Burundi / mort de Pierre Nkurunziza: la présidence revient sur les circonstances

Selon un communiqué du secrétariat général de la  présidence de la République, le chef de l’Etat Burundais est mort d’un « arrêt cardiaque » après un malaise à priori sans danger.

Le gouvernement du Burundi a annoncé ce 9 juin 2020 « le décès inopiné » de Pierre Nkurunziza, président sortant du Burundi, survenu lundi 8 juin à l’hôpital du Cinquantenaire de Karuzi, à la suite d’un « arrêt cardiaque ».

Un communiqué de la présidence de la République retrace le film de la mort de Pierre Nkurunziza. « Alors qu’il a avait passé l’après-midi du samedi à assister à un match de volleyball à Ngozi, c’est pendant la nuit du 6 juin 2020 en allant vers le dimanche 7 juin 2020 que son Excellence Pirre Nkurunziza, président de la République du Burundi a senti un malaise et s’est vite rendu à l’hôpital de Kanzi pour se faire soigner », énonce le communiqué.

Ce dernier  poursuit en indiquant que le président a «  été reçu en hospitalisation pour état de malaise. Le dimanche son état de santé s’est amélioré et il s’est entretenu avec les personnes qui étaient à côté de lui. A la très grande surprise, dans l’avant-midi du 8 juin 2020 son état de santé a brusquement changé avec un arrêt cardiaque. »

La présidence relate qu’ « Une réanimation immédiate a été entreprise par une équipe multidisciplinaire de médecins pendant plusieurs heures avec une assistance cardio-respiratoire. Malgré une prise en charge intense, continue et adoptée l’équipe médicale n’a pas pu récupérer le patient ».

En rappel Pierre Nkurunziza, né le 18 décembre 1964 à Ngozi, fût l’ancien chef du principal groupe armé hutu pendant la guerre civile burundaise. Il a été élu comme nouveau président de la République le 19 août 2005 et réélu en juin 2010 et juillet 2015.

Ligue de Pointe-Noire : l’AS Cheminots passera par les barrages pour se maintenir

Les Play-off ont été maintenus au Congo, en vue de l’accession en championnat national d’élite Ligue-1. L’AS Cheminots pour éviter la relégation doit passer par cet ultime test.

La pandémie de coronavirus a causé la fin du championnat national d’élite Ligue-1, le club AS Cheminots tout comme les autres clubs de Fabrice Ondongo sont obligés de passer par les barrages pour se maintenir. Faisant partie de la Ligue de Pointe Noire, le président de Fleur du Ciel en appelle au soutien indéfectible des supporters de ses clubs sachant que la pandémie ne rend pas service à ses joueurs en manque de compétitions.

Les Play-off ont été maintenus au Congo, en vue de l’accession en championnat national d’élite Ligue-1. L’AS Cheminots pour éviter la relégation doit passer par cet ultime test et cela devient un véritable casse-tête pour son président, Fabrice Ondongo. Son équipe était sur une bonne lancée en début de championnat en étant 4ème avec une différence de 4 points sur leur poursuivant et ce jusqu’à la 7e journée. Après cela, les matchs nuls et défaites ont véritablement plongé l’AS Cheminots qui a perdu des marches dans le classement.

« Cette baisse se justifie aussi par l’inexpérience de certains de nos jeunes joueurs qui ont beaucoup donné lors des journées précédentes. Nous avons eu plus de nuls et de victoires avec une seule défaite dans les pieds. Mais, malgré la 4e place, ils ont tenu le coup. Vous savez déjà que Pointe-Noire est en danger parce que l’AS Cheminots, qui était notre troisième représentant en Ligue1, jouera les barrages contre le deuxième du play-off tandis que le premier de ce tournoi sera automatiquement qualifié en Ligue1. Nous ne voulons pas  en tant que Ponténégrin perdre cette  place. C’est pourquoi j’appelle le public ponténégrin de nous soutenir vu le travail que nous avons fait en Ligue 2 », avait  déclaré Fabrice Ondongo dans un entretien qu’il a accordé à Adiac-Congo.

La fédération congolaise de football (Fécofoot) tient à l’organisation des Play-offs et n’attend que l’autorisation des plus hautes autorités congolaises. Mais en attendant l’AS Cheminots se prépare pour cette ultime épreuve tant bien que mal.

