pour Patricia Mbimi, voisine de Chloé, « L’ouverture de cette enquête par le procureur est une bonne nouvelle pour nous par rapport à la mort de notre sœur Chloé. Ça nous attriste tous. Ce qu’on veut c’est que la loi fasse son travail. Nous remercions ceux qui sont là toujours pour nous soutenir au mauvais moment. »

À en croire le Parquet, l’enquête a bien démarré et toutes les personnes concernées de près comme de loin dans cette affaire seront interpellées et entendues. Sur le lieu de deuil de Chloé, les parents se préparent pour réserver à leur fille des obsèques dignes. La nouvelle de l’enquête les réjouit tous.

Congo : l’artiste Sambadio s’en est allé

Le chanteur de « Tadie » et « Analysez » est mort mercredi 3 juin au Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville (CHU-B) des suites d’une maladie.

L’artiste était admis au service de carcinologie du CHU-B, depuis le 16 mai. Dieudonné Samba de son vrai nom a fait bouger les mélomanes congolais dans les années 1990 et 2000 avec ses chansons « Tadie » et « Analysez ». Les férus de la rumba congolaise ayant vécu cette époque n’oublieront jamais l’artiste qui les a fait rêver dans son style particulier.

Auteur, chanteur et compositeur, Sambadio s’était révélé au grand public grâce à ces deux tubes dont les clips étaient souvent diffusés à l’émission Vidéo 45 sur la télévision nationale.

Le morceau « Tadie » composé au sein de l’orchestre Vivacité mélodia, dont il était le leader, a franchi les hit-parades congolais au point d’être plébiscitée meilleure chanson de l’année au hit-parade de Radio-Congo. En 2000, l’artiste a lancé la chanson « Analysez » grâce à laquelle il a été nominé meilleur auteur compositeur de l’année.

Après un passage à vide d’environ une décennie, Sambadio est revenu sur scène en 2010 avec le groupe d’interprétation ponténégrin « Les Makandas ». Il a livré avec ce groupe un concert mémorable à l’Institut français de Pointe-Noire en 2017.

Sambadio a composé plusieurs succès qui ont fait parler de lui parmi lesquels les chansons « Souvenirs Josée », « Beauté à Revendre », « Garcia », « Sosso pembé », « Mère Irène ».

Rappelons que le ministre de la Culture et des Arts, Dieudonné Moyongo, a rendu visite à l’artiste au CHU-B.

Congo : bientôt la carte touristique de Brazzaville sera disponible

Le Centre de recherche géographique et de production cartographique (Cergec) qui sera bientôt transformé en Institut géographique national du Congo va publier sous peu la carte touristique de la capitale et ses environs pour servir d’outil d’aide à la décision en vue de la promotion du tourisme.

La carte touristique de Brazzaville est éditée à l’échelle 1 : 25000. Pour des raisons de commodité cartographique, c’est à dire, visibilité, exhaustivité et cohérence, 54 sites touristiques et 59 sites administratifs et services ont été cartographiés. Les informations collectées ont été traitées et analysées en vue d’alimenter la base de données du système d’information géographique. Plusieurs couches spatiales, lignes et surfaces, entre autres, ont été digitalisées à partir de l’orthophotographie de Brazzaville par la photographie aérienne préalablement géoréférencée.

Ces couches concernent notamment la voirie, le réseau hydrographique, les espaces verts, les bâtiments administratifs, les hôtels, les sites culturels, les sites historiques etc. Les différentes couches réalisées ont été soumises à un contrôle qualité, avant d’être représentées par une sémiologie graphique spécifique. Un fait suivant les instructions du ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou.

La carte touristique de Brazzaville et de ses environs est d’une grande importance d’autant plus que le secteur touristique est un des principaux leviers de la diversification économique. Dans le cadre du Plan national de développement, le gouvernement a défini une politique de valorisation de son potentiel touristique, afin que ce secteur puisse participer à hauteur de 10% du PIB.

