Congo : 52 groupements vont bénéficier de plus de 2 milliards FCFA

L’objectif est d’améliorer la productivité des agriculteurs et l’accès aux marchés des groupes de producteurs et des micros, petites et moyennes entreprises agro-industrielles.

 

La Commission de validation des plans d’affaires du Projet d’appui au développement de l’agriculture commerciale (Pdac) a validé, le 18 janvier à Brazzaville, cinquante-deux plans d’affaires sur soixante-seize sélectionnés par l’organisme indépendant, pour un coût global de 2 059 006 682 FCFA.

Les plans validés concernent seize plans d’affaires de mécanisation proposés par les groupes de producteurs ; dix-huit promus par les micros, petites et moyennes entreprises ; treize présentés par les femmes et enfin deux de conservation. Conformément au manuel de gestion des fonds à coût partagé du Pdac, la contrepartie des bénéficiaires s’élève à la somme de 261 721 246 FCFA.

La prise en compte des plans d’affaires des micros, petites et moyennes entreprises, la mécanisation et l’approche genre sont les critères sur lesquels les membres de la commission se sont fondés pour sélectionner les bénéficiaires.

« Il reste à l’unité de coordination du Pdac de signer les conventions de financements avec ces bénéficiaires, en procédant à un suivi-évaluation efficace de ces projets. Le projet se clôture en juillet prochain, il doit présenter des résultats satisfaisants », a indiqué le coordonnateur du Pdac, Isidore Ondoki.

Cofinancé par le Congo et la Banque mondiale à hauteur soixante milliards FCFA pour une durée de cinq ans (2017-2022), le Pdac a pour objectif d’améliorer la productivité des agriculteurs et l’accès aux marchés des groupes de producteurs et des micros, petites et moyennes entreprises agro-industrielles.

Congo-législatives 2022 à Loandjili 1 : Anatole Collinet Makosso pourrait être candidat

Le Premier ministre a annoncé sa participation  à ces échéances électorales  pour porter clairement et fortement les idées de son parti.

 

Anatole Collinet Makosso pourrait être candidat aux prochaines élections législatives. Le membre du bureau politique et député de  la première circonscription de Loandjili à Pointe-Noire, vient de faire cette annonce. Il faudra attendant la confirmation du comité d’investiture du Parti congolais du travail (PCT), le parti pour lequel il est membre.

Cette annonce est  intervenue  lors d’une rencontre qu’il a eue avec sa base au siège social du quatrième arrondissement de Pointe-Noire.

« Il était important pour nous, pendant cette période de dépôt des candidatures, de revenir à la base pour déposer le tablier  et dire que nous restons disponibles au service du parti. En déposant notre candidature, nous exprimons notre intention de continuer à servir le PCT au niveau des instances électives législatives et locales », a-t-il dit.

Les élections législatives auront lieu dans quelques mois et les candidats  ne sont pas encore tous connus.

Congo : une circulaire pour de nouvelles mesures d’évacuations sanitaires des agents de l’Etat

Celle-ci a été signée lundi 17 janvier, par le ministre des Finances, du budget et du portefeuille public, Rigobert Roger Andely.

 

Le ministre des Finances vient de signer une circulaire qui définit les modalités des évacuations sanitaires à l’étranger des agents de l’Etat qui en sont des bénéficiaires. Ledit document a été rendu public le 17 janvier 2022.

« Les évacuations sanitaires sont exclusivement autorisées par arrêté du ministre chargé de la Santé, et pour les pathologies non traitées au Congo.  A cet effet, l’Etat apporte un concours financier ne pouvant excéder la somme de dix millions de FCFA au titre de provision pour toute évacuation sanitaire, en dehors des frais de transport. Cette provision sera uniquement payée par virement au compte de l’hôpital traitant concerné », indique la circulaire signée par le ministre Rigobert Roger Andely.

Par ailleurs, l’Etat interviendra à hauteur de 80% des charges à supporter. Tout agent bénéficiaire d’une évacuation sanitaire se verra appliquer sur son salaire la retenue de 20% au titre du remboursement à l’Etat des sommes engagées.

