Congo-Insertion professionnelle : enrôlement de 8400 jeunes vulnérables à Pointe-Noire

Une délégation interministérielle a supervisé, le 24 août, les opérations de collecte des candidatures des jeunes vulnérables déscolarisés.

 

L’opération qui se fait dans six sites de la ville océane a député le 13 et s’achève le 27 août 2021. Le Projet de développement des compétences pour l’employabilité, financé par la Banque mondiale, a pour objectif de promouvoir l’acquisition et le renforcement des compétences à l’emploi, à l’entrepreneuriat pour les jeunes vulnérables vivant en zones urbaines et péri urbaines à Brazzaville et Pointe-Noire, afin d’améliorer leur insertion sur le marché du travail.

A la mairie de l’arrondissement 5 Mongo Mpoukou, au Complexe sportif de Pointe-Noire, à la mairie de l’arrondissement 3 Tié Tié, au Cefa des métiers et services, au Cefa des métiers de maintenance industrielle, au Centre professionnel Madre Morano à Mpaka, l’engouement est perceptible et les jeunes âgés de 16 à 30 ans viennent s’enrôler en vue de pouvoir bénéficier des formations gratuites prévues à cet effet dans les métiers de l’agriculture, de services, de l’industrie, etc., en suivant le processus de candidature en cinq étapes en lien avec les mesures barrières édictées par les autorités du pays.

Les cinq étapes sont l’arrivée dans le centre et l’accueil selon les mesures barrières contre la covid 19 ; la sensibilisation des candidats sur les critères d’éligibilité, le déroulement des formations, le mode de sélection des candidats et le processus de candidature ;  le visionnage des video et choix des filières, les tests de français et calcul exclusivement pour les jeunes ayant abandonné les études de la classe de 4e en classe de terminale sans avoir obtenu le bac et enfin les entretiens individuels pour la saisie des données à l’aide des tablettes.

Ce projet a démarré en 2014 et a déjà formé 5 163 jeunes des deux villes en deux promotions 2016 et 2018 dans plusieurs filières.

Congo : l’Intersyndicale des transporteurs en commun menace de faire une grève

L’Intersyndicale des transporteurs en commun du Congo menace une nouvelle fois d’entrer en grève le 30 août 2021.

 

Le motif de cette menace est le refus de prendre en compte les revendications des transporteurs par les autorités congolaises, notamment la révision de la mesure limitant le nombre de passagers dans les bus, minibus et taxis, l’annulation d’une taxe hebdomadaire instaurée par la Mairie centrale de Brazzaville aux arrêts de bus, le rabais des frais de transformation des permis de conduire, la suspension du poste de péage et pesage sur la RN2 et la recherche d’une solution pérenne à la pénurie de carburant qui perturbe les activités des transporteurs.

«Pour qu’une solution soit trouvée, nous demandons à tous les transporteurs, gros porteurs, les chauffeurs, autocars, Bus Coaster, Bus Hiace, taxi et Kavaki) d’observer un arrêt de travail de 2 jours à compter de ce lundi 30 août 2021 à 5H00 », souligne le communiqué du regroupement syndical.

Cette grève ne concerne pour l’instant que Brazzaville. L’éventualité d’étendre le mouvement à l’intérieur du pays n’est pas écartée, selon le Syndicat des employeurs des transports terrestres du Congo.

Congo-transfert : Alexis Beka Beka signe au Lokomotiv Moscou

Le milieu de 20 ans quitte Caen, en Ligue 2, pour rejoindre le Lokomotiv Moscou, en première division russe pour cinq ans.

 

Annoncé à l’OGC Nice à son retour des JO, Alexis Beka Beka s’est finalement engagé en faveur du Lokomotiv Moscou, actuel 3e du championnat de Russie.

Révélation de la saison dernière, rare satisfaction de la France aux JO, Alexis Beka Beka quitte son club formateur, Caen, par la grande porte.

Le montant de son transfert, estimé à 7 millions d’euros, permet au club normand de respirer financièrement. Sportivement, le jeune milieu de terrain franco-congolais rejoint une équipe qualifiée pour la phase de groupes de la Ligue Europa et devrait donc poursuivre sa progression.

Le « Loko » a misé sur la durée sur le milieu de 20 ans, qui devra se faire une place dans le 4-4-2 moscovite. Il sera en concurrence à la récupération avec les Russes Barinov et Kulikov (24 et 23 ans), à moins que sa polyvalence lui permette de prendre aussi du temps de jeu comme arrière droit.

Rappelons que l’ancien club de Delvin Ndinga, invaincu après cinq journées, a remporté la Coupe de Russie en mai dernier.