Les potentialités touristiques naturelles, culturelles et historiques qui existent doivent donc être connues de la part des nationaux et des étrangers.  Comme outil de localisation et d’orientation, la carte participe à la valorisation des ressources touristiques. A l’ère du numérique, de l’innovation technologique, et avec le développement des applications web, les possibilités de communiquer et de s’informer par la carte sur les ressources touristiques d’un territoire se sont démultipliées. Un promoteur d’activités touristiques à Brazzaville peut « vendre » ses produits touristiques à Londres, tout comme un touriste vivant à Boston peut accéder à toutes les informations nécessaires pour préparer un séjour touristique au Congo.

La dernière version de la carte touristique de Brazzaville et ses environs attend la validation du gouvernement pour sa publication officielle. Rappelons que la dernière carte à laquelle le Cergec a pris une part active date de 1990. Le Cergec a, en effet, co-produit, avec l’IGN France, la carte générale du Congo au 1/1.000.000e. Sa dernière édition remonte à 1993.

Pêche et aquaculture : création d’une mission d’évaluation du projet sur le terrain

La mission entend aider les acteurs de terrain à surmonter les défis liés au développement rural dans ce contexte de crise sanitaire.

Le Congo met en œuvre un projet destiné à améliorer le secteur de la pêche et de l’aquaculture, grâce au financement du Fonds international de développement agricole (Fida). Le partenaire onusien a lancé, le 2 juin, une mission de supervision pour évaluer l’impact du projet sur le terrain neuf mois après sa relance.

Conduite par le directeur du Fida pour les deux Congo, Achancho Valentine, la mission d’évaluation par visioconférence vise à évaluer le niveau de réalisation des activités du Projet de développement de la pêche et de l’aquaculture continentale (PD-PAC) et d’en identifier les contraintes. La mission qui intervient dans un contexte de crise sanitaire de Covid-19 entend aider les acteurs de terrain à surmonter les défis liés au développement rural.

Pendant dix jours, la délégation va échanger avec les acteurs locaux, notamment par visioconférence, la gestion du projet, la passation des marchés, le suivi-évaluation, la gestion des connaissances et les opportunités de dialogue sur les politiques de la pêche et de l’aquaculture. Par ailleurs, la mission permettra d’analyser les progrès réalisés par le projet dans la préparation de sa clôture projetée en 2021.

Dans sa stratégie communautaire, le projet PD-PAC promeut des pratiques de production piscicole et de commercialisation des poissons basées sur des normes techniques approuvées tout au long de la chaîne de froid. Cela permettra d’assurer la qualité du poisson mis à la disposition des consommateurs et de procurer aussi des rendements élevés et des revenus aux petits producteurs. Trois départements du pays ont été retenus dans cette nouvelle phase du projet, à savoir la Cuvette), la Cuvette-Ouest et la Sangha.

Entré en vigueur depuis juillet 2016, le projet a connu une lenteur dans son démarrage, puis une suspension du financement entre janvier 2018 et janvier 2019. Pour diverses raisons, le financement est aujourd’hui réduit de moitié passant ainsi de plus de 13, 8 millions dollars à 7,7 millions dollars. Mais lors d’une séance de travail le 2 juin, avec la partie congolaise, le chef de la délégation a tenté de rassurer. « Il faut considérer cette mission de supervision non pas comme une évaluation, mais comme un appui à la mise en œuvre du projet », a souligné Achancho Valentine.

Initié par le gouvernement congolais et son partenaire onusien, le projet vise à réduire la pauvreté en milieu rural, en augmentant la chaîne de valeur de production de poissons de bonne qualité.

Parlement : dix-neuf affaires sur la table des députés

Les travaux de la neuvième session ordinaire de la chambre basse s’est ouvert mardi 02 juin et était présidé par son président, Isidore Mvouba.

Ce sont les dix-neuf affaires placées sur la table des députés. Parmi celles-ci, ont été retenues à l’ouverture des travaux, il y a celles relatives à l’apatridie, au droit d’asile, au statut de réfugié ainsi qu’aux droits civils et politiques.