« Cette retenue intervient dès le premier mois du paiement de la provision et se percevra autant de fois que l’intéressé sera évacué », précise le document chargé de la Santé dans la limite des 80% avec comme éléments de base l’arrêté d’évacuation sanitaire, les factures établies par l’hôpital et confirmées par le service social ou médico-social de l’ambassade du Congo.

Congo International Energy Summit and Exhibition: l’évènement se tiendra en juin

Le lancement du tout premier Congo International Energy Summit and Exhibition aura lieu en République du Congo les 15, 16 et 17 juin 2022.

 

L’événement présentera des opportunités de partenariat et d’investissement dans l’exploration des hydrocarbures, la monétisation du gaz, l’énergie verte et les industries downstream à travers le continent. Un accent sera mis sur ce pays en tant que destination clé pour les investissements dans le secteur du pétrole, du gaz et de l’électricité.

Le lancement du tout premier Congo International Energy Summit and Exhibition aura lieu en République du Congo les 15, 16 et 17 juin 2022, sous le patronage de S.E. Denis Sassou Nguesso et du Ministère des Hydrocarbures.

Le troisième producteur d’Afrique subsaharienne cherche à mettre en valeur ses industries pétrolière, gazière et de l’électricité grâce à un afflux d’investissements directs étrangers et à un renforcement des relations diplomatiques régionales autour de la question de l’énergie.

Pendant que les investisseurs mondiaux se tournent vers les investissements dans l’énergie verte, le continent africain entreprend une campagne ambitieuse pour exploiter et monétiser ses vastes réserves de gaz naturel, avec des pays riches en gaz comme la République du Congo en passe de devenir un acteur et exportateur régional majeur de gaz.

Congo-CEEAC : les chefs d’Etat réunis à Brazzaville

Ils se pencheront sur la situation globale dans la sous-région CEEAC dans le cadre de la 20è session de son organisation. 

 

La capitale congolaise accueille ce mercredi 19 janvier 2022, un sommet sur la paix et la sécurité. Cet évènement va réunir les présidents des pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

Le programme de cette réunion prévoit les allocutions respectives de Lounceny Fall, représentant spécial du SG de l’ONU pour l’Afrique Centrale ; Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union Africaine; Gilberto da predade Verissimo, président de la Commission de la CEEAC et  l’allocution d’ouverture du président sortant Dénis Sassou-N’gusesso.

Ces chefs d’Etat de la CEEAC se pencheront sur la situation globale dans la sous-région dans le cadre de la 20è session de l’organisation.

Créée en 1983, sur les cendres de l’Union économique et douanière des Etats de l’Afrique centrale (UDEAC), la CEEAC compte 11 pays membres à savoir : le Congo, la RDC, la RCA, l’Angola, le Burundi, le Rwanda, la Guinée équatoriale, le Cameroun, Sao Tomé-et-Principe, le Gabon et le Tchad.

Congo-urbanisme : un atelier sur l’aménagement et du logement

Ces moments d’échange qui ont lieu mardi 18 janvier à Brazzaville, visait l’imprégnation des outils nécessaires de l’aménagement, de l’urbanisme et de la construction dans le cadre de la promotion immobilière.

 

Les premières rencontres nationales de l’immobilier et de l’urbanisme se tiendront en République du Congo, les 04 et 05 février prochains. En prélude à ce rendez-vous, les acteurs de ce secteur ont participé, le 18 janvier à Brazzaville, à un atelier préparatoire. Celui-ci visait  l’imprégnation des outils nécessaires de l’aménagement, de l’urbanisme et de la construction dans le cadre de la promotion immobilière.

L’atelier regroupant les principaux cadres des ministères de l’Aménagement du territoire, des Affaires foncières, les ageKintélénts de la préfecture de Brazzaville, la mairie de Kintélé et des arrondissements, permettra une mise à niveau et un renforcement des capacités des acteurs face aux enjeux de l’aménagement dans le cadre de la promotion immobilière au Congo, préalables à l’événement prévu les 4 et 5 février prochains.