« Après le lancement du confinement, nous avons demandé au staff technique de planifier un travail individuel à tous les joueurs en ce moment de crise. C’est ce qui a été fait. Et de notre côté, nous attendons le déconfinement total pour reprendre les entraînements. Tout le monde est surplace. Nous avons le contact permanent avec tous les joueurs et le staff technique. De ce côté, il y a moins de souci pour nous. Je suis confiant parce que je suis à ma 3e saison en Ligue 2. Cette saison a été la meilleure et je suis certain que le classement occupé par Munisport, Total, Nathaly’s et Fleur du ciel en Ligue 2 pourra être réitéré au play-off », rassure Fabrice Ondongo.

Avec la prime touchée par les clubs du Congo (L1 et L2) comme promis par la FIFA pour leur permettre de faire face à la crise financière dont ils font face, les joueurs, le staff technique et le comité des supporters ont également perçu une somme qui devrait en temps opportun leur permettre de nourrir l’espoir du maintien dans les cas de figures. Fabrice Ondongo reste confiant et demande à

Pointe-Noire : des innovations dans la lutte contre le coronavirus

La Société de transformation métallique a présenté au ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, des dispositifs de lavage des mains actionnés par des pédales avec plusieurs fonctions.

Conçus par la Société de transformation métallique (ST2C) en tenant compte des mesures de sécurité et d’hygiène requises contre la covid-19, ces dispositifs sont composés des compartiments d’alimentation en eau et d’évacuation des eaux usées par vanne. Le Covid-19 Wash mécanique et le Covid-19 Wash électrique composantes de cet appareil permet d’éviter le contact manuel et donc un éventuelle recontamination en se lavant les mains.

Lors de la présentation de ce matériel, le directeur général de la société ST2C, Omar Li Bemba, a salué l’implication du gouvernement dans l’accompagnement des petites entreprises, comme la leur, dans la lutte contre la Covid-19. « Nous souhaitons que le gouvernement organise, à Brazzaville, un salon qui va regrouper toutes les inventions et innovations faites autour de la Covid-19, l’ensemble de ceux qui se battent pour trouver des solutions de lutte contre cette pandémie afin de montrer ce que le Congo peut apporter au plan international et faire bénéficier les innovations congolaises à d’autres pays », a-t-il suggéré au ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique.

Pour sa part, le ministre Coussoud-Mavoungou, stupéfait de voir que les Congolais sont aptes à réaliser de telles innovations, a rassuré que le gouvernement va les accompagner et créer les conditions de la protection de ces inventions. « Nous nous rendons compte que l’appel du président de la République pour la prévention contre la covid-19 est respectée comme en termes de créativité à travers ces innovations », a-t-il dit en encourageant les jeunes congolais formés à l’Université Marien-Ngouabi et ailleurs qui mettent leur ingéniosité à la disposition de la nation.

Le directeur général de la Société de transformation métallique a sollicité l’appui du gouvernement pour fabriquer ces dispositifs à grande échelle en vue de les mettre à la disposition des hôpitaux, des écoles, des marchés domaniaux, des aéroports et d’autres milieux publics. La société ST2C envisage de fabriquer d’autres prototypes simples pour contribuer à la lutte contre le coronavirus.

Congo : Edo Nganga a tiré sa révérence

Lui qui était encore le seul survivant du groupe mythique Les Bantous de la capitale, est mort dimanche 07 juin 2020, à l’âge de 87 ans.

La date du dimanche 7 juin 2020 restera gravée dans les mémoires des mélomanes congolais.  Un monument de la musique congolaise, une virtuose, Edo Nganga est mort. Ce dernier survivant du groupe Les Bantous de la capitale est passé de la vie à trépas à l’âge de 87 ans.

Il était le co-fondateur du groupe brazzavillois, Les Bantous de la capitale, fondé en 1959. Ce musicien, chanteur, auteur-compositeur, a d’abord évolué au sein du groupe Negro Jazz, puis dans le Tout-puissant OK Jazz aux côtés de Franco et compagnie, avant de lancer l’aventure avec les Bantous.

Musicien de formation et de profession, Edo Nganga s’était produit pour la toute dernière fois sur scène, il y a tout juste deux mois, à l’occasion d’une campagne de sensibilisation contre le Covid-19. Il a donc, comme il le disait à l’occasion de la célébration, le 27 octobre 2019, de son 86e anniversaire, pratiquement chanté jusqu’au dernier jour de sa vie. « Je n’ai pas cessé de jouer. Je joue jusqu’aujourd’hui. Je ferai de la musique jusqu’au dernier jour de ma vie. C’est ce que Dieu a voulu que je le fasse, donc je ne peux pas laisser. Comme un militaire, je vais mourir l’arme à la main », déclarait le vieil homme, il y a environ huit mois.