Les élus du peuple examineront également le projet de loi autorisant la ratification du protocole à l’Acte constitutif de l’Union africaine (UA) relatif au Parlement panafricain. Pour Isidore Mvouba, après la célébration de la Journée mondiale de l’Afrique, il serait de bon aloi que les députés puissent focaliser toute leur attention sur l’Acte constitutif de l’UA.

«…le siège de ce Parlement est à Midrand en Afrique du Sud et les parlementaires congolais qui y siègent ont déjà prêté serment », a-t-il rappelé.

Au cours de cette session qui s’achèvera le 13 août prochain, les députés sont appelés à examiner des sujets liés aux nouvelles technologies. A l’ère du numérique, il revient aux élus du peuple de pencher, a-t-insisté, avec minutie sur la problématique de la cyber sécurité et la protection des données à caractère personnel.

« Aujourd’hui, comme vous le savez, les données personnelles circulent sur la toile, en grand volume et à une vitesse exponentielle, mettant ainsi leurs propriétaires sous un projecteur perpétuel capable d’attirer les Hackers. Cela veut dire que sécuriser le cyberespace devient une nécessité vitale. De ce fait, adapter le Congo au siècle du numérique, comme vous l’avez compris, est une nécessité impérieuse », a-t-il poursuivi, rappelant que les derniers déploiements de la visioconférence dans le pays devraient interpeller les députés.

L’Assemblée a également inscrit à l’ordre de sa session le projet de loi autorisant la ratification de la convention sur la sûreté nucléaire ; celui portant l’adhésion à la convention commune sur la gestion du combustible usé sur la sûreté de la gestion des déchets radioactifs. Il s’agira aussi d’approuver le projet de loi autorisant la ratification du protocole instituant la commission climat du Bassin du Congo ; le projet de loi portant institution du cadastre national foncier. Les autres affaires concernent le projet de loi autorisant la ratification de l’accord de transport aérien entre le Congo et les Etats-Unis d’Amérique ; le projet de loi autorisant la ratification de l’amendement de Kigali au protocole de Montréal relatif aux substances qui appauvrissent la couche d’ozone. « Je vais vous demander d’examiner avec perspicacité, comme vous savez le faire, les affaires touchant à la sûreté nucléaire, la gestion du combustible usé, des déchets radioactifs et de la couche d’ozone. En même temps, toutes les questions d’orientation de l’action sociale ainsi que de l’économie et de la coopération internationale mériteraient d’être traitées avec célérité », a exhorté Isidore Mvouba.

Abordant l’aspect Covid-19, le président de l’Assemblée nationale a rappelé que l’ouverture de cette session coïncide avec la reprise des classes pour les candidats aux différents examens d’Etat. « Dans ce cadre, l’opération de dépistage à grande échelle des enseignants, commencée à Brazzaville, devrait se poursuivre sans délai dans les autres villes des zones de circulation active du virus. A ce jour, aucun enseignant n’a été déclaré positif. C’est une bonne nouvelle. Notre pays vient d’éviter la menace d’une année blanche du fait de la pandémie Covid-19.  C’est une bonne fortune », s’est-il réjoui.

Congo : la confection des masques, un business très peu rentable

Les prix de vente sont à la portée de toutes les bourses, jusqu’à moins de 50 centimes d’euros.

Le port du masque est désormais obligatoire au Congo pour contrer la pandémie du coronavirus. Les masques portés par les uns et les autres sont cousus par les artisans locaux qui, pour la plupart, ne gagnent pas grand-chose. Ce nouveau business ne les aide en tout cas pas à faire face à leurs charges, comme leur loyer. En effet, les prix de vente sont à la portée de toutes les bourses, jusqu’à moins de 50 centimes d’euros.

« Lorsque je me penche sur le masque, ça devient une réponse sociale. Mais, j’avais besoin d’apporter ma technicité pour avoir un niveau de qualité élevée pour le masque » : ainsi parle le créateur de mode de renommée internationale, le Congolais Hyppolyte Diayoka. Il fait partie des artisans retenus par le gouvernement pour la confection de 1,5 million de masques destinés aux couches défavorisées. Dans cette opération, gagner des millions n’était pas vraiment son ambition. « Non ! On ne peut pas comparer les deux sections : la haute couture et la confection des masques. La haute couture reste la haute couture. Le masque reste social. Ce n’est pas une opération commerciale à mon avis », affirme-t-il.