Placé sur le thème « Les outils pour l’aménagement, l’urbanisme et la construction dans le cadre de la promotion immobilière », cet atelier va permettre aux différents agents de mieux appréhender et de s’imprégner des outils nécessaires à l’aménagement, à savoir des outils juridiques, économiques, techniques, territoriaux et partenariaux.

En effet, la question de l’immobilier reste préoccupante au Congo. Les statistiques du ministère en charge de l’Urbanisme font état d’un besoin de quinze mille unités de logements par an, sur plusieurs années, pour la résorber; ce qui nécessite une mobilisation de tous les acteurs ainsi que des parties et de définir les rôles de chacun, dans l’optique de l’atteinte de cet objectif.

Notons que les premières rencontres nationales de l’immobilier et de l’urbanisme qui auront lieu le mois prochain visent à remettre la problématique de l’immobilier et de l’urbanisme rationnel au centre des préoccupations des acteurs et des parties prenantes.

Congo : l’inhumation de Guy Brice Parfait Kolelas prévue le 21 janvier

Les obsèques de Guy Brice Parfait Kolelas auront lieu le vendredi 21 janvier au cimetière du Bourget en France.

 

La décision a été prise à l’issue d’un conseil de famille, Guy Brice Parfait Kolelas sera inhumé vendredi 21 janvier 2022. Notons que le permis d’inhumer délivré par le Procureur de la République date du 26 mai 2021. Plusieurs ajournements sur fond de décisions judiciaires et de recours des différents ayant-droits ont retardé les obsèques durant huit mois.

La décision d’inhumer de ce leader politique a été intimée par l’ordonnance de référé du tribunal de Bobigny, résulte du conseil de famille tenu le samedi 15 janvier, pour la famille.

Nathalie Kolelas la veuve, André Kiyindou, l’oncle paternel, Antoine Ntsimou, l’oncle maternel, la famille Kolelas, notamment les enfants, les frères et sœurs du défunt ainsi que la famille de la veuve, se sont tous accordés au cours de cette réunion, de laquelle il a été publié un communiqué faisant lieu de faire-part.

Malgré le protocole sanitaire, de nombreux congolais disent vouloir accompagner cet ancien ministre de la République, député et leader politique à sa dernière demeure.

Face à cet afflux massif de personnes qui risques d’y converger, la préfecture de Bobigny ainsi que la mairie du Bourget ont requis le déploiement des unités de police, afin de maintenir l’ordre.

Congo : le chemin de fer sous la menace de l’érosion

Depuis une dizaine de jours, une érosion menace le chemin de fer dans la zone de Ngamoukassa, à Mfilou, le 7e arrondissement de Brazzaville.

 

A Mfilou, l’érosion menace le chemin de fer depuis quelques semaines. Pour permettre aux trains de passer sur cette partie, faute de moyens financiers, le Chemin de fer Congo océan (CFCO)  s’emploie à colmater provisoirement les brèches en attendant que les travaux d’envergure soient engagés.

Le matériel utilisé par les agents techniques du Chemin de fer Congo océan (CFCO) vise seulement à sauver le chemin de fer menacé par une érosion causée par le ruissellement des eaux des pluies au niveau de la zone Ngamoukassa, à Mfilou, 7e arrondissement de Brazzaville.

« L’opération que nous sommes en train d’effectuer consiste à réparer le désordre créé par les pluies diluviennes qui s’abattent à Brazzaville et dont les eaux entrainent le sol en exposant les rails. Il s’agit d’une fuite de remblais que nous sommes en train de réparer afin de stabiliser le sol. Avec cette opération, bien qu’encore provisoire, le train peut bien circuler à ce niveau. En attendant les grands moyens, les trains peuvent circuler sans crainte sur cette voie », indique le responsable ferroviaire Loutété-Brazzaville du CFCO, Serge Mienahata.