Bon récupérateur, doué à la relance, fin techniquement et intelligent dans le jeu, Alexis Beka Beka est une sorte de mixte entre Prince Oniangué, son ancien mentor à Caen, et Delvin Ndinga, son prédécesseur au « Loko ».

Comme eux, portera-t-il le maillot du Congo ? La partie est mal engagée, mais rien n’empêche Paul Put et la Fédération de jouer le coup à fond.

Congo : dernier voyage de Félix Foutou

L’ex-footballeur international, l’une des ex-gloires des Diables Rouges, champions d’Afrique à Yaoundé en 1972, a été inhumé le 21 août au cimetière de Loubou.

 

Décédé le 8 août à Pointe-Noire, Félix Foutou a été inhumé le 21 août au cimetière de Loubou, dans le département du Kouilou, en présence des parents, amis et connaissances éplorés.

Ils étaient là, les ex-coéquipiers de l’épopée glorieuse de Yaoundé 1972, quand le Congo a battu le Mali en finale lors de la 8e Coupe d’Afrique des Nations et remporté le graal final. Emmanuel Mboungou, Balekita Claise Eusebio, Matongo Soukouss, mais aussi les anciens footballeurs : Nganga Mwivi, Moukakounou Janvion, Lakou Sébastien, Victor Oborabassi, tous membres de l’association mutualiste des nostalgiques du football qui regroupe les ex-gloires du football congolais dont Félix Foutou faisait  partie.

A la morgue municipale lors de l’office religieux, au cimetière de Loubou et au domicile pour le pot de séparation, les ex-gloires du football congolais étaient là, échangeant sur ce qu’a été l’homme, le père de famille et surtout le sportif.

Issu d’une famille de sportifs, ses frères cadets étant Antoine Bisseyou et Gaspard Ngouette, comme tout jeune enfant de son âge, Félix Foutou a commencé au mwana foot  au sein de la formation des enfants de gendarmes qui évoluait au camp de la gendarmerie, à Brazzaville. Une équipe réputée dans les années 1961-1962 qui battait toujours tous ses adversaires qui venaient souvent de la cité livrer des matches au camp. Mais le jour où l’équipe des enfants gendarmes a été surclassée par Air Mail, elle va voler en éclats. Tous ses joueurs ont ainsi rejoint Air Mail. C’est au sein de cette formation que les dirigeants de l’AS Bantous vont dénicher Félix Foutou pour qu’il renforce leurs rangs tout en s’adonnant au mwana foot.

En 1963, le père de Félix Foutou, gendarme, est affecté à Pointe-Noire. Dans la ville océane, le jeune Félix  Foutou intègre le Fc Abeilles et s’entraîne avec les bleus et rouges sans l’avis de ses parents. Au même moment, il s’adonne avec allégresse au mwana foot. Le sérieux choc qu’il subit aux pieds va amener ses parents à aller voir Maurice Ondjolet, l’entraîneur-joueur du Fc Abeilles, qui va présenter ses excuses pour tous les dommages causés à l’enfant.

Quand le père de Félix Foutou est affecté à Dolisie  en 1965, les dirigeants d’Abeilles reviennent voir à nouveau les parents du jeune Félix en proposant de l’encadrer et de lui donner tout pour son épanouissement. Grâce à ses prestations, il est sélectionné  dans l’équipe régionale du Kouilou et joua même contre le roi Pelé et son Fc Santos, au stade  Franco-Anselmi, le 17 janvier 1969. En 1971, il est recruté au Cfco qui avait à l’époque deux équipes d’élite : As Cheminots à Pointe-Noire et Avenir du rail qu’il va intégrer à son affectation à Brazzaville. Au sein de cette formation, il est époustouflant contre l’équipe d’Ajaccio de France en tournée en Afrique. Un match qui lui a valu d’être sélectionné parmi les vingt-deux pour la campagne victorieuse du Cameroun. Quelque temps plus tard, il rejoint Cara qui a décidé d’étoffer son groupe en vue de la coupe africaine des clubs champions. Félix Foutou est vainqueur de la coupe d’Afrique des clubs avec les Aiglons devant Mehalla d’Egypte.  Il revient à l’Avenir du rail  à la faveur du décret obligeant tout joueur d’élite d’évoluer dans la formation de son employeur.

Très proche d’Yvon Ndolou avec qui ils ont évolué tous les deux au Fc Abeilles, Félix Foutou termine sa carrière dans Cara, un club qu’il va entraîner. Revenu à Pointe-Noire, il dirige l’encadrement technique de Pigeon Vert puis de l’ASP.  Félix Foutou laisse une veuve, des enfants et petits-enfants.