L’artisan Hyppolyte a travaillé avec l’Agence nationale de l’artisanat et l’agence nationale de la normalisation de la qualité pour la qualité du masque. Quant aux outils de travail, ils les a trouvés sur place. « Effectivement ! C’est pour cette raison qu’il faut s’adresser aux techniciens. Parce que si vous choisissez des matières qu’on ne trouve pas sur notre marché, vous aurez des problèmes. Mais si vous êtes un technicien, vous pouvez trouver des matières sur place qui vont répondre à votre cahier des charges de façon très ponctuelle avec toutes les exigences possibles », argumente-t-il.

Dans son petit atelier de 4m2 situé dans un quartier populaire de la capitale, la couturière Vanessa Mambouana n’a pas produit de masques en grande quantité. Pour elle, il s’agit d’un business peu rentable : « Je ne me suis pas retrouvée avec d’importantes commandes. Je n’ai pas gagné grand-chose avec un produit vendu à 100 francs CFA. Dans la rue, c’est tout le monde qui en vend. Quand je les fabrique, il n’y a presque pas de demandeur pour les prendre », se plaint Vanessa.

Sur le marché, Portia Nkeoua, qui étudie la comptabilité et la finance à l’Université libre du Congo, a trouvé ses bavettes de protection à un prix défiant toute concurrence : « J’ai acheté deux bavettes au marché pour 100 francs CFA l’unité. Dès que j’utilise la première, je la lave après quatre heures et la remplace par une autre. Je ne suis pas allé en pharmacie. J’ai acheté juste ce qu’on vend au marché parce que c’est efficace et que ça me permet de me protéger contre le coronavirus », se glorifie Portia.

Au Congo, les masques et autres bavettes multicolores arborés par les populations sont essentiellement de fabrication locale. Les importés, vendus en pharmacie, sont réservés à une certaine classe.

Congo : les candidats aux examens d’Etat retournent à l’école

La reprise des cours, intervient quelques semaines après le déconfinement progressif par pallier décidé le 16 mai 2020 par le gouvernement.

Deux mois après la fermeture des écoles au Congo en raison de la crise sanitaire causée par l’épidémie de nouveau coronavirus, les candidats aux différents examens d’Etat ont renoué mardi 02 juin, avec le chemin de l’école.

La reprise des cours, tant pour les établissements publics que privés, intervient quelques semaines après le déconfinement progressif par pallier décidé le 16 mai dernier par le gouvernement congolais qui a imposé le port obligatoire de masque dans les milieux publics fermés et ouverts.

Elle doit obéir, selon lui, au strict respect des mesures barrières afin de briser la chaîne de contamination suivant un protocole sanitaire pour tous les établissements scolaires. Pour éviter la contamination dans ces établissements, le ministère de l’Enseignement a procédé à la désinfection des écoles et au dépistage des enseignants.

Selon le ministre de l’Enseignement primaire et secondaire, Anatole Collinet Makosso, ces cours dureront six semaines et visent à rattraper le troisième trimestre qui devait en principe commencer le 6 avril. L’objectif, a-t-il indiqué, est de boucler la totalité de l’année scolaire qui n’a pu se faire du fait du confinement.

« Pour ce troisième trimestre qui reprend ce 2 juin, il sera question de réviser les notions des deux premiers trimestres et de finaliser le dernier trimestre avant la tenue, en mi-juillet, des examens d’Etat », a précisé Collinet Makosso.

 

Congo-Coronavirus : la population invitée à se protéger et à préserver

La ministre de la Jeunesse et de l’Education civique, Destinée Hermella Doukaga, a exprimé son espoir, le 2 juin, lors de la Minute civique, une tradition qui se rapporte au citoyen, à ses droits et à ses devoirs. Des attitudes à adopter pendant cette cérémonie ont été enseignées aux agents.