Edo Nganga aura vécu une vie d’artiste pleine, puisqu’il a reçu de son vivant les hommages dus à son rang : il a été élevé au rang de commandeur dans l’ordre du mérite congolais, le 15 août 2019, par le Président Denis Sassou N’Guesso ; la même année, un documentaire entier lui a été dédié. Edo Nganga justifiait sa longévité par une alimentation saine associée à la générosité, à l’humour, entre autres.

SMIB : dix athlètes congolais préparent la compétition sous fond d’incertitude

Partis pour le Kenya depuis janvier, les dix athlètes congolais continuent d’affûter leurs armes pour  le Semi-marathon international de Brazzaville (Smib).

La question sur la tenue du Semi-marathon internationale de Brazzaville se pose. La compétition va-t-elle se tenir ? Pour l’instant personne ne sait si la 17e édition du  Smib aura lieu cette année en août à l’occasion de la célébration du 60e anniversaire de l’indépendance  du pays. Le gouvernement maintient  jusque-là  sa décision relative à l’interdiction des rassemblements de plus de cinquante personnes dans les lieux publics et privés avec pour conséquence la suspension des rencontres sportives. La FCA y croit. Selon ses dirigeants, l’espoir est permis, car le Congo est un pays de sport.  Dans l’attente de la décision gouvernementale, le bureau exécutif de la FCA  grâce à l’appui de son sponsor la Société nationale  des pétroles du Congo (SNPC) avait anticipé déjà  le placement des dix athlètes congolais au Centre de Lornat Kiplagat au Kenya afin que ces derniers livrent des prestations de qualité le jour de la compétition. Les athlètes sont choisis en fonction des performances réalisées lors des dernières éditions.

Eric Mériadec Semba (huit fois champion national),  Smith Mael Okouéké (quatre fois champion), Guelord Vedzé (troisième au dernier Smib), Nelson Biyoko et Dieudonné Moukilou sont sélectionnés chez les hommes. Cleime Prudence Mambeké (trois fois championne nationale et vainqueur de la dernière édition chez les nationaux), Jodelle Ossou Wakeyi (sept fois championne nationale), Gerlucherie Mansoni (troisième lors de la dernière édition), Mariam Gama et Melvie Moudjonguelé sont les athlètes dames retenues.  Les deux versions préparent avec leur entraîneur Ngatsé pour les hommes et Bahoho chez les dames dans l’incertitude la compétition où seules les autorités congolaises ont la décision de la faisabilité avec les contraintes du coronavirus. Cela n’a pas empêché  la FCA de communiquer sur leur état de forme.

« Les entraînements de nos dix athlètes sont placés en haute altitude au Centre  de Lornat Kiplagat au Kenya. Ce stade appartient à ce centre dont la propriétaire est une dame qui a été trois fois médaillée olympique de la course sur route », a expliqué la FCA. Cette fédération avait tenté  cette expérience  qui avait  porté ses fruits à Ouesso. Pour la première fois depuis la création de la compétition, un Congolais est arrivé en tête  des deux podiums. C’était Eric Semba, du retour du Kenya (1h11min58 sec). Il était reparti la saison dernière à Kigali au Rwanda  mais n’a cette fois  pas connu les mêmes résultats. L’athlète déplorait le temps de préparation qui était court selon lui. «  Si les Congolais n’arrivent pas  à se placer devant les étrangers, c’est à cause du temps de préparation qui est insuffisant. C’est possible de battre les étrangers », a-t-il justifié.

Malgré la conjoncture, la SNPC avait pu financer l’an dernier  le déplacement de  quatre athlètes congolais à Kigali pour un stage de préparation de  quarante jours.  Le Kenya et  le Rwanda ou encore l’Ethiopie, ayant  des villes en hauteur avec de bons athlètes  remportent souvent les Smib organisés au Congo. Lors de la dernière édition, c’est le Rwandais Félicien Muhitira et la Kenyane  Agnès Barsosio qui étaient les vainqueurs. Cette fois-ci si la compétition va se tenir,  les athlètes congolais n’auront aucune excuse. De janvier  en août, le temps de la préparation a été conséquent.