Congo : inhumation de Parfait Kolelas le 10 septembre à Paris

L’inhumation de ce défunt, loin des frontières nationales, est consécutive à une lettre de la direction de l’Institut Médico-Légal de Paris, qui évoquait son altération.

 

Le sujet était au centre des polémiques. Le corps de Guy-Brice Parfait Kolélas va enfin trouver le repos éternel. Ces funérailles arrivent plus de cinq mois après son décès des suites du Covid-19 lors de son évacuation sanitaire vers la France.

L’inhumation de l’opposant congolais et principal rival de Denis Sassou N’Guesso à la présidentielle de mars dernier, aura finalement lieu le 10 septembre prochain à Paris. Son inhumation est consécutive à une lettre de la direction de l’Institut Médico-Légal (L’IML) de Paris, signé du professeur Bertrand Ludes, depuis le 10 août par laquelle, elle informait la veuve Nathalie Kolélas de « l’altération du corps » de l’illustre disparu. Et que le long séjour du corps ledit Institut ne permet pas la conservation en l’état du cadavre. La décision de la famille de feu le président de l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki) a été prise, le samedi dernier, au terme d’une réunion.

Coopération : une délégation congolaise au siège parisien du patronat français

Elle a exposé aux partenaires français les grandes lignes de la compétitivité, le climat des affaires, en appui des réformes structurelles entamées par le nouveau gouvernement.

 

À la veille de la conférence internationale réunissant des centaines de chefs d’entreprise à Paris, en France, la délégation congolaise s’est rendue au siège parisien du patronat français, dans le septième arrondissement.

Le 23 août, en prélude à l’université d’été du Medef, « Francophonie économique », la délégation congolaise, constituée, entre autres, de  Rigobert Roger Andely, ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, et Antoine Thomas Nicéphore Fylla de Saint-Eudes, ministre du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé ainsi que des chefs d’entreprise représentés sous le label d’Unicongo, a exposé aux partenaires français les grandes lignes de la compétitivité, le climat des affaires, en appui des réformes structurelles entamées par le nouveau gouvernement, en passant en revue les multiples domaines d’investissements entre le Congo et la France.

Pour ces travaux, se sont réunis des acteurs voulant nouer les contacts nécessaires afin de contribuer à la diversification de l’économie congolaise, tous munis d’une volonté commune d’harmoniser et approfondir davantage la relation entre Paris et Brazzaville pour le bien-être des deux parties.

Ont pris part à cette réunion, d’un côté, les chefs d’entreprise désireux de replacer le continent africain au cœur de la stratégie de relance de l’économie française, et de l’autre, leurs homologues et une nouvelle équipe gouvernementale congolaise déterminée à poursuivre les réformes dans différents secteurs, dont celui des finances publiques.

Congo-Athlétisme : José Cyr Ebina exclu de la fédération

Alors que fédération d’athlétisme est en crise, son président élu, novembre 2020 a été exclu. D’énormes charges pèsent sur José Cyr Ebina.

 

Selon une source contactée par le site d’information sportive Sport News Africa, José Cyr Ebina a perdu son poste de président de la fédération d’athlétisme du Congo. Il a été exclu du bureau exécutif par les présidents des ligues, les représentants des clubs, avec le soutien de quelques membres de la fédération congolaise d’athlétisme. L’exclusion du désormais ex-président de la fédération congolaise d’athlétisme a été actée par 35 des 39 délégués qui ont pris part à cette séance de destitution.

Les dissidents reprochent à José Cyr Ebina une gestion opaque et cavalière, abus de fonction et détournement de fonds. L’intéressé est donc sonné de rembourser les fonds détournés dans un laps de temps. « José Cyr Ebina exclu, doit rembourser l’argent. Ainsi que les biens de la fédération dans un bref délai », peut-on lire dans un communiqué sanctionnant la séance des dissidents.

Avant cette exclusion, José Cyr Ebina avait été suspendu en juillet 2021 par le bureau exécutif. Mais il a été très vite rétabli dans ses fonctions par la Chambre de conciliation et d’arbitrage du sport (CCAS).

Congo : une délégation de l’OPEP en visite de travail

Il est question de souligner le potentiel du secteur pétrolier dans le pays d’Afrique centrale et d’établir des partenariats durables.

 

Une délégation de l’organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) séjourne à Brazzaville. La mission s’étend pendant trois jours c’est-à-dire du 23 au 25 août 2021. Cette visite de travail a pour objectif du cartel est de souligner davantage le potentiel du secteur pétrolier dans le pays d’Afrique centrale et d’établir des partenariats durables afin d’aider le pays à atteindre ses nouveaux objectifs pétroliers.