Malheureusement, la solution apportée à l’érosion qui menace le chemin de fer est loin de rassurer les populations qui pensent qu’il faut des grands collecteurs pouvant recueillir les eaux de pluie pour les drainer jusqu’à la rivière Djoué.

« Pour stabiliser le sol à ce niveau, il faut construire deux à trois niveaux de gabions formés de pierres et de sable. Tout ce qu’ils font ne sert à rien, parce que le sable sera toujours emporté à la moindre tombée de pluie. Le travail sera réduit à zéro », dit pour sa part, un habitant du quartier, Faustin Moussolo.

Pour les autres habitants de la zone, les éboulements dans cette zone sont fréquents à cause du manque de canalisation des eaux de pluie qui se dirigent toujours vers le Djoué qui est à proximité.

Congo-RCA : début des travaux de la fibre optique sous-fluviale

Les travaux d’installation du réseau à fibre optique sous-fluviale entre le Congo et la République centrafricaine (RCA) ont été lancés, le 14 janvier à Brazzaville.

 

La République du Congo et la République centrafricaine seront réunis par le réseau à fibre optique sous-fluviale. La cérémonie de lancement des travaux a eu lieu le 14 janvier 2022, en présence du ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, Léon juste Ibombo.

D’une superficie de 576 m2, la barge motrice est composée de quatre motos-propulseurs autonomes d’une capacité chacune de 150 KVA; deux motopompes d’une capacité de 7000 litres par minute ; d’un jetting et d’une charrue pour effectuer les fouilles; de deux cuves à gasoil d’une capacité de 7500 litres chacune ; deux groupes électrogènes de 65 KVA ; deux treuils de onze tonnes ; trois conteneurs contenant trente-deux lits, un conteneur cuisine et un conteneur toilette

Selon le coordonnateur du projet Central african backbone (CAB), Michel Ngakala, les travaux du lot 2, Congo-RCA, consistent en la pose de 285 Km de fibre optique sous-fluviale, renforcée en acier, afin non seulement d’accroître son efficience mais aussi de permettre qu’elle se pose sur le lit du fleuve. En effet, l’installation de cette fibre optique sous-fluviale sera assurée par les sociétés chinoises Huawei et China communications services international (CCSI).

Congo : l’opposition conteste la modification de la constitution

L’opposant Jean Itadi du Congrès africain pour le progrès (CAP) a dénoncé les nouvelles dispositions de la Constitution pendant une conférence de presse.

 

Sur proposition du président de la République, le Parlement congolais a procédé  le 7 janvier 2022 à la modification de l’article 157 de la Constitution en vigueur depuis 2015 ; faisant passer le délai de l’état d’urgence de 20 à 90 jours. L’opposition conteste et y voit plutôt une disposition de renforcement du pouvoir.

Hier, samedi 15 janvier, au cours d’une conférence de presse, devant un parterre de militants, l’opposant Jean Itadi du Congrès africain pour le progrès (CAP) a dénoncé les nouvelles dispositions de la Constitution : « J’ai peur qu’ils (les dirigeants) n’utilisent ce régime d’exception pour mater l’opposition. Le Congo est en danger. Il l’était déjà. Plus que jamais le pouvoir peut utiliser n’importe qu’elle occasion pour arrêter, perquisitionner, sanctionner et enfermer », a-t-il déclaré.

« Ce qui a été fait est criminel »

Une inquiétude que Jean Itadi a martelée devant les journalistes : « Déjà, aujourd’hui en temps quasi-normal on voit le nombre de gens qui disparaissent dans les commissariats. Vous croyez que c’est dans le cas d’un régime d’exception que les gens vont retrouver leurs enfants. Ce qui a été fait est criminel. Il n’y a aucun avantage pour moi », a-t-il insisté.

Contactée, une source gouvernementale a indiqué à RFI que la modification apportée à cet article de la Constitution était opportune. Pour elle, l’opposition n’a aucune raison objective de s’inquiéter.