L’histoire du Smib remonte  à 2001, lorsque le président de la République avait organisé le marathon pour fédérer la jeunesse congolaise, lui donner une âme citoyenne et civique, et l’amener au cœur de la reconstruction de la  paix sociale et de l’unité nationale mises à mal par les affrontements récurrents que le pays a connus. Selon la SNPC, le  Smib est donc né  de la volonté politique du chef de l’Etat de faire converger les jeunes vers un seul et même objectif : consolider la paix,  faire prendre aux jeunes une part active dans ce processus,  favoriser le brassage de la jeunesse afin d’abandonner toute velléité de conflit.

Congo-coronavirus : les entreprises exhortées à renforcer les mesures sanitaires

En séjour de travail dans le département de la Bouenza, la ministre en charge de la Santé, Jacqueline Lydia Mikolo, a appelé les industries qui y sont installées à renforcer les mesures sanitaires visant à endiguer la propagation de la Covid-19 afin que l’activité économique se développe sans problème.

Dans ce contexte d’état d’urgence sanitaire, où les cas de contamination de coronavirus ne font qu’augmenter, les responsables des sociétés installées dans le département de Bouenza ont échangé avec la ministre de la santé  le 5 juin à Nkayi. Il s’est agi de revenir sur le renforcement des mesures de riposte et de l’accompagnement que ces entreprises peuvent apporter au gouvernement en la matière.

« Nous avons tous la même préoccupation : celle de ne pas arrêter l’activité économique. Mais si les conditions sanitaires ne le permettent pas, nous en arriverons là. Ces entreprises doivent donc participer activement à la riposte », a déclaré Jacqueline Lydia Mikolo.

Ainsi, Les médecins de ces différentes entreprises devraient collaborer avec l’équipe départementale de riposte pour protéger la population, les employés, les collaborateurs et sauver l’activité économique.

« Nous devons travailler ensemble, dans la transparence pour être au même niveau d’information », a souligné la ministre sur les aspects liés à la surveillance épidémiologique.

La réorganisation des espaces au sein de ces sociétés dans les zones de forte concentration de sorte que les employés travaillent par rotation a été suggérée en bannissant la stigmatisation.

Du côté des entreprises, l’engagement a été pris pour renforcer les mesures afin d’éviter la propagation de la Covid-19. En leur sein, les dispositions sont d’ailleurs prises dans ce sens. « Notre premier challenge, c’est la prévention. Les équipements de protection sont mis à la disposition des employés, les mesures barrières édictées par le gouvernement sont appliquées ».

Point épidémiologique

En date du 5 juin, le Congo a totalisé 635 cas de Covid-19 dont 182 guéris, 20 décès. Brazzaville compte 341 cas, Pointe-Noire 274, le département de la Bouenza arrive en troisième position avec 7 cas dont 4 nouveaux.

Selon le point épidémiologique fait par le coordonnateur national technique de riposte, le Dr Gilbert Ndziessi, le Kouilou en compte 6, le Pool 5, la Sangha 1, la Cuvette 1.

Congo : Assitou Kamara Somi prend fonction à la maire d’Ignié

Nommée le 8 mai dernier, Assitou Kamara Somi succède à Jacqueline Kimbembé Malanda qui a passé neuf ans à la tête de cette commune située à 45km au nord de Brazzaville.

La cérémonie de passation de services entre les administrateurs maires sortante, Jacqueline Kimbembé Malanda, et entrante, Assitou Kamara Somi, s’est déroulée le 5 juin à Ignié, dans le département du Pool, sous la direction du sous-préfet, Ahmed Dzanga.

« Ma mission est d’inscrire mon mandant sous le sceau de la continuité et de l’innovation républicaine. Des efforts doivent être fournis pour poursuivre les réalisations et les œuvres entamées jusqu’ici. Le défi est difficile, j’entends bien, mais je reste très optimiste qu’ensemble nous pourrons y arriver », a déclaré Assitou Kamara Somi.

Elle a également salué le travail de son prédécesseur. « Ainsi, vous pouvez être assurée que je ne manquerai pas de vous solliciter afin de m’abreuver de votre grande expérience pour garantir la continuité du travail déjà amorcé », a-t-elle poursuivi.

Qui est Assitou Kamara Somi ?