L’agenda de ladite délégation prévoit des séances de travail avec le Président Dennis Sassou-Nguesso, le Premier ministre Anatole Collinet Makosso, et le ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean-Richard Itoua (photo). Les parties prenantes visiteront également le site de la société publique en charge des hydrocarbures (SNPC), celui de l’organisation des producteurs africains de pétrole (APPO), une plateforme de production à Pointe-Noire et de nombreux acteurs de l’amont.

Notons que le Congo a adopté un nouveau code pétrolier, opéré des réformes et s’est fixé un certain nombre d’objectifs stratégiques dans le pétrole l’OPEP entend l’accompagner. Avec son nouveau cadre réglementaire, le pays cherche à attirer de nouveaux investissements pour stimuler la production en faisant du brut un plus important contributeur aux recettes publiques.

Le Congo produit plus de 330 000 barils de pétrole par jour et ses réserves prouvées sont estimées à 2,9 milliards de barils.

Zone CEMAC-coronavirus : le Congo placé à la 5éme place des pays les plus touchés

C’est ce qui ressort des statistiques relatives à la pandémie à Coronavirus publiées par l’Organisation Mondiale de la Santé Afrique.

 

La République du Congo arrive à la 5ème place avec 1,33%. Un classement alors que la campagne de vaccination lancée le 24 avril de l’année en cours à Brazzaville par le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, est loin du succès espéré. Plusieurs raisons expliquent cela notamment l’hésitation vis-à-vis des vaccins qui est aussi la conséquence de la désinformation, et du sentiment relativement répandu qu’il n’y a aucune urgence à se faire vacciner, d’une part en raison de la faible circulation du virus au Congo donc du risque sanitaire limité et de l’autre, faute de mesures incitatives. Beaucoup ne voient aucun intérêt à se faire vacciner.

Au 19 août 2021, l’OMS dénombre plus de 7,3 millions de cas de Covid-19 confirmés, dont 186 000 décès au total dans toute l’Afrique. Le continent compte toutefois plus de 6,5 millions de guérisons.

Dans les statistiques publiées par l’OMS Afrique, Gabon arrive en dernière position des pays de la CEMAC les moins touchés avec 0, 64%. Le pays le plus touché est le Tchad (3,49%, suivi du Cameroun (1, 62%) et de la Guinée Equatoriale (1,36%). Le Congo-Brazzaville et la RCA occupent respectivement la 5ème (1,33%) et la 6ème (0,87)%.

Congo-mort de Philippe Bikinkita : l’opposition demande la libération des prisonniers politiques

L’opposition, qui ne s’était pas exprimée depuis l’élection présidentielle de mars dernier qu’elle a perdue, est sortie de son silence.

 

Ministre de l’Intérieur sous le régime de Pascal Lissouba (1992-1997), Philippe Bikinkita est mort dans la nuit de vendredi à samedi 21 août en Angleterre, presque 25 ans après la guerre civile qui avait permis au président Denis Sassou-Nguesso de reprendre le pouvoir. L’opposition, qui ne s’était pas exprimée depuis l’élection présidentielle de mars dernier qu’elle a perdue, a demandé au chef de l’État de libérer tous les prisonniers politiques.

C’est Jean Itadi, président du Congrès africain pour le progrès (CAP), une formation de l’opposition dite « radicale », qui a pris la parole devant la presse.

Préoccupé par la réconciliation nationale, qui selon ses mots « ne peut se construire ni dans la haine, ni dans la division », il a demandé au président Denis Sassou-Nguesso de gracier tous les prisonniers politiques.

« Chaque Congolais compte, chaque Congolais est cher, a-t-il indiqué. Garder en prison des Congolais qui peuvent contribuer à construire le pays est un comble. On devrait aussi bien pour les exilés que pour les prisonniers politiques, prendre une mesure immédiate et je demande au président Sassou-Nguesso d’élargir les prisonniers politiques. Leur place n’est pas en prison. Ils ont leur place dans leur famille, ils ont leur place dans la cité pour contribuer à construire le Congo. »

Ancien ministre des présidents Sassou-Nguesso et Pascal Lissouba, Jean Itadi fait notamment allusion au général Jean-Marie Michel Mokoko, ancien chef d’état-major, et à l’ancien ministre André Okombi Salissa.

Tous deux candidats malheureux à la présidentielle de 2016, ils ont été inculpés pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État », jugés et condamnés à 20 ans de travaux forcés en 2018.