Organisée au siège du ministère, cette cérémonie est en fait une vieille tradition réhabilitée par la direction générale de la jeunesse. Les agents évoluant dans ce département ont renoué avec les rassemblements autour du mât avec la levée des couleurs.

A cet effet, la ministre de la Jeunesse et de l’Education civique a exhorté la population à respecter les mesures barrières édictées par le chef de l’Etat. Pour elle, la population doit être consciente de la gravité de la situation. Le coronavirus (Covid-19) existe et chacun devrait s’efforcer de se protéger pour préserver aussi les autres. « Il faut craindre cette maladie », a-t-elle insisté.

Au terme de la cérémonie, l’un des agents invités à lire le mot du jour, a déclaré ce qui suit : « Peuple congolais au-delà de l’efficacité des institutions, votre comportement doit être exemplaire. Car la vie de chacun et de tous en dépend ».

Noter que cette journée du civisme a eu pour thème : « Le civisme : arme incontournable pour rendre la Covid-19 inoffensive ».

Covid-19 : le Club 2002 PUR fait un don de 17 mille masques

Le secrétaire général du  Club 2002 PUR, Juste Désiré Mondélé, a offert le 30 mai, des lots de masques aux comités d’arrondissements de Brazzaville et aux délégués départementaux du pays.

Sur les 17 mille bavettes que le Club 2002 PUR, Parti pour l’unité et la République, a mis à la disposition des Congolais, chaque arrondissement de Brazzaville y compris la sous-préfecture de l’Ile Mbamou en a reçu 1000 et les autres départements du pays six-cents masques. Pour ces départements, le permanent du parti a été instruit pour faire acheminer les masques. En effet, la priorité est donnée aux élèves des classes d’examen qui renouent dès ce 2 juin avec les cours ainsi qu’aux militants et sympathisants du parti.

Première à recevoir ce don, l’administrateur-maire de Bacongo, Simone Loubienga, dont l’arrondissement a servi de cadre pour la remise des masques, a eu des mots justes pour saluer l’élan de solidarité du Club 2002 PUR. « C’est avec un immense plaisir que nous réceptionnons ces masques. Etant donné que le port du masque est obligatoire, il y a un slogan qui dit pas un pas sans masque. Avec les masques que nous avons reçus de la préfecture de Brazzaville, nous allons nous déployer dans les différents établissements de notre arrondissement pour que tous les élèves aient au moins un masque sinon deux pour pouvoir les changer et les laver », s’est réjoui  Simone Loubienga, précisant que le port du masque est une des mesures nécessaires pour faire disparaître la pandémie de Covid-19.

Remettant le don aux présidents des comités d’arrondissements ainsi qu’aux délégués départementaux au nom du président fondateur du Club 2002 PUR, Guy César Wilfrid N’Guesso, Juste Désiré Mondélé a insisté sur le respect des mesures barrières. Selon lui, le port de masque est rendu obligatoire d’autant plus qu’il permet aujourd’hui de réduire de façon substantielle la contamination.

« Le chef de l’Etat a édicté plusieurs mesures pour protéger à la fois l’ensemble de la population, les acquis et la République. Notre objectif, en ce qui concerne notre parti, est que tous les citoyens de la République puissent avoir leur masque. Il faut que chacun, là où il est, continue la pédagogie en ce qui concerne les gestes barrières, le port du masque qui ne doit pas être simplement un gadget que l’on porte pour éviter la force publique mais plutôt comme un support de protection », a insisté le secrétaire général.

S’adressant aux responsables des comités d’arrondissements, il les a invités à renforcer davantage des passerelles avec les autres forces vives de la nation pour appuyer et accompagner le chef de l’Etat dans l’œuvre de développement du pays. « Vous avez cette mission de continuer à travailler, à être en contact avec les autres forces vives de la nation parce que demain se prépare aujourd’hui. Je sais que vous êtes outillés à le faire et nous pouvons compter sur vous pour des victoires certaines de demain. Vous devez commencer la mobilisation, la pédagogie, à vous organiser et que toutes les structures intermédiaires et de base s’approprient la ligne du parti parce qu’il  y a la victoire dans le travail », a conclu Juste Désiré Mondélé.