Administrateur des SAF au ministère des Finances et du budget, Assitou Kamara Somi, est un cadre du Trésor public. En effet, titulaire d’un baccalauréat D, obtenu en 2003 au lycée Dom/Helder Camara de Brazzaville, le nouvel administrateur-maire d’Ignié est détentrice d’un master 1 et 2 en management et stratégie d’entreprise, option marketing de l’Ecole de commerce ISEFAC Paris 10e

Elle est aussi titulaire d’une licence en commerce marketing de la même école et détentrice d’un BTS en action commerciale à l’Ecole ICS Begue Paris 10e. Bénéficiant de plusieurs stages dans les entreprises et administrations tant à Brazzaville qu’à Paris, Assitou Kamara Somi a fait du management et de l’organisation, ses domaines de prédilection. Il s’agit notamment du management marketing et communication ; management administratif ; management des ressources humaines ; prise de contact et amélioration des relations externes.

Membre du PCT, elle était présidente de la Commission locale d’organisation des élections (Colel) lors des législatives de 2017 à Gamboma, dans le département des Plateaux.

Coronavirus : le Congo a son premier respirateur

L’œuvre est un partenariat entre l’université publique Marien Ngouabi de Brazzaville, la Fondation congolaise pour la recherche médicale et l’entreprise Challenge Futura de l’ingénieur biotechnicien.

La république du Congo vient de produire son tout premier respirateur. L’annonce a été faite en fin de semaine dernière par Thierry Lézin Moungalla, ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement congolais, sur sa page twitter. Cet outil est important en ce moment où le nombre de malades de coronavirus accroisse au Congo.

« Ce satané virus, qui monopolise toute notre énergie, est à l’origine du partenariat Université Marien Ngouabi-Fondation congolaise pour la Recherche Médicale- Société Challenge FUTURA afin de fabriquer le premier respirateur « made in Congo », peut-on lire sur la page Twitter du ministre.

Il faut dire cette trouvaille est l‘œuvre d’un partenariat entre l’université publique Marien Ngouabi de Brazzaville, la Fondation congolaise pour la recherche médicale de la chercheuse Francine Ntoumi et l’entreprise Challenge Futura de l’ingénieur biotechnicien, Tsengue Tsengue.

Le Congo compte une dizaine de respirateurs artificiels pour une population de quelque 5 millions d‘âmes.

Congo : il y a 23 ans, 700.000 personnes trouvent la mort dans une guerre sanglante

Le 05 juin 1997, une guerre sanglante avait éclaté à Brazzaville et a causé la mort de 700.000 personnes. La guerre est passée mais la douleur demeure.

Un retour dans l’histoire. La guerre civile du Congo-Brazzaville, du début du mois de juin 1997 au mois d’octobre 1997, est un conflit à la fois ethnique et politique qui a opposé le président Pascal Lissouba et sa milice, les Zoulous, à Denis Sassou Nguesso et sa milice, les Cobras. Ce dernier a remporté la victoire grâce au soutien militaire déterminant du régime angolais.

Certains auteurs considèrent que l’ensemble des troubles au Congo à partir de 1993, jusqu’aux combats durant l’été 1997 qui en sont le dénouement, sont des épisodes de cette guerre, voire les violences postérieures jusqu’en 20031, à commencer par la guerre du Pool.

Festival international N’Sangu Ndji-Ndji : la 16eme édition annulée

La 16e édition du Festival international des musiques et des arts N’Sangu Ndji-Ndji, programmée du 3 au 7 juin à Pointe-Noire, a été annulée.

Une fête très attendue qui était amenée à se dérouler dans les quatre coins de la ville océane, que ce soit à l’Espace culturel Yaro, l’Institut français, le site du marché de Mbota et le Mwanz de Djeno.  Au mois de mars, quand la covid-19 est apparue, le célèbre festival amorçait son dernier virage avec une programmation quasi terminée. Pierre Claver Mabiala, fondateur du festival fait une autopsie de l’évènement.

Quand s’est décidée l’annulation du festival

A la mi-mars, nous avions compris que la crise allait toucher cette édition. Mais, avec l’espoir que les choses allaient revenir à la normale quelques semaines plus tard, nous pensions donc à un report d’un mois. L’évolution de la pandémie nous a conduits à comprendre que les choses ne faisaient que s’empirer. Alors on a imaginé une édition réduite avec, dans le pire des cas, uniquement des groupes locaux. Mais les prolongements de l’état d’urgence sanitaire nous ont fait réaliser que l’édition nous échappait. Nous avons pris alors la décision, très douloureuse, de faire passer l’année 2020 sans N’Sangu Ndji-Ndji, pour une première fois depuis la création de ce Festival.

Quelle était la programmation prévue ?

Nous attendions fin avril pour confirmer tous les groupes programmés ou annulés certains, en fonction des moyens. Donc, juste avant que tout s’arrête au Congo-Brazzaville en raison de la covid-19, nous avions déjà toute notre programmation, tout au moins internationale, et 50% de la programmation nationale.  Pour cette édition, le rappeur Monza de la Mauritanie, le groupe Runny Noise de France, Manina Band du Maroc, l’orchestre Korè du Mali, le Collectif Café Donang du Tchad, la compagnie Taccems de la RDC, Lauriane Ekondo du Gabon, Bibiane Sadey du Cameroun, bien d’autres encore étaient à l’affiche.

Il a été envisagé une édition festival avec des groupes locaux, comment expliquer le choix de ne pas avoir reporté cette édition spéciale ?

Le Festival N’Sangu Ndji-Ndji est un événement majeur dans la vie culturelle et artistique à Pointe-Noire et au Congo-Brazzaville.  Le calendrier international des festivals en Afrique prend en compte ce Festival et nous obéissons à une harmonisation et planification des festivals. On peut reporter sur une période de deux à trois semaines voire un mois. Mais au-delà nous courons le risque de tomber sur la période d’autres événements. Et cela n’arrange pas les artistes internationaux qui sont dans des logiques de tournées, donc de passage de festival en festival. Cela concerne également les professionnels qui doivent faire des festivals pour programmer et animer des ateliers et rencontres professionnelles.  C’est une décision très douloureuse pour nous mais, parfois, pour des cas de force majeur comme cette pandémie, on n’a pas le choix.

Les partenaires et/ou sponsors étaient déjà engagés ?

 Il faut d’abord admettre que la crise économique et financière, qui sévit au Congo-Brazzaville depuis quelques années déjà, diminue nos moyens. Et il faut reconnaître que, depuis bientôt 10 ans, le N’Sangu Ndji-Ndji est soutenu à presque 70% par le mécénat et les partenariats locaux. En mars, nous sommes donc sur la dernière phase, ce qui veut aussi dire qu’à ce stade, la configuration presque finale des partenariats, du mécénat et du sponsoring de l’édition est en place. Nous avions donc déjà au mois de mars des garanties en financement et apports divers pour tenir cette édition.

Quelles conséquences économiques pour le festival avec l’annulation de cette édition ?

Il faut mesurer l’impact du Festival sur l’économie locale même si ça reste à une dimension moindre. On a des hôtels qui logent les artistes, qui chaque année attendent d’avoir quelques entrées, des agences de voyages pour les billets d’avion, des prestataires divers que ce soit pour la sonorisation, les lumières, le transport, la restauration. Et puis même si le festival est entièrement gratuit, il  y a le très nombreux public qui sort, qui se transporte, qui consomme. Pour l’Espace culturel Yaro qui organise, c’est quatre mois de charges de fonctionnement qui disparaissent dans notre budget de l’année, ce qui est énorme pour une organisation du secteur culturel. C’est également d’autres personnes travaillant en poste clés sur le Festival qui perdent au moins six mois de revenus mensuels. Il y a aussi les artistes bien évidemment. Les conséquences économiques sont multiples.

Le festival attend-il un soutien du fonds de solidarité ?

Je ne pense pas que c’est un souhait possible au Congo-Brazzaville actuellement : la prise en compte du secteur culturel dans le fonds de soutien aux entreprises pour la relance économique à la suite des conséquences engendrées par la covid-19.  Mais rêvons aussi. C’est du domaine de l’art aussi non ?

Le festival reprendra-t-il en 2021 en raison de ces difficultés financières qu’impose la crise économique ?

On n’imagine pas à l’Espace culturel Yaro la fin du Festival. Non, la 16e édition se tiendra en 2021 et la 17e en 2022 ainsi de suite. Le Festival International des musiques et des arts N’Sangu Ndji-Ndji pour l’Espace culturel Yaro est un engagement. Le projet continuera à faire évoluer sa vision, ce qui est d’ailleurs bien logique pour une entreprise qui s’inscrit dans la durabilité, donc on ne va pas s’arrêter maintenant. Quels que soient le contexte et les circonstances, sauf cas de force majeure comme la covid-19,  le festival aura lieu et chaque édition s’adaptera aux réalités de l’heure. C’est aussi l’engagement d’un projet militant. Un projet qui s’ancre dans la vie d’une localité et des communautés. Pour preuve de cet engagement, nous attendons que les mesures d’état d’urgence liées à la pandémie nous permettent symboliquement de programmer une ou deux demies journées de mini concerts et spectacles pour marquer malgré tout cette annulation.