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SMIB : dix athlètes congolais préparent la compétition sous fond d’incertitude

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Partis pour le Kenya depuis janvier, les dix athlètes congolais continuent d’affûter leurs armes pour  le Semi-marathon international de Brazzaville (Smib).

La question sur la tenue du Semi-marathon internationale de Brazzaville se pose. La compétition va-t-elle se tenir ? Pour l’instant personne ne sait si la 17e édition du  Smib aura lieu cette année en août à l’occasion de la célébration du 60e anniversaire de l’indépendance  du pays. Le gouvernement maintient  jusque-là  sa décision relative à l’interdiction des rassemblements de plus de cinquante personnes dans les lieux publics et privés avec pour conséquence la suspension des rencontres sportives. La FCA y croit. Selon ses dirigeants, l’espoir est permis, car le Congo est un pays de sport.  Dans l’attente de la décision gouvernementale, le bureau exécutif de la FCA  grâce à l’appui de son sponsor la Société nationale  des pétroles du Congo (SNPC) avait anticipé déjà  le placement des dix athlètes congolais au Centre de Lornat Kiplagat au Kenya afin que ces derniers livrent des prestations de qualité le jour de la compétition. Les athlètes sont choisis en fonction des performances réalisées lors des dernières éditions.

Eric Mériadec Semba (huit fois champion national),  Smith Mael Okouéké (quatre fois champion), Guelord Vedzé (troisième au dernier Smib), Nelson Biyoko et Dieudonné Moukilou sont sélectionnés chez les hommes. Cleime Prudence Mambeké (trois fois championne nationale et vainqueur de la dernière édition chez les nationaux), Jodelle Ossou Wakeyi (sept fois championne nationale), Gerlucherie Mansoni (troisième lors de la dernière édition), Mariam Gama et Melvie Moudjonguelé sont les athlètes dames retenues.  Les deux versions préparent avec leur entraîneur Ngatsé pour les hommes et Bahoho chez les dames dans l’incertitude la compétition où seules les autorités congolaises ont la décision de la faisabilité avec les contraintes du coronavirus. Cela n’a pas empêché  la FCA de communiquer sur leur état de forme.

« Les entraînements de nos dix athlètes sont placés en haute altitude au Centre  de Lornat Kiplagat au Kenya. Ce stade appartient à ce centre dont la propriétaire est une dame qui a été trois fois médaillée olympique de la course sur route », a expliqué la FCA. Cette fédération avait tenté  cette expérience  qui avait  porté ses fruits à Ouesso. Pour la première fois depuis la création de la compétition, un Congolais est arrivé en tête  des deux podiums. C’était Eric Semba, du retour du Kenya (1h11min58 sec). Il était reparti la saison dernière à Kigali au Rwanda  mais n’a cette fois  pas connu les mêmes résultats. L’athlète déplorait le temps de préparation qui était court selon lui. «  Si les Congolais n’arrivent pas  à se placer devant les étrangers, c’est à cause du temps de préparation qui est insuffisant. C’est possible de battre les étrangers », a-t-il justifié.


Malgré la conjoncture, la SNPC avait pu financer l’an dernier  le déplacement de  quatre athlètes congolais à Kigali pour un stage de préparation de  quarante jours.  Le Kenya et  le Rwanda ou encore l’Ethiopie, ayant  des villes en hauteur avec de bons athlètes  remportent souvent les Smib organisés au Congo. Lors de la dernière édition, c’est le Rwandais Félicien Muhitira et la Kenyane  Agnès Barsosio qui étaient les vainqueurs. Cette fois-ci si la compétition va se tenir,  les athlètes congolais n’auront aucune excuse. De janvier  en août, le temps de la préparation a été conséquent.

L’histoire du Smib remonte  à 2001, lorsque le président de la République avait organisé le marathon pour fédérer la jeunesse congolaise, lui donner une âme citoyenne et civique, et l’amener au cœur de la reconstruction de la  paix sociale et de l’unité nationale mises à mal par les affrontements récurrents que le pays a connus. Selon la SNPC, le  Smib est donc né  de la volonté politique du chef de l’Etat de faire converger les jeunes vers un seul et même objectif : consolider la paix,  faire prendre aux jeunes une part active dans ce processus,  favoriser le brassage de la jeunesse afin d’abandonner toute velléité de conflit.


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Publié le 20.07.2